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Lecture : le Carême au jour le jour  View ?

Pour que le Carême de 2020 ne soit pas un carême ordinaire – malheureusement ordinaire ou ordinairement malheureux –, l’abbé Patrick Troadec a eu l’excellente idée de composer un recueil de textes de méditation qui fait de chaque jour une étape dans la montée vers le Vendredi Saint, avant la joie de la Résurrection pascale. Son Carême au jour le jour est plus qu’un titre, c’est un ordre de marche pratique, avec des efforts gradués. Au jour le jour, c’est-à-dire au quotidien, dans son devoir d’état, en famille ou au travail.

Quarante jours font peur, mais un carême jour après jour est à la portée de toutes les âmes : une résolution après l’autre, « à pas d’amour ». Ce recueil a le format d’un agenda où chaque jour est noté un rendez-vous avec la liturgie, les Pères de l’Eglise, les auteurs spirituels..., qui tous nous disent : « Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4,10). Et l’abbé Troadec nous prévient : « Cette parole de Jésus à la Samaritaine, Notre Seigneur l’adresse aujourd’hui à chacun d’entre vous. Sans doute, pour la plupart, vous connaissez Dieu, vous avez foi en lui. Mais celle-ci a besoin d’être entretenue, d’être alimentée, d’être nourrie par la lecture, par la réflexion. Or le Carême est avec le temps pascal la période la plus belle et la plus riche de toute l’année liturgique, surtout la plus propice à la rénovation spirituelle. En effet, chaque jour du Carême a une messe propre qui enferme un véritable trésor... » C’est ce trésor extraordinaire qui nous est ouvert jour après jour.

Abbé Patrick Troadec, Le Carême au jour le jour, Editions Via Romana, 165 pages, 9 €. Disponible auprès de Via Romana, Clovis, librairie Notre-Dame de France, La Procure à Paris…

Appréciations des lecteurs : « J’ai tout lu avec un certain plaisir, et j’espère que cette lecture m’aura rendu un peu meilleur. » (Un professeur de philosophie) « J’ai été impressionnée par les citations du saint Curé d’Ars. Chacune de ses phrases me donne envie de l’imiter. Ses pensées sont un véritable trésor spirituel simple à comprendre et à mettre en pratique avec la grâce de Dieu. » (Une mère de famille) « Ce livre m’a redonné beaucoup de forces spirituelles. » (Une mère de famille) « Vos belles méditations pour le Carême sont très propres à éveiller l’intérêt des enfants dont l’intelligence et la sensibilité sont également sollicitées, et à mettre les parents en état de faire eux-mêmes un bon Carême. » (Une correctrice) « Ce petit manuel de piété aidera, c’est certain, bien des familles à vivre le Carême et à préparer Pâques dans les meilleures conditions. » (Une sœur dominicaine)

Mgr Bernard Fellay : « Le temps du Carême étant par excellence le temps de l’ascèse et de l’effort sur le chemin de la sanctification, Monsieur l’abbé Patrick Troadec a eu l’heureuse initiative d’offrir un petit guide pratique pour accompagner les efforts de l’âme chrétienne. Daigne Dieu bénir par d’abondants fruits de grâce ceux qui profiteront de ces lignes inspirées des sources les plus sûres de la spiritualité chrétienne et les faire parvenir à la fin du Carême à une union plus intime, plus profonde, plus parfaite avec le divin Rédempteur.» Flavigny, le 1er février 2013

Ce 26 février, Mercredi des Cendres, débute le Carême. Combien de résolutions prises pour être aussitôt abandonnées, au cours de cette période de prière et de pénitence ? 

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Lecture : le Carême au jour le jour  View ?

Pour que le Carême de 2020 ne soit pas un carême ordinaire – malheureusement ordinaire ou ordinairement malheureux –, l’abbé Patrick Troadec a eu l’excellente idée de composer un recueil de textes de méditation qui fait de chaque jour une étape dans la montée vers le Vendredi Saint, avant la joie de la Résurrection pascale. Son Carême au jour le jour est plus qu’un titre, c’est un ordre de marche pratique, avec des efforts gradués. Au jour le jour, c’est-à-dire au quotidien, dans son devoir d’état, en famille ou au travail.

Quarante jours font peur, mais un carême jour après jour est à la portée de toutes les âmes : une résolution après l’autre, « à pas d’amour ». Ce recueil a le format d’un agenda où chaque jour est noté un rendez-vous avec la liturgie, les Pères de l’Eglise, les auteurs spirituels..., qui tous nous disent : « Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4,10). Et l’abbé Troadec nous prévient : « Cette parole de Jésus à la Samaritaine, Notre Seigneur l’adresse aujourd’hui à chacun d’entre vous. Sans doute, pour la plupart, vous connaissez Dieu, vous avez foi en lui. Mais celle-ci a besoin d’être entretenue, d’être alimentée, d’être nourrie par la lecture, par la réflexion. Or le Carême est avec le temps pascal la période la plus belle et la plus riche de toute l’année liturgique, surtout la plus propice à la rénovation spirituelle. En effet, chaque jour du Carême a une messe propre qui enferme un véritable trésor... » C’est ce trésor extraordinaire qui nous est ouvert jour après jour.

Abbé Patrick Troadec, Le Carême au jour le jour, Editions Via Romana, 165 pages, 9 €. Disponible auprès de Via Romana, Clovis, librairie Notre-Dame de France, La Procure à Paris…

Appréciations des lecteurs : « J’ai tout lu avec un certain plaisir, et j’espère que cette lecture m’aura rendu un peu meilleur. » (Un professeur de philosophie) « J’ai été impressionnée par les citations du saint Curé d’Ars. Chacune de ses phrases me donne envie de l’imiter. Ses pensées sont un véritable trésor spirituel simple à comprendre et à mettre en pratique avec la grâce de Dieu. » (Une mère de famille) « Ce livre m’a redonné beaucoup de forces spirituelles. » (Une mère de famille) « Vos belles méditations pour le Carême sont très propres à éveiller l’intérêt des enfants dont l’intelligence et la sensibilité sont également sollicitées, et à mettre les parents en état de faire eux-mêmes un bon Carême. » (Une correctrice) « Ce petit manuel de piété aidera, c’est certain, bien des familles à vivre le Carême et à préparer Pâques dans les meilleures conditions. » (Une sœur dominicaine)

Mgr Bernard Fellay : « Le temps du Carême étant par excellence le temps de l’ascèse et de l’effort sur le chemin de la sanctification, Monsieur l’abbé Patrick Troadec a eu l’heureuse initiative d’offrir un petit guide pratique pour accompagner les efforts de l’âme chrétienne. Daigne Dieu bénir par d’abondants fruits de grâce ceux qui profiteront de ces lignes inspirées des sources les plus sûres de la spiritualité chrétienne et les faire parvenir à la fin du Carême à une union plus intime, plus profonde, plus parfaite avec le divin Rédempteur.» Flavigny, le 1er février 2013

Ce 26 février, Mercredi des Cendres, débute le Carême. Combien de résolutions prises pour être aussitôt abandonnées, au cours de cette période de prière et de pénitence ? 

