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FSSPX News


Les nuages s’amoncellent au-dessus de Sainte-Sophie  View ?

« Un exemple à suivre pour Sainte-Sophie », titrait le 5 novembre 2019 le Yeni Safak, un journal quotidien islamo-conservateur. L’exemple en question est celui de l’église Saint-Sauveur-in-Chora, un sanctuaire byzantin construit au IVe siècle. 

Profanée après la chute de Constantinople en 1453, puis transformée en mosquée en 1511, l'église est devenue musée national par décision ministérielle du 29 août 1945. Bâtie au XIe siècle en forme de croix grecque, elle abrite une décoration unique de fresques et de mosaïques élaborée entre 1315 et 1321. Ces dernières, superbes, furent recouvertes de chaux par les musulmans, mais pas détruites. Elles peuvent à nouveau être admirées, depuis l’ouverture du musée en 1958. 

Avec l’arrivée au pouvoir de l’AKP, le Parti de la justice et du développement du président Recep Tayyip Erdogan, les islamistes ne cessent de réclamer le retour du culte musulman dans l’ancien sanctuaire chrétien, qu’ils ont rebaptisé la « mosquée Kariye ». En vain jusqu’ici. 

Mais un rebondissement risque de changer la donne. Le Conseil d’Etat turc a demandé l’abrogation de l’ordonnance de 1945 transformant Saint-Sauveur-in-Chora en musée, ainsi que sa réaffectation au culte mahométan. La décision a été transmise au cabinet du président qui doit désormais trancher sur la vocation de l’ancien sanctuaire byzantin. 

Cette affaire n’est qu’une étape pour les islamistes au pouvoir. Leur but assumé est de rendre au culte musulman la basilique Sainte-Sophie, lieu emblématique de la présence des « croisés » dans l’ancienne Constantinople. 

Sainte-Sophie - « Ayasofya » en turc - est devenue un musée en 1934, mais le quotidien Yeni Safak en est persuadé : le Conseil d’Etat pourrait fort bien agir une nouvelle fois afin de récupérer le sanctuaire consacré jadis à la Sagesse de Dieu. La vraie, celle qui s’est révélée aux hommes par Jésus-Christ Notre Seigneur.

Pour la première fois, le Conseil d’Etat turc est intervenu afin de rendre au culte musulman un sanctuaire byzantin d’Istamboul. C’est au président turc de trancher désormais, à un moment où le chef de l’Etat tente de remobiliser la base islamiste de son électorat.

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Les nuages s’amoncellent au-dessus de Sainte-Sophie  View ?

« Un exemple à suivre pour Sainte-Sophie », titrait le 5 novembre 2019 le Yeni Safak, un journal quotidien islamo-conservateur. L’exemple en question est celui de l’église Saint-Sauveur-in-Chora, un sanctuaire byzantin construit au IVe siècle. 

Profanée après la chute de Constantinople en 1453, puis transformée en mosquée en 1511, l'église est devenue musée national par décision ministérielle du 29 août 1945. Bâtie au XIe siècle en forme de croix grecque, elle abrite une décoration unique de fresques et de mosaïques élaborée entre 1315 et 1321. Ces dernières, superbes, furent recouvertes de chaux par les musulmans, mais pas détruites. Elles peuvent à nouveau être admirées, depuis l’ouverture du musée en 1958. 

Avec l’arrivée au pouvoir de l’AKP, le Parti de la justice et du développement du président Recep Tayyip Erdogan, les islamistes ne cessent de réclamer le retour du culte musulman dans l’ancien sanctuaire chrétien, qu’ils ont rebaptisé la « mosquée Kariye ». En vain jusqu’ici. 

Mais un rebondissement risque de changer la donne. Le Conseil d’Etat turc a demandé l’abrogation de l’ordonnance de 1945 transformant Saint-Sauveur-in-Chora en musée, ainsi que sa réaffectation au culte mahométan. La décision a été transmise au cabinet du président qui doit désormais trancher sur la vocation de l’ancien sanctuaire byzantin. 

Cette affaire n’est qu’une étape pour les islamistes au pouvoir. Leur but assumé est de rendre au culte musulman la basilique Sainte-Sophie, lieu emblématique de la présence des « croisés » dans l’ancienne Constantinople. 

Sainte-Sophie - « Ayasofya » en turc - est devenue un musée en 1934, mais le quotidien Yeni Safak en est persuadé : le Conseil d’Etat pourrait fort bien agir une nouvelle fois afin de récupérer le sanctuaire consacré jadis à la Sagesse de Dieu. La vraie, celle qui s’est révélée aux hommes par Jésus-Christ Notre Seigneur.

Pour la première fois, le Conseil d’Etat turc est intervenu afin de rendre au culte musulman un sanctuaire byzantin d’Istamboul. C’est au président turc de trancher désormais, à un moment où le chef de l’Etat tente de remobiliser la base islamiste de son électorat.

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(16/11/2019 13:23)

Le chemin synodal vers une Eglise nationale allemande (3) : le synode de Wurtzbourg  View ?

Le premier article de cette série a dressé un panorama historique de l’Eglise en Allemagne. Le deuxième a décrit le « concile pastoral hollandais » qui avait demandé, avec cinquante ans d’avance, la mitigation du célibat sacerdotal. Il est temps d’aborder le synode de Wurtzbourg, en Bavière, qui s’est tenu entre 1971 et 1975. Il bénéficia de l’expérience néerlandaise et fut le précurseur du chemin synodal qui doit s’ouvrir le premier dimanche de l’Avent. 

La naissance du synode 

L’initiative du synode est venue de la base. Le 9 octobre 1968, la Christliche Arbeiterjugend – CAJ équivalent de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC) – demandait la tenue d’un « synode pastoral », à l’imitation du concile pastoral hollandais alors en cours. La proposition, adoptée par le Bund der Deutschen Katholischen Jugend (BDKJ), organisation faîtière des mouvements de jeunesse catholique en Allemagne, fut ensuite proposée à la Conférence épiscopale allemande (Deutsche Bischofskonferenz, DBK). 

En février 1969, la DBK votait une résolution pour la convocation d’un synode commun ou “conjoint” des diocèses de la République fédérale d’Allemagne. Cette manière de faire évitait de présenter ce synode comme un concile particulier de l’Eglise d’Allemagne, qui aurait nécessité l’accord préalable et la convocation par Rome, et l’approbation de tous ses documents. Le « chemin synodal » d’aujourd’hui ne fait donc que reprendre une vieille idée, pour éviter les mêmes écueils.  

Des projets de Statuts du futur synode allemand furent élaborés, débattus publiquement, puis approuvés entre août et novembre 1969. 

Les Statuts du synode de Wurtzbourg 

Le synode allemand adopta des statuts qui présentent de fortes ressemblances avec ceux du concile pastoral hollandais. Le but est fixé à l’article 1er : « Le Synode conjoint des diocèses de la République fédérale d’Allemagne a pour tâche de promouvoir dans son domaine la mise en œuvre des décisions du concile Vatican II et de contribuer à la formation de la vie chrétienne conformément à la foi de l’Eglise ». 

L’article 2 est consacré aux membres du synode. La composition est la suivante : 58 évêques sont membres de plein droit (22 ordinaires de diocèse et 36 auxiliaires) ; 154 membres sont élus, chacun des 22 diocèse du pays envoyant 7 représentants (3 prêtres et 4 laïcs, hommes ou femmes) soit 66 prêtres et 88 laïcs, élus par autant de conseils diocésains composés de prêtres, religieux et laïcs. S’y ajoutent 40 laïcs élus par le Comité central des catholiques allemands (Zentralkomitee der deutschen Katholiken, ZdK) et représentants des différents mouvements catholiques ; 40 membres choisis par la DBK (des experts et des laïcs) ; 22 religieux (10 hommes, 10 femmes et 2 frères) élus par leurs pairs. Au total, l’assemblée compte 314 membres. 

L’article 4 prévoit la participation de communautés non catholiques à titre d’observateurs et l’article 5 définit la nature et le fonctionnement de l’Assemblée générale : « L’Assemblée plénière est l’organe de décision du Synode et l’assemblée de tous les membres. Tous les membres ont le même droit de vote ». 

