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Accord nucléaire iranien: le dialogue diplomatique s'est poursuivi à Vienne

Les Européens, la Chine et la Russie ont poursuivi mercredi à Vienne des discussions pour chercher avec Téhéran un terrain d'entente sur son programme nucléaire, lors de leur première rencontre depuis le lancement d'une procédure contre l'Iran, accusé de violer l'accord de 2015.

"De sérieuses préoccupations ont été exprimées concernant la mise en œuvre des engagements nucléaires de l'Iran", a indiqué la présidence de la réunion dans un communiqué après la fin des discussions.

La rencontre était présidée par Helga Schmid, spécialiste du dossier auprès du haut représentant de l'Union européenne, Josep Borrell. Outre l'Iran, elle a réuni des représentants de la Chine, la Russie, du Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

"Les participants ont également reconnu que la réimposition des sanctions américaines n'avait pas permis à l'Iran de tirer pleinement parti de la levée des sanctions. Tous les participants ont réaffirmé l'importance de préserver l'accord en rappelant qu'il est un élément clé de l'architecture mondiale de non-prolifération nucléaire", peut-on également lire dans le communiqué.

La réunion s'est tenue dans le cadre de la commission mixte, l'instance de discussion prévue par l'accord sur le nucléaire iranien. Les parties ont essayé de trouver un début de solution avant de décider s'il convient de la soumettre aux ministres des Affaires étrangères. 

"Nous restons ouverts à toute initiative pouvant garantir à l'Iran les retombées de l'accord", a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi à la sortie de la réunion, qui se tenait dans un hôtel.

"Nous sommes totalement prêts à revenir, en échange, sur les décisions que nous avons prises jusqu'à présent, contre le plein respect des engagements des autres parties", a-t-il ajouté.

A terme, l'absence de conciliation peut mener au rétablissement par le Conseil de sécurité de l'ONU de toutes les sanctions qui avaient été levées dans le cadre de l'accord de Vienne, mais les Européens assurent que tel n'est pas leur objectif.

"Nous essayons de mettre en place un mécanisme progressif basé sur la réciprocité pour que l'Iran tire les bénéfices légitimes de l'accord et que les autres parties recommencent pleinement à respecter l'accord" a indiqué l'ambassadeur chinois auprès des organisations internationales à Vienne, Wang Qun.

"Tous les participants sont lancés ici dans une course contre le temps afin de trouver une solution spécifique pour sauver le JCPOA" (acronyme anglais pour Plan d'action global commun, désignant l'accord), a-t-il ajouté.

L'accord historique de Vienne est menacé depuis que les Etats-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran, asphyxié par les sanctions, a riposté en s'affranchissant, depuis mai 2019, de plusieurs de ses engagements. 

Les Européens considèrent que les violations décidées par les autorités iraniennes ne sont toutefois pas encore toutes irréversibles. Pour l'instant, l'Iran a déclaré qu'il poursuivrait sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), permettant aux inspecteurs d'avoir accès aux installations déclarées.

- Mécanisme de troc -

Les négociations n'ont "pas de date butoir" et "on est encore loin d'un résultat", un calendrier n'ayant pas été arrêté, a indiqué un diplomate à l'AFP. 

A la mi-février, l'Iran s'est dit disposé à annuler tout ou partie des mesures prises, à condition que l'Europe lui assure en échange des avantages économiques "significatifs". 

En janvier 2019, un mécanisme de troc nommé Instex a été créé par les Européens pour contourner les sanctions américaines imposées à l'Iran en évitant d'utiliser le dollar.

Instex doit fonctionner comme une chambre de compensation permettant à l'Iran de continuer à vendre du pétrole et d'importer en contrepartie d'autres produits. Il n'a jusqu'à présent permis aucune transaction.

L'Iran réclame notamment des achats de pétrole pour limiter l'impact économique des sanctions américaines. En échange, Téhéran pourrait "au moins geler ses stocks d'uranium" selon le diplomate.

Téhéran produit actuellement de l'uranium enrichi à un taux supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord et ne respecte plus la limite de 300 kg imposée à ses stocks d'uranium enrichi.

Ces prochains jours, l'AIEA, basée à Vienne, doit remettre les résultats de ses dernières inspections sur les capacités techniques de l'Iran et le stock d'uranium enrichi. 

L'accord de 2015 offrait à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire. 

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Accord nucléaire iranien: le dialogue diplomatique s'est poursuivi à Vienne

Les Européens, la Chine et la Russie ont poursuivi mercredi à Vienne des discussions pour chercher avec Téhéran un terrain d'entente sur son programme nucléaire, lors de leur première rencontre depuis le lancement d'une procédure contre l'Iran, accusé de violer l'accord de 2015.

"De sérieuses préoccupations ont été exprimées concernant la mise en œuvre des engagements nucléaires de l'Iran", a indiqué la présidence de la réunion dans un communiqué après la fin des discussions.

La rencontre était présidée par Helga Schmid, spécialiste du dossier auprès du haut représentant de l'Union européenne, Josep Borrell. Outre l'Iran, elle a réuni des représentants de la Chine, la Russie, du Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

"Les participants ont également reconnu que la réimposition des sanctions américaines n'avait pas permis à l'Iran de tirer pleinement parti de la levée des sanctions. Tous les participants ont réaffirmé l'importance de préserver l'accord en rappelant qu'il est un élément clé de l'architecture mondiale de non-prolifération nucléaire", peut-on également lire dans le communiqué.

La réunion s'est tenue dans le cadre de la commission mixte, l'instance de discussion prévue par l'accord sur le nucléaire iranien. Les parties ont essayé de trouver un début de solution avant de décider s'il convient de la soumettre aux ministres des Affaires étrangères. 

"Nous restons ouverts à toute initiative pouvant garantir à l'Iran les retombées de l'accord", a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi à la sortie de la réunion, qui se tenait dans un hôtel.

"Nous sommes totalement prêts à revenir, en échange, sur les décisions que nous avons prises jusqu'à présent, contre le plein respect des engagements des autres parties", a-t-il ajouté.

A terme, l'absence de conciliation peut mener au rétablissement par le Conseil de sécurité de l'ONU de toutes les sanctions qui avaient été levées dans le cadre de l'accord de Vienne, mais les Européens assurent que tel n'est pas leur objectif.

"Nous essayons de mettre en place un mécanisme progressif basé sur la réciprocité pour que l'Iran tire les bénéfices légitimes de l'accord et que les autres parties recommencent pleinement à respecter l'accord" a indiqué l'ambassadeur chinois auprès des organisations internationales à Vienne, Wang Qun.

"Tous les participants sont lancés ici dans une course contre le temps afin de trouver une solution spécifique pour sauver le JCPOA" (acronyme anglais pour Plan d'action global commun, désignant l'accord), a-t-il ajouté.

L'accord historique de Vienne est menacé depuis que les Etats-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran, asphyxié par les sanctions, a riposté en s'affranchissant, depuis mai 2019, de plusieurs de ses engagements. 

Les Européens considèrent que les violations décidées par les autorités iraniennes ne sont toutefois pas encore toutes irréversibles. Pour l'instant, l'Iran a déclaré qu'il poursuivrait sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), permettant aux inspecteurs d'avoir accès aux installations déclarées.

- Mécanisme de troc -

Les négociations n'ont "pas de date butoir" et "on est encore loin d'un résultat", un calendrier n'ayant pas été arrêté, a indiqué un diplomate à l'AFP. 

A la mi-février, l'Iran s'est dit disposé à annuler tout ou partie des mesures prises, à condition que l'Europe lui assure en échange des avantages économiques "significatifs". 

En janvier 2019, un mécanisme de troc nommé Instex a été créé par les Européens pour contourner les sanctions américaines imposées à l'Iran en évitant d'utiliser le dollar.

Instex doit fonctionner comme une chambre de compensation permettant à l'Iran de continuer à vendre du pétrole et d'importer en contrepartie d'autres produits. Il n'a jusqu'à présent permis aucune transaction.

L'Iran réclame notamment des achats de pétrole pour limiter l'impact économique des sanctions américaines. En échange, Téhéran pourrait "au moins geler ses stocks d'uranium" selon le diplomate.

Téhéran produit actuellement de l'uranium enrichi à un taux supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord et ne respecte plus la limite de 300 kg imposée à ses stocks d'uranium enrichi.

Ces prochains jours, l'AIEA, basée à Vienne, doit remettre les résultats de ses dernières inspections sur les capacités techniques de l'Iran et le stock d'uranium enrichi. 

L'accord de 2015 offrait à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire. 

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(26/02/2020 17:26)

Le coronavirus se propage notamment en Europe, semant de fortes inquiétudes

Après l'Italie, le nouveau coronavirus se propage désormais à travers l'Europe, suscitant de fortes inquiétudes et mettant le continent sous pression pour contenir l'épidémie dont le nombre de morts s'est encore accru mercredi en particulier en Iran.

Pour la première fois, le nombre quotidien de nouvelles contaminations par le nouveau coronavirus dans le monde a dépassé celui enregistré en Chine, d'où est partie l'épidémie en décembre, a annoncé mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), faisant état de 411 nouveaux cas mardi en Chine contre 427 cas ailleurs dans le monde.

Le nouveau coronavirus est apparu depuis mardi dans plusieurs nouveaux pays européens : Autriche, Suisse, Croatie et Grèce, ainsi qu'en Algérie. La France a annoncé mercredi son premier mort français et un cas suspect a été détecté pour la première fois en Amérique latine, au Brésil.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations où elle a fait une cinquantaine de morts et près de 2.800 contaminations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine: les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en 24 heures contre 71 la veille, le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines.

- "Pas de panique" -

En Autriche en revanche, deux premiers cas ont été détectés mardi dans un hôtel d'Innsbruck, au cœur des Alpes: un couple d'Italiens venus des environs de Milan, région la plus touchée d'Italie. 

En Croatie, c'est un jeune homme ayant séjourné à Milan qui est devenu le premier cas du pays, et des Balkans. Son frère est devenu mercredi le 2e cas confirmé. En Suisse, le premier cas concerne aussi un homme revenu de la région de Milan, tandis qu'en Grèce, une femme de 38 ans ayant voyagé en Italie du Nord a été contaminée. 

En Afrique, un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent après un premier cas en Egypte.

L'Italie, le pays européen le plus touché avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît donc comme une plateforme de diffusion du virus, conduisant plusieurs capitales à déconseiller de s'y rendre et à encadrer le retour des personnes y ayant séjourné, bien que ses voisins se soient engagés à garder leurs frontières ouvertes.

Mais les autorités appellent à ne pas céder à la panique. La diffusion du coronavirus en Italie et en Europe est "un motif d'inquiétude" mais "nous ne devons pas tomber dans la panique", a déclaré mercredi à Rome la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides. Elle a cependant appelé les pays européens a "se préparer à une augmentation des cas et à bien se coordonner".

- Rugby or not rugby -

Ainsi la France, où le dernier cas concerne "un Français qui rentre d'un séjour en Lombardie", "invite" ses ressortissants à éviter les régions d'Italie à risque. 

La Russie a aussi déconseillé à ses citoyens de se rendre en Italie, mais aussi en Iran et en Corée du Sud.

En Irlande, les autorités sanitaires ont recommandé l'annulation du match de rugby devant opposer l'Irlande à l'Italie le 7 mars à Dublin dans le Tournoi des six nations. 

Evénements culturels ou sportifs annulés, économie en berne et dégringolade des marchés financiers : au niveau planétaire, l'épidémie et ses conséquences inquiètent l'OMS. Le monde n'est "tout simplement pas prêt" à y faire face, a averti mardi Bruce Aylward, l'expert qui dirige la mission conjointe OMS/Chine.

En Corée du Sud où la situation est "très grave", selon son président Moon Jae-in, le nombre de contaminations a encore bondi pour dépasser le millier de cas.