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(26/02/2020 12:46)

Bolivie : les évêques appellent les candidats chrétiens à la cohérence  View ?

Premier président indigène de Bolivie, Evo Morales a démissionné le 10 novembre 2019, au terme de quatorze années de pouvoir. Lâché par la police et par l’armée, il avait dû prendre la fuite sous la pression de la rue et de l’opposition qui contestaient sa réélection, le 20 octobre précédent, pour un quatrième mandat.  

Jeanine Anez a succédé à Evo Morales le 12 novembre 2019, deux jours après le départ précipité de ce dernier. Présidente ad interim, cette catholique de droite assumée - on se rappelle son entrée en fonction Bible en main et sous les acclamations de « gloire à Dieu » - a annoncé le 27 janvier qu’elle serait candidate aux élections générales du 3 mai. 

Cependant, à quelques semaines du scrutin, l’atmosphère politique a poussé les évêques du pays à prendre la parole : « en cette période de campagne, l'insulte, le mensonge et la calomnie semblent prévaloir. Ce sont des attitudes qui sont diffusées quotidiennement par les médias, à l'ensemble de la population », déplore, au nom des prélats boliviens, le père Joses Fuentes Cano, secrétaire général de la Conférence épiscopale. - L’épiscopat bolivien serait-il en train de découvrir les mœurs électorales communes à toutes les démocraties corrompues ? 

Pour les évêques du pays, les candidats doivent faire preuve de cohérence : « la vie que nous menons est ce qui fait de nous des disciples du Christ », affirme le père Fuentes Cano, précisant que ce n’est pas seulement « la profession de foi qui rend (les chrétiens) semblables au Christ, mais les décisions qu'ils prennent, leur morale, la vie qu'ils mènent ». 

Alors que le ton de la campagne se durcit sensiblement, le secrétaire général de la conférence épiscopale dénonce les comportements de certains : « la médisance et l’insulte sont devenus une sorte de passe-temps, presque pour retenir l'attention et ne pas s’ennuyer ». 

Selon une enquête d’intentions de vote publiée le 17 février 2020 par le quotidien Pagina Siete, le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS), parti du président démissionnaire est en tête des intentions de vote avec 31,6%, suivi du candidat centriste et ex-président Carlos Mesa (17,1%), et de Mme Anez qui rassemble pour l’heure 15,6% des intentions de vote. 

Les Boliviens désigneront leur chef d’Etat le 3 mai 2020, soit plus de six mois après l’élection controversée qui avait déclenché une violente révolte sociale et le départ de l’ancien président Evo Morales. Face à un durcissement de la vie politique, les évêques du pays ont lancé un appel aux candidats chrétiens, les incitant à rechercher le bien commun. 

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Bolivie : les évêques appellent les candidats chrétiens à la cohérence  View ?

Premier président indigène de Bolivie, Evo Morales a démissionné le 10 novembre 2019, au terme de quatorze années de pouvoir. Lâché par la police et par l’armée, il avait dû prendre la fuite sous la pression de la rue et de l’opposition qui contestaient sa réélection, le 20 octobre précédent, pour un quatrième mandat.  

Jeanine Anez a succédé à Evo Morales le 12 novembre 2019, deux jours après le départ précipité de ce dernier. Présidente ad interim, cette catholique de droite assumée - on se rappelle son entrée en fonction Bible en main et sous les acclamations de « gloire à Dieu » - a annoncé le 27 janvier qu’elle serait candidate aux élections générales du 3 mai. 

Cependant, à quelques semaines du scrutin, l’atmosphère politique a poussé les évêques du pays à prendre la parole : « en cette période de campagne, l'insulte, le mensonge et la calomnie semblent prévaloir. Ce sont des attitudes qui sont diffusées quotidiennement par les médias, à l'ensemble de la population », déplore, au nom des prélats boliviens, le père Joses Fuentes Cano, secrétaire général de la Conférence épiscopale. - L’épiscopat bolivien serait-il en train de découvrir les mœurs électorales communes à toutes les démocraties corrompues ? 

Pour les évêques du pays, les candidats doivent faire preuve de cohérence : « la vie que nous menons est ce qui fait de nous des disciples du Christ », affirme le père Fuentes Cano, précisant que ce n’est pas seulement « la profession de foi qui rend (les chrétiens) semblables au Christ, mais les décisions qu'ils prennent, leur morale, la vie qu'ils mènent ». 

Alors que le ton de la campagne se durcit sensiblement, le secrétaire général de la conférence épiscopale dénonce les comportements de certains : « la médisance et l’insulte sont devenus une sorte de passe-temps, presque pour retenir l'attention et ne pas s’ennuyer ». 

Selon une enquête d’intentions de vote publiée le 17 février 2020 par le quotidien Pagina Siete, le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS), parti du président démissionnaire est en tête des intentions de vote avec 31,6%, suivi du candidat centriste et ex-président Carlos Mesa (17,1%), et de Mme Anez qui rassemble pour l’heure 15,6% des intentions de vote. 

Les Boliviens désigneront leur chef d’Etat le 3 mai 2020, soit plus de six mois après l’élection controversée qui avait déclenché une violente révolte sociale et le départ de l’ancien président Evo Morales. Face à un durcissement de la vie politique, les évêques du pays ont lancé un appel aux candidats chrétiens, les incitant à rechercher le bien commun. 

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(26/02/2020 11:22)

Université d’hiver à La Martinerie : un succès au-delà des espérances !  View ?