Le présidium (article 6) est composé du président de la conférence épiscopale – le cardinal Julius Döpfner – et de quatre vice-présidents : un évêque, un prêtre et deux laïcs (un homme et une femme), tous élus par les membres du synode. 

Les décisions de l’Assemblée plénière sont prises à la majorité des deux tiers. Toutefois la DBK possède un droit de veto pour empêcher le vote d’une proposition qui serait contraire à la doctrine catholique ou d’une résolution contraire à la discipline. Les Statuts furent approuvés par le Saint Siège en février 1970. 

Les thèmes discutés 

La commission préparatoire avait classé les thèmes devant fournir les sujets des discussions en dix grandes catégories : la foi et son annonce ; le culte divin, les sacrements et la vie spirituelle ; le service chrétien ; le mariage et la famille ; les champs d’action sociale dans l’Eglise ; l’éducation, la formation et l’information ; les charismes, les ministères et le sacerdoce ; les formes de coresponsabilité dans l’Eglise ; la fixation des structures pastorales ; l’œcuménisme et la coopération au niveau de l’Eglise universelle. 

Les documents présentés et discutés en Assemblée plénière furent élaborés par une commission préparatoire après consultation de l’ensemble des catholiques qui voulaient participer au sein de chaque paroisse ou communauté.

Les clameurs amazoniennes se sont tues dans l’attente fébrile de l’exhortation post-synodale. Certains s’activent auprès du pape pour faire acter le document final au moins dans ses grandes lignes. D’autres souhaitent capter le fleuve Amazone, et voudraient qu’il se jette dans le Rhin. 

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Le chemin synodal vers une Eglise nationale allemande (3) : le synode de Wurtzbourg  View ?

Le premier article de cette série a dressé un panorama historique de l’Eglise en Allemagne. Le deuxième a décrit le « concile pastoral hollandais » qui avait demandé, avec cinquante ans d’avance, la mitigation du célibat sacerdotal. Il est temps d’aborder le synode de Wurtzbourg, en Bavière, qui s’est tenu entre 1971 et 1975. Il bénéficia de l’expérience néerlandaise et fut le précurseur du chemin synodal qui doit s’ouvrir le premier dimanche de l’Avent. 

La naissance du synode 

L’initiative du synode est venue de la base. Le 9 octobre 1968, la Christliche Arbeiterjugend – CAJ équivalent de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC) – demandait la tenue d’un « synode pastoral », à l’imitation du concile pastoral hollandais alors en cours. La proposition, adoptée par le Bund der Deutschen Katholischen Jugend (BDKJ), organisation faîtière des mouvements de jeunesse catholique en Allemagne, fut ensuite proposée à la Conférence épiscopale allemande (Deutsche Bischofskonferenz, DBK). 

En février 1969, la DBK votait une résolution pour la convocation d’un synode commun ou “conjoint” des diocèses de la République fédérale d’Allemagne. Cette manière de faire évitait de présenter ce synode comme un concile particulier de l’Eglise d’Allemagne, qui aurait nécessité l’accord préalable et la convocation par Rome, et l’approbation de tous ses documents. Le « chemin synodal » d’aujourd’hui ne fait donc que reprendre une vieille idée, pour éviter les mêmes écueils.  

Des projets de Statuts du futur synode allemand furent élaborés, débattus publiquement, puis approuvés entre août et novembre 1969. 

Les Statuts du synode de Wurtzbourg 

Le synode allemand adopta des statuts qui présentent de fortes ressemblances avec ceux du concile pastoral hollandais. Le but est fixé à l’article 1er : « Le Synode conjoint des diocèses de la République fédérale d’Allemagne a pour tâche de promouvoir dans son domaine la mise en œuvre des décisions du concile Vatican II et de contribuer à la formation de la vie chrétienne conformément à la foi de l’Eglise ». 

L’article 2 est consacré aux membres du synode. La composition est la suivante : 58 évêques sont membres de plein droit (22 ordinaires de diocèse et 36 auxiliaires) ; 154 membres sont élus, chacun des 22 diocèse du pays envoyant 7 représentants (3 prêtres et 4 laïcs, hommes ou femmes) soit 66 prêtres et 88 laïcs, élus par autant de conseils diocésains composés de prêtres, religieux et laïcs. S’y ajoutent 40 laïcs élus par le Comité central des catholiques allemands (Zentralkomitee der deutschen Katholiken, ZdK) et représentants des différents mouvements catholiques ; 40 membres choisis par la DBK (des experts et des laïcs) ; 22 religieux (10 hommes, 10 femmes et 2 frères) élus par leurs pairs. Au total, l’assemblée compte 314 membres. 

L’article 4 prévoit la participation de communautés non catholiques à titre d’observateurs et l’article 5 définit la nature et le fonctionnement de l’Assemblée générale : « L’Assemblée plénière est l’organe de décision du Synode et l’assemblée de tous les membres. Tous les membres ont le même droit de vote ». 

Le présidium (article 6) est composé du président de la conférence épiscopale – le cardinal Julius Döpfner – et de quatre vice-présidents : un évêque, un prêtre et deux laïcs (un homme et une femme), tous élus par les membres du synode. 

Les décisions de l’Assemblée plénière sont prises à la majorité des deux tiers. Toutefois la DBK possède un droit de veto pour empêcher le vote d’une proposition qui serait contraire à la doctrine catholique ou d’une résolution contraire à la discipline. Les Statuts furent approuvés par le Saint Siège en février 1970. 

Les thèmes discutés 

La commission préparatoire avait classé les thèmes devant fournir les sujets des discussions en dix grandes catégories : la foi et son annonce ; le culte divin, les sacrements et la vie spirituelle ; le service chrétien ; le mariage et la famille ; les champs d’action sociale dans l’Eglise ; l’éducation, la formation et l’information ; les charismes, les ministères et le sacerdoce ; les formes de coresponsabilité dans l’Eglise ; la fixation des structures pastorales ; l’œcuménisme et la coopération au niveau de l’Eglise universelle. 

Les documents présentés et discutés en Assemblée plénière furent élaborés par une commission préparatoire après consultation de l’ensemble des catholiques qui voulaient participer au sein de chaque paroisse ou communauté.

Les clameurs amazoniennes se sont tues dans l’attente fébrile de l’exhortation post-synodale. Certains s’activent auprès du pape pour faire acter le document final au moins dans ses grandes lignes. D’autres souhaitent capter le fleuve Amazone, et voudraient qu’il se jette dans le Rhin. 

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(16/11/2019 13:09)

A Fatima, le catéchisme de Notre Dame : Dieu et le péché  View ?

Le monde d’aujourd’hui a complètement perdu le sens de la dignité infinie de Dieu et de Son éclatante majesté. En réalité, chaque créature n’est « rien » devant Lui, pas même une goutte d’eau dans un océan sans limite. L’histoire et l’existence du monde depuis le début de la création jusqu’à la fin des temps sont moins qu’une seconde comparée à des millions d’années devant Son éternité. Tous les saints nous enseignent à être conscients que nous sommes comme de la poussière devant Lui ; c’est ainsi qu’ils s’humiliaient autant qu’ils le pouvaient durant leur vie terrestre.

C’était là la plus frappante des expériences mystiques du petit François de Fatima durant les apparitions : « Qui est Dieu ? Nous ne pourrons jamais le formuler avec des mots. Oui, c’est quelque chose qu’en effet nous ne pourrons jamais exprimer ! » Il était tellement absorbé par la sublime majesté de Dieu, qu’il avait peur – « allant Le voir » après sa mort — d’oublier les requêtes de Lucie et des autres. Nous devrions demander à Notre-Dame une grâce similaire, nécessaire pour toute vraie vie spirituelle et toute vraie relation avec Dieu Lui-même : être plein d’admiration pour Son immense gloire et être comme les anges qui tremblent d’un saint émerveillement devant Sa majesté (préface de la Messe).