Le pays, qui dénombre 12 morts selon le dernier bilan, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'élève à 1.261 personnes touchées, après l'annonce de 284 nouveaux cas dont un soldat américain.

- "Ouvrir la bible" -

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que le monde restait menacé de "pandémie", à savoir une épidémie d'ampleur internationale. Cette agence de l'ONU s'inquiète particulièrement des risques pour les pays pauvres, mal équipés pour dépister et combattre le nouveau virus.

Téhéran a annoncé mercredi 4 nouveaux décès et 44 nouveaux cas, portant son bilan à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Le vice-ministre de la Santé en personne, Iraj Harirchi, a été contaminé.

Dans un contexte de vives tensions entre Washington et Téhéran, l'Iran a accusé mercredi les Etats-Unis de répandre "la peur".

"Nous ne devrions pas laisser l'Amérique ajouter un virus, appelé la peur extrême (...), au coronavirus", a déclaré le président iranien Hassan Rohani répliquant ainsi au secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui avait appelé la veille l'Iran à "dire la vérité" au sujet de l'épidémie en Iran.

A Rome, le pape François a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées, tout en appelant, pour désamorcer les fausses rumeurs et la peur, à "éteindre la télévision et ouvrir la Bible".

En Chine, outre les cas mortels, le décompte quotidien des contaminations est aussi en baisse : 406 nouveaux cas annoncés mercredi contre 508 la veille. Tous, sauf cinq, sont intervenus au Hubei, province de 58 millions d'habitants sous quarantaine depuis un mois. Au total, le virus a contaminé quelque 78.000 personnes en Chine, dont plus de 2.178 en sont mortes.  

burs-bar-glr/lb/sg

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Le coronavirus se propage notamment en Europe, semant de fortes inquiétudes

Après l'Italie, le nouveau coronavirus se propage désormais à travers l'Europe, suscitant de fortes inquiétudes et mettant le continent sous pression pour contenir l'épidémie dont le nombre de morts s'est encore accru mercredi en particulier en Iran.

Pour la première fois, le nombre quotidien de nouvelles contaminations par le nouveau coronavirus dans le monde a dépassé celui enregistré en Chine, d'où est partie l'épidémie en décembre, a annoncé mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), faisant état de 411 nouveaux cas mardi en Chine contre 427 cas ailleurs dans le monde.

Le nouveau coronavirus est apparu depuis mardi dans plusieurs nouveaux pays européens : Autriche, Suisse, Croatie et Grèce, ainsi qu'en Algérie. La France a annoncé mercredi son premier mort français et un cas suspect a été détecté pour la première fois en Amérique latine, au Brésil.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations où elle a fait une cinquantaine de morts et près de 2.800 contaminations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine: les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en 24 heures contre 71 la veille, le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines.

- "Pas de panique" -

En Autriche en revanche, deux premiers cas ont été détectés mardi dans un hôtel d'Innsbruck, au cœur des Alpes: un couple d'Italiens venus des environs de Milan, région la plus touchée d'Italie. 

En Croatie, c'est un jeune homme ayant séjourné à Milan qui est devenu le premier cas du pays, et des Balkans. Son frère est devenu mercredi le 2e cas confirmé. En Suisse, le premier cas concerne aussi un homme revenu de la région de Milan, tandis qu'en Grèce, une femme de 38 ans ayant voyagé en Italie du Nord a été contaminée. 

En Afrique, un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent après un premier cas en Egypte.

L'Italie, le pays européen le plus touché avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît donc comme une plateforme de diffusion du virus, conduisant plusieurs capitales à déconseiller de s'y rendre et à encadrer le retour des personnes y ayant séjourné, bien que ses voisins se soient engagés à garder leurs frontières ouvertes.

Mais les autorités appellent à ne pas céder à la panique. La diffusion du coronavirus en Italie et en Europe est "un motif d'inquiétude" mais "nous ne devons pas tomber dans la panique", a déclaré mercredi à Rome la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides. Elle a cependant appelé les pays européens a "se préparer à une augmentation des cas et à bien se coordonner".

- Rugby or not rugby -

Ainsi la France, où le dernier cas concerne "un Français qui rentre d'un séjour en Lombardie", "invite" ses ressortissants à éviter les régions d'Italie à risque. 

La Russie a aussi déconseillé à ses citoyens de se rendre en Italie, mais aussi en Iran et en Corée du Sud.

En Irlande, les autorités sanitaires ont recommandé l'annulation du match de rugby devant opposer l'Irlande à l'Italie le 7 mars à Dublin dans le Tournoi des six nations. 

Evénements culturels ou sportifs annulés, économie en berne et dégringolade des marchés financiers : au niveau planétaire, l'épidémie et ses conséquences inquiètent l'OMS. Le monde n'est "tout simplement pas prêt" à y faire face, a averti mardi Bruce Aylward, l'expert qui dirige la mission conjointe OMS/Chine.

En Corée du Sud où la situation est "très grave", selon son président Moon Jae-in, le nombre de contaminations a encore bondi pour dépasser le millier de cas.

Le pays, qui dénombre 12 morts selon le dernier bilan, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'élève à 1.261 personnes touchées, après l'annonce de 284 nouveaux cas dont un soldat américain.

- "Ouvrir la bible" -

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que le monde restait menacé de "pandémie", à savoir une épidémie d'ampleur internationale. Cette agence de l'ONU s'inquiète particulièrement des risques pour les pays pauvres, mal équipés pour dépister et combattre le nouveau virus.

Téhéran a annoncé mercredi 4 nouveaux décès et 44 nouveaux cas, portant son bilan à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Le vice-ministre de la Santé en personne, Iraj Harirchi, a été contaminé.

Dans un contexte de vives tensions entre Washington et Téhéran, l'Iran a accusé mercredi les Etats-Unis de répandre "la peur".

"Nous ne devrions pas laisser l'Amérique ajouter un virus, appelé la peur extrême (...), au coronavirus", a déclaré le président iranien Hassan Rohani répliquant ainsi au secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui avait appelé la veille l'Iran à "dire la vérité" au sujet de l'épidémie en Iran.

A Rome, le pape François a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées, tout en appelant, pour désamorcer les fausses rumeurs et la peur, à "éteindre la télévision et ouvrir la Bible".

En Chine, outre les cas mortels, le décompte quotidien des contaminations est aussi en baisse : 406 nouveaux cas annoncés mercredi contre 508 la veille. Tous, sauf cinq, sont intervenus au Hubei, province de 58 millions d'habitants sous quarantaine depuis un mois. Au total, le virus a contaminé quelque 78.000 personnes en Chine, dont plus de 2.178 en sont mortes.  

burs-bar-glr/lb/sg

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(26/02/2020 16:20)

Coronavirus en Italie: combattre la peur

Personnes en panique, en proie à des angoisses de mort, perdant contact avec la réalité... le nouveau coronavirus en Italie et les mesures spectaculaires pour l'enrayer ont créé une "épidémie de peur" parallèle à la crise sanitaire, selon des psychologues.

L'annonce de premiers décès en Italie et la mise en quarantaine de plus de 50.000 personnes dans onze villes du Nord, la fermeture des écoles et l'annulation des rassemblements sportifs et culturels ont créé une véritable psychose en début de semaine, racontent des professionnels.

Celle-ci s'est d'abord manifestée par la prise d'assaut de supermarchés, typique d'une "angoisse de mort", selon la psychiatre Rossella Candela, à Rome.

"Certains s'adaptent. D'autres agissent comme s'ils étaient sous les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale", explique-t-elle par téléphone.

La ruée sur les masques - quasiment introuvables désormais dans les pharmacies du Nord - participe du même phénomène.

Passé le premier mouvement de panique, reste une angoisse permanente, régulière, alimentée par la rupture de la normalité.

"Certaines dispositions ont accru l'anxiété: la fermeture des écoles, des églises... Dans nos petits villages lombards, l'annulation de la messe, c'est fou, c'est du jamais vu", souligne Alessandra Braga, psychothérapeute à Brescia (Lombardie, nord).

"J'ai passé la journée de lundi dans mon cabinet à tenter de ramener mes patients à la réalité", raconte-t-elle à l'AFP.

Ecoles et bureaux fermés oblige, "beaucoup passent la journée à la maison à regarder la télé, ça ne parle que du coronavirus, c'est totalement anxiogène. J'essaye de les convaincre de sortir, de s'aérer", poursuit Mme Braga.

Mais, constate-t-elle, "c'est comme une épidémie émotive. Et c'est très difficile à gérer, l'émotivité".

          

- Peur et racisme anti-chinois -

Depuis le début de la crise, les autorités italiennes ont insisté sur le côté préventif des mesures et rassuré en parlant de "situation sous contrôle".

Mais pour le psychologue Gabriele Zanardi, exerçant à Pavie (Lombardie), "le problème naît de l'interprétation: fermer les écoles, la quarantaine sont des mesures de prévention, mais les gens les voient comme la preuve que la catastrophe est là. Ce sont des mesures +choquantes+, alors qu'en réalité elles sont raisonnables", explique-t-il.

Difficile de lutter face à la peur suscitée par "quelque chose d'intangible, d'invisible, comme l'est un virus", reconnaît-il.

"Du coup on cherche à donner un visage à cet ennemi invisible: ce sera le Chinois, la personne enrhumée...".

A Milan, le quartier chinois est désert depuis trois jours: commerçants et restaurateurs ont pris les devants et préféré fermer boutique. Par peur d'être ostracisés dans une région gouvernée par la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini. 

A Turin, après l'annonce du premier mort de l'épidémie, une Chinoise de 40 ans a été rouée de coups dans la rue par des inconnus qui ont crié: "tu as le virus, va-t'en sinon je te tue".

"L'Italie est devenue un pays qui a peur", s'inquiète auprès du journal La Stampa Mariella Enoc, directrice de l'hôpital Bambino Gesu à Rome. "Les phobies concernant ce virus sont en train de prendre le pas sur la raison et la parole scientifique".

- Humour -

Pour les psychologues interrogés par l'AFP, le problème le plus inquiétant vient des "fake news" qui tournent en boucle. La fausse annonce de la fermeture de toutes les écoles italiennes jusqu'au 5 mars a dû faire l'objet d'un démenti officiel mardi.

Les théories complotistes s'emballent: le virus resterait actif jusqu'à six jours sur les paquets en provenance de Chine, l'épidémie viserait à tuer l'économie de la riche Lombardie...

Paradoxalement, les gens en quarantaine apparaissent moins inquiets que ceux qui se trouvent à l'extérieur. "Ils sont confrontés à la réalité, alors que ceux de l'extérieur n'ont que la perception des choses", souligne Gabriele Zanardi.

Reste, heureusement, l'humour. C'est cette femme qui s'exclame: "Après une semaine enfermés à la maison, si mes enfants ne meurent pas du coronavirus, je les tue moi-même!".

Ou cette photo sur Twitter de paquets de penne (pâtes) sur des étalages vides, avec le commentaire suivant: "la grande défaite du coronavirus est de n'avoir pas su convaincre les Italiens d'aimer ces penne".

"Je pense qu'en termes de perception psychologique nous avons vécu le pic de terreur incontrôlée ces derniers jours", relativise M. Zanardi, en ajoutant: "petit à petit, la vie reprendra un peu de normalité. Et l'homme s'habitue. L'exceptionnel deviendra la routine".

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Coronavirus en Italie: combattre la peur

Personnes en panique, en proie à des angoisses de mort, perdant contact avec la réalité... le nouveau coronavirus en Italie et les mesures spectaculaires pour l'enrayer ont créé une "épidémie de peur" parallèle à la crise sanitaire, selon des psychologues.

L'annonce de premiers décès en Italie et la mise en quarantaine de plus de 50.000 personnes dans onze villes du Nord, la fermeture des écoles et l'annulation des rassemblements sportifs et culturels ont créé une véritable psychose en début de semaine, racontent des professionnels.

Celle-ci s'est d'abord manifestée par la prise d'assaut de supermarchés, typique d'une "angoisse de mort", selon la psychiatre Rossella Candela, à Rome.