Il est vrai que le thème de cette session d’étude : Enfant jouet, femme objet, société sans père ni repère, était d’une actualité brûlante, à la veille du vote en France des lois dites « bioéthiques », qui ne sont en réalité ni bio, ni éthiques. Les trois intervenants l’ont amplement démontré, en fournissant un éclairage médical (Dr Vincent Wojcieszko), juridique (Sabine Le Conte) et philosophique (abbé Benoît de Jorna). 

Comme à l’université d’été, les ateliers ont permis à chaque participant d’apprendre à argumenter. Il fallait s’exercer à répondre aux objections suivantes : 
1. Parler de féminité, est-ce avoir des préjugés ? 
2. Maternité de substitution et procréation artificielle : comment argumenter face au « meilleur des mondes » ? 

Les travaux étaient encadrés par les temps de prière et les moments de détente – certains organisèrent même un match de football en nocturne. 

Un merci chaleureux à Baudouin, Camille, Vincent, Rose-Marie, Pauline, Claire-Marie, Isabelle, Joseph et Caroline… et à tous les bénévoles discrets, souriants et efficaces.

Au terme de ces journées très réussies, tous n’avaient plus qu’une idée en tête : se retrouver à l’université d’été à l’école Saint-Joseph des Carmes ! Elle aura lieu du 12 au 16 août. Et le thème sera dévoilé dans les prochains jours… 

Site de l’université d’été

Ce sont plus de 200 participants qui sont venus à la 1re université d’hiver de la Fraternité Saint-Pie X, à l’école Saint-Michel de La Martinerie, près de Châteauroux, les 22 et 23 février 2020. Pour un coup d’essai, ce fut un vrai coup de maître : il a fallu refuser les inscriptions trop tardives. Les organisateurs attendaient 100 participants ; ils en ont eu le double !

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Université d’hiver à La Martinerie : un succès au-delà des espérances !  View ?

Il est vrai que le thème de cette session d’étude : Enfant jouet, femme objet, société sans père ni repère, était d’une actualité brûlante, à la veille du vote en France des lois dites « bioéthiques », qui ne sont en réalité ni bio, ni éthiques. Les trois intervenants l’ont amplement démontré, en fournissant un éclairage médical (Dr Vincent Wojcieszko), juridique (Sabine Le Conte) et philosophique (abbé Benoît de Jorna). 

Comme à l’université d’été, les ateliers ont permis à chaque participant d’apprendre à argumenter. Il fallait s’exercer à répondre aux objections suivantes : 
1. Parler de féminité, est-ce avoir des préjugés ? 
2. Maternité de substitution et procréation artificielle : comment argumenter face au « meilleur des mondes » ? 

Les travaux étaient encadrés par les temps de prière et les moments de détente – certains organisèrent même un match de football en nocturne. 

Un merci chaleureux à Baudouin, Camille, Vincent, Rose-Marie, Pauline, Claire-Marie, Isabelle, Joseph et Caroline… et à tous les bénévoles discrets, souriants et efficaces.

Au terme de ces journées très réussies, tous n’avaient plus qu’une idée en tête : se retrouver à l’université d’été à l’école Saint-Joseph des Carmes ! Elle aura lieu du 12 au 16 août. Et le thème sera dévoilé dans les prochains jours… 

Site de l’université d’été

Ce sont plus de 200 participants qui sont venus à la 1re université d’hiver de la Fraternité Saint-Pie X, à l’école Saint-Michel de La Martinerie, près de Châteauroux, les 22 et 23 février 2020. Pour un coup d’essai, ce fut un vrai coup de maître : il a fallu refuser les inscriptions trop tardives. Les organisateurs attendaient 100 participants ; ils en ont eu le double !

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(26/02/2020 09:23)

FSSPX.Actualités vous souhaite un saint Carême  View ?

A l'origine, à Alexandrie, à Rome et dans les Gaules, le Carême consistait en un jeûne qui ne durait qu'une semaine. On ignore les raisons qui, au IIIe siècle, déterminèrent Rome à prolonger le jeûne pendant trois semaines. Mais ce fut certainement l'exemple du Sauveur jeûnant quarante jours au désert qui poussa les Pères du concile de Nicée, en 325, à prescrire que le carême comprît précisément quarante jours.

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FSSPX.Actualités vous souhaite un saint Carême  View ?

A l'origine, à Alexandrie, à Rome et dans les Gaules, le Carême consistait en un jeûne qui ne durait qu'une semaine. On ignore les raisons qui, au IIIe siècle, déterminèrent Rome à prolonger le jeûne pendant trois semaines. Mais ce fut certainement l'exemple du Sauveur jeûnant quarante jours au désert qui poussa les Pères du concile de Nicée, en 325, à prescrire que le carême comprît précisément quarante jours.

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(26/02/2020 08:57)

L’exhortation Querida Amazonia, muette sur l’ordination d’hommes mariés  View ?

Le 12 février 2020 a été publiée l’exhortation du pape François, qui fait suite au synode sur l’Amazonie tenu à Rome du 6 au 27 octobre 2019. Intitulée Querida Amazonia (Chère Amazonie), le document comprend quatre chapitres ; il est divisé en 111 paragraphes. Dans un style souvent lyrique – avec beaucoup de citations poétiques –, le pape expose les quatre rêves que lui inspire l’Amazonie : un « rêve social », un « rêve culturel », un « rêve écologique » et un « rêve ecclésial ». Selon Andrea Tornielli, directeur éditorial du Dicastère pour la communication, cette exhortation qui commence par « chère Amazonie » est comme une « lettre d’amour ». Le recours rhétorique au « rêve » fait penser à l’anaphore « I have a dream, je fais un rêve » de Martin Luther King, dans son discours du 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial de Washington. 