L’immensité de Dieu nous fait comprendre le néant total de la création et combien l’homme est ridicule lorsqu’il se gonfle d’importance avec sa petite personne et son histoire insignifiante, se considérant, lui et ses affaires, comme le centre du monde. La majesté infinie de Dieu n’est pas seulement une vérité de Foi à considérer, mais aussi une invitation à participer à la grandeur de Dieu, à être « rempli de la plénitude de Dieu », comme le dit saint Paul. François n’avait que ce but dans la vie. Lorsqu’on lui demandait ce qu’il voulait devenir, il répétait toujours : « Je ne veux rien devenir ! Je veux mourir et aller au Paradis ! » Mais pour lui le Paradis était avant tout « voir Notre-Seigneur » et L’aimer pour toujours. Le petit François suivait à la lettre la maxime de son saint patron, le grand saint François : « Deus meus et omnia — Mon Dieu et mon tout ! »

Voyant Dieu dans sa majesté et son amour infinis, François mesura la gravité du péché. A Fatima Notre-Dame nous enseigne ce qu’est réellement le péché et quelles en sont les conséquences. Le péché est en premier lieu la pire des insultes possibles et la négation de l’essence même de Dieu, de Sa munificence, de Sa miséricorde, de Son amour. Si cela était possible, le péché détruirait Sa dignité royale. Le péché est une horrible négligence et une ingratitude des créatures, perpétrées contre leur Créateur.

Si nous recevions un cadeau très précieux d’un bienfaiteur, il serait inimaginable d’être indifférents ou ingrats. Mais il est encore plus inimaginable qu’en retour d’un cadeau précieux, nous insultions le bienfaiteur, lui crachions au visage, le chassions de notre maison ou que nous allions même jusqu’à tenter de le tuer. Mais c’est précisément ce que nous faisons lorsque nous péchons : à chaque moment Dieu nous maintient dans l’être et nous donne ce que nous avons, et bien souvent nous sommes non seulement indifférents envers un tel amour, mais nous Lui crachons au visage et nous Le chassons de nos âmes, qui sont Sa propriété.

François ne pouvait que ressentir la plus grande horreur quand il réalisa à quel point nous méprisions cet amour infini et il s’exclamait : « Nous ne devons plus jamais commettre de péché ».

Le centre du message de Notre-Dame de Fatima est Dieu : sa gloire et l’adoration que la création Lui doit.

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A Fatima, le catéchisme de Notre Dame : Dieu et le péché  View ?

Le monde d’aujourd’hui a complètement perdu le sens de la dignité infinie de Dieu et de Son éclatante majesté. En réalité, chaque créature n’est « rien » devant Lui, pas même une goutte d’eau dans un océan sans limite. L’histoire et l’existence du monde depuis le début de la création jusqu’à la fin des temps sont moins qu’une seconde comparée à des millions d’années devant Son éternité. Tous les saints nous enseignent à être conscients que nous sommes comme de la poussière devant Lui ; c’est ainsi qu’ils s’humiliaient autant qu’ils le pouvaient durant leur vie terrestre.

C’était là la plus frappante des expériences mystiques du petit François de Fatima durant les apparitions : « Qui est Dieu ? Nous ne pourrons jamais le formuler avec des mots. Oui, c’est quelque chose qu’en effet nous ne pourrons jamais exprimer ! » Il était tellement absorbé par la sublime majesté de Dieu, qu’il avait peur – « allant Le voir » après sa mort — d’oublier les requêtes de Lucie et des autres. Nous devrions demander à Notre-Dame une grâce similaire, nécessaire pour toute vraie vie spirituelle et toute vraie relation avec Dieu Lui-même : être plein d’admiration pour Son immense gloire et être comme les anges qui tremblent d’un saint émerveillement devant Sa majesté (préface de la Messe).

L’immensité de Dieu nous fait comprendre le néant total de la création et combien l’homme est ridicule lorsqu’il se gonfle d’importance avec sa petite personne et son histoire insignifiante, se considérant, lui et ses affaires, comme le centre du monde. La majesté infinie de Dieu n’est pas seulement une vérité de Foi à considérer, mais aussi une invitation à participer à la grandeur de Dieu, à être « rempli de la plénitude de Dieu », comme le dit saint Paul. François n’avait que ce but dans la vie. Lorsqu’on lui demandait ce qu’il voulait devenir, il répétait toujours : « Je ne veux rien devenir ! Je veux mourir et aller au Paradis ! » Mais pour lui le Paradis était avant tout « voir Notre-Seigneur » et L’aimer pour toujours. Le petit François suivait à la lettre la maxime de son saint patron, le grand saint François : « Deus meus et omnia — Mon Dieu et mon tout ! »

Voyant Dieu dans sa majesté et son amour infinis, François mesura la gravité du péché. A Fatima Notre-Dame nous enseigne ce qu’est réellement le péché et quelles en sont les conséquences. Le péché est en premier lieu la pire des insultes possibles et la négation de l’essence même de Dieu, de Sa munificence, de Sa miséricorde, de Son amour. Si cela était possible, le péché détruirait Sa dignité royale. Le péché est une horrible négligence et une ingratitude des créatures, perpétrées contre leur Créateur.

Si nous recevions un cadeau très précieux d’un bienfaiteur, il serait inimaginable d’être indifférents ou ingrats. Mais il est encore plus inimaginable qu’en retour d’un cadeau précieux, nous insultions le bienfaiteur, lui crachions au visage, le chassions de notre maison ou que nous allions même jusqu’à tenter de le tuer. Mais c’est précisément ce que nous faisons lorsque nous péchons : à chaque moment Dieu nous maintient dans l’être et nous donne ce que nous avons, et bien souvent nous sommes non seulement indifférents envers un tel amour, mais nous Lui crachons au visage et nous Le chassons de nos âmes, qui sont Sa propriété.

François ne pouvait que ressentir la plus grande horreur quand il réalisa à quel point nous méprisions cet amour infini et il s’exclamait : « Nous ne devons plus jamais commettre de péché ».

Le centre du message de Notre-Dame de Fatima est Dieu : sa gloire et l’adoration que la création Lui doit.

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(16/11/2019 10:24)

Le Vatican va bientôt publier le manuel des investissements éthiques  View ?

La nouvelle, publiée dans La Reppublica du 23 octobre 2019, a été parasitée par les soubresauts de l’enquête judiciaire portant sur une série de transactions financières douteuses réalisées par le Vatican. Mais que l’on se rassure, le Dicastère pour le service du développement humain intégral prépare un guide des investissements éthiques. Ce manuel sera à l’usage des diocèses qui n’ont pas de structure spécialisée dans les placements financiers, afin de les aider à faire œuvre de discernement. 

Ainsi, les placements financiers dans les secteurs de l’armement ou du pétrole sont déconseillés. A l’inverse, « il faut miser sur l’agriculture dans les pays pauvres et sur l’accès à l’eau (…), des choses qui servent à la survie des personnes », a indiqué le cardinal Peter Turkson, en charge de ces questions éthiques. 

Durant la conférence de presse, le haut prélat ghanéen a précisé que le Saint-Siège envisageait de centraliser les investissements des différents dicastères et de l’IOR - la banque du Vatican - qui jusqu’ici décident de leurs placements de façon autonome, ce qui les amène « souvent à jouer l’un contre l’autre » (?). 

« Le Saint-Père pousse à une telle fusion », a insisté Mgr Turkson, qui explique que le contrôle de tous ces investissements sera confié à l’Autorité d’information financière (AIF)… cet organisme dont les locaux ont été perquisitionnés par la gendarmerie vaticane le 2 octobre 2019, à la demande du promoteur de justice, Gian Piero Milano, et de son adjoint Alessandro Diddi. Un événement qui n’est pas pour rassurer. 

 

Le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral, a annoncé, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Milan, la publication prochaine d’un guide des investissements éthiques, ainsi que la mise en place d’une politique visant à mieux coordonner les investissements du Saint-Siège. 

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Le Vatican va bientôt publier le manuel des investissements éthiques  View ?

La nouvelle, publiée dans La Reppublica du 23 octobre 2019, a été parasitée par les soubresauts de l’enquête judiciaire portant sur une série de transactions financières douteuses réalisées par le Vatican. Mais que l’on se rassure, le Dicastère pour le service du développement humain intégral prépare un guide des investissements éthiques. Ce manuel sera à l’usage des diocèses qui n’ont pas de structure spécialisée dans les placements financiers, afin de les aider à faire œuvre de discernement. 