"Certains s'adaptent. D'autres agissent comme s'ils étaient sous les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale", explique-t-elle par téléphone.

La ruée sur les masques - quasiment introuvables désormais dans les pharmacies du Nord - participe du même phénomène.

Passé le premier mouvement de panique, reste une angoisse permanente, régulière, alimentée par la rupture de la normalité.

"Certaines dispositions ont accru l'anxiété: la fermeture des écoles, des églises... Dans nos petits villages lombards, l'annulation de la messe, c'est fou, c'est du jamais vu", souligne Alessandra Braga, psychothérapeute à Brescia (Lombardie, nord).

"J'ai passé la journée de lundi dans mon cabinet à tenter de ramener mes patients à la réalité", raconte-t-elle à l'AFP.

Ecoles et bureaux fermés oblige, "beaucoup passent la journée à la maison à regarder la télé, ça ne parle que du coronavirus, c'est totalement anxiogène. J'essaye de les convaincre de sortir, de s'aérer", poursuit Mme Braga.

Mais, constate-t-elle, "c'est comme une épidémie émotive. Et c'est très difficile à gérer, l'émotivité".

          

- Peur et racisme anti-chinois -

Depuis le début de la crise, les autorités italiennes ont insisté sur le côté préventif des mesures et rassuré en parlant de "situation sous contrôle".

Mais pour le psychologue Gabriele Zanardi, exerçant à Pavie (Lombardie), "le problème naît de l'interprétation: fermer les écoles, la quarantaine sont des mesures de prévention, mais les gens les voient comme la preuve que la catastrophe est là. Ce sont des mesures +choquantes+, alors qu'en réalité elles sont raisonnables", explique-t-il.

Difficile de lutter face à la peur suscitée par "quelque chose d'intangible, d'invisible, comme l'est un virus", reconnaît-il.

"Du coup on cherche à donner un visage à cet ennemi invisible: ce sera le Chinois, la personne enrhumée...".

A Milan, le quartier chinois est désert depuis trois jours: commerçants et restaurateurs ont pris les devants et préféré fermer boutique. Par peur d'être ostracisés dans une région gouvernée par la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini. 

A Turin, après l'annonce du premier mort de l'épidémie, une Chinoise de 40 ans a été rouée de coups dans la rue par des inconnus qui ont crié: "tu as le virus, va-t'en sinon je te tue".

"L'Italie est devenue un pays qui a peur", s'inquiète auprès du journal La Stampa Mariella Enoc, directrice de l'hôpital Bambino Gesu à Rome. "Les phobies concernant ce virus sont en train de prendre le pas sur la raison et la parole scientifique".

- Humour -

Pour les psychologues interrogés par l'AFP, le problème le plus inquiétant vient des "fake news" qui tournent en boucle. La fausse annonce de la fermeture de toutes les écoles italiennes jusqu'au 5 mars a dû faire l'objet d'un démenti officiel mardi.

Les théories complotistes s'emballent: le virus resterait actif jusqu'à six jours sur les paquets en provenance de Chine, l'épidémie viserait à tuer l'économie de la riche Lombardie...

Paradoxalement, les gens en quarantaine apparaissent moins inquiets que ceux qui se trouvent à l'extérieur. "Ils sont confrontés à la réalité, alors que ceux de l'extérieur n'ont que la perception des choses", souligne Gabriele Zanardi.

Reste, heureusement, l'humour. C'est cette femme qui s'exclame: "Après une semaine enfermés à la maison, si mes enfants ne meurent pas du coronavirus, je les tue moi-même!".

Ou cette photo sur Twitter de paquets de penne (pâtes) sur des étalages vides, avec le commentaire suivant: "la grande défaite du coronavirus est de n'avoir pas su convaincre les Italiens d'aimer ces penne".

"Je pense qu'en termes de perception psychologique nous avons vécu le pic de terreur incontrôlée ces derniers jours", relativise M. Zanardi, en ajoutant: "petit à petit, la vie reprendra un peu de normalité. Et l'homme s'habitue. L'exceptionnel deviendra la routine".

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(26/02/2020 16:37)

Coronavirus: l'Iran accuse les Etats-Unis de répandre "la peur"

L'Iran a accusé mercredi les Etats-Unis, son ennemi juré, de répandre "la peur" autour du nouveau coronavirus dont le bilan local est de 19 morts, le plus lourd après celui de la Chine, avec de nouveaux cas détectés aux quatre coins du pays.

Le porte-parole du ministère de la Santé Kianouche Jahanpour a affirmé que la situation "s'améliorait" mais a tout de même appelé les Iraniens à limiter leurs déplacements. 

M. Jahanpour a annoncé le décès de quatre nouvelles personnes parmi 44 nouveaux cas de personnes infectées par le nouveau coronavirus détectés ces dernières 24h.

Près de 140 personnes, dont le vice-ministre de la Santé, ont été infectées par la maladie à travers le pays et la plupart des voisins de la République islamique ont mis en place des mesures de restrictions des déplacements et de placement en quarantaine.

Nombre d'écoles, universités et centres culturels ou sportifs ont été fermés et de nombreux événements repoussés pour permettre à des équipes sanitaires de désinfecter les lieux et transports publics iraniens.

- "Peur extrême" -

"Nous ne devrions pas laisser l'Amérique ajouter un virus, appelé la peur extrême (...), au coronavirus", a déclaré le président iranien Hassan Rohani à l'issue d'une réunion de son cabinet au lendemain d'une déclaration du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo appelant l'Iran à "dire la vérité" au sujet de l'épidémie en Iran.

"Les Américains eux-mêmes sont en difficulté face au coronavirus. 16.000 personnes sont mortes de la grippe (aux Etats-Unis) mais ils ne parlent pas de leurs propres (morts)", a ajouté M. Rohani.

Mi-février, les autorités américaines ont étendu les tests du nouveau coronavirus aux personnes présentant des symptômes grippaux. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains avaient alors indiqué que 14.000 décès dus à la grippe avaient été recensés pour la saison 2019-2020.

"Le régime iranien aurait caché des détails vitaux sur l'épidémie dans ce pays", a affirmé Mike Pompeo, lors d'une conférence à Washington, dans un contexte de tensions exacerbées entre l'Iran et les Etats-Unis. 

La veille, un député de Qom avait fait état de 50 morts des suites du nouveau coronavirus. Le vice-ministre de la Santé Iraj Harirchi a démenti ces propos lundi, promettant de démissionner si ce chiffre était confirmé, avant d'annoncer mardi qu'il avait été lui-même contaminé par le virus.

Le porte-parole du gouvernement Ali Rabii, aux côtés duquel M. Harirchi était apparu toussant et transpirant lors d'une conférence de presse lundi, attend lui les résultats de son test. 

Depuis l'annonce le 19 février des deux premiers décès dus à la maladie, à Qom, ville sainte chiite du centre du pays qui attire pèlerins et théologiens du monde entier, le gouvernement a promis d'être plus transparent après avoir été accusé de minimiser le bilan de l'épidémie sur son sol et de mal gérer la propagation du virus.

M. Rohani a insisté mercredi sur les progrès de l'Iran face à l'épidémie, évoquant une "baisse des visites (à l'hôpital) et des progrès dans le traitement". 

- "Légèrement préoccupante" -

Selon le dernier bilan du ministère de la santé, plus de la moitié des 31 provinces sont touchées: neuf nouveaux cas ont été détectés à Qom, quatre à Téhéran, neuf à Gilan, trois au Khuzestan et deux au Sistan-Balouchistan, à Fars et au Kohgilouyeh-Bouyer-Ahmad. 

Un nouveau cas a été détecté dans chacune des province de Markazi, Kermanshah, Ardebil, Mazandaran, Lorestan, Semnan et Hormozgan.

Le porte-parole du ministère de la Santé, M. Janhanpour, est néanmoins apparu optimiste quant à la situation à Qom, épicentre de l'épidémie dans le pays. 

"Toutes les 24 heures, au moins 10% de ceux qui sont hospitalisés ou des cas suspects sont autorisés à sortir et sont en bonne santé", a-t-il déclaré. 

Mais à Gilan, province située au bord de la mer Caspienne et très prisée des vacanciers notamment téhéranais, "la situation est légèrement préoccupante" puisqu'elle est la deuxième en termes de nouveaux cas détectés, dont beaucoup sont des personnes qui avaient voyagé dans d'autres provinces.

Les autorités ont invité les Iraniens à limiter leur déplacement mais n'ont annoncé aucune mesure de placement en quarantaine, jugeant cette méthode obsolète et inefficace.

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Coronavirus: l'Iran accuse les Etats-Unis de répandre "la peur"

L'Iran a accusé mercredi les Etats-Unis, son ennemi juré, de répandre "la peur" autour du nouveau coronavirus dont le bilan local est de 19 morts, le plus lourd après celui de la Chine, avec de nouveaux cas détectés aux quatre coins du pays.

Le porte-parole du ministère de la Santé Kianouche Jahanpour a affirmé que la situation "s'améliorait" mais a tout de même appelé les Iraniens à limiter leurs déplacements. 

M. Jahanpour a annoncé le décès de quatre nouvelles personnes parmi 44 nouveaux cas de personnes infectées par le nouveau coronavirus détectés ces dernières 24h.

Près de 140 personnes, dont le vice-ministre de la Santé, ont été infectées par la maladie à travers le pays et la plupart des voisins de la République islamique ont mis en place des mesures de restrictions des déplacements et de placement en quarantaine.

Nombre d'écoles, universités et centres culturels ou sportifs ont été fermés et de nombreux événements repoussés pour permettre à des équipes sanitaires de désinfecter les lieux et transports publics iraniens.

- "Peur extrême" -

"Nous ne devrions pas laisser l'Amérique ajouter un virus, appelé la peur extrême (...), au coronavirus", a déclaré le président iranien Hassan Rohani à l'issue d'une réunion de son cabinet au lendemain d'une déclaration du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo appelant l'Iran à "dire la vérité" au sujet de l'épidémie en Iran.

"Les Américains eux-mêmes sont en difficulté face au coronavirus. 16.000 personnes sont mortes de la grippe (aux Etats-Unis) mais ils ne parlent pas de leurs propres (morts)", a ajouté M. Rohani.

Mi-février, les autorités américaines ont étendu les tests du nouveau coronavirus aux personnes présentant des symptômes grippaux. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains avaient alors indiqué que 14.000 décès dus à la grippe avaient été recensés pour la saison 2019-2020.

"Le régime iranien aurait caché des détails vitaux sur l'épidémie dans ce pays", a affirmé Mike Pompeo, lors d'une conférence à Washington, dans un contexte de tensions exacerbées entre l'Iran et les Etats-Unis. 

La veille, un député de Qom avait fait état de 50 morts des suites du nouveau coronavirus. Le vice-ministre de la Santé Iraj Harirchi a démenti ces propos lundi, promettant de démissionner si ce chiffre était confirmé, avant d'annoncer mardi qu'il avait été lui-même contaminé par le virus.

Le porte-parole du gouvernement Ali Rabii, aux côtés duquel M. Harirchi était apparu toussant et transpirant lors d'une conférence de presse lundi, attend lui les résultats de son test. 

Depuis l'annonce le 19 février des deux premiers décès dus à la maladie, à Qom, ville sainte chiite du centre du pays qui attire pèlerins et théologiens du monde entier, le gouvernement a promis d'être plus transparent après avoir été accusé de minimiser le bilan de l'épidémie sur son sol et de mal gérer la propagation du virus.

M. Rohani a insisté mercredi sur les progrès de l'Iran face à l'épidémie, évoquant une "baisse des visites (à l'hôpital) et des progrès dans le traitement". 

- "Légèrement préoccupante" -

Selon le dernier bilan du ministère de la santé, plus de la moitié des 31 provinces sont touchées: neuf nouveaux cas ont été détectés à Qom, quatre à Téhéran, neuf à Gilan, trois au Khuzestan et deux au Sistan-Balouchistan, à Fars et au Kohgilouyeh-Bouyer-Ahmad. 

Un nouveau cas a été détecté dans chacune des province de Markazi, Kermanshah, Ardebil, Mazandaran, Lorestan, Semnan et Hormozgan.

Le porte-parole du ministère de la Santé, M. Janhanpour, est néanmoins apparu optimiste quant à la situation à Qom, épicentre de l'épidémie dans le pays. 

"Toutes les 24 heures, au moins 10% de ceux qui sont hospitalisés ou des cas suspects sont autorisés à sortir et sont en bonne santé", a-t-il déclaré. 

Mais à Gilan, province située au bord de la mer Caspienne et très prisée des vacanciers notamment téhéranais, "la situation est légèrement préoccupante" puisqu'elle est la deuxième en termes de nouveaux cas détectés, dont beaucoup sont des personnes qui avaient voyagé dans d'autres provinces.

Les autorités ont invité les Iraniens à limiter leur déplacement mais n'ont annoncé aucune mesure de placement en quarantaine, jugeant cette méthode obsolète et inefficace.

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(26/02/2020 16:42)

Sous le feu de ses rivaux démocrates, Sanders se pose en rempart à Trump

Assailli de critiques par ses rivaux, le grand favori des primaires démocrates Bernie Sanders a martelé mardi que son programme très à gauche pouvait le porter vers une victoire contre Donald Trump en novembre.

Les échanges acerbes entre les candidats à l'investiture démocrate lors de ce débat particulièrement animé étaient à la hauteur des enjeux. 

Quatre jours avant un vote crucial des primaires démocrates en Caroline du Sud, plusieurs jouaient ici leur dernière chance de rester en lice.

Car le résultat en Caroline du Sud influencera de manière décisive l'élan des candidats juste avant le "Super Tuesday", lorsque 14 Etats voteront le 3 mars. 

A 78 ans, Bernie Sanders est jusqu'ici le super-favori de ces primaires, après trois votes dans l'Iowa, le New Hampshire et le Nevada. 

Son avance a fait exploser au grand jour la fracture au sein du parti, entre les partisans du sénateur "socialiste" autoproclamé et les tenants d'un discours plus au centre, censé pouvoir rassembler plus d'électeurs pour battre Donald Trump le 3 novembre. 

Ses rivaux plus modérés ont affirmé que le financement de son programme, trop radical à leurs yeux, restait trop flou, notamment sur sa profonde réforme du système de santé. Cela donnerait, à leurs yeux, des munitions au président républicain sortant si Bernie Sanders portait contre lui les couleurs démocrates. 

"Moi je vais vous dire ce que sera la facture. La facture, ce sera quatre ans supplémentaires de Donald Trump", a affirmé Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend.

En situation très périlleuse après trois mauvais résultats, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 70 ans, a aussi éreinté sur ce point Bernie Sanders, en se présentant comme meilleure alternative à gauche. 

Le sénateur indépendant a de nouveau été sommé de s'expliquer pour avoir salué récemment le "programme massif d'alphabétisation" lancé par Fidel Castro après la révolution cubaine dans les années 1950. 

Il s'est défendu en affirmant que l'ancien président démocrate Barack Obama avait tenu des propos similaires, avant de marteler qu'il condamnait sans réserve tous les régimes autoritaires. 

L'ancien vice-président Joe Biden a aussi reproché à Bernie Sanders ses positions passées sur les armes à feu, lors de votes controversés au Congrès américain. 

- Ramener "les ouvriers" -

Face à ce barrage d'attaques, Bernie Sanders a martelé que des sondages le donnaient gagnant face au président républicain. 

"Le fait est que pour battre Trump (...), nous avons besoin d'une candidature (portée) par l'énergie et la passion", a-t-il déclaré en se présentant comme le seul candidat capable de galvaniser les jeunes et les minorités tout en ramenant "les ouvriers vers le parti démocrate". 

Et il a martelé que ses propositions n'étaient pas "radicales". Elles "existent dans des pays à travers le monde. La santé est un droit humain". 

Un modérateur a souligné que s'il était élu, Bernie Sanders serait le premier président juif des Etats-Unis. 

"Je suis très fier d'être juif", a-t-il souligné dans une rare allusion à sa religion. "Mais je pense malheureusement, tragiquement, qu'en ce moment en Israël, avec Bibi (Benjamin) Netanyahu, un raciste réactionnaire dirige ce pays". 

- Bloomberg, candidat "risqué" -

Après une première apparition très ratée la semaine dernière, le milliardaire Michael Bloomberg a affronté sur un pied plus ferme les attaques toujours nourries des autres prétendants à la Maison Blanche. 

Il s'est défendu face aux accusations de sexisme et de politiques jugées discriminatoires lors qu'il était maire de New York. 

Troisième des sondages nationaux, l'ancien maire de New York, âgé de 78 ans, entrera dans la course lors du "Super Tuesday", après avoir puisé plus de 500 millions de dollars dans sa fortune personnelle pour financer sa campagne.

Ses spots télévisés sont d'ailleurs passées pendant les pauses du débat.

"Peu importe combien d'argent M. Bloomberg a. Le coeur du parti de démocrate ne lui fera jamais confiance", a affirmé Elizabeth Warren à propos de cet ancien républicain.

- Nostalgies "révolutionnaires" - 

Jouant très gros en Caroline du Sud, Joe Biden, 77 ans, a voulu se montrer combatif.

L'ex-bras droit de Barack Obama mise presque tout sur cet Etat, après deux piteux scores dans l'Iowa et le New Hampshire. "Je gagnerai la Caroline du Sud", a-t-il insisté.

Il a relevé la tête dans le Nevada et espère désormais que sa popularité chez les Noirs le portera vers une victoire en Caroline du Sud, où ils représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate. 

Mais son avance dans cet Etat s'est réduite ces dernières semaines. 

M. Buttigieg, 38 ans, est le premier homosexuel à avoir une chance de décrocher l'investiture après de bons scores aux deux premiers scrutins. 

Il a de nouveau voulu se présenter en alternative d'avenir face à un Bernie Sanders à la "nostalgie des politiques révolutionnaires des années 1960". 

Mais il manque de soutien au sein des minorités, ce qui le plombe dans les sondages en Caroline du Sud.

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Sous le feu de ses rivaux démocrates, Sanders se pose en rempart à Trump

Assailli de critiques par ses rivaux, le grand favori des primaires démocrates Bernie Sanders a martelé mardi que son programme très à gauche pouvait le porter vers une victoire contre Donald Trump en novembre.

Les échanges acerbes entre les candidats à l'investiture démocrate lors de ce débat particulièrement animé étaient à la hauteur des enjeux. 

Quatre jours avant un vote crucial des primaires démocrates en Caroline du Sud, plusieurs jouaient ici leur dernière chance de rester en lice.

Car le résultat en Caroline du Sud influencera de manière décisive l'élan des candidats juste avant le "Super Tuesday", lorsque 14 Etats voteront le 3 mars. 

A 78 ans, Bernie Sanders est jusqu'ici le super-favori de ces primaires, après trois votes dans l'Iowa, le New Hampshire et le Nevada. 

Son avance a fait exploser au grand jour la fracture au sein du parti, entre les partisans du sénateur "socialiste" autoproclamé et les tenants d'un discours plus au centre, censé pouvoir rassembler plus d'électeurs pour battre Donald Trump le 3 novembre. 

Ses rivaux plus modérés ont affirmé que le financement de son programme, trop radical à leurs yeux, restait trop flou, notamment sur sa profonde réforme du système de santé. Cela donnerait, à leurs yeux, des munitions au président républicain sortant si Bernie Sanders portait contre lui les couleurs démocrates. 

"Moi je vais vous dire ce que sera la facture. La facture, ce sera quatre ans supplémentaires de Donald Trump", a affirmé Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend.

En situation très périlleuse après trois mauvais résultats, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 70 ans, a aussi éreinté sur ce point Bernie Sanders, en se présentant comme meilleure alternative à gauche. 

Le sénateur indépendant a de nouveau été sommé de s'expliquer pour avoir salué récemment le "programme massif d'alphabétisation" lancé par Fidel Castro après la révolution cubaine dans les années 1950. 

Il s'est défendu en affirmant que l'ancien président démocrate Barack Obama avait tenu des propos similaires, avant de marteler qu'il condamnait sans réserve tous les régimes autoritaires. 

L'ancien vice-président Joe Biden a aussi reproché à Bernie Sanders ses positions passées sur les armes à feu, lors de votes controversés au Congrès américain. 

- Ramener "les ouvriers" -

Face à ce barrage d'attaques, Bernie Sanders a martelé que des sondages le donnaient gagnant face au président républicain. 

"Le fait est que pour battre Trump (...), nous avons besoin d'une candidature (portée) par l'énergie et la passion", a-t-il déclaré en se présentant comme le seul candidat capable de galvaniser les jeunes et les minorités tout en ramenant "les ouvriers vers le parti démocrate". 

Et il a martelé que ses propositions n'étaient pas "radicales". Elles "existent dans des pays à travers le monde. La santé est un droit humain". 

Un modérateur a souligné que s'il était élu, Bernie Sanders serait le premier président juif des Etats-Unis. 

"Je suis très fier d'être juif", a-t-il souligné dans une rare allusion à sa religion. "Mais je pense malheureusement, tragiquement, qu'en ce moment en Israël, avec Bibi (Benjamin) Netanyahu, un raciste réactionnaire dirige ce pays". 

- Bloomberg, candidat "risqué" -

Après une première apparition très ratée la semaine dernière, le milliardaire Michael Bloomberg a affronté sur un pied plus ferme les attaques toujours nourries des autres prétendants à la Maison Blanche. 

Il s'est défendu face aux accusations de sexisme et de politiques jugées discriminatoires lors qu'il était maire de New York. 

Troisième des sondages nationaux, l'ancien maire de New York, âgé de 78 ans, entrera dans la course lors du "Super Tuesday", après avoir puisé plus de 500 millions de dollars dans sa fortune personnelle pour financer sa campagne.

Ses spots télévisés sont d'ailleurs passées pendant les pauses du débat.

"Peu importe combien d'argent M. Bloomberg a. Le coeur du parti de démocrate ne lui fera jamais confiance", a affirmé Elizabeth Warren à propos de cet ancien républicain.

- Nostalgies "révolutionnaires" - 

Jouant très gros en Caroline du Sud, Joe Biden, 77 ans, a voulu se montrer combatif.

L'ex-bras droit de Barack Obama mise presque tout sur cet Etat, après deux piteux scores dans l'Iowa et le New Hampshire. "Je gagnerai la Caroline du Sud", a-t-il insisté.

Il a relevé la tête dans le Nevada et espère désormais que sa popularité chez les Noirs le portera vers une victoire en Caroline du Sud, où ils représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate. 

Mais son avance dans cet Etat s'est réduite ces dernières semaines. 

M. Buttigieg, 38 ans, est le premier homosexuel à avoir une chance de décrocher l'investiture après de bons scores aux deux premiers scrutins. 

Il a de nouveau voulu se présenter en alternative d'avenir face à un Bernie Sanders à la "nostalgie des politiques révolutionnaires des années 1960". 

Mais il manque de soutien au sein des minorités, ce qui le plombe dans les sondages en Caroline du Sud.

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(26/02/2020 07:57)

Egypte: Sissi rend hommage à Moubarak lors d'une cérémonie militaire

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a rendu hommage mercredi à Hosni Moubarak lors des funérailles de l'ex-président, qui a régné pendant 30 ans avant de quitter le pouvoir en 2011 sous la pression du Printemps arabe.

M. Sissi a mené une procession près de la mosquée al-Mouchir Tantaoui, dans l'est du Caire, au son des coups de canon en hommage à Moubarak, décédé la veille à 91 ans, dans un hôpital militaire du Caire.