Pas un mot sur le célibat sacerdotal 

Sur la question de l’ordination d’hommes mariés – réclamée au § 111 du Document final du synode – le pape François demeure muet. Le mot « célibat » n’est pas employé une seule fois dans tout le document. Alors que le cardinal Claudio Hummes, rapporteur général du synode et soutien actif de l’ordination d’hommes mariés, avait adressé le 13 janvier une lettre confidentielle aux évêques leur demandant de préparer la réception dans leurs diocèses de cette exhortation tant attendue. Pour ce faire, il les invitait à lire le document final du synode, le discours du pape aux peuples de l’Amazonie, le rapport introductif du synode (dont il est l’auteur) et le discours final du pape, ainsi que l’encyclique Laudato si’. Le haut prélat brésilien ajoutait de façon très précise : « Vous pourriez aussi commencer à planifier une conférence de presse ou un autre événement dès que possible (…). Par exemple, il pourrait être approprié que vous présentiez l’exhortation avec un représentant autochtone, si possible dans votre région, un responsable pastoral expérimenté (ordonné ou religieux, laïc ou laïque), un expert en questions écologiques, et un jeune impliqué dans la pastorale des jeunes ». Et il annonçait que prochainement les évêques recevraient « une deuxième lettre avec d’autres suggestions ». De fait, ils reçurent une lettre datée du 29 janvier. 

Une telle fébrilité méticuleuse laissait penser que l’exhortation apostolique accueillerait favorablement les propositions du document final de ce synode dont l’évêque progressiste, Franz-Josef Overbeck, avait dit qu’après lui, « rien ne serait comme avant ». Or l’exhortation est parue et elle ne dit rien ni sur l’ordination d’hommes mariés, ni sur des ministères confiés aux femmes, également réclamés par le document final du synode.  

Comment expliquer ce silence ? Sandro Magister, sur Settimo Cielo du 12 février, met en avant le livre du cardinal Robert Sarah, écrit en collaboration avec le pape émérite Benoît XVI, Des profondeurs de nos cœurs (Fayard), où le prélat guinéen demandait au pape « de nous protéger d’une telle éventualité en opposant son veto à tout affaiblissement de la loi du célibat sacerdotal, même limité à l’une ou l’autre région », voyant dans la possibilité d’ordonner des hommes mariés « une catastrophe pastorale, une confusion ecclésiologique et un obscurcissement de la compréhension du sacerdoce ». (Voir DICI n°392, janvier 2020) 

Roberto de Mattei dans Corrispondenza Romana du 12 février, considère que le pape François qui se trouvait soumis à deux pressions contraires – celle des progressistes germano-amazoniens et celle du livre du cardinal Sarah et de Benoît XVI –, a suivi la seconde. Aux yeux de l’historien italien, l’absence du cardinal Hummes à la conférence de presse présentant l’exhortation, est significative. De même que l’annonce, le 11 février, par le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence des évêques d’Allemagne et principal artisan du « chemin synodal », qu’il ne se représenterait pas, au terme de son mandat en mars prochain, pourrait montrer que le clan progressiste se sent moins soutenu. 

Querida Amazonia fidèle écho de Laudato si’  

Une lecture de toute l’exhortation, et non pas seulement des paragraphes où il est question du ministère sacerdotal, permet de constater que le pape François ne désavoue pas ce qui a été dit ou fait lors du synode sur l’Amazonie. Bien au contraire, on voit que ce document se situe dans la droite ligne du synode, lui-même fidèle écho de l’encyclique sur « la sauvegarde de la Maison commune », Laudato si’ (24 mai 2015).  

A plusieurs reprises intervient l’idée que « tout est lié » entre l’homme, la nature et Dieu : 

§ 41. « Dans une réalité culturelle comme l’Amazonie, où existe une relation si étroite entre l’homme et la nature, l’existence quotidienne est toujours cosmique. (…) Cette insistance sur le fait que “tout est lié” vaut spécialement pour un territoire comme l’Amazonie. » 

§ 42. « La protection des personnes et celle des écosystèmes sont inséparables. Cela signifie en particulier que là où “la forêt n’est pas une ressource à exploiter, elle est un être, ou plusieurs êtres avec qui entrer en relation.” (…) Les dommages faits à la nature les touchent de façon très directe et visible, parce que – disent-ils [les autochtones] – “nous sommes eau, air, terre et vie du milieu ambiant créé par Dieu. Par conséquent, nous demandons que cessent les mauvais traitements et les destructions de la Mère terre. La terre a du sang et elle saigne, les multinationales ont coupé les veines à notre Mère terre”. » 

§ 56. « Si nous entrons en communion avec la forêt, notre voix s’unira facilement à la sienne et deviendra prière : “Couchés à l’ombre d’un vieil eucalyptus notre prière de lumière s’immerge dans le chant du feuillage éternel” [sic !]. Cette conversion intérieure est ce qui permettra de pleurer pour l’Amazonie et de crier avec elle devant le Seigneur. 

Sur l’emploi de l’expression « lieu théologique » qui fut reproché aux auteurs du Document de travail du synode, voici la justification que tente d’en donner le § 57 : « Si nous nous rendons présents à cette clameur déchirante, il sera manifeste que les créatures de l’Amazonie n’ont pas été oubliées par le Père du ciel. Pour les chrétiens, Jésus lui-même nous interpelle à partir d’elles “parce que le Ressuscité les enveloppe mystérieusement et les oriente vers un destin de plénitude. Même les fleurs des champs et les oiseaux qu’émerveillé il a contemplés de ses yeux humains, sont maintenant remplis de sa présence lumineuse”. C’est pourquoi les croyants trouvent dans l’Amazonie un lieu théologique, un espace où Dieu lui-même se montre et appelle ses enfants. » 

Le § 73 s’efforce de christianiser le panthéisme amazonien : « Certainement, il faut valoriser cette mystique autochtone de l’interconnexion et de l’interdépendance de toute la création, une mystique de gratuité qui aime la vie comme un don, une mystique d’admiration sacrée devant la nature qui déborde de tant de vie. Cependant, il s’agit aussi de faire en sorte que cette relation avec Dieu présent dans le cosmos se transforme toujours plus en une relation personnelle avec un Tu qui soutient sa réalité et qui veut lui donner un sens, un Tu qui nous connaît et qui nous aime. » 

Le § 79 répond indirectement aux vives critiques suscitées par le culte païen rendu à la Pachamama lors du synode : « Il est possible de recueillir d’une certaine manière un symbole autochtone sans le qualifier nécessairement d’idolâtrie. Un mythe chargé de sens spirituel peut être utilisé et pas toujours être considéré comme une erreur païenne. Certaines fêtes religieuses contiennent une signification sacrée et sont des espaces de rencontre et de fraternité, bien qu’un lent processus de purification ou de maturation soit requis. Un missionnaire zélé essaie de trouver quelles aspirations légitimes cherchent une voie dans des manifestations religieuses parfois imparfaites, partielles ou équivoques, et veut répondre à partir d’une spiritualité inculturée. » 

Pour une réfutation théologique de cet immanentisme diffus dans toute l’exhortation, on se reportera avec fruit à la conférence de l’abbé Davide Pagliarani, lors du dernier congrès du Courrier de Rome, intégralement transcrite dans Nouvelles de Chrétienté n°181, janvier-février 2020. 

La menace de l’ordination d’hommes mariés est-elle écartée ?  

Dans son quatrième chapitre – « un rêve ecclésial » –, le pape François traite de l’inculturation sociale, spirituelle, liturgique, ministérielle. Le mot « inculturation » revient vingt fois dans ce seul chapitre. 

Au § 87, le pape rappelle que seul le prêtre ordonné peut offrir le sacrifice de la messe, mais s’il n’y est pas fait mention de l’éventuelle ordination d’hommes mariés, le célibat consacré n’y est pas rappelé pour autant. Et comme le remarque le cardinal Michael Czerny, sous-secrétaire de la section des migrants et des réfugiés du Dicastère pour le service du développement humain intégral, dans cath.ch du 12 février : l’ordination d’hommes mariés ou encore la création d’un diaconat féminin sont des questions qui n’ont pas été « résolues » par le pape François. Il n’y a pas de « fermeture » de l’Eglise sur ces points : toutes ces questions restent en effet « ouvertes » et peuvent encore faire l’objet de « discussions » et de « prières » pour aboutir, plus tard, à « des décisions mûres » prises au sommet de la hiérarchie catholique. 

De fait, au § 95, François écrit : « La vie consacrée, capable de dialogue, de synthèse, d’incarnation et de prophétie, occupe une place de choix dans cette configuration plurielle et harmonieuse de l’Eglise amazonienne. Mais elle a besoin d’un nouvel effort d’inculturation qui mette en jeu la créativité, l’audace missionnaire, la sensibilité et la force particulière de la vie communautaire. » Jusqu’où doit aller ce « nouvel effort d’inculturation », créatif et audacieux ? Il ne le dit pas, mais au § 96 il loue le travail des « communautés de base », dont on sait le rôle dans la théologie de la libération en Amérique du sud : « quand elles ont su intégrer la défense des droits sociaux à l’annonce missionnaire et à la spiritualité, [elles] ont été de vraies expériences de synodalité dans le cheminement d’évangélisation de l’Eglise en Amazonie. » – Sans commentaire. 

Au § 104, François cite son exhortation Evangelii gaudium (24 novembre 2013) – il se cite beaucoup lui-même dans Querida Amazonia : 29 fois Laudato si’, 21 fois Evangelii gaudium –, pour rappeler sa façon de « dépasser » les conflits, à défaut de rappeler purement et simplement la doctrine catholique sur le célibat ecclésiastique. Selon lui, « la vraie réponse aux défis de l’évangélisation se trouve dans le dépassement des deux propositions [contraires] en trouvant d’autres voies meilleures, peut-être non encore imaginées. Le conflit est surmonté à un niveau supérieur où chacune des parties, sans cesser d’être fidèle à elle-même, est intégrée avec l’autre dans une nouvelle réalité. Tout se résout “à un plan supérieur qui conserve, en soi, les précieuses potentialités des polarités en opposition”. Autrement le conflit nous enferme, “nous perdons la perspective, les horizons se limitent et la réalité même reste fragmentée”. » – Autrement dit, au-dessus du conflit, on ne s’oppose plus, on se complète. Mais cela ne présuppose-t-il pas qu’on se situe au-delà du principe de non-contradiction ? Dans l’oxymore. 

Au § 105, le pape revient sur cette idée : « l’issue réside dans le “débordement”, en transcendant la dialectique qui limite la vision afin de pouvoir reconnaître un plus grand don que Dieu offre. De ce nouveau don accueilli avec courage et générosité, de ce don inattendu qui suscite une nouvelle et une plus grande créativité, couleront comme d’une source généreuse les réponses que la dialectique ne nous laissait pas voir. » Et d’en tirer une application immédiate à « l’Amazonie [qui] nous met au défi de surmonter des perspectives limitées, des solutions pragmatiques qui demeurent enfermées dans les aspects partiels des grandes questions, pour chercher des voies plus larges et audacieuses d’inculturation. » 

Dans cette perspective, on peut craindre que la question de l’ordination d’hommes mariés ne soit pas réglée mais simplement différée, et plus que jamais ouverte « sur des voies plus larges et audacieuses d’inculturation ». D’autant plus que François prie pour que « toute l’Eglise se laisse enrichir et interpeler » par le Document final du synode [avec son §111 sur les viri probati ?] « auquel ont collaboré de nombreuses personnes qui connaissent, mieux que moi et que la Curie romaine, la problématique de l’Amazonie, parce qu’elles y vivent, elles y souffrent et elles l’aiment avec passion » (§ 3 et 4). C’est dire que ces personnes sont à même de réaliser le quatrième rêve du pape, le « rêve ecclésial » : « Je rêve de communautés chrétiennes capables de se donner et de s’incarner en Amazonie, au point de donner à l’Eglise de nouveaux visages aux traits amazoniens. » 

L’Eglise rêvée par le pape, à la suite du synode, doit se parer d’un visage amazonien, là où seule la Face adorable du Christ, son divin Epoux, devrait resplendir.  

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L’exhortation Querida Amazonia, muette sur l’ordination d’hommes mariés  View ?

Le 12 février 2020 a été publiée l’exhortation du pape François, qui fait suite au synode sur l’Amazonie tenu à Rome du 6 au 27 octobre 2019. Intitulée Querida Amazonia (Chère Amazonie), le document comprend quatre chapitres ; il est divisé en 111 paragraphes. Dans un style souvent lyrique – avec beaucoup de citations poétiques –, le pape expose les quatre rêves que lui inspire l’Amazonie : un « rêve social », un « rêve culturel », un « rêve écologique » et un « rêve ecclésial ». Selon Andrea Tornielli, directeur éditorial du Dicastère pour la communication, cette exhortation qui commence par « chère Amazonie » est comme une « lettre d’amour ». Le recours rhétorique au « rêve » fait penser à l’anaphore « I have a dream, je fais un rêve » de Martin Luther King, dans son discours du 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial de Washington. 

Pas un mot sur le célibat sacerdotal 

Sur la question de l’ordination d’hommes mariés – réclamée au § 111 du Document final du synode – le pape François demeure muet. Le mot « célibat » n’est pas employé une seule fois dans tout le document. Alors que le cardinal Claudio Hummes, rapporteur général du synode et soutien actif de l’ordination d’hommes mariés, avait adressé le 13 janvier une lettre confidentielle aux évêques leur demandant de préparer la réception dans leurs diocèses de cette exhortation tant attendue. Pour ce faire, il les invitait à lire le document final du synode, le discours du pape aux peuples de l’Amazonie, le rapport introductif du synode (dont il est l’auteur) et le discours final du pape, ainsi que l’encyclique Laudato si’. Le haut prélat brésilien ajoutait de façon très précise : « Vous pourriez aussi commencer à planifier une conférence de presse ou un autre événement dès que possible (…). Par exemple, il pourrait être approprié que vous présentiez l’exhortation avec un représentant autochtone, si possible dans votre région, un responsable pastoral expérimenté (ordonné ou religieux, laïc ou laïque), un expert en questions écologiques, et un jeune impliqué dans la pastorale des jeunes ». Et il annonçait que prochainement les évêques recevraient « une deuxième lettre avec d’autres suggestions ». De fait, ils reçurent une lettre datée du 29 janvier. 

Une telle fébrilité méticuleuse laissait penser que l’exhortation apostolique accueillerait favorablement les propositions du document final de ce synode dont l’évêque progressiste, Franz-Josef Overbeck, avait dit qu’après lui, « rien ne serait comme avant ». Or l’exhortation est parue et elle ne dit rien ni sur l’ordination d’hommes mariés, ni sur des ministères confiés aux femmes, également réclamés par le document final du synode.  

Comment expliquer ce silence ? Sandro Magister, sur Settimo Cielo du 12 février, met en avant le livre du cardinal Robert Sarah, écrit en collaboration avec le pape émérite Benoît XVI, Des profondeurs de nos cœurs (Fayard), où le prélat guinéen demandait au pape « de nous protéger d’une telle éventualité en opposant son veto à tout affaiblissement de la loi du célibat sacerdotal, même limité à l’une ou l’autre région », voyant dans la possibilité d’ordonner des hommes mariés « une catastrophe pastorale, une confusion ecclésiologique et un obscurcissement de la compréhension du sacerdoce ». (Voir DICI n°392, janvier 2020) 

Roberto de Mattei dans Corrispondenza Romana du 12 février, considère que le pape François qui se trouvait soumis à deux pressions contraires – celle des progressistes germano-amazoniens et celle du livre du cardinal Sarah et de Benoît XVI –, a suivi la seconde. Aux yeux de l’historien italien, l’absence du cardinal Hummes à la conférence de presse présentant l’exhortation, est significative. De même que l’annonce, le 11 février, par le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence des évêques d’Allemagne et principal artisan du « chemin synodal », qu’il ne se représenterait pas, au terme de son mandat en mars prochain, pourrait montrer que le clan progressiste se sent moins soutenu. 

Querida Amazonia fidèle écho de Laudato si’  

Une lecture de toute l’exhortation, et non pas seulement des paragraphes où il est question du ministère sacerdotal, permet de constater que le pape François ne désavoue pas ce qui a été dit ou fait lors du synode sur l’Amazonie. Bien au contraire, on voit que ce document se situe dans la droite ligne du synode, lui-même fidèle écho de l’encyclique sur « la sauvegarde de la Maison commune », Laudato si’ (24 mai 2015).  

A plusieurs reprises intervient l’idée que « tout est lié » entre l’homme, la nature et Dieu : 

§ 41. « Dans une réalité culturelle comme l’Amazonie, où existe une relation si étroite entre l’homme et la nature, l’existence quotidienne est toujours cosmique. (…) Cette insistance sur le fait que “tout est lié” vaut spécialement pour un territoire comme l’Amazonie. » 

§ 42. « La protection des personnes et celle des écosystèmes sont inséparables. Cela signifie en particulier que là où “la forêt n’est pas une ressource à exploiter, elle est un être, ou plusieurs êtres avec qui entrer en relation.” (…) Les dommages faits à la nature les touchent de façon très directe et visible, parce que – disent-ils [les autochtones] – “nous sommes eau, air, terre et vie du milieu ambiant créé par Dieu. Par conséquent, nous demandons que cessent les mauvais traitements et les destructions de la Mère terre. La terre a du sang et elle saigne, les multinationales ont coupé les veines à notre Mère terre”. » 

§ 56. « Si nous entrons en communion avec la forêt, notre voix s’unira facilement à la sienne et deviendra prière : “Couchés à l’ombre d’un vieil eucalyptus notre prière de lumière s’immerge dans le chant du feuillage éternel” [sic !]. Cette conversion intérieure est ce qui permettra de pleurer pour l’Amazonie et de crier avec elle devant le Seigneur. 

Sur l’emploi de l’expression « lieu théologique » qui fut reproché aux auteurs du Document de travail du synode, voici la justification que tente d’en donner le § 57 : « Si nous nous rendons présents à cette clameur déchirante, il sera manifeste que les créatures de l’Amazonie n’ont pas été oubliées par le Père du ciel. Pour les chrétiens, Jésus lui-même nous interpelle à partir d’elles “parce que le Ressuscité les enveloppe mystérieusement et les oriente vers un destin de plénitude. Même les fleurs des champs et les oiseaux qu’émerveillé il a contemplés de ses yeux humains, sont maintenant remplis de sa présence lumineuse”. C’est pourquoi les croyants trouvent dans l’Amazonie un lieu théologique, un espace où Dieu lui-même se montre et appelle ses enfants. » 

Le § 73 s’efforce de christianiser le panthéisme amazonien : « Certainement, il faut valoriser cette mystique autochtone de l’interconnexion et de l’interdépendance de toute la création, une mystique de gratuité qui aime la vie comme un don, une mystique d’admiration sacrée devant la nature qui déborde de tant de vie. Cependant, il s’agit aussi de faire en sorte que cette relation avec Dieu présent dans le cosmos se transforme toujours plus en une relation personnelle avec un Tu qui soutient sa réalité et qui veut lui donner un sens, un Tu qui nous connaît et qui nous aime. » 

Le § 79 répond indirectement aux vives critiques suscitées par le culte païen rendu à la Pachamama lors du synode : « Il est possible de recueillir d’une certaine manière un symbole autochtone sans le qualifier nécessairement d’idolâtrie. Un mythe chargé de sens spirituel peut être utilisé et pas toujours être considéré comme une erreur païenne. Certaines fêtes religieuses contiennent une signification sacrée et sont des espaces de rencontre et de fraternité, bien qu’un lent processus de purification ou de maturation soit requis. Un missionnaire zélé essaie de trouver quelles aspirations légitimes cherchent une voie dans des manifestations religieuses parfois imparfaites, partielles ou équivoques, et veut répondre à partir d’une spiritualité inculturée. » 

Pour une réfutation théologique de cet immanentisme diffus dans toute l’exhortation, on se reportera avec fruit à la conférence de l’abbé Davide Pagliarani, lors du dernier congrès du Courrier de Rome, intégralement transcrite dans Nouvelles de Chrétienté n°181, janvier-février 2020. 

La menace de l’ordination d’hommes mariés est-elle écartée ?  

Dans son quatrième chapitre – « un rêve ecclésial » –, le pape François traite de l’inculturation sociale, spirituelle, liturgique, ministérielle. Le mot « inculturation » revient vingt fois dans ce seul chapitre. 

Au § 87, le pape rappelle que seul le prêtre ordonné peut offrir le sacrifice de la messe, mais s’il n’y est pas fait mention de l’éventuelle ordination d’hommes mariés, le célibat consacré n’y est pas rappelé pour autant. Et comme le remarque le cardinal Michael Czerny, sous-secrétaire de la section des migrants et des réfugiés du Dicastère pour le service du développement humain intégral, dans cath.ch du 12 février : l’ordination d’hommes mariés ou encore la création d’un diaconat féminin sont des questions qui n’ont pas été « résolues » par le pape François. Il n’y a pas de « fermeture » de l’Eglise sur ces points : toutes ces questions restent en effet « ouvertes » et peuvent encore faire l’objet de « discussions » et de « prières » pour aboutir, plus tard, à « des décisions mûres » prises au sommet de la hiérarchie catholique. 

De fait, au § 95, François écrit : « La vie consacrée, capable de dialogue, de synthèse, d’incarnation et de prophétie, occupe une place de choix dans cette configuration plurielle et harmonieuse de l’Eglise amazonienne. Mais elle a besoin d’un nouvel effort d’inculturation qui mette en jeu la créativité, l’audace missionnaire, la sensibilité et la force particulière de la vie communautaire. » Jusqu’où doit aller ce « nouvel effort d’inculturation », créatif et audacieux ? Il ne le dit pas, mais au § 96 il loue le travail des « communautés de base », dont on sait le rôle dans la théologie de la libération en Amérique du sud : « quand elles ont su intégrer la défense des droits sociaux à l’annonce missionnaire et à la spiritualité, [elles] ont été de vraies expériences de synodalité dans le cheminement d’évangélisation de l’Eglise en Amazonie. » – Sans commentaire. 

Au § 104, François cite son exhortation Evangelii gaudium (24 novembre 2013) – il se cite beaucoup lui-même dans Querida Amazonia : 29 fois Laudato si’, 21 fois Evangelii gaudium –, pour rappeler sa façon de « dépasser » les conflits, à défaut de rappeler purement et simplement la doctrine catholique sur le célibat ecclésiastique. Selon lui, « la vraie réponse aux défis de l’évangélisation se trouve dans le dépassement des deux propositions [contraires] en trouvant d’autres voies meilleures, peut-être non encore imaginées. Le conflit est surmonté à un niveau supérieur où chacune des parties, sans cesser d’être fidèle à elle-même, est intégrée avec l’autre dans une nouvelle réalité. Tout se résout “à un plan supérieur qui conserve, en soi, les précieuses potentialités des polarités en opposition”. Autrement le conflit nous enferme, “nous perdons la perspective, les horizons se limitent et la réalité même reste fragmentée”. » – Autrement dit, au-dessus du conflit, on ne s’oppose plus, on se complète. Mais cela ne présuppose-t-il pas qu’on se situe au-delà du principe de non-contradiction ? Dans l’oxymore. 

Au § 105, le pape revient sur cette idée : « l’issue réside dans le “débordement”, en transcendant la dialectique qui limite la vision afin de pouvoir reconnaître un plus grand don que Dieu offre. De ce nouveau don accueilli avec courage et générosité, de ce don inattendu qui suscite une nouvelle et une plus grande créativité, couleront comme d’une source généreuse les réponses que la dialectique ne nous laissait pas voir. » Et d’en tirer une application immédiate à « l’Amazonie [qui] nous met au défi de surmonter des perspectives limitées, des solutions pragmatiques qui demeurent enfermées dans les aspects partiels des grandes questions, pour chercher des voies plus larges et audacieuses d’inculturation. » 

Dans cette perspective, on peut craindre que la question de l’ordination d’hommes mariés ne soit pas réglée mais simplement différée, et plus que jamais ouverte « sur des voies plus larges et audacieuses d’inculturation ». D’autant plus que François prie pour que « toute l’Eglise se laisse enrichir et interpeler » par le Document final du synode [avec son §111 sur les viri probati ?] « auquel ont collaboré de nombreuses personnes qui connaissent, mieux que moi et que la Curie romaine, la problématique de l’Amazonie, parce qu’elles y vivent, elles y souffrent et elles l’aiment avec passion » (§ 3 et 4). C’est dire que ces personnes sont à même de réaliser le quatrième rêve du pape, le « rêve ecclésial » : « Je rêve de communautés chrétiennes capables de se donner et de s’incarner en Amazonie, au point de donner à l’Eglise de nouveaux visages aux traits amazoniens. » 

L’Eglise rêvée par le pape, à la suite du synode, doit se parer d’un visage amazonien, là où seule la Face adorable du Christ, son divin Epoux, devrait resplendir.  

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(25/02/2020 12:23)

Le sol du Saint-Sépulcre va livrer ses mystères  View ?

L'implication des deux organismes italiens fait partie d’un accord signé entre les trois principales communautés chrétiennes de Terre Sainte, gardiennes de la Basilique et responsables du statu quo au Saint-Sépulcre. 

Sur la base de cette entente, la Custodie de Terre Sainte a signé en octobre dernier un accord de collaboration avec la fondation Venaria Reale et le département des Antiquités de l'Université de La Sapienza de Rome. 

Les deux instituts italiens se sont engagés à réaliser une étude historique et archéologique du sol de la basilique du Saint-Sépulcre - dont certaines parties datent de l’époque constantinienne, au IVe siècle - afin de jeter les fondements d’une restauration ultérieure que les outrages des ans ont rendu absolument nécessaire. 

La première étape de ce travail vient de débuter au mois de février 2020 : elle consiste en une cartographie minutieuse du sol, au moyen d’un balayage laser de l'ensemble du pavé de la basilique, qui permettra de retravailler celui-ci pierre par pierre grâce à la technologie numérique. 

Interrogé par Christian Media Center, l'architecte palestinien Osama Hamdam de l'Université al-Qods de Jérusalem, a expliqué comment il faudra ensuite analyser la cartographie réalisée afin d’estimer au mieux « l'état de conservation, ou plutôt le niveau dégradation que chaque pierre et chaque dalle de ce sol a subi ». 

Le travail qui vient de commencer devrait aussi permettre de connaître, selon le chercheur, « le type de matériau ayant servi à la conception du sol de la basilique, ainsi que son origine ». 

La cartographie du sol de la basilique du Saint-Sépulcre a commencé au début du mois de février 2020. Les travaux sont conjointement menés par la Fondation Venaria Reale basée à Turin (Italie) et l’Université romaine de la Sapienza. 

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Le sol du Saint-Sépulcre va livrer ses mystères  View ?

L'implication des deux organismes italiens fait partie d’un accord signé entre les trois principales communautés chrétiennes de Terre Sainte, gardiennes de la Basilique et responsables du statu quo au Saint-Sépulcre. 

Sur la base de cette entente, la Custodie de Terre Sainte a signé en octobre dernier un accord de collaboration avec la fondation Venaria Reale et le département des Antiquités de l'Université de La Sapienza de Rome. 

Les deux instituts italiens se sont engagés à réaliser une étude historique et archéologique du sol de la basilique du Saint-Sépulcre - dont certaines parties datent de l’époque constantinienne, au IVe siècle - afin de jeter les fondements d’une restauration ultérieure que les outrages des ans ont rendu absolument nécessaire. 

La première étape de ce travail vient de débuter au mois de février 2020 : elle consiste en une cartographie minutieuse du sol, au moyen d’un balayage laser de l'ensemble du pavé de la basilique, qui permettra de retravailler celui-ci pierre par pierre grâce à la technologie numérique. 

Interrogé par Christian Media Center, l'architecte palestinien Osama Hamdam de l'Université al-Qods de Jérusalem, a expliqué comment il faudra ensuite analyser la cartographie réalisée afin d’estimer au mieux « l'état de conservation, ou plutôt le niveau dégradation que chaque pierre et chaque dalle de ce sol a subi ». 

Le travail qui vient de commencer devrait aussi permettre de connaître, selon le chercheur, « le type de matériau ayant servi à la conception du sol de la basilique, ainsi que son origine ». 

La cartographie du sol de la basilique du Saint-Sépulcre a commencé au début du mois de février 2020. Les travaux sont conjointement menés par la Fondation Venaria Reale basée à Turin (Italie) et l’Université romaine de la Sapienza. 

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(25/02/2020 10:11)

Mission Rosa Mystica aux Philippines : sur les cimes, toujours plus haut !  View ?

Retour à la montagne : la chapelle Saint-Vincent-Ferrier située sur une hauteur, à quelque 1000 m d’altitude, fait office de dispensaire, ce jeudi 20 février. Le site est exceptionnel et nous offre une vue panoramique sur les montagnes et les vallées alentour qu’il a fallu franchir par des routes plus ou moins bétonnées. Mais cela valait le détour : à perte de vue, bananeraies, bambouseraies, plantations d’ananas, forêts de manguiers et autres arbres immenses de la canopée tropicale…

Une journée « ordinaire » de mission : nombreuses consultations avec une brève interruption pour le déjeuner cuisiné sur place par les habitants du village ; petite chirurgie dans une salle de classe de l’école lilliputienne, – il est vrai que les Philippins ne sont pas des géants. Distribution de médicaments et de lunettes jusqu’à la tombée de la nuit, – dans ces coins reculés l’électrification est assez sommaire. Prise en charge et surveillance d’une patiente pour un malaise cardiaque. La présence du prêtre lui permit de recevoir l’extrême-onction, qui fut aussi donnée à une autre patiente à son domicile dans l’une de ces pauvres petites cahutes de fortune.

Et bien sûr du côté de la « Catholicism area » les catéchistes de la Légion de Marie et les religieuses ne chôment pas : nous sommes dans une zone à majorité catholique, même si en montant nous avons pu voir une mosquée en construction. Beaucoup d’enfants et d’adultes à la fin de la journée seront au premier rang dans la chapelle pour réciter le chapelet et assister à la messe. Ils y recevront aussi des médailles miraculeuses et le scapulaire.

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Mission Rosa Mystica aux Philippines : sur les cimes, toujours plus haut !  View ?

Retour à la montagne : la chapelle Saint-Vincent-Ferrier située sur une hauteur, à quelque 1000 m d’altitude, fait office de dispensaire, ce jeudi 20 février. Le site est exceptionnel et nous offre une vue panoramique sur les montagnes et les vallées alentour qu’il a fallu franchir par des routes plus ou moins bétonnées. Mais cela valait le détour : à perte de vue, bananeraies, bambouseraies, plantations d’ananas, forêts de manguiers et autres arbres immenses de la canopée tropicale…

Une journée « ordinaire » de mission : nombreuses consultations avec une brève interruption pour le déjeuner cuisiné sur place par les habitants du village ; petite chirurgie dans une salle de classe de l’école lilliputienne, – il est vrai que les Philippins ne sont pas des géants. Distribution de médicaments et de lunettes jusqu’à la tombée de la nuit, – dans ