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En 2015 , l’Etat malgache a décidé de confier à Ravinala Airports,  la mission de concevoir de moderniser et de développer les deux aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy Be.

Quatre ans plus tard, les travaux sont en phase finale et un aéroport international ultramoderne se dessine à Ivato.

Grand chantier

Une surface totale de 17.500 m², deux halls sur deux étages mesurant chacun 170  mètres de long, entièrement climatisés, plusieurs comptoirs de check-in, un scanner 3D capable de traiter 1500 bagages à l’heure, trois autres scans à bagages pour différentes utilités,  des escalators, des ascenseurs, des espaces pour le commerce et la restauration… Autant d’infrastructures actuellement en cours d’installation et qui feront du nouveau terminal de l’aéroport international d’Ivato, l’une des plus grandes infrastructures modernes que compte le pays, ces dernières années. D’ici début 2020, ce sera un aéroport international doté de six Gates et de trois passerelles, avec des installations modernes qui accueilleront  les usagers aussi bien au départ qu’à l’arrivée. Les travaux avancent en tout cas à grand pas à Ivato et normalement, l’inauguration aura lieu comme prévu en début 2020. « Pratiquement 90% des travaux sont réalisés » a expliqué Patrick Collard, le Directeur Général de Ravinala Airports. C’était  hier lors d’une visite  de ce  grand chantier d’un investissement total de 220 millions d’euros.

Contrat de concession

Pour rappel, la société Ravinala Airports  a signé en 2015, un contrat de concession de 28 ans pour les deux aéroports d’Antananarivo Ivato et de Nosy Be Fascène.  Formée par le Groupe ADP (35 % de l’actionnariat via sa filiale ADP Management), le groupe Bouygues (20 %) aux travers de Bouygues Bâtiment International et Colas Madagascar, filiale de Colas, à parité, et Meridiam (45 %),  Ravinala  Airports assure depuis  décembre 2016, l’exploitation des  deux aéroports  en question.  « Les principales attributions de Ravinala Airports sont notamment  la conception, la modernisation, l’entretien et la rentabilisation   de ces deux aéroports internationaux  qui restent des propriétés de l’Etat malgache », a précisé Patrick Collard.

 Plus précisément, pour Ivato, au moment de la livraison des travaux, Ravinala Airports aura bouclé,  la construction du tout  nouveau terminal international de 17 500 m² avec une capacité initiale de 1,5 millions de passagers. Mais également   la rénovation du terminal existant pour y accueillir le trafic domestique ; le renforcement de la piste et son resurfaçage complet ; la mise en conformité technique et environnementale des installations. Pour Nosy Be, ce sera  la rénovation complète de la piste ainsi que celle du terminal existant et la mise en conformité technique et environnementale des installations.

Grande qualité

En somme, la Grande Ile disposera d’ici une année  de deux aéroports internationaux de grande qualité pour le développement du tourisme. « La structure actuelle de l’aéroport répond aux besoins du volume de trafic, mais elle est prévue pour une éventuelle deuxième phase en cas d’augmentation du flux de passagers »  selon toujours le DG de Ravinala Airports qui a également pour obligation d’aider à l’augmentation du trafic.

En tout cas, les nouvelles installations marqueront une autre phase dans le développement du tourisme et des transports aériens à Madagascar. Avec ce que cela suppose bien évidemment de création d’emplois et de richesses.  Sans compter les avantages financiers qu’en tirera le pays. Pour  ne citer que les 138 millions d’euros de redevances de concession, les 192 millions d’euros d’impôts et taxes, les 100 millions d’euros de TVA et les 17 millions d’euros de taxes sociales. Nous  en reparlerons.

R.Edmond.


La compagnie aérienne nationale de la République des Seychelles, a annoncé lors  d’une conférence de presse à Madagascar son intention d’intensifier sa présence sur le marché malgache avant le lancement de ses vols saisonniers le 3 juillet 2019.

L’événement qui s’est tenu à l’hôtel Carlton a réuni le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie de Madagascar, Joel Randriamandranto, des agences de presse basées à Madagascar, des professionnels du tourisme et du commerce, ainsi que d’autres représentants clés du ministère du Tourisme local, rappelle la compagnie seychelloise. 