Le cercueil, arrivé par hélicoptère peu auparavant, a été posé sur un affût de canon et escorté par des soldats en grands uniformes.

Derrière le président Sissi, suivait une foule de personnalités égyptiennes, dont le Premier ministre Mostafa Madbouly, les fils du défunt, Alaa et Gamal, ou encore le pape orthodoxe copte Tawadros II.

- Trois jours de deuil -

L'actuel président a brièvement salué la famille de Moubarak qui doit ensuite être enterré dans le tombeau familial à Héliopolis, dans l'est de la capitale.

Les images de la procession, qui n'a duré que quelques minutes, ont été diffusées en direct sur plusieurs chaînes de télévision égyptiennes, qui arboraient à l'antenne un ruban noir de deuil.

Mercredi matin, un important dispositif de sécurité, comprenant des véhicules blindés, avait été déployé près de la mosquée et du cimetière, selon des journalistes de l'AFP.

Des dizaines d'admirateurs de M. Moubarak étaient rassemblés à proximité, arborant des portraits de l'ancien président et des drapeaux égyptiens.

Samir Gaafar, 59 ans, vêtu d'une galabeya traditionnelle tenait une photo de l'ex-président avec un texte dénonçant la révolte de 2011. "Je viens aujourd'hui car les pauvres de ce pays sont devenus plus pauvres après Moubarak", a-t-il dit à l'AFP.

Avec ces funérailles en grande pompe, le président déchu reçoit ainsi un hommage officiel du gouvernement égyptien. 

Trois jours de deuil national ont été décrétés à compter de mercredi par le gouvernement de M. Sissi, qui comme le défunt président, est un militaire à la tête d'un régime autoritaire.

L'hommage a toutefois été critiqué par plusieurs militants pro-révolte sur les réseaux sociaux, dénonçant la répression du mouvement en 2011 avant le départ de M. Moubarak.

L'ex-président islamiste Mohamed Morsi, arrivé au pouvoir en 2012 dans la foulée du Printemps arabe, puis destitué par l'armée l'année suivante, n'avait pas eu les mêmes égards à sa mort en 2019. Son enterrement avait eu lieu dans la plus grande discrétion, loin des caméras.

Mardi soir, M. Sissi avait salué en M. Moubarak l'un des "héros de la guerre d'octobre 1973" contre Israël, durant laquelle il avait dirigé l'armée de l'air.

Sur sa page Facebook, le commandement des forces armées égyptiennes a déploré la disparition "d'un de ses fils".

Outre les Palestiniens, Israéliens et Emiratis, peu de dirigeants étrangers ont communiqué sur la mort de l'ex chef d'Etat, qui a été l'un des piliers des réunions internationales pendant de longues années.

- Sentiments mitigés -

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a brièvement présenté ses condoléances mardi lors d'un point presse.

Le quotidien d'Etat al-Ahram, titrait mercredi: "Moubarak entre les mains de Dieu" avec le portrait de l'ancien raïs habillé d'un bandeau noir en signe de deuil.

"On pouvait être d'accord avec lui ou pas, mais une chose est certaine: Moubarak n'a jamais trahi son pays", écrivait Mohamed Amin, éditorialiste au quotidien privé Al-Masry al-Youm. 

Comparant le destin de M. Moubarak avec celui d'autres chefs d'Etats tombés pendant le Printemps arabe comme le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, décédé en exil, M. Amin a souligné que l'ex-raïs, resté en Egypte, "a vécu avec sa dignité et son arrogance".

Mardi soir, l'AFP a interrogé des passants près de la place Tahrir au Caire, épicentre de la révolte populaire de 2011, relevant des sentiments mitigés parmi les anonymes interrogés.

L'un d'eux a estimé que l'Egypte "aurait été un pays différent" si M. Moubarak avait adhéré à l'idée d'un "transfert pacifique du pouvoir" et n'avait pas régné si longtemps.

"Qu'il repose en paix", a dit un autre en évoquant "les bonnes choses" apportées aux Egyptiens sous la présidence de M. Moubarak, mais évoquant aussi, sans autre précision, "les grandes injustices" vécues par le peuple.

Lors de sa présidence, l'ouverture des dernières années a valu à l'Egypte une amorce de décollage économique. Mais son règne de trois décennies a surtout été marqué par de profondes inégalités sociales, des abus policiers et une corruption endémique.

Arrêté et jugé dans plusieurs affaires, il aura été le premier président du pays à être traduit en justice. Il a toutefois été blanchi de la plupart des accusations qui pesaient contre lui.

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Egypte: Sissi rend hommage à Moubarak lors d'une cérémonie militaire

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a rendu hommage mercredi à Hosni Moubarak lors des funérailles de l'ex-président, qui a régné pendant 30 ans avant de quitter le pouvoir en 2011 sous la pression du Printemps arabe.

M. Sissi a mené une procession près de la mosquée al-Mouchir Tantaoui, dans l'est du Caire, au son des coups de canon en hommage à Moubarak, décédé la veille à 91 ans, dans un hôpital militaire du Caire.

Le cercueil, arrivé par hélicoptère peu auparavant, a été posé sur un affût de canon et escorté par des soldats en grands uniformes.

Derrière le président Sissi, suivait une foule de personnalités égyptiennes, dont le Premier ministre Mostafa Madbouly, les fils du défunt, Alaa et Gamal, ou encore le pape orthodoxe copte Tawadros II.

- Trois jours de deuil -

L'actuel président a brièvement salué la famille de Moubarak qui doit ensuite être enterré dans le tombeau familial à Héliopolis, dans l'est de la capitale.

Les images de la procession, qui n'a duré que quelques minutes, ont été diffusées en direct sur plusieurs chaînes de télévision égyptiennes, qui arboraient à l'antenne un ruban noir de deuil.

Mercredi matin, un important dispositif de sécurité, comprenant des véhicules blindés, avait été déployé près de la mosquée et du cimetière, selon des journalistes de l'AFP.

Des dizaines d'admirateurs de M. Moubarak étaient rassemblés à proximité, arborant des portraits de l'ancien président et des drapeaux égyptiens.

Samir Gaafar, 59 ans, vêtu d'une galabeya traditionnelle tenait une photo de l'ex-président avec un texte dénonçant la révolte de 2011. "Je viens aujourd'hui car les pauvres de ce pays sont devenus plus pauvres après Moubarak", a-t-il dit à l'AFP.

Avec ces funérailles en grande pompe, le président déchu reçoit ainsi un hommage officiel du gouvernement égyptien. 

Trois jours de deuil national ont été décrétés à compter de mercredi par le gouvernement de M. Sissi, qui comme le défunt président, est un militaire à la tête d'un régime autoritaire.

L'hommage a toutefois été critiqué par plusieurs militants pro-révolte sur les réseaux sociaux, dénonçant la répression du mouvement en 2011 avant le départ de M. Moubarak.

L'ex-président islamiste Mohamed Morsi, arrivé au pouvoir en 2012 dans la foulée du Printemps arabe, puis destitué par l'armée l'année suivante, n'avait pas eu les mêmes égards à sa mort en 2019. Son enterrement avait eu lieu dans la plus grande discrétion, loin des caméras.

Mardi soir, M. Sissi avait salué en M. Moubarak l'un des "héros de la guerre d'octobre 1973" contre Israël, durant laquelle il avait dirigé l'armée de l'air.

Sur sa page Facebook, le commandement des forces armées égyptiennes a déploré la disparition "d'un de ses fils".

Outre les Palestiniens, Israéliens et Emiratis, peu de dirigeants étrangers ont communiqué sur la mort de l'ex chef d'Etat, qui a été l'un des piliers des réunions internationales pendant de longues années.

- Sentiments mitigés -

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a brièvement présenté ses condoléances mardi lors d'un point presse.

Le quotidien d'Etat al-Ahram, titrait mercredi: "Moubarak entre les mains de Dieu" avec le portrait de l'ancien raïs habillé d'un bandeau noir en signe de deuil.

"On pouvait être d'accord avec lui ou pas, mais une chose est certaine: Moubarak n'a jamais trahi son pays", écrivait Mohamed Amin, éditorialiste au quotidien privé Al-Masry al-Youm. 

Comparant le destin de M. Moubarak avec celui d'autres chefs d'Etats tombés pendant le Printemps arabe comme le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, décédé en exil, M. Amin a souligné que l'ex-raïs, resté en Egypte, "a vécu avec sa dignité et son arrogance".

Mardi soir, l'AFP a interrogé des passants près de la place Tahrir au Caire, épicentre de la révolte populaire de 2011, relevant des sentiments mitigés parmi les anonymes interrogés.

L'un d'eux a estimé que l'Egypte "aurait été un pays différent" si M. Moubarak avait adhéré à l'idée d'un "transfert pacifique du pouvoir" et n'avait pas régné si longtemps.

"Qu'il repose en paix", a dit un autre en évoquant "les bonnes choses" apportées aux Egyptiens sous la présidence de M. Moubarak, mais évoquant aussi, sans autre précision, "les grandes injustices" vécues par le peuple.

Lors de sa présidence, l'ouverture des dernières années a valu à l'Egypte une amorce de décollage économique. Mais son règne de trois décennies a surtout été marqué par de profondes inégalités sociales, des abus policiers et une corruption endémique.

Arrêté et jugé dans plusieurs affaires, il aura été le premier président du pays à être traduit en justice. Il a toutefois été blanchi de la plupart des accusations qui pesaient contre lui.

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(26/02/2020 16:06)

Violences intercommunautaires à Delhi: Modi appelle au calme

Le Premier ministre indien Narendra Modi a appelé mercredi au calme face à des violences intercommunautaires qui ont fait 22 morts à New Delhi, marquant un des pires embrasements de la capitale indienne depuis des décennies.

Commerces mis à feu, drapeau hindou hissé sur une mosquée, Coran brûlé: des émeutiers armés de pierres, de sabres et parfois de pistolets, sèment le chaos et la terreur depuis dimanche dans des faubourgs populaires du nord-est de la mégapole, éloignés d'une dizaine de kilomètres du centre.

"J'appelle mes sœurs et frères de Delhi à maintenir en tout temps la paix et la fraternité. Il est important que le calme et la normalité soient rétablis au plus vite", a déclaré le dirigeant nationaliste hindou sur son compte Twitter.

Des heurts entre partisans et opposants d'une loi controversée sur la citoyenneté, jugée discriminatoire envers les musulmans par ses détracteurs, ont dégénéré en affrontements communautaires, entre hindous et musulmans.

Lors de multiples incidents rapportés par la presse indienne, des groupes armés hindous s'en sont pris à des lieux et à des personnes identifiés comme musulmans. Des témoignages concordants font état de bandes criant "Jai Shri Ram" ("Vive le dieu Ram").

Le principal hôpital de la zone a recensé 22 décès et traité 200 blessés jusqu'à mercredi après-midi, a indiqué à l'AFP l'un de ses responsables. Une partie conséquente des patients souffraient de blessures par balles.

Mercredi, la situation sur le terrain était tendue mais aucune violence n'avait été signalée en milieu d'après-midi. Les autorités indiennes ont déployé en nombre des policiers en tenue antiémeutes.

Les forces de l'ordre demandaient aux habitants de se barricader chez eux, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des pompiers arrosaient de leur lance à eau des échoppes brûlées la nuit précédente.

Dans un marché dévasté et calciné, le commerçant Abdul Hafees était venu constater les dégâts. Lundi, des émeutiers "ont utilisé l'essence de motos garées là et des pneus en caoutchouc pour s'assurer que tout brûlait", a-t-il raconté. Les vandales sont revenus mardi pour incendier des boutiques épargnées la veille.

"Je pense que toute échoppe encore intacte dans le marché, ils la brûleront ce soir", redoute-t-il.

- Mise en garde pakistanaise -

S'inquiétant de la "situation alarmante", le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal, a enjoint le gouvernement de Narendra Modi de mettre en place un couvre-feu dans la zone et déployer l'armée.