Ainsi, les placements financiers dans les secteurs de l’armement ou du pétrole sont déconseillés. A l’inverse, « il faut miser sur l’agriculture dans les pays pauvres et sur l’accès à l’eau (…), des choses qui servent à la survie des personnes », a indiqué le cardinal Peter Turkson, en charge de ces questions éthiques. 

Durant la conférence de presse, le haut prélat ghanéen a précisé que le Saint-Siège envisageait de centraliser les investissements des différents dicastères et de l’IOR - la banque du Vatican - qui jusqu’ici décident de leurs placements de façon autonome, ce qui les amène « souvent à jouer l’un contre l’autre » (?). 

« Le Saint-Père pousse à une telle fusion », a insisté Mgr Turkson, qui explique que le contrôle de tous ces investissements sera confié à l’Autorité d’information financière (AIF)… cet organisme dont les locaux ont été perquisitionnés par la gendarmerie vaticane le 2 octobre 2019, à la demande du promoteur de justice, Gian Piero Milano, et de son adjoint Alessandro Diddi. Un événement qui n’est pas pour rassurer. 

 

Le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral, a annoncé, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Milan, la publication prochaine d’un guide des investissements éthiques, ainsi que la mise en place d’une politique visant à mieux coordonner les investissements du Saint-Siège. 

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(15/11/2019 08:36)

En Belgique, un parti flamand souhaite élargir l’euthanasie aux "fatigués de la vie"  View ?

Pour Gwendolyn Rutten, présidente du parti libéral flamand Open Vld, le législateur doit répondre aux demandes des personnes « fatiguées de vivre », qui souhaitent mettre fin à leurs jours. 

La pratique du suicide assisté pourrait être élargie en Belgique, dans une logique toute libérale où l’homme s’affranchit de la loi du Créateur pour ne plus suivre que ses envies et sa liberté dévoyée. C’est donc sans surprise que Gwendolyn Rutten, l’égérie du parti libéral flamand, a déclaré le 29 octobre 2019 : « On doit pouvoir mettre un point final pas seulement lorsque l’on souffre de manière insupportable, mais aussi lorsque notre vie est accomplie ». 

Une proposition certes isolée à l’heure actuelle au sein de la classe politique belge, mais qui répondrait selon ses promoteurs à une réelle « demande sociétale ». Selon un sondage de 2017, sept Belges sur dix se diraient favorables à élargir l’accès à l’euthanasie aux personnes « fatiguées de vivre ». Et puisque la demande crée désormais l’offre…  

« C’est un débat qui se pose, mais avant d’aller plus loin, il me semble qu’il faille améliorer les conditions d’accès à l’euthanasie », nuance habilement Jacqueline Herremans, présidente de l’Association belge pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), et membre de la commission fédérale d’évaluation et de contrôle de la loi relative à l’euthanasie. 

Marx est mort, mais sa praxis est bien vivante 

« Même si je suis très proche de cette philosophie de pouvoir mettre fin à sa vie si on estime qu’elle est accomplie, on sent que pour les médecins cela pose un réel problème », ajoute-t-elle. Une façon de dire que tout n’est que question de temps pour faire entrer dans la loi, et donc dans les mœurs, un projet un peu plus criminel que le crime qu’organise déjà la loi. Marx est mort, mais sa « praxis » est bien vivante, elle. 

Une autre donnée inquiétante est le nombre croissant de Français se rendant en Belgique pour planifier leur dernier voyage. « Difficile de donner des chiffres sur les Français, car les dossiers sont anonymisés », poursuit Jacqueline Herremans, qui ajoute qu’à « l’ADMD, nous recevons beaucoup de demandes de Français, j’ai l’impression que cela augmente ». Cette impression, savamment distillée, participe de la campagne visant à étendre l’euthanasie en France, que de nombreux députés du parti majoritaire réclament ouvertement, emmené par Jean-Louis Touraine, socialiste franc-maçon membre du Grand Orient de France. 

Fernand Keuleneer est avocat à Bruxelles et ancien membre de la commission de contrôle. Le juriste s’élève contre le projet d’Open Vld : « l’euthanasie deviendrait simplement un ‘droit du patient’, et en outre un ‘acte médical’ (…). Un hôpital, une maison de retraite ne pourraient donc plus s’opposer à ce que l’on pratique une euthanasie, même si cela va à l’encontre de ses principes et de son identité philosophique », déplore-t-il. Le juriste entrevoit une autre conséquence, préjudiciable au corps médical : « si l’euthanasie devient un acte médical normal, je ne vois pas comment un médecin pourrait invoquer sa clause de conscience ».  

Un débat biaisé, pour Carine Brochier, membre de l’Institut européen de bioéthique, car il met volontairement au second plan l’importance des soins palliatifs : « on va toujours plus vite et plus loin et cela nuit au développement des soins palliatifs, qui prennent du temps et coûtent cher », conclut-elle. Les questions économiques ont pris le pas sur la sollicitude pour les plus faibles, les malades et les agonisants. Décidément, nos sociétés sans Dieu charrient la mort des corps autant que celle des âmes. 

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En Belgique, un parti flamand souhaite élargir l’euthanasie aux "fatigués de la vie"  View ?

Pour Gwendolyn Rutten, présidente du parti libéral flamand Open Vld, le législateur doit répondre aux demandes des personnes « fatiguées de vivre », qui souhaitent mettre fin à leurs jours. 

La pratique du suicide assisté pourrait être élargie en Belgique, dans une logique toute libérale où l’homme s’affranchit de la loi du Créateur pour ne plus suivre que ses envies et sa liberté dévoyée. C’est donc sans surprise que Gwendolyn Rutten, l’égérie du parti libéral flamand, a déclaré le 29 octobre 2019 : « On doit pouvoir mettre un point final pas seulement lorsque l’on souffre de manière insupportable, mais aussi lorsque notre vie est accomplie ». 

Une proposition certes isolée à l’heure actuelle au sein de la classe politique belge, mais qui répondrait selon ses promoteurs à une réelle « demande sociétale ». Selon un sondage de 2017, sept Belges sur dix se diraient favorables à élargir l’accès à l’euthanasie aux personnes « fatiguées de vivre ». Et puisque la demande crée désormais l’offre…  

« C’est un débat qui se pose, mais avant d’aller plus loin, il me semble qu’il faille améliorer les conditions d’accès à l’euthanasie », nuance habilement Jacqueline Herremans, présidente de l’Association belge pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), et membre de la commission fédérale d’évaluation et de contrôle de la loi relative à l’euthanasie. 

Marx est mort, mais sa praxis est bien vivante 

« Même si je suis très proche de cette philosophie de pouvoir mettre fin à sa vie si on estime qu’elle est accomplie, on sent que pour les médecins cela pose un réel problème », ajoute-t-elle. Une façon de dire que tout n’est que question de temps pour faire entrer dans la loi, et donc dans les mœurs, un projet un peu plus criminel que le crime qu’organise déjà la loi. Marx est mort, mais sa « praxis » est bien vivante, elle. 

Une autre donnée inquiétante est le nombre croissant de Français se rendant en Belgique pour planifier leur dernier voyage. « Difficile de donner des chiffres sur les Français, car les dossiers sont anonymisés », poursuit Jacqueline Herremans, qui ajoute qu’à « l’ADMD, nous recevons beaucoup de demandes de Français, j’ai l’impression que cela augmente ». Cette impression, savamment distillée, participe de la campagne visant à étendre l’euthanasie en France, que de nombreux députés du parti majoritaire réclament ouvertement, emmené par Jean-Louis Touraine, socialiste franc-maçon membre du Grand Orient de France. 