Air Seychelles mise sur Madagascar cet été

«Plus tôt cette année, nous avons annoncé le lancement du service saisonnier d’Air Seychelles à Madagascar, après un examen approfondi du marché qui a montré que pendant les mois d’été, le trafic augmentait entre les Seychelles et la quatrième plus grande île du monde », a expliqué Remco Althuis, CEO d’Air Seychelles

«L’établissement d’un lien direct entre Antananarivo et les Seychelles stimulera non seulement le commerce et le tourisme dans les deux sens, mais permettra aussi au grand nombre de ressortissants malgaches vivant aux Seychelles de rendre visite à leurs amis et leur famille chez eux pendant l’été. »

Les vols saisonniers d’Air Seychelles à destination de Madagascar seront assurés pour une période de quatre mois à compter du 3 juillet jusqu’au 26 octobre 2019. Ce service bihebdomadaire sera exploité par les appareils Airbus A320 de la compagnie configurés pour accueillir 136 passagers  (dont 16 en classe Affaires et 120 en classe Eco) les mercredis et samedis.


Le tanguin, une graine dotée d’une puissance surnaturelle

«Une petite graine toxique, s’insinue d’une manière dynamique dans l’évolution fulgurante que connut la civilisation Merina sous le règne d’Andrianampoinimerina. » Raymond Gerold, auteur de la Note publiée dans le Bulletin de Madagascar de janvier 1969, poursuit qu’en une vingtaine d’années (1787-1810), ce prince du minuscule territoire d’Ambohimanga sait conquérir toute l’Imerina et en faire, sous son autorité absolue, un royaume unifié et organisé. La stabilité de son État lui permet même de soumettre le vaste domaine des Betsileo.

Cerbera venenifera

Le rôle du tanguin dans la vie merina de l’époque, tel qu’on le lit dans les Tantara ny Andriana eto Madagascar est présenté comme celui « d’une authentique plante civilisatrice ». L’arbre qui le produit est le « Cerbera venenifera » Steud, de la famille des Apocynacées et son nom vernaculaire en Imerina est le « tangena ». La graine vénéneuse, «kebona», est encore utilisée dans les années 1960, quoique d’une manière discrète et à très faible dose, en médecine populaire. Sa toxicité est bien établie.

D’après le Dr Edouard Heckel dans « Les plantes utiles de Madagascar » (1910), « la dose légale du tanguin était de deux amandes râpées dans l’eau, soit de quatre grammes au moins. Ce poison est appelé Kisopo ».

Le tangena pousse dans les forêts de l’Est

La plante ne pousse pas en Imerina. Dans l’esprit des anciens habitants de cette province, son site et la toxicité de ses graines sont déterminés par une intervention divine. Raymond Gerold rapporte ce qu’en dit un vieillard : « C’est dans la forêt de l’Est et dans celle du Nord où l’on a trouvé le tanguin, que Dieu l’a pris. Le tronc est en gros bois ramifié et c’est la graine que l’on prend. L’intérieur du fruit du tanguin ressemble à l’intérieur d’une pêche. Il est dur et il faut le briser avec une lance pour en extraire la petite graine qu’il contient.

« C’est là l’instrument de justice qu’on fait boire aux gens. » La pratique du tanguin, en tant que poison d’épreuve, semble remonter aux premiers temps de l’Imerina. Lors de leur migration vers les Hautes-terres, les ancêtres des Merina traversèrent le domaine floristique de l’Est où croit le « Cerbera venenifera ». « Il est donc fort probable que la notion du tanguin leur fut transmise par les ethnies forestières de rencontre, avec lesquelles ils entrèrent en contact. »

Tangena et poulets

L’auteur de la Note continue de citer le vieillard qui le renseigne. « C’est là-bas, à l’est de l’Angavo (la falaise qui borde à l’Est l’Imerina) que se pratiqua pour la première fois l’administration du tanguin aux poulets… ».

À l’origine, en effet, il semble que le poison ordalique n’ait été administré qu’à des animaux. C’est ainsi que le relate l’informateur de l’auteur : « La première épreuve du tanguin que pratiquèrent les ancêtres fut celle par laquelle on l’administre aux poulets ; on ne le fit pas prendre aux gens, mais aux poulets. »

Andrianjaka et le tangena

Sous le règne d’Andrianjaka, au XVIIe siècle, Andrianentoarivo, envoyé dans le Vonizongo, région située au nord de l’Imerina, fait prendre le tanguin directement aux hommes. « Il porta un coup et il eut beaucoup de morts, de telle sorte qu’Andrianjaka ne le laissa plus procéder à l’épreuve. ».