Un drapeau hindou, représentant le dieu-singe Hanuman, flottait mercredi matin au sommet d'une mosquée de quartier vandalisée, a vu une équipe de l'AFP. Des vidéos tournées la veille et circulant sur les réseaux sociaux, dont l'AFP a vérifié l'authenticité, montrent des hommes grimpant au minaret pour y arracher le haut-parleur et y installer le drapeau, sous les vivats.

Mohammad Muslim, un résident du quartier, a extrait un Coran en feu de la mosquée saccagée. "Vous pouvez voir que mes mains sont devenues noires pour avoir porté le Coran brûlé", a-t-il expliqué à l'AFP.

Narendra Modi est confronté depuis décembre à un vaste mouvement de contestation contre une nouvelle législation qui facilite l'attribution de la citoyenneté indienne à des réfugiés, à condition qu'ils ne soient pas musulmans.

Ce texte a cristallisé les craintes de la minorité musulmane d'être reléguée au rang de citoyens de seconde classe, dans cette nation où les hindous représentent 80% de la population. 

La loi a provoqué les plus importantes manifestations dans le pays d'Asie du Sud depuis l'arrivée au pouvoir en 2014 de l'actuel chef de gouvernement, largement réélu l'année dernière.

Réagissant aux événements à New Delhi, le Premier ministre pakistanais Imran Khan a jugé mercredi que "lorsqu'une idéologie raciste fondée sur la haine prend le pouvoir, cela mène au bain de sang", en référence au nationalisme hindou.

Le dirigeant de la république islamique a mis en garde ses concitoyens contre des représailles sur la minorité hindoue au Pakistan. "Nos minorités sont des citoyens égaux dans ce pays", a-t-il tweeté.

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Violences intercommunautaires à Delhi: Modi appelle au calme

Le Premier ministre indien Narendra Modi a appelé mercredi au calme face à des violences intercommunautaires qui ont fait 22 morts à New Delhi, marquant un des pires embrasements de la capitale indienne depuis des décennies.

Commerces mis à feu, drapeau hindou hissé sur une mosquée, Coran brûlé: des émeutiers armés de pierres, de sabres et parfois de pistolets, sèment le chaos et la terreur depuis dimanche dans des faubourgs populaires du nord-est de la mégapole, éloignés d'une dizaine de kilomètres du centre.

"J'appelle mes sœurs et frères de Delhi à maintenir en tout temps la paix et la fraternité. Il est important que le calme et la normalité soient rétablis au plus vite", a déclaré le dirigeant nationaliste hindou sur son compte Twitter.

Des heurts entre partisans et opposants d'une loi controversée sur la citoyenneté, jugée discriminatoire envers les musulmans par ses détracteurs, ont dégénéré en affrontements communautaires, entre hindous et musulmans.

Lors de multiples incidents rapportés par la presse indienne, des groupes armés hindous s'en sont pris à des lieux et à des personnes identifiés comme musulmans. Des témoignages concordants font état de bandes criant "Jai Shri Ram" ("Vive le dieu Ram").

Le principal hôpital de la zone a recensé 22 décès et traité 200 blessés jusqu'à mercredi après-midi, a indiqué à l'AFP l'un de ses responsables. Une partie conséquente des patients souffraient de blessures par balles.

Mercredi, la situation sur le terrain était tendue mais aucune violence n'avait été signalée en milieu d'après-midi. Les autorités indiennes ont déployé en nombre des policiers en tenue antiémeutes.

Les forces de l'ordre demandaient aux habitants de se barricader chez eux, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des pompiers arrosaient de leur lance à eau des échoppes brûlées la nuit précédente.

Dans un marché dévasté et calciné, le commerçant Abdul Hafees était venu constater les dégâts. Lundi, des émeutiers "ont utilisé l'essence de motos garées là et des pneus en caoutchouc pour s'assurer que tout brûlait", a-t-il raconté. Les vandales sont revenus mardi pour incendier des boutiques épargnées la veille.

"Je pense que toute échoppe encore intacte dans le marché, ils la brûleront ce soir", redoute-t-il.

- Mise en garde pakistanaise -

S'inquiétant de la "situation alarmante", le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal, a enjoint le gouvernement de Narendra Modi de mettre en place un couvre-feu dans la zone et déployer l'armée.

Un drapeau hindou, représentant le dieu-singe Hanuman, flottait mercredi matin au sommet d'une mosquée de quartier vandalisée, a vu une équipe de l'AFP. Des vidéos tournées la veille et circulant sur les réseaux sociaux, dont l'AFP a vérifié l'authenticité, montrent des hommes grimpant au minaret pour y arracher le haut-parleur et y installer le drapeau, sous les vivats.

Mohammad Muslim, un résident du quartier, a extrait un Coran en feu de la mosquée saccagée. "Vous pouvez voir que mes mains sont devenues noires pour avoir porté le Coran brûlé", a-t-il expliqué à l'AFP.

Narendra Modi est confronté depuis décembre à un vaste mouvement de contestation contre une nouvelle législation qui facilite l'attribution de la citoyenneté indienne à des réfugiés, à condition qu'ils ne soient pas musulmans.

Ce texte a cristallisé les craintes de la minorité musulmane d'être reléguée au rang de citoyens de seconde classe, dans cette nation où les hindous représentent 80% de la population. 

La loi a provoqué les plus importantes manifestations dans le pays d'Asie du Sud depuis l'arrivée au pouvoir en 2014 de l'actuel chef de gouvernement, largement réélu l'année dernière.

Réagissant aux événements à New Delhi, le Premier ministre pakistanais Imran Khan a jugé mercredi que "lorsqu'une idéologie raciste fondée sur la haine prend le pouvoir, cela mène au bain de sang", en référence au nationalisme hindou.

Le dirigeant de la république islamique a mis en garde ses concitoyens contre des représailles sur la minorité hindoue au Pakistan. "Nos minorités sont des citoyens égaux dans ce pays", a-t-il tweeté.

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(26/02/2020 15:53)

Grève générale dans les îles grecques contre les camps de migrants

Les îles grecques de Lesbos, Chios et Samos menaient mercredi une grève générale pour protester contre la construction de nouveaux camps pour les migrants.

Pour le deuxième jour consécutif, les manifestants à Lesbos ont fait face à la police anti-émeutes près de la ville de Mantamados, proche du site prévu pour la construction d'un camp de 7.000 personnes.

De petits groupes ont jeté des pierres vers la police, qui a répondu avec du gaz lacrymogène et des grenades aveuglantes.

"Nous sommes en temps de guerre. (La police) a les armes, nous avons nos coeurs et nos âmes", a déclaré un prêtre local, le père Stratis.

Le gouvernorat local a appelé à une grève de 24 heures, rejetant les projets du gouvernement de construire de nouveaux camps pour remplacer les installations actuelles surpeuplées, dans lesquelles les demandeurs d'asile vivent dans des conditions épouvantables.

Plus de 38.000 migrants s'entassent dans les camps des îles de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos, officiellement prévus pour 6.200 personnes.

Les habitants des îles se plaignent depuis longtemps des problèmes d'insécurité et de santé publique que causent selon eux les migrants et s'opposent aux projets de construction de nouveaux camps du gouvernement.

"Nous nous battons également pour ceux qui veulent partir pour un endroit meilleur. Nous voulons qu'ils partent", a déclaré le père Stratis. "Nous accepterons les réfugiés de guerre, mais les criminels devraient partir".

Le gouvernement conservateur, arrivé au pouvoir en juillet, a annoncé que les camps de Lesbos, Samos et Chios seront fermés cette année pour être remplacés par de nouvelles installations, plus petites, qui devraient être opérationnelles mi-2020.

Après des semaines de pourparlers infructueux avec les autorités locales, le gouvernement a envoyé lundi par bateau des engins de chantier et la police anti-émeutes, provoquant l'indignation.

Les partis d'opposition ont dénoncé une décision antidémocratique, et les responsables locaux une tentative "barbare" de "transformer de force Lesbos et Chios en prisons".

L'Etat avait déjà mis en colère les insulaires courant février en annonçant que des terres pourraient être réquisitionnées pour une période de trois ans pour construire les nouveaux camps.

"Il y a une limite à notre patience. Ils réquisitionnent des terres et amènent la police anti-émeutes, utilisent les lacrymogènes contre les gens. Sommes-nous en guerre ?", s'est indigné Stratos Paspalas, un boucher à la retraite.

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Grève générale dans les îles grecques contre les camps de migrants

Les îles grecques de Lesbos, Chios et Samos menaient mercredi une grève générale pour protester contre la construction de nouveaux camps pour les migrants.

Pour le deuxième jour consécutif, les manifestants à Lesbos ont fait face à la police anti-émeutes près de la ville de Mantamados, proche du site prévu pour la construction d'un camp de 7.000 personnes.

De petits groupes ont jeté des pierres vers la police, qui a répondu avec du gaz lacrymogène et des grenades aveuglantes.

"Nous sommes en temps de guerre. (La police) a les armes, nous avons nos coeurs et nos âmes", a déclaré un prêtre local, le père Stratis.

Le gouvernorat local a appelé à une grève de 24 heures, rejetant les projets du gouvernement de construire de nouveaux camps pour remplacer les installations actuelles surpeuplées, dans lesquelles les demandeurs d'asile vivent dans des conditions épouvantables.

Plus de 38.000 migrants s'entassent dans les camps des îles de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos, officiellement prévus pour 6.200 personnes.

Les habitants des îles se plaignent depuis longtemps des problèmes d'insécurité et de santé publique que causent selon eux les migrants et s'opposent aux projets de construction de nouveaux camps du gouvernement.

"Nous nous battons également pour ceux qui veulent partir pour un endroit meilleur. Nous voulons qu'ils partent", a déclaré le père Stratis. "Nous accepterons les réfugiés de guerre, mais les criminels devraient partir".

Le gouvernement conservateur, arrivé au pouvoir en juillet, a annoncé que les camps de Lesbos, Samos et Chios seront fermés cette année pour être remplacés par de nouvelles installations, plus petites, qui devraient être opérationnelles mi-2020.

Après des semaines de pourparlers infructueux avec les autorités locales, le gouvernement a envoyé lundi par bateau des engins de chantier et la police anti-émeutes, provoquant l'indignation.

Les partis d'opposition ont dénoncé une décision antidémocratique, et les responsables locaux une tentative "barbare" de "transformer de force Lesbos et Chios en prisons".

L'Etat avait déjà mis en colère les insulaires courant février en annonçant que des terres pourraient être réquisitionnées pour une période de trois ans pour construire les nouveaux camps.

"Il y a une limite à notre patience. Ils réquisitionnent des terres et amènent la police anti-émeutes, utilisent les lacrymogènes contre les gens. Sommes-nous en guerre ?", s'est indigné Stratos Paspalas, un boucher à la retraite.

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(26/02/2020 14:49)

Accord nucléaire iranien: réunion de conciliation ardue à Vienne

Les Européens, la Chine et la Russie ont commencé mercredi à chercher avec l'Iran un terrain d'entente sur son programme nucléaire, lors de leur première rencontre depuis le lancement d'une procédure contre Téhéran, accusé de violer l'accord de 2015.

Qualifiée dans les médias par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de "chance pour arrêter l'escalade avant qu'il ne soit trop tard", leur réunion se déroule à Vienne, en Autriche, au niveau des directeurs politiques. 

Elle a lieu dans le cadre de la commission mixte, l'instance de discussion prévue par l'accord sur le nucléaire iranien. Aucun délégué n'a fait de commentaire à son arrivée à l'hôtel où ont lieu les discussions, a constaté l'AFP.

Aux termes du mécanisme de règlement des différends prévu par l'accord, les parties doivent tenter de trouver une solution avant de décider s'il convient de la soumettre aux ministres des Affaires étrangères. 

L'absence de conciliation peut mener au rétablissement par le Conseil de sécurité de l'ONU de toutes les sanctions qui avaient été levées dans le cadre de l'accord de Vienne, mais les Européens assurent que tel n'est pas leur objectif.

La rencontre est présidée par Helga Schmid, spécialiste du dossier auprès du haut représentant de l'UE, Josep Borrell. Outre l'Iran, elle réunit des représentants de la Chine, la Russie, du Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

L'accord historique de Vienne est sérieusement menacé depuis que les Etats-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran, asphyxié par les sanctions, a riposté en s'affranchissant, depuis mai 2019, de plusieurs de ses engagements tous les deux mois, rappelle l'ONG américaine Arms Control Association. 

Les Européens considèrent que les violations décidées par les autorités iraniennes ne sont toutefois pas encore toutes irréversibles. Pour l'instant, l'Iran a déclaré qu'il poursuivrait sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), permettant aux inspecteurs d'avoir accès aux installations déclarées.

"Nous avons tous intérêt à sauver le JCPOA (acronyme anglais pour Plan d'action global commun, désignant l'accord) pour que les inspecteurs puissent continuer leur travail en Iran", estime un diplomate interrogé par l'AFP.

- Mécanisme de troc -

Mais les négociations entre l'Iran, les Européens, la Chine et la Russie n'ont "pas de date butoir" et "on est encore loin d'un résultat", un calendrier n'ayant pas été arrêté, a-t-il ajouté.

A la mi-février, l'Iran s'est dit disposé à annuler tout ou partie des mesures prises pour se désengager de l'accord, seulement si l'Europe lui assure en échange des avantages économiques "significatifs". 

En janvier 2019, un mécanisme de troc nommé Instex a été créé par les Européens pour contourner les sanctions américaines imposées à l'Iran en évitant d'utiliser le dollar.

Instex doit fonctionner comme une chambre de compensation permettant à l'Iran de continuer à vendre du pétrole et d'importer en contrepartie d'autres produits. Il n'a jusqu'à présent favorisé aucune transaction. 

L'Iran réclame notamment des achats de pétrole pour limiter l'impact économique des sanctions américaines. En échange, Téhéran pourrait "au moins geler ses stocks d'uranium" selon le diplomate.

Téhéran produit actuellement de l'uranium enrichi à un taux supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord et ne respecte plus la limite de 300 kilos imposée à ses stocks d'uranium enrichi.

L'Iran a affirmé début janvier qu'il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses".

Ces prochains jours, l'AIEA, basée à Vienne, doit remettre à ses pays membres les résultats de ses dernières inspections sur les capacités techniques de l'Iran et le stock d'uranium enrichi. 

L'accord de 2015 offre à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire. 

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Accord nucléaire iranien: réunion de conciliation ardue à Vienne

Les Européens, la Chine et la Russie ont commencé mercredi à chercher avec l'Iran un terrain d'entente sur son programme nucléaire, lors de leur première rencontre depuis le lancement d'une procédure contre Téhéran, accusé de violer l'accord de 2015.

Qualifiée dans les médias par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de "chance pour arrêter l'escalade avant qu'il ne soit trop tard", leur réunion se déroule à Vienne, en Autriche, au niveau des directeurs politiques. 

Elle a lieu dans le cadre de la commission mixte, l'instance de discussion prévue par l'accord sur le nucléaire iranien. Aucun délégué n'a fait de commentaire à son arrivée à l'hôtel où ont lieu les discussions, a constaté l'AFP.

Aux termes du mécanisme de règlement des différends prévu par l'accord, les parties doivent tenter de trouver une solution avant de décider s'il convient de la soumettre aux ministres des Affaires étrangères. 

L'absence de conciliation peut mener au rétablissement par le Conseil de sécurité de l'ONU de toutes les sanctions qui avaient été levées dans le cadre de l'accord de Vienne, mais les Européens assurent que tel n'est pas leur objectif.

La rencontre est présidée par Helga Schmid, spécialiste du dossier auprès du haut représentant de l'UE, Josep Borrell. Outre l'Iran, elle réunit des représentants de la Chine, la Russie, du Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

L'accord historique de Vienne est sérieusement menacé depuis que les Etats-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. Téhéran, asphyxié par les sanctions, a riposté en s'affranchissant, depuis mai 2019, de plusieurs de ses engagements tous les deux mois, rappelle l'ONG américaine Arms Control Association. 

Les Européens considèrent que les violations décidées par les autorités iraniennes ne sont toutefois pas encore toutes irréversibles. Pour l'instant, l'Iran a déclaré qu'il poursuivrait sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), permettant aux inspecteurs d'avoir accès aux installations déclarées.

"Nous avons tous intérêt à sauver le JCPOA (acronyme anglais pour Plan d'action global commun, désignant l'accord) pour que les inspecteurs puissent continuer leur travail en Iran", estime un diplomate interrogé par l'AFP.

- Mécanisme de troc -

Mais les négociations entre l'Iran, les Européens, la Chine et la Russie n'ont "pas de date butoir" et "on est encore loin d'un résultat", un calendrier n'ayant pas été arrêté, a-t-il ajouté.

A la mi-février, l'Iran s'est dit disposé à annuler tout ou partie des mesures prises pour se désengager de l'accord, seulement si l'Europe lui assure en échange des avantages économiques "significatifs". 

En janvier 2019, un mécanisme de troc nommé Instex a été créé par les Européens pour contourner les sanctions américaines imposées à l'Iran en évitant d'utiliser le dollar.

Instex doit fonctionner comme une chambre de compensation permettant à l'Iran de continuer à vendre du pétrole et d'importer en contrepartie d'autres produits. Il n'a jusqu'à présent favorisé aucune transaction. 

L'Iran réclame notamment des achats de pétrole pour limiter l'impact économique des sanctions américaines. En échange, Téhéran pourrait "au moins geler ses stocks d'uranium" selon le diplomate.

Téhéran produit actuellement de l'uranium enrichi à un taux supérieur au seuil de 3,67% fixé par l'accord et ne respecte plus la limite de 300 kilos imposée à ses stocks d'uranium enrichi.

L'Iran a affirmé début janvier qu'il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses".

Ces prochains jours, l'AIEA, basée à Vienne, doit remettre à ses pays membres les résultats de ses dernières inspections sur les capacités techniques de l'Iran et le stock d'uranium enrichi. 

L'accord de 2015 offre à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire. 

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(26/02/2020 17:33)

Tunisie: vote de confiance attendu pour le nouveau gouvernement

Le Parlement tunisien devrait accorder mercredi, sauf coup de théâtre, sa confiance au nouveau gouvernement, qui a été formé après quatre mois d'intenses négociations et doit s'atteler à d'importants dossiers socio-économiques en suspens.

Dans le cas contraire, un second rejet après l'échec d'un premier cabinet en janvier ouvrirait la porte à la dissolution de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) élue le 6 octobre et à des élections anticipées.

A l'ouverture de la plénière devant 180 députés sur un total de 217 élus, le Premier ministre désigné Elyes Fakhfakh a affirmé que son gouvernement ambitionnait de "réaliser l'intérêt suprême de la Tunisie".

Et de lister les priorités de son équipe: la lutte contre les actes criminels et terroristes, contre la hausse des prix, la pauvreté, la corruption, ainsi que la relance de l'économie et la création d'emplois.

- "Très fortes chances" -

Rétablir un climat politique sain, renforcer le rôle de l'Etat et poursuivre la mise en place des institutions démocratiques manquantes figurent également dans son programme, a-t-il dit.

La parole étant donnée à des dizaines de députés, le vote de confiance devrait intervenir dans la nuit de mercredi à jeudi.  

Le gouvernement est composé de 15 membres appartenant à des partis politiques et 17 autres présentés comme des personnalités indépendantes qui se voient confier notamment les ministères régaliens.

Plus grande force au Parlement, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha (54 députés) a obtenu six ministères. 

Même s'il n'a pas décroché les ministères qu'il convoitait, Ennahdha a affirmé dans un communiqué mardi soir qu'il voterait en faveur de ce cabinet.

D'autres blocs parlementaires comme le Courant démocrate (22 sièges) et le Mouvement du peuple (16 sièges) ont manifesté également leur soutien au gouvernement qui doit obtenir la majorité absolue de 109 voix, au sein d'une Assemblée particulièrement morcelée. 

La parti libéral Qalb Tounes (38 sièges, deux force dans l'ARP), de l'homme d'affaire Nabil Karoui, n'a pas été sollicité pour faire partie de ce gouvernement, et se pose ainsi dans l'opposition.

Mais, a-t-il fait savoir mardi après une réunion de son bureau, s'il y avait un risque que le gouvernement n'obtienne pas la majorité des voix et donc que l'assemblée soit dissoute, il déciderait alors d'approuver l'équipe de M. Fakhfakh.

Ce vote intervient après un accord de dernière minute le 19 février entre le président tunisien Kais Saied et Ennahdha.

"Sauf grosse surprise, le gouvernement Fakhfakh a de très fortes chances d'obtenir le vote de confiance de l'ARP", avance mercredi le journal francophone Le Quotidien.

Dans ce gouvernement qui ne compte que six femmes, les ministères de la Justice et de l'Intérieur, très convoités, ont été confiés respectivement à une juge présentée comme indépendante, Thouraya Jeribi, et à un ancien cadre ministériel récemment nommé conseiller juridique de la présidence, Hichem Mechichi. 

- Quelle marge de manoeuvre ? -

La Défense revient à l'ancien dirigeant de l'Instance nationale d’accès à l'information (Inai), Imed Hazgui, et les Affaires étrangères à un ancien ambassadeur à Oman, Noureddine Erraï.

En janvier, un précédent gouvernement constitué sous la houlette d'Ennahdha avait échoué à obtenir la confiance des députés.

La Tunisie est donc gérée depuis plus de quatre mois par le gouvernement sortant, alimentant un attentisme qui ralentit la vie publique et économique du pays.

Le nouveau gouvernement devra notamment relancer les discussions avec les bailleurs de fonds, à commencer par le Fonds monétaire international, dont le programme entamé en 2016 s'achève en avril/mai 2020. 

"La question qui se pose maintenant, c'est la marge du manœuvre accordée à ce gouvernement, qui permettra de mesurer son efficacité", a souligné le politologue Selim Kharrat, de l'ONG Bawsala, observatoire de la vie publique.

Quant aux Tunisiens, neuf ans après avoir chassé le dictateur Zine el Abidine Ben Ali lors du Printemps arabe, ils attendent toujours un gouvernement démocratique à même de s'attaquer aux nombreux maux socio-économiques qui rongent leur pays.

"La patience a ses limites et tout le monde attend au tournant le nouveau gouvernement avec cette grogne qui risque de s'amplifier", écrit dans son éditorial Le Temps.

Et "plombé par des dissensions idéologiques entre les membres de son équipe et une opposition qui l'attend de pied ferme, Elyes Fakhfakh aura certainement bien du mal à mettre en pratique son programme", estime ce quotidien francophone.

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Tunisie: vote de confiance attendu pour le nouveau gouvernement

Le Parlement tunisien devrait accorder mercredi, sauf coup de théâtre, sa confiance au nouveau gouvernement, qui a été formé après quatre mois d'intenses négociations et doit s'atteler à d'importants dossiers socio-économiques en suspens.

Dans le cas contraire, un second rejet après l'échec d'un premier cabinet en janvier ouvrirait la porte à la dissolution de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) élue le 6 octobre et à des élections anticipées.

A l'ouverture de la plénière devant 180 députés sur un total de 217 élus, le Premier ministre désigné Elyes Fakhfakh a affirmé que son gouvernement ambitionnait de "réaliser l'intérêt suprême de la Tunisie".

Et de lister les priorités de son équipe: la lutte contre les actes criminels et terroristes, contre la hausse des prix, la pauvreté, la corruption, ainsi que la relance de l'économie et la création d'emplois.

- "Très fortes chances" -

Rétablir un climat politique sain, renforcer le rôle de l'Etat et poursuivre la mise en place des institutions démocratiques manquantes figurent également dans son programme, a-t-il dit.

La parole étant donnée à des dizaines de députés, le vote de confiance devrait intervenir dans la nuit de mercredi à jeudi.  

Le gouvernement est composé de 15 membres appartenant à des partis politiques et 17 autres présentés comme des personnalités indépendantes qui se voient confier notamment les ministères régaliens.

Plus grande force au Parlement, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha (54 députés) a obtenu six ministères. 

Même s'il n'a pas décroché les ministères qu'il convoitait, Ennahdha a affirmé dans un communiqué mardi soir qu'il voterait en faveur de ce cabinet.

D'autres blocs parlementaires comme le Courant démocrate (22 sièges) et le Mouvement du peuple (16 sièges) ont manifesté également leur soutien au gouvernement qui doit obtenir la majorité absolue de 109 voix, au sein d'une Assemblée particulièrement morcelée. 

La parti libéral Qalb Tounes (38 sièges, deux force dans l'ARP), de l'homme d'affaire Nabil Karoui, n'a pas été sollicité pour faire partie de ce gouvernement, et se pose ainsi dans l'opposition.

Mais, a-t-il fait savoir mardi après une réunion de son bureau, s'il y avait un risque que le gouvernement n'obtienne pas la majorité des voix et donc que l'assemblée soit dissoute, il déciderait alors d'approuver l'équipe de M. Fakhfakh.

Ce vote intervient après un accord de dernière minute le 19 février entre le président tunisien Kais Saied et Ennahdha.

"Sauf grosse surprise, le gouvernement Fakhfakh a de très fortes chances d'obtenir le vote de confiance de l'ARP", avance mercredi le journal francophone Le Quotidien.

Dans ce gouvernement qui ne compte que six femmes, les ministères de la Justice et de l'Intérieur, très convoités, ont été confiés respectivement à une juge présentée comme indépendante, Thouraya Jeribi, et à un ancien cadre ministériel récemment nommé conseiller juridique de la présidence, Hichem Mechichi. 

- Quelle marge de manoeuvre ? -

La Défense revient à l'ancien dirigeant de l'Instance nationale d’accès à l'information (Inai), Imed Hazgui, et les Affaires étrangères à un ancien ambassadeur à Oman, Noureddine Erraï.

En janvier, un précédent gouvernement constitué sous la houlette d'Ennahdha avait échoué à obtenir la confiance des députés.

La Tunisie est donc gérée depuis plus de quatre mois par le gouvernement sortant, alimentant un attentisme qui ralentit la vie publique et économique du pays.

Le nouveau gouvernement devra notamment relancer les discussions avec les bailleurs de fonds, à commencer par le Fonds monétaire international, dont le programme entamé en 2016 s'achève en avril/mai 2020. 

"La question qui se pose maintenant, c'est la marge du manœuvre accordée à ce gouvernement, qui permettra de mesurer son efficacité", a souligné le politologue Selim Kharrat, de l'ONG Bawsala, observatoire de la vie publique.

Quant aux Tunisiens, neuf ans après avoir chassé le dictateur Zine el Abidine Ben Ali lors du Printemps arabe, ils attendent toujours un gouvernement démocratique à même de s'attaquer aux nombreux maux socio-économiques qui rongent leur pays.

"La patience a ses limites et tout le monde attend au tournant le nouveau gouvernement avec cette grogne qui risque de s'amplifier", écrit dans son éditorial Le Temps.

Et "plombé par des dissensions idéologiques entre les membres de son équipe et une opposition qui l'attend de pied ferme, Elyes Fakhfakh aura certainement bien du mal à mettre en pratique son programme", estime ce quotidien francophone.

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(26/02/2020 15:19)

Cameroun anglophone: l'armée accusée d'une tuerie par HRW, législatives partiellement annulées

Le meurtre d'une vingtaine de civils, dont 13 enfants, le 14 février au Cameroun anglophone en proie à un sanglant conflit séparatiste, a été perpétré par les "forces gouvernementales" et une milice peule alliée, a accusé mardi Human Rights Watch (HRW).

Et dans la soirée, le Conseil constitutionnel a annulé les législatives du 9 février dans une partie des deux régions peuplées par la minorité anglophone camerounaise qui avait largement ignoré le scrutin, en soutien aux indépendantistes ou bien par crainte de ces groupes armés qui leur avaient interdit d'aller voter.

"Les forces gouvernementales et des membres de l'ethnie peule ont tué au moins 21 civils, dont 13 enfants et une femme enceinte (...) dans des conditions horribles", écrit HRW dans un rapport.

L'armée a démenti dès les premiers jours, assurant qu'il s'agissait des conséquences d'un "malheureux accident" - l'explosion de conteneurs de carburant consécutive à des échanges de tirs entre soldats et rebelles séparatistes - et n'a évoqué la mort que de 5 civils.

- Une majorité d'enfants tués -

Survenu le 14 février dans le quartier Ngarbuh du village de Ntumbo, dans la région du Nord-Ouest, le drame a coûté la vie, selon l'ONU, à 23 civils, dont 15 enfants - neuf de moins de 5 ans - et deux femmes enceintes. 

"Les meurtres de civils, y compris d'enfants, dans des conditions horribles sont des crimes odieux qui devraient faire l'objet d'enquêtes effectives et indépendantes et leurs responsables devraient être traduits en justice", poursuit HRW.

Pour l'ONG, qui cite des témoignages, les meurtres ont été commis par 10 à 15 "militaires du Bataillon d'Intervention Rapide (BIR), unité d'élite de l'armée camerounaise, et au moins 30 Peuls armés".

"Ils ont incendié cinq maisons, pillé de nombreux autres biens et passé à tabac des habitants. Les cadavres de certaines des victimes ont été retrouvés carbonisés dans leurs maisons", assure HRW dans un rapport, se référant aussi à des images satellite.

L'ONG affirme que des "milices d'auto-défense" peules accusées par les séparatistes d'être "proches du gouvernement" ont attaqué dans un passé récent "des communautés où des séparatistes armés sont réputés opérer".

"Les séparatistes armés ont pris pour cible les Peuls pour s'emparer de leur bétail", explique aussi HRW.

-"Pressions" de Macron sur Biya-

Samedi, le président français Emmanuel Macron avait promis à un militant camerounais qui l'avait interpellé à Paris, en marge d'une visite au Salon de l'agriculture, de mettre "le maximum de pression" sur le chef de l'Etat Paul Biya pour que cessent "des violences au Cameroun qui sont intolérables".

Lundi, les services de l'inamovible président, 87 ans dont 37 au pouvoir, s'étaient offusqués de ces propos, les qualifiant de "surprenants".

Depuis 2017, les combats entre militaires et groupes armés séparatistes, mais aussi les exactions et crimes commis par les deux camps selon les ONG, a fait plus de 3.000 morts en trois ans et 700.000 déplacés.

C'est précisément dans ces deux régions que le Conseil constitutionnel a annulé mardi soir les élections législatives du 9 février, dans 10 circonscriptions du Nord-Ouest et dans l'une du Sud-Ouest.

-Faible participation-

Les séparatistes armés avaient appelé les Camerounais à ne pas aller voter le 9 février pour les législatives et les municipales, menaçant ceux qui le feraient.

Le scrutin s'est déroulé dans le calme dans tout le pays à l'exception d'un incident dans le Nord-Ouest. L'un des deux principaux partis de l'opposition à Paul Biya avait appelé au boycott. 

La participation a été "faible" cependant dans tout le pays, selon l'Union africaine, mais tout particulièrement dans les zones anglophones.

Ni les résultats officiels, ni le taux de participation n'ont été rendus publics à ce jour.

La date du nouveau scrutin dans les circonscriptions où le Conseil constitutionnel a annulé le vote n'a pas été rendue publique, pas plus que les raisons de sa décision.

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Cameroun anglophone: l'armée accusée d'une tuerie par HRW, législatives partiellement annulées

Le meurtre d'une vingtaine de civils, dont 13 enfants, le 14 février au Cameroun anglophone en proie à un sanglant conflit séparatiste, a été perpétré par les "forces gouvernementales" et une milice peule alliée, a accusé mardi Human Rights Watch (HRW).

Et dans la soirée, le Conseil constitutionnel a annulé les législatives du 9 février dans une partie des deux régions peuplées par la minorité anglophone camerounaise qui avait largement ignoré le scrutin, en soutien aux indépendantistes ou bien par crainte de ces groupes armés qui leur avaient interdit d'aller voter.

"Les forces gouvernementales et des membres de l'ethnie peule ont tué au moins 21 civils, dont 13 enfants et une femme enceinte (...) dans des conditions horribles", écrit HRW dans un rapport.

L'armée a démenti dès les premiers jours, assurant qu'il s'agissait des conséquences d'un "malheureux accident" - l'explosion de conteneurs de carburant consécutive à des échanges de tirs entre soldats et rebelles séparatistes - et n'a évoqué la mort que de 5 civils.

- Une majorité d'enfants tués -

Survenu le 14 février dans le quartier Ngarbuh du village de Ntumbo, dans la région du Nord-Ouest, le drame a coûté la vie, selon l'ONU, à 23 civils, dont 15 enfants - neuf de moins de 5 ans - et deux femmes enceintes. 

"Les meurtres de civils, y compris d'enfants, dans des conditions horribles sont des crimes odieux qui devraient faire l'objet d'enquêtes effectives et indépendantes et leurs responsables devraient être traduits en justice", poursuit HRW.

Pour l'ONG, qui cite des témoignages, les meurtres ont été commis par 10 à 15 "militaires du Bataillon d'Intervention Rapide (BIR), unité d'élite de l'armée camerounaise, et au moins 30 Peuls armés".

"Ils ont incendié cinq maisons, pillé de nombreux autres biens et passé à tabac des habitants. Les cadavres de certaines des victimes ont été retrouvés carbonisés dans leurs maisons", assure HRW dans un rapport, se référant aussi à des images satellite.

L'ONG affirme que des "milices d'auto-défense" peules accusées par les séparatistes d'être "proches du gouvernement" ont attaqué dans un passé récent "des communautés où des séparatistes armés sont réputés opérer".

"Les séparatistes armés ont pris pour cible les Peuls pour s'emparer de leur bétail", explique aussi HRW.

-"Pressions" de Macron sur Biya-

Samedi, le président français Emmanuel Macron avait promis à un militant camerounais qui l'avait interpellé à Paris, en marge d'une visite au Salon de l'agriculture, de mettre "le maximum de pression" sur le chef de l'Etat Paul Biya pour que cessent "des violences au Cameroun qui sont intolérables".

Lundi, les services de l'inamovible président, 87 ans dont 37 au pouvoir, s'étaient offusqués de ces propos, les qualifiant de "surprenants".

Depuis 2017, les combats entre militaires et groupes armés séparatistes, mais aussi les exactions et crimes commis par les deux camps selon les ONG, a fait plus de 3.000 morts en trois ans et 700.000 déplacés.

C'est précisément dans ces deux régions que le Conseil constitutionnel a annulé mardi soir les élections législatives du 9 février, dans 10 circonscriptions du Nord-Ouest et dans l'une du Sud-Ouest.

-Faible participation-

Les séparatistes armés avaient appelé les Camerounais à ne pas aller voter le 9 février pour les législatives et les municipales, menaçant ceux qui le feraient.

Le scrutin s'est déroulé dans le calme dans tout le pays à l'exception d'un incident dans le Nord-Ouest. L'un des deux principaux partis de l'opposition à Paul Biya avait appelé au boycott. 

La participation a été "faible" cependant dans tout le pays, selon l'Union africaine, mais tout particulièrement dans les zones anglophones.

Ni les résultats officiels, ni le taux de participation n'ont été rendus publics à ce jour.

La date du nouveau scrutin dans les circonscriptions où le Conseil constitutionnel a annulé le vote n'a pas été rendue publique, pas plus que les raisons de sa décision.

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(26/02/2020 00:34)

Last import : 26/02/2020 18:12

 
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