Fernand Keuleneer est avocat à Bruxelles et ancien membre de la commission de contrôle. Le juriste s’élève contre le projet d’Open Vld : « l’euthanasie deviendrait simplement un ‘droit du patient’, et en outre un ‘acte médical’ (…). Un hôpital, une maison de retraite ne pourraient donc plus s’opposer à ce que l’on pratique une euthanasie, même si cela va à l’encontre de ses principes et de son identité philosophique », déplore-t-il. Le juriste entrevoit une autre conséquence, préjudiciable au corps médical : « si l’euthanasie devient un acte médical normal, je ne vois pas comment un médecin pourrait invoquer sa clause de conscience ».  

Un débat biaisé, pour Carine Brochier, membre de l’Institut européen de bioéthique, car il met volontairement au second plan l’importance des soins palliatifs : « on va toujours plus vite et plus loin et cela nuit au développement des soins palliatifs, qui prennent du temps et coûtent cher », conclut-elle. Les questions économiques ont pris le pas sur la sollicitude pour les plus faibles, les malades et les agonisants. Décidément, nos sociétés sans Dieu charrient la mort des corps autant que celle des âmes. 

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(15/11/2019 08:30)

En Chine, des catholiques obtiennent que leur église soit reconstruite  View ?

C’est un peu l’histoire de David contre Goliath. Le bras de fer a débuté tôt dans la matinée du 31 octobre 2019, lorsque des officiers de la sécurité de la région de Guantao se sont rendus à l'église de Wugaozhuang, afin de procéder à sa démolition. C’était sans compter sur la résistance du curé et de ses paroissiens qui s’étaient massés dans l’église, refusant d’en sortir nonobstant les injonctions des forces de l’ordre. Au fil des heures, de nombreux prêtres et fidèles des paroisses voisines ont rejoint la petite communauté. 

Dans l’après-midi de la vigile de la Toussaint, la plus grande partie des prêtres du diocèse de Handan étaient aussi présents sur les lieux. Des pourparlers ont rapidement commencé et se sont poursuivis tard dans la nuit. De guerre lasse, les autorités ont promis de fournir un terrain alternatif pour la reconstruction de l’église et une indemnité. Une victoire symbolique dont il reste à savoir si elle sera suivie d’effets. 

L'incident de Handan est loin d’être isolé. Selon Ucanews, l'agence de presse catholique qui couvre l’activité de l’Eglise en Asie, il résulte des lois religieuses entrées en vigueur en février 2018, qui stipulent que toutes les églises, croix et statues édifiées sans permis de construire depuis 2008, doivent être démolies. 

L’accord signé entre le Saint-Siège et Pékin quelques mois plus tard, à l’automne 2018, n’a pas mis un terme, loin s’en faut, à la politique de normalisation de l’Eglise catholique en Chine, que le président Xi Jingping a mis en œuvre au nom de la sinisation des religions. 

L’opiniâtreté de prêtres et de fidèles de la province de Hebei (Chine) a eu raison des autorités communistes locales qui ont promis une enveloppe de 200 000 yuans - soit 26 000 euros - et un terrain pour la reconstruction de leur église démolie au nom de la sinisation des religions. Une victoire plus que symbolique dans un contexte qui demeure plus que jamais tendu pour le catholicisme. 

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C’est un peu l’histoire de David contre Goliath. Le bras de fer a débuté tôt dans la matinée du 31 octobre 2019, lorsque des officiers de la sécurité de la région de Guantao se sont rendus à l'église de Wugaozhuang, afin de procéder à sa démolition. C’était sans compter sur la résistance du curé et de ses paroissiens qui s’étaient massés dans l’église, refusant d’en sortir nonobstant les injonctions des forces de l’ordre. Au fil des heures, de nombreux prêtres et fidèles des paroisses voisines ont rejoint la petite communauté. 

Dans l’après-midi de la vigile de la Toussaint, la plus grande partie des prêtres du diocèse de Handan étaient aussi présents sur les lieux. Des pourparlers ont rapidement commencé et se sont poursuivis tard dans la nuit. De guerre lasse, les autorités ont promis de fournir un terrain alternatif pour la reconstruction de l’église et une indemnité. Une victoire symbolique dont il reste à savoir si elle sera suivie d’effets. 

L'incident de Handan est loin d’être isolé. Selon Ucanews, l'agence de presse catholique qui couvre l’activité de l’Eglise en Asie, il résulte des lois religieuses entrées en vigueur en février 2018, qui stipulent que toutes les églises, croix et statues édifiées sans permis de construire depuis 2008, doivent être démolies. 

L’accord signé entre le Saint-Siège et Pékin quelques mois plus tard, à l’automne 2018, n’a pas mis un terme, loin s’en faut, à la politique de normalisation de l’Eglise catholique en Chine, que le président Xi Jingping a mis en œuvre au nom de la sinisation des religions. 

L’opiniâtreté de prêtres et de fidèles de la province de Hebei (Chine) a eu raison des autorités communistes locales qui ont promis une enveloppe de 200 000 yuans - soit 26 000 euros - et un terrain pour la reconstruction de leur église démolie au nom de la sinisation des religions. Une victoire plus que symbolique dans un contexte qui demeure plus que jamais tendu pour le catholicisme. 

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(15/11/2019 08:22)

Les statistiques esquissent le nouveau visage de l’Eglise au XXIe siècle  View ?

C’est traditionnellement lors du dimanche des missions que l’agence pontificale d’informations divulgue la mise à jour des statistiques de l’Eglise catholique. Cette année, c’est le 20 octobre que Fides a présenté le panorama actualisé le plus précis possible du catholicisme dans le monde. 

Vu l’ampleur des données à traiter et la minutie de l’enquête, les chiffres publiés chaque année reflètent la situation telle qu’elle était il y a environ vingt-quatre mois. 

Ainsi, au 31 décembre 2017, la population mondiale s’élevait à 7.408.374.000 personnes, en augmentation de 56.085.000 par rapport à l’année précédente. Les accroissements les plus importants concernent l’Afrique (+33.572.000) et l’Asie (+11.975.000), suivies par l’Amérique (+8.738.000), l’Europe (+1.059.000) et l’Océanie (+741.000). 

A la même date, le nombre de catholiques s’élevait à 1.313.278.000 fidèles, en augmentation de 14.219.000 par rapport à 2016. 

En valeur absolue tous les continents ont bénéficié d’une augmentation du nombre de fidèles, y compris l’Europe (285 millions, +259.000). Ces chiffres sont à nuancer au regard de l’évolution de la population mondiale. En proportion, le pourcentage des catholiques a augmenté de 0,06% par rapport à l’année précédente. Fin 2017, l’Eglise représente donc 17,73% de la population mondiale. 

Le nombre de catholiques par prêtres - qui met en relief, a contrario, le manque de vocations sacerdotales - a encore augmenté cette année, sauf en Asie et en Afrique. Car le nombre total des prêtres dans le monde a diminué cette année encore, atteignant le chiffre de 414.582 (- 387). L’Europe est toujours le continent le plus touché par la baisse du nombre de prêtres (- 2.946), auquel s’ajoute cette année l’Océanie (- 97). Les augmentations concernent l’Afrique (+ 1.192), l’Amérique (+ 40) et l’Asie (+ 1.424). 

Les chiffres publiés permettent de dessiner les contours du visage de l’Eglise de demain : la vitalité du catholicisme en Asie (145 millions, + 2 millions) et en Afrique (234 millions, + 5,6 millions), tandis que le cœur de l’Eglise reste l’Amérique. La moitié des catholiques vivent au Nouveau monde : 637 millions de fidèles, en hausse de 6 millions.  

L’agence Fides vient de publier l’édition 2019 des statistiques de l’Eglise catholique. Si le nombre de catholiques augmente en valeur absolue, leur proportion reste globalement stable par rapport à l’année précédente. L’Eglise représente 17,73% de la population mondiale. 

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C’est traditionnellement lors du dimanche des missions que l’agence pontificale d’informations divulgue la mise à jour des statistiques de l’Eglise catholique. Cette année, c’est le 20 octobre que Fides a présenté le panorama actualisé le plus précis possible du catholicisme dans le monde. 

Vu l’ampleur des données à traiter et la minutie de l’enquête, les chiffres publiés chaque année reflètent la situation telle qu’elle était il y a environ vingt-quatre mois. 

Ainsi, au 31 décembre 2017, la population mondiale s’élevait à 7.408.374.000 personnes, en augmentation de 56.085.000 par rapport à l’année précédente. Les accroissements les plus importants concernent l’Afrique (+33.572.000) et l’Asie (+11.975.000), suivies par l’Amérique (+8.738.000), l’Europe (+1.059.000) et l’Océanie (+741.000). 

A la même date, le nombre de catholiques s’élevait à 1.313.278.000 fidèles, en augmentation de 14.219.000 par rapport à 2016. 

En valeur absolue tous les continents ont bénéficié d’une augmentation du nombre de fidèles, y compris l’Europe (285 millions, +259.000). Ces chiffres sont à nuancer au regard de l’évolution de la population mondiale. En proportion, le pourcentage des catholiques a augmenté de 0,06% par rapport à l’année précédente. Fin 2017, l’Eglise représente donc 17,73% de la population mondiale. 

Le nombre de catholiques par prêtres - qui met en relief, a contrario, le manque de vocations sacerdotales - a encore augmenté cette année, sauf en Asie et en Afrique. Car le nombre total des prêtres dans le monde a diminué cette année encore, atteignant le chiffre de 414.582 (- 387). L’Europe est toujours le continent le plus touché par la baisse du nombre de prêtres (- 2.946), auquel s’ajoute cette année l’Océanie (- 97). Les augmentations concernent l’Afrique (+ 1.192), l’Amérique (+ 40) et l’Asie (+ 1.424). 

Les chiffres publiés permettent de dessiner les contours du visage de l’Eglise de demain : la vitalité du catholicisme en Asie (145 millions, + 2 millions) et en Afrique (234 millions, + 5,6 millions), tandis que le cœur de l’Eglise reste l’Amérique. La moitié des catholiques vivent au Nouveau monde : 637 millions de fidèles, en hausse de 6 millions.  

L’agence Fides vient de publier l’édition 2019 des statistiques de l’Eglise catholique. Si le nombre de catholiques augmente en valeur absolue, leur proportion reste globalement stable par rapport à l’année précédente. L’Eglise représente 17,73% de la population mondiale. 

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(14/11/2019 11:34)

La Vierge de Lorette inscrite au calendrier romain général  View ?

Le cardinal Robert Sarah a annoncé le 31 octobre 2019 l’inscription au calendrier universel de l’Eglise d’une nouvelle mémoire : « par le décret que j’ai signé, la Bienheureuse Vierge Marie de Lorette est désormais inscrite au calendrier romain général. Le 10 décembre, jour où Notre-Dame de Lorette est fêtée dans le sanctuaire italien des Marches, cette mémoire liturgique sera célébrée ». 

Le décret du Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements explique que ce sanctuaire « étroitement lié au Siège apostolique, loué par les souverains pontifes et connu dans le monde entier, a su illustrer de manière excellente au fil du temps, autant que Nazareth en Terre Sainte, les vertus évangéliques de la Sainte Famille ». 

La tradition rapporte que, dans la nuit du 9 au 10 décembre 1294, la Sainte Maison de Nazareth fut transportée par les anges en un lieu nommé Lorette, qui faisait alors partie du diocèse de Recanati. 

L'endroit devint rapidement un lieu de pèlerinage, enrichi de nombreuses indulgences accordées par les souverains pontifes. On prie l’habitude d’y chanter une série d’invocations à la Vierge Marie, qui furent par la suite approuvées par l’Eglise, sous le nom de « litanies de Lorette ». 

Notre-Dame de Lorette, réputée pour être la patronne céleste des aviateurs, verra désormais sa mémoire liturgique célébrée chaque 10 décembre, afin de commémorer l’anniversaire de la translation miraculeuse de la « Santa Casa », l’auguste demeure de Nazareth où la Vierge reçut l’annonce de l’Incarnation. 

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Le cardinal Robert Sarah a annoncé le 31 octobre 2019 l’inscription au calendrier universel de l’Eglise d’une nouvelle mémoire : « par le décret que j’ai signé, la Bienheureuse Vierge Marie de Lorette est désormais inscrite au calendrier romain général. Le 10 décembre, jour où Notre-Dame de Lorette est fêtée dans le sanctuaire italien des Marches, cette mémoire liturgique sera célébrée ». 

Le décret du Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements explique que ce sanctuaire « étroitement lié au Siège apostolique, loué par les souverains pontifes et connu dans le monde entier, a su illustrer de manière excellente au fil du temps, autant que Nazareth en Terre Sainte, les vertus évangéliques de la Sainte Famille ». 

La tradition rapporte que, dans la nuit du 9 au 10 décembre 1294, la Sainte Maison de Nazareth fut transportée par les anges en un lieu nommé Lorette, qui faisait alors partie du diocèse de Recanati. 

L'endroit devint rapidement un lieu de pèlerinage, enrichi de nombreuses indulgences accordées par les souverains pontifes. On prie l’habitude d’y chanter une série d’invocations à la Vierge Marie, qui furent par la suite approuvées par l’Eglise, sous le nom de « litanies de Lorette ». 

Notre-Dame de Lorette, réputée pour être la patronne céleste des aviateurs, verra désormais sa mémoire liturgique célébrée chaque 10 décembre, afin de commémorer l’anniversaire de la translation miraculeuse de la « Santa Casa », l’auguste demeure de Nazareth où la Vierge reçut l’annonce de l’Incarnation. 

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(14/11/2019 11:20)

Qui a dit cela ? Le cardinal Burke ou Monseigneur Lefebvre ?  View ?

Le cardinal Caffarra [Carlo Caffarra, feu l’archevêque de Bologne], qui était un ami très cher, est venu me voir et m’a demandé ce qui se passait. Il a dit que ceux d’entre nous qui défendent l’enseignement et la discipline de l’Eglise sont maintenant appelés les ennemis du pape. Et c’est un symbole de ce qui s’est passé. Tout au long de mon sacerdoce, on m’a toujours reproché d’être trop attentif à ce que disait le pape. Et maintenant je me retrouve dans une situation où on m’appelle l’ennemi du pape, ce que je ne suis pas. » .

Ainsi s’exprime le cardinal Raymond Burke, dans un entretien avec Ross Douthat paru dans le New York Times, le 9 novembre 2019. 

Je n’ai pas fait autre chose que ce que j’ai fait pendant trente années de ma vie sacerdotale et qui m’a valu d’être évêque, Délégué apostolique en Afrique, membre de la Commission centrale Préconciliaire, Assistant au Trône pontifical. Que pouvais-je désirer de plus comme preuve que Rome estimait que mon travail était profitable à l’Eglise et au bien des âmes ? Et voici que, alors que je fais une œuvre tout à fait semblable à celle que j’ai accomplie pendant trente années, tout à coup je suis “suspens a divinis”, peut-être bientôt excommunié, séparé de l’Eglise, renégat, que sais-je ? Est-ce possible ? Est-ce donc que ce que j’ai fait pendant trente ans était susceptible aussi d’une “suspense a divinis” ?

Ainsi s’exprimait Mgr Marcel Lefebvre, dans son sermon de la messe de Lille, le 29 août 1976.

Apologia Pro Vita Sua du cardinal Burke 

Dans un récent entretien avec le journaliste catholique Ross Douthat, le cardinal Burke - qui est unanimement considéré comme un critique conservateur du pontificat de François - défend son travail dans l’Eglise catholique. Contrairement à ce que prétendent les partisans du pape, Mgr Burke ne se considère pas comme un ennemi de François. Il ne fait que soutenir l’enseignement catholique orthodoxe, comme l’indissolubilité du mariage. Ce faisant, il reconnaît qu’il a perdu les faveurs de François, ce qui a entraîné son départ de la Congrégation des évêques, puis du Tribunal de la Signature apostolique. Pourtant, il soutient qu’il n’attaque pas la fonction papale, mais qu’il prêche simplement la foi. 

Le cardinal continue :

Le document de travail [pour le Synode amazonien] n’a pas de valeur doctrinale. Et si le pape apposait son cachet sur ce document ? Les gens disent : “si vous ne l’acceptez pas, vous serez dans le schisme” ; mais je maintiens que je ne serais pas dans le schisme parce que le document contient des éléments qui renient la tradition apostolique. Ce que je veux donc dire, c’est que le document est schismatique. Je ne le suis pas. 