Un peu plus loin, le même narrateur ajoute : « En ce temps-là, le nombre des gens auxquels on faisait prendre le tanguin était minime. »

Poison divin

Andrianampoinimerina a, quant à lui, une conception particulière du tanguin. En tant que plante, elle va lui permettre de transformer un simple instrument de justice en une sorte de puissance surnaturelle. Et voici ce qu’il déclare : « Toutefois, les seules graines qu’on prend sont celles qui sont tombées, on laisse les vertes ; ne prenez pas les fruits qui ne sont pas tombés. Apportez ceux qui y consentent. »

De là est venue l’expression « ne prenez pas un fruit avant qu’il ne soit tombé ». Une manière aussi de dire que le tanguin n’étant pas encore venu jusqu’à vous, on va le prendre pour vous. « Laissez-le procéder selon son gré et selon son sort. »

Dès lors, le poison n’est plus le fait de l’homme, mais le don sacré d’un végétal doté d’une volonté propre. Cette notion de la plante est fortement ancrée dans les croyances populaires. « Ne voit-on pas dans une très ancienne légende, celle d’Andriambavirano, une déesse se transformer en feuille avant de prendre l’aspect d’une femme ? »

Le tanguin, une graine dotée d’une puissance surnaturelle

https://www.lexpressmada.com/01/03/2019/le-tanguin-une-graine-dotee-dune-puissance-surnaturelle/

Pour aller plus loin :

http://www.ethnopharmacologia.org/recherche-dans-prelude/?plant_id=1239


Aéroport d'Ivato : Fin des fouilles systématiques des bagages

Le ministre des Transports, du tourisme et de la météorologie, Joel Randriamandranto, a annoncé ce jour quelques changements dans le traitement des passagers au sein de l’aéroport d’Ivato « Pour préserver le confort des passagers, il n’y aura plus de fouilles systématiques de bagages au débarquement. Cela n’empêche pas les douaniers de procéder à une vérification de bagages lorsque cela s’avère nécessaire », a déclaré le membre du gouvernement lors d’une visite à l’aéroport d’Ivato ce matin.


La conservation de l’environnement incite à l’utilisation de combustibles hors bois. Une solution consiste à se tourner vers l’énergie de biomasse.

Comme chaque année et pendant le mois de décembre, la PREEB, ou Plateforme d’échanges en énergie de biomasse, en partenariat avec la région Diana et la coopération allemande PAGE /ECO, n’a pas manqué d’organiser une journée événementielle pour l’énergie de biomasse, ayant pour but de mener une sensibilisation et une éducation sur l’énergie de biomasse.

Cette année, la journée, qui s’est déroulée dans la grande salle de la mairie d’Antsiranana, a été placée sous le thème « Biocombustibles alternatifs au charbon de bois ». Tous les intervenants ont axé leurs discours respectifs sur l’importance de l’utilisation des biocombustibles hors bois dans la lutte contre la dégradation des forêts, pourtant la pratique est encore négligeable. Elle se limite principalement à l’utilisation de certains résidus agricoles en milieu rural et de copeaux dans les scieries en milieu urbain. En outre, il existe des cas où des briquettes de charbon sont fabriquées à titre expérimental.

Les biocombustibles au centre des cuissons

Effectivement, le potentiel en biocombustible hors bois reste une valeur théorique qui, dans la majorité des cas, n’est pas encore disponible pour l’approvisionnement des consommateurs en énergie domestique. À l’heure actuelle, aucune énergie de substitution n’est suffisamment développée pour permettre une réduction de la pression sur les ressources forestières.

Commercialisation

Par conséquent, il est incontestable que l’énergie tirée des combustibles ligneux occupe une place prépondérante dans le mix d’énergie de cuisson. Cette énergie joue un rôle stratégique dans la vie quotidienne d’une grande majorité de ménages.

Face à cette situation et selon les prescriptions du Plan régional de l’énergie en biomasse, la plateforme, dans son plan d’action, a encouragé le développement d’une filière énergie de biomasse durable et moderne, permettant de valoriser au mieux les ressources en biomasse afin de répondre aux enjeux de conservation des ressources naturelles, d’autonomie énergétique et de développement local.

La fabrication de briquettes de charbon est au centre des discussions malgré quelques problématiques liées à la production. « La journée événementielle a pour objectif d’encourager et d’encadrer la production de briquettes et du biogaz comme combustibles alternatifs au charbon de bois », a expliqué Yasline Todisoa, membre de la cellule technique de la plateforme. L’occasion a permis de présenter les huit producteurs de briquettes, aux fins de commercialisation.

Avec l'aimable autorisation de  : 

https://www.lexpressmada.com/15/12/2018/antsiranana-les-biocombustibles-au-centre-des-cuissons/


Promotion de l’agriculture biologique. Un produit à base d’huiles essentielles contre l’invasion des chenilles légionnaires d’automne vient d’être lancé par le laboratoire Aromathera. Il a été présenté, hier, au centre national de l’eau, l’assainissement et du génie rural (CNEAGR) à Nanisana. La chenille légionnaire est considéré comme un ravageur vorace qui menace les cultures vivrières ces trois dernières années à Madagascar.

Un produit bio contre les chenilles légionnaires

Ce produit a été expérimenté à plusieurs reprises sur un champ de mais de 20 ha à Ambatondrazaka au mois de janvier avec Le centre national de la recherche appliquée au développement rurale (Fofifa). Le produit a été homologué juste après ces essais.

« Ce produit ne laisse aucun résidu sur les récoltes. Contrairement aux produits chimiques, il supporte les pluies et ne se détériore pas », affirme Karmaly Fida, directeur général de laboratoire Aromathera. La formule unique que ce laboratoire a développée se nomme Paragri 45. Il s’agit d’un sachet self diffuseur en plastique contenant une solution à base d’huiles essentielles protégé par un emballage hermétique. Une fois sorti de l’emballage et posé dans les champs, il dégage des senteurs d’huiles essentielles qui se propagent sur une surface de 900 m2.

Un sachet contient douze diffuseurs pour un hectare. Après quarante cinq jours, il faut retirer les sachets usagés. « Il faut mettre le produit dans l’axe du vent. Sur une surface de 900 m2, les composants actifs de la formule sont entraînés par le vent. Toutes les chenilles meurent en quelques jours. Ceux qui ont changé en papillon n’oseront pas pondre dans les champs à cause des odeurs dégagés par ce produit », explique Santatra Rasamimanana, technicien agricole auprès du laboratoire Aromathera. Ce laboratoire est spécialisé dans la recherche d’usage des plantes dans les domaines insecticides domestiques agricoles et vétérinaires depuis 12 ans.

Avec l'aimable autorisation de :

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Madagascar fait partie des pays les plus touchés par l’épidémie de rougeole, actuellement. Plus de dix mille cas ont été recensés depuis fin aout.

Madagascar n’est plus loin d’une pandémie. L’épidémie de rougeole est déjà présente dans vingt régions. « Quarante-quatre districts dans vingt régions sont, actuellement, en épidémie de rougeole, avec un total de dix mille deux cent quatre-vingt-quatorze cas », selon la situation de rougeole du 10 décembre, établi par le ministère de la Santé publique et présenté, hier, au Live Hôtel Andava mamba. Ihorombe et Anosy sont jusqu’ici les seules régions qui ne sont pas touchées par cette maladie fortement contagieuse. Le district d’Antananarivo-ville est la plus frappée avec cinq mille neuf cent soixante et onze cas. En deuxième place se trouve le district d’Ambato-Boeny, avec sept cent quatre-vingt-deux cas. Les cas recensés varient autour de quatre cents à Marovoay, à Antananarivo Atsimondrano, ou encore à Ambohidratrimo. Plus de cinq cents cas ont été hospitalisés, dont « 80% » des cas été de forme simple.

Dans ce rapport, le taux de létalité est de 0%. « C’est vrai qu’il y a eu des cas de décès signalés, mais tant qu’ils ne

sont pas confirmés par l’Institut Pasteur de Madagascar, on ne peut pas les déclarer », précise le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la Promotion de la santé.

Beaucoup de négligences ont conduit à la propagation de cette maladie. Certains médecins autorisent un malade à reprendre ses activités, quelques jours seulement après les premiers symptômes, alors qu’il doit être isolé pendant quinze jours, pour éviter la transmission de la maladie.

Bonne condition de vie

La vaccination contre la rougeole gratuite a été sous-estimée par beaucoup de parents. Plusieurs enfants ne sont pas vaccinés, alors qu’un enfant non immunisé peut contaminer vingt individus en contact avec lui. « Le virus continue de circuler dans les communautés insuffisamment vaccinées. La couverture vaccinale doit être au moins de 80% au niveau de chaque district ».

Avec cette recrudescence de la rougeole, le stock de sécurité des vaccins anti-rougeole a été épuisé. Le ministère de la Santé publique l’a consacré aux enfants de moins de 5 ans dans le Grand Tanà, si dans notre politique nationale, ce vaccin est réservé aux enfants de 9 mois. Il n’en reste que pour les enfants de 9 mois, jusqu’à l’arrivée des commandes passées par le ministère qui devraient arriver incessamment. En attendant ces vaccins, ceux qui n’ont pas encore présenté les symptômes de la rougeole, comme la fièvre, les yeux rouges, la toux, l’éternuement, la diarrhée, la fatigue intense, l’apparition de taches sur le visage, puis sur tout le corps, peuvent éviter d’attraper la maladie par l’amélioration des conditions de vie. « Déjà, on doit éviter le contact avec les victimes, porter un cache-bouche, bien nettoyer les assiettes et autres objets utilisés par le malade, aérer et ensoleiller la maison. On doit aussi renforcer notre immunité avec la consommation d’aliments contenant des oligo-éléments, de la vitamine A, mais encore la lutte contre le stress, l’ensoleillement de la maison », conseillent les médecins. Pour ceux qui présentent ces symptômes, ils doivent obligatoirement suivre des traitements.

Avec l'aimable autorisation de :

https://www.lexpressmada.com/13/12/2018/sante-publique-la-rougeole-setend-dans-vingt-regions/


Un accord de financement de 10 millions de dollars du Fonds koweitien pour la construction du pont de Mangoky a été signé en Égypte. Un pont de 880m sera érigé sur le plus long fleuve de l’ouest de Madagascar. L’infrastructure permettra de relier la région Sud-ouest et celle de Menabe. Ce sera le plus long pont qui détrônera ainsi le pont de Sofia avec ses 810m, lequel relie Port-Bergé à la ville d’Antso hihy, dans la région Sofia.

Les quelques 1,5 millions d’habitants des régions du Sud-ouest et Menabe traversées directement par la RN9 tels les districts de Morombe, Ambahikily, Beroroha, Ankazoabo ou encore Manja seront connectés facilement à l’aide de ce pont. Pour l’heure, des bacs assurent la traversée des véhicules.

La construction du pont de Mangoky nécessite 60 millions de dollars et le premier financement de 10 millions de dollars de la part du Fonds koweitien a été signé samedi dernier à Sharm-El-Sheikh en Egypte, entre la ministre des Finances et du Budget, Vonintsalama Andriambo lolona et le directeur général du Fonds koweitien pour le développement arabe Ayad Al Gharalbi, en présence du président de la République par intérim, Rivo Rakotovao.

Autres bailleurs

L’infrastructure complète ce qui a été réalisé sur la reconstruction de la RN9 entre Toliara et Anala misampy, incluant le pont de Befandriana sud, sur financement de 94 miliiards d’ariary de la Banque africaine de développement (BAD). Un tronçon de la RN 9, reliant Toliara à la commune d’Ana la misampy, d’une longueur de 107km est en effet déjà achevé.

La deuxième phase reliant Analamisampy à Manja, dans la région Menabe, devra attendre un autre financement. La BAD se serait déjà manifestée pour financer les 15 millions de dollars, coût total de cette deuxième phase. « Cet accord de financement koweitien pour la construction du pont de Mangoky est une suite logique de ce qui a été déjà entrepris sur la RN9 avec la BAD. Les négociations avec les bailleurs se sont déroulées durant ces deux dernières années, pour la recherche d’un montant total de 60 millions de dollars », a déclaré le chef de l’État, Rivo Rakotovao. L’accord de prêt relatif à la construction du pont de Mangoky sur Fonds koweitien remonte à 2014. « C’est le premier financement de quatre pays arabes, avec le Fonds koweitien, pour un montant de 10 millions de dollars, qui a été signé samedi dernier », précise la ministre des Finances et du budget.

Pour les 50 millions de dollars restant, trois autres bailleurs sont attendus dans un prochain temps, en l’occurrence le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), la BADEA (Banque arabe pour le développement de l’Afrique) et le Fonds saoudien. Le chef de l’Etat, Rivo Rakotovao et la ministre des Finances et du budget, Vonintsalama Andriambololona ont été invités par le gouvernement koweitien, à procéder à la signature de l’accord, en marge du Forum Africa qui s’est tenu en Egypte le week-end dernier

Avec l'aimable autorisation de https://www.lexpressmada.com/10/12/2018/infrastructures-le-plus-long-pont-sur-le-fleuve-de-mangoky/


La réforme du secteur éducatif est enclenchée. Elle touche le calendrier scolaire qui est déjà en cours de transition ; elle concerne aussi les cycles et les disciplines à enseigner et leurs contenus. Parallèlement et dans cet objectif, des formations des enseignants sont dispensées, soit en continu pour ceux qui sont dans les instituts et écoles normales, soit en plusieurs sessions correspondant aux cinq périodes de vacances scolaires pour ceux qui sont en activité. Mais jusqu’ici la langue d’enseignement demeure diffuse et incertaine.

Collège Loharanosoa Soamanana Madagascar

Certes, dans le premier cycle de trois (3) ans de l’éducation fondamentale, il est clair que la langue maternelle locale est de rigueur. Mais dans le second cycle dont la durée est identique et dans les cycles suivants, la langue d’enseignement n’est pas précisée. La langue nationale et le français sont-ils utilisés en fonction des enseignants ou des disciplines ? D’après les responsables ministériels successifs, on apprend le français dans le second cycle de l’Education fondamentale ; comme langue de communication ou comme langue d’apprentissage et d’évaluation des connaissances et de l’intelligence des jeunes malgaches scolarisés ?

Là est le problème ! Car ces dernières années, en raison du recul de la maîtrise du français par les jeunes, il est facile pour les parents, les professeurs, les patrons d’entreprises et les recruteurs dans les diverses instances des entreprises et des institutions gouvernementales, de déclarer inaptes les postulants à un poste qui ne parlent pas le français « fluently », correctement et sans fautes. On dit même que c’est l’enseignement en général qui a beaucoup dégringolé.

Ayant été témoin direct de la situation de jeunes de la « génération takamoa » (takamoa c’est l’ampoule) et de leurs performances au niveau de l’expression française écrite et orale, force est d’avouer que c’est plus que du charabia, c’est la confusion totale. Aujourd’hui c’est pire pour les jeunes qui n’ont pas fréquenté des établissements scolaires d’expression française ou du moins des établissements scolaires privés confessionnels de renom. C’est le calvaire aussi bien pour le correcteur qui imagine tout le mal du monde pour l’étudiant que pour celui-ci qui doit rédiger son mémoire en français et le soutenir dans la langue française. En tout cas, au niveau de l’expression française orale et écrite, c’est lamentable. Molière ne s’y retrouve guère et Jean Joseph Rabearivelo y perd son latin.

Ceci pour dire que pour avoir accès à l’enseignement universitaire universel et académique, beaucoup de jeunes malgré leur diplôme de baccalauréat sont sanctionnés non pas sur le plan des connaissances et du savoir-faire ou de leur intelligence de la matière étudiée, mais parce qu’ils ne parlent et n’écrivent pas le français correctement. Pour ceux qui sont admis aux concours d’entrée dans les universités publiques, des professeurs recommandent des cours de mise à niveau de leur français.

Evidemment il ne s’agit pas d’accuser les enseignants ou les apprenants mais d’attirer l’attention sur la place de la langue dans l’évaluation des connaissances. Il s’agit d’interpeller l’opinion, les législateurs et les décideurs politiques sur la place de la langue malgache dans la vie de la nation et dans le cursus des jeunes dans leur scolarité.

Un mémoire de fin d’études est très rarement présenté dans la langue malgache sauf dans la filière Malagasy à l’université. Et encore faut-il admettre qu’un Siméon Rajaona n’a pas écarté l’usage du français, de locutions et d’idiomes en séance de soutenance de mémoire ou de thèse.

Madagascar est une île et ne peut ignorer les langues étrangères. Madagascar fait aussi partie des pays membres de la Francophonie. Madagascar a été sous domination française pendant près de 60 ans. Nos élites sont majoritairement francophiles et francophones. Mais ils sont de plus en plus nombreux ceux à avoir étudié et vécu ailleurs, au Japon, en Allemagne, en Indonésie, au Vietnam, en Russie, en Suisse, en Norvège et aux Etats-Unis. Ils sont convaincus de l’intelligence et des performances de leurs compatriotes malgaches partout où ils travaillent. Mais ils tombent en admiration devant les performances économiques de ces pays. Ils ne manquent pas d’éloges non plus devant les progrès technologiques et les capacités d’innovation des jeunes de ces pays qui ont fait de leur langue leur langue d’enseignement. À beaucoup d’égards l’usage d’une autre langue que celle nationale ou locale pour évaluer les connaissances et intelligences des élèves constitue un handicap majeur dans l’épanouissement de ceux-ci.

À notre avis, l’enseignement des langues étrangères devrait demeurer uniquement comme langues de communication. À charge pour les formateurs, enseignants et autres professeurs de transmettre les connaissances acquises dans la langue nationale ou maternelle des apprenants. Une fois que ces apprenants envisagent d’autres horizons culturels ou professionnels, qu’ils se soumettent aux exercices nécessaires comme ceux des « volontaires américains » qui séjournent à Madagascar. Ou comme les missionnaires de l’église luthérienne qui, avant de servir à Madagascar, effectuent un séjour à Lausanne en Suisse et s’y imprègnent des cultures et langues. En tout cas, les étudiants malgaches de l’époque soviétique avaient dû eux aussi se soumettre à des obligations similaires pour être en mesure de poursuivre leurs études dans toutes les disciplines dans la langue russe.

https://www.madagascar-tribune.com/La-langue-d-enseignement-cette,24452.html


Les TOP 5 des pays de l’Afrique Sub Saharienne qui exportent des vêtements vers l’Union Européenne sont Madagascar, l’île Maurice, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie et le Kenya. Parmi lesquels, la Grande île est le premier exportateur de ce produit de textile, et ce, depuis 2015. La valeur de ses exportations se chiffrait à peu près 350 millions USD en 2017, d’après un rapport publié par l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar). Et même si c’est en baisse comparé à l’année précédente, le pays se trouve encore en tête de peloton. Viennent ensuite, l’Afrique du Sud et l’Ethiopie.

Importation d’intrants.

Entre-temps, un fonds d’appui à frais partagé de 2 millions USD est octroyé par la Banque Africaine de Développement dans le cadre de la mise en œuvre du projet PAPI (Projet d’Appui à la Promotion des Investissements). L’objectif consiste à accroître la performance de Madagascar au niveau du secteur textile, et ce, en apportant un appui aux entreprises sous-traitantes. Une cinquantaine de PME malagasy ont été ainsi sélectionnées. Avoir au moins trois années d’existence et disposer d’un capital 100% malagasy, sont parmi les critères imposés pour pouvoir bénéficier de cet appui financier.

En outre, l’entreprise qui soumissionne ne doit pas encore effectuer une exportation de ses produits de textile. Notons que ce fonds d’appui permettra aux petites et moyennes entreprises de renforcer leur capacité à investir tout en se modernisant. Celles-ci pourront ensuite créer plus d’emplois et saisir des opportunités de croissance sur le marché en matière de sous-traitance de certains accessoires du textile. En effet, les grandes entreprises franches importent encore en grande quantité ces intrants dont entre autres, les boutons et les fils à coudre.

16 dossiers en cours d’évaluation. Dans le cadre de ce projet, les entreprises qui œuvrent dans les domaines de l’habillement, de la coupe et couture, de la broderie, de la dentellerie, du crochet, du tricotage, de la vannerie ainsi que celles qui se spécialisent dans la fabrication d’accessoires en cuir, sont ciblées. En outre, elles doivent présenter des projets de développement en termes de qualité, de recrutement, de marketing et de formation du personnel ainsi qu’au niveau du fonds de roulement et d’investissement. Ainsi, 16 dossiers sont actuellement en cours d’évaluation par le comité d’attribution après une présélection. Ce comité est composé notamment des représentants du Centre National de l’Artisanat Malagasy (CENAM), du ministère de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé, du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) et du cabinet qui se charge de la gestion de ce fonds d’appui de 2 millions USD.

Navalona R.

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2018/12/01/secteur-textile-madagascar-premier-exportateur-de-vetements-vers-lunion-europeenne/


 
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