De son côté, Mgr Lefebvre déclarait lors du sermon des consécrations épiscopales de 1988 :

Nous ne sommes pas des schismatiques ! (…) Bien au contraire, c’est pour manifester notre attachement à Rome que nous faisons cette cérémonie. C’est pour manifester notre attachement à l’Eglise de toujours, au pape et à tous ceux qui ont précédé ces papes qui, malheureusement, depuis le concile Vatican II, ont cru devoir adhérer à des erreurs, des erreurs graves qui sont en train de démolir l’Eglise et de détruire le sacerdoce catholique.

Le cardinal Burke  insiste : 

Je n’ai pas changé. J’enseigne toujours les mêmes choses que j’ai toujours enseignées et ce ne sont pas mes idées. Mais tout à coup, cela est perçu comme étant contraire au pontife romain. 

Sur ce point précis, comment ne pas y voir un lointain écho de la Déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre :

Nous tenons fermement, de tout notre cœur et de toute notre âme, à la Rome catholique, Gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires pour préserver cette foi, à la Rome éternelle, Maîtresse de la sagesse et de la vérité. (…) Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles. (…) 

C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Eglise, par l’Eglise de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du Concile [Vatican II] en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Une ironie involontaire 

Une ironie sans doute involontaire accompagne les paroles du cardinal Burke, dans la mesure où lui-même s'est montré par le passé critique vis-à-vis de l’ancien archevêque de Dakar et de la Fraternité Saint-Pie X. Lors d’une conférence donnée le 15 juillet 2017, Mgr Burke avait même déclaré que la Fraternité « est dans le schisme (sic) depuis que feu Mgr Marcel Lefebvre a ordonné quatre évêques sans le mandat du Pontife romain ». Il ajoutait : « Il n’est donc pas légitime d’assister à la messe ou de recevoir les sacrements dans une église qui est sous la direction de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ». 

SI ces paroles du cardinal sont certainement déplacées, il est regrettable qu’il ne comprenne pas la raison des consécrations épiscopales de 1988, à savoir perpétuer le sacerdoce catholique authentique et fournir aux fidèles des sacrements certainement valides, selon le rite romain traditionnel. Ce faisant, les consécrations, comme toute l’œuvre sacerdotale de Mgr Lefebvre, ont été effectuées pour la vie de l’Eglise et le bien de la foi catholique. N’est-ce pas ainsi que le cardinal Burke comprend son propre ministère sacerdotal, qui consiste à défendre la foi face à l’hétérodoxie, quoiqu’imparfaitement ? Puisse la situation actuelle de l’Eglise, qui le place dans une situation similaire - à défaut d’être identique - à celle que connut Mgr Lefebvre, le faire réfléchir... 

Ce parallèle n’effleure guère Ross Douthat qui interroge le cardinal Burke dans le New York Times. Le journaliste s’efforce de distinguer la fidélité du cardinal Burke à l’orthodoxie face aux utopies du pape François, du « quasi-exil traditionaliste entrepris après Vatican II par la Fraternité Saint-Pie X ». Quel que soit le sens qu’il faille donner à l’expression “quasi-exil”, l’histoire ecclésiastique récente montre que c’est le contraire qui est vrai. Non seulement la Fraternité Saint-Pie X a sauvé la messe catholique et les rites sacramentels pour le plus grand bien de toute l’Eglise - et cela malgré une opposition enragée -, mais sa position selon laquelle l’ancien rite romain n’avait jamais été abrogé a été, de fait, confirmée par le pape Benoît XVI dans son motu proprio Summorum Pontificum, en 2007. 

De plus, les chapelles de la Fraternité, ouvertes à tous les catholiques, tout comme son apostolat, en particulier à travers l’édition, sont autant de moyens pour elle non seulement de répandre la foi et la vie catholique, mais encore d'alerter sur la profondeur de la crise que traverse l’Eglise. Loin de tout esprit de rébellion, elle n’hésite pas à dénoncer les destructions causées par Vatican II et ses réformes, et à rappeler l’urgente nécessité de restaurer la Tradition catholique. Ce n’est donc pas Mgr Lefebvre et la Fraternité sacerdotale qu’il a fondée qui se sont placés en "quasi-exil" de l’Eglise ; mais ce sont les autorités qui gouvernent l’Eglise qui se sont placées en exil déclaré de la Tradition. 

Reste qu’il est intéressant et réjouissant de constater que les récents scandales permettent à des hommes d’Eglise de prendre un peu mieux la mesure de la crise actuelle et, – c’est une nouveauté depuis le Concile –, de s’opposer publiquement à la destruction de la foi. Toutefois, ce combat nécessaire ne pourra avoir de plein effet qu’en reconnaissant que la crise actuelle s’enracine dans le concile Vatican II lui-même. 

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Le cardinal Caffarra [Carlo Caffarra, feu l’archevêque de Bologne], qui était un ami très cher, est venu me voir et m’a demandé ce qui se passait. Il a dit que ceux d’entre nous qui défendent l’enseignement et la discipline de l’Eglise sont maintenant appelés les ennemis du pape. Et c’est un symbole de ce qui s’est passé. Tout au long de mon sacerdoce, on m’a toujours reproché d’être trop attentif à ce que disait le pape. Et maintenant je me retrouve dans une situation où on m’appelle l’ennemi du pape, ce que je ne suis pas. » .

Ainsi s’exprime le cardinal Raymond Burke, dans un entretien avec Ross Douthat paru dans le New York Times, le 9 novembre 2019. 

Je n’ai pas fait autre chose que ce que j’ai fait pendant trente années de ma vie sacerdotale et qui m’a valu d’être évêque, Délégué apostolique en Afrique, membre de la Commission centrale Préconciliaire, Assistant au Trône pontifical. Que pouvais-je désirer de plus comme preuve que Rome estimait que mon travail était profitable à l’Eglise et au bien des âmes ? Et voici que, alors que je fais une œuvre tout à fait semblable à celle que j’ai accomplie pendant trente années, tout à coup je suis “suspens a divinis”, peut-être bientôt excommunié, séparé de l’Eglise, renégat, que sais-je ? Est-ce possible ? Est-ce donc que ce que j’ai fait pendant trente ans était susceptible aussi d’une “suspense a divinis” ?

Ainsi s’exprimait Mgr Marcel Lefebvre, dans son sermon de la messe de Lille, le 29 août 1976.

Apologia Pro Vita Sua du cardinal Burke 

Dans un récent entretien avec le journaliste catholique Ross Douthat, le cardinal Burke - qui est unanimement considéré comme un critique conservateur du pontificat de François - défend son travail dans l’Eglise catholique. Contrairement à ce que prétendent les partisans du pape, Mgr Burke ne se considère pas comme un ennemi de François. Il ne fait que soutenir l’enseignement catholique orthodoxe, comme l’indissolubilité du mariage. Ce faisant, il reconnaît qu’il a perdu les faveurs de François, ce qui a entraîné son départ de la Congrégation des évêques, puis du Tribunal de la Signature apostolique. Pourtant, il soutient qu’il n’attaque pas la fonction papale, mais qu’il prêche simplement la foi. 

Le cardinal continue :

Le document de travail [pour le Synode amazonien] n’a pas de valeur doctrinale. Et si le pape apposait son cachet sur ce document ? Les gens disent : “si vous ne l’acceptez pas, vous serez dans le schisme” ; mais je maintiens que je ne serais pas dans le schisme parce que le document contient des éléments qui renient la tradition apostolique. Ce que je veux donc dire, c’est que le document est schismatique. Je ne le suis pas. 

De son côté, Mgr Lefebvre déclarait lors du sermon des consécrations épiscopales de 1988 :

Nous ne sommes pas des schismatiques ! (…) Bien au contraire, c’est pour manifester notre attachement à Rome que nous faisons cette cérémonie. C’est pour manifester notre attachement à l’Eglise de toujours, au pape et à tous ceux qui ont précédé ces papes qui, malheureusement, depuis le concile Vatican II, ont cru devoir adhérer à des erreurs, des erreurs graves qui sont en train de démolir l’Eglise et de détruire le sacerdoce catholique.

Le cardinal Burke  insiste : 

Je n’ai pas changé. J’enseigne toujours les mêmes choses que j’ai toujours enseignées et ce ne sont pas mes idées. Mais tout à coup, cela est perçu comme étant contraire au pontife romain. 

Sur ce point précis, comment ne pas y voir un lointain écho de la Déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre :

Nous tenons fermement, de tout notre cœur et de toute notre âme, à la Rome catholique, Gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires pour préserver cette foi, à la Rome éternelle, Maîtresse de la sagesse et de la vérité. (…) Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles. (…) 

C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Eglise, par l’Eglise de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du Concile [Vatican II] en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Une ironie involontaire 

Une ironie sans doute involontaire accompagne les paroles du cardinal Burke, dans la mesure où lui-même s'est montré par le passé critique vis-à-vis de l’ancien archevêque de Dakar et de la Fraternité Saint-Pie X. Lors d’une conférence donnée le 15 juillet 2017, Mgr Burke avait même déclaré que la Fraternité « est dans le schisme (sic) depuis que feu Mgr Marcel Lefebvre a ordonné quatre évêques sans le mandat du Pontife romain ». Il ajoutait : « Il n’est donc pas légitime d’assister à la messe ou de recevoir les sacrements dans une église qui est sous la direction de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ». 

SI ces paroles du cardinal sont certainement déplacées, il est regrettable qu’il ne comprenne pas la raison des consécrations épiscopales de 1988, à savoir perpétuer le sacerdoce catholique authentique et fournir aux fidèles des sacrements certainement valides, selon le rite romain traditionnel. Ce faisant, les consécrations, comme toute l’œuvre sacerdotale de Mgr Lefebvre, ont été effectuées pour la vie de l’Eglise et le bien de la foi catholique. N’est-ce pas ainsi que le cardinal Burke comprend son propre ministère sacerdotal, qui consiste à défendre la foi face à l’hétérodoxie, quoiqu’imparfaitement ? Puisse la situation actuelle de l’Eglise, qui le place dans une situation similaire - à défaut d’être identique - à celle que connut Mgr Lefebvre, le faire réfléchir... 

Ce parallèle n’effleure guère Ross Douthat qui interroge le cardinal Burke dans le New York Times. Le journaliste s’efforce de distinguer la fidélité du cardinal Burke à l’orthodoxie face aux utopies du pape François, du « quasi-exil traditionaliste entrepris après Vatican II par la Fraternité Saint-Pie X ». Quel que soit le sens qu’il faille donner à l’expression “quasi-exil”, l’histoire ecclésiastique récente montre que c’est le contraire qui est vrai. Non seulement la Fraternité Saint-Pie X a sauvé la messe catholique et les rites sacramentels pour le plus grand bien de toute l’Eglise - et cela malgré une opposition enragée -, mais sa position selon laquelle l’ancien rite romain n’avait jamais été abrogé a été, de fait, confirmée par le pape Benoît XVI dans son motu proprio Summorum Pontificum, en 2007. 

De plus, les chapelles de la Fraternité, ouvertes à tous les catholiques, tout comme son apostolat, en particulier à travers l’édition, sont autant de moyens pour elle non seulement de répandre la foi et la vie catholique, mais encore d'alerter sur la profondeur de la crise que traverse l’Eglise. Loin de tout esprit de rébellion, elle n’hésite pas à dénoncer les destructions causées par Vatican II et ses réformes, et à rappeler l’urgente nécessité de restaurer la Tradition catholique. Ce n’est donc pas Mgr Lefebvre et la Fraternité sacerdotale qu’il a fondée qui se sont placés en "quasi-exil" de l’Eglise ; mais ce sont les autorités qui gouvernent l’Eglise qui se sont placées en exil déclaré de la Tradition. 

Reste qu’il est intéressant et réjouissant de constater que les récents scandales permettent à des hommes d’Eglise de prendre un peu mieux la mesure de la crise actuelle et, – c’est une nouveauté depuis le Concile –, de s’opposer publiquement à la destruction de la foi. Toutefois, ce combat nécessaire ne pourra avoir de plein effet qu’en reconnaissant que la crise actuelle s’enracine dans le concile Vatican II lui-même. 

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(14/11/2019 11:05)

Notre dossier sur le Synode de l’Amazonie  View ?

1 - La clef de lecture 
L’encyclique Laudato si’ du pape François
 
2 - La réaction de la Fraternité Saint-Pie X
Communiqué du Supérieur général
 
Nos éditoriaux :
Un synode en vert et rouge
Pollué par le Rhin, l’Amazone se jettera-t-il dans le Tibre ? 
 
3 - La préparation du synode
Le synode qui veut sauver l’Amazonie et l’Eglise
Message du pape pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création
Parallélisme troublant entre le synode amazonien et le "chemin synodal" allemand
Le célibat sacerdotal à l’épreuve des brumes de l’Amazonie
 
4 - L’Instrumentum laboris, le document préparatoire du synode
Synode sur l’Amazonie : l'inquiétant document préparatoire
Le cardinal Brandmüller rejette le document préparatoire du Synode sur l’Amazonie
Deux cardinaux alertent tous les cardinaux sur le danger du futur synode pour la foi
Critiques sur le synode : des vérités structurellement neutralisées
Document de travail du synode sur l'Amazonie : sous le feu des critiques (1)
Document de travail du synode sur l'Amazonie : sous le feu des critiques (2)
Document de travail du synode sur l'Amazonie : sous le feu des critiques (3)
Rome soutient opiniâtrement le document du synode sur l'Amazonie 

5 - Le déroulement du synode et le scandale des idoles de la Pachamama
Ouverture du synode sur l’Amazonie
Synode sur l’Amazonie : déjà le pire !
Synode sur l’Amazonie : toujours le pire !
La vénération des statuettes de la Pachamama a été objectivement une idolâtrie
Retour sur le scandale de la Pachamama
Sans intentions idolâtriques ?

 
6 - Analyses 
Les pseudo-martyrs du synode pour l’Amazonie
La trahison des missionnaires des terres amazoniennes
La mission auprès des Yanomami d'Amazonie : une débâcle et une trahison
Un rite bâtard : « La Messe de la terre sans mal »
La subversion syncrétiste de la Conférence épiscopale italienne
Le regard du pape sur la théologie de la libération
Vidéo : François, le pape pastoral d’un concile non dogmatique

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1 - La clef de lecture 
L’encyclique Laudato si’ du pape François
 
2 - La réaction de la Fraternité Saint-Pie X
Communiqué du Supérieur général
 
Nos éditoriaux :
Un synode en vert et rouge
Pollué par le Rhin, l’Amazone se jettera-t-il dans le Tibre ? 
 
3 - La préparation du synode
Le synode qui veut sauver l’Amazonie et l’Eglise
Message du pape pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création
Parallélisme troublant entre le synode amazonien et le "chemin synodal" allemand
Le célibat sacerdotal à l’épreuve des brumes de l’Amazonie
 
4 - L’Instrumentum laboris, le document préparatoire du synode
Synode sur l’Amazonie : l'inquiétant document préparatoire
Le cardinal Brandmüller rejette le document préparatoire du Synode sur l’Amazonie
Deux cardinaux alertent tous les cardinaux sur le danger du futur synode pour la foi
Critiques sur le synode : des vérités structurellement neutralisées
Document de travail du synode sur l'Amazonie : sous le feu des critiques (1)
Document de travail du synode sur l'Amazonie : sous le feu des critiques (2)
Document de travail du synode sur l'Amazonie : sous le feu des critiques (3)
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La vénération des statuettes de la Pachamama a été objectivement une idolâtrie
Retour sur le scandale de la Pachamama
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6 - Analyses 
Les pseudo-martyrs du synode pour l’Amazonie
La trahison des missionnaires des terres amazoniennes
La mission auprès des Yanomami d'Amazonie : une débâcle et une trahison
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La subversion syncrétiste de la Conférence épiscopale italienne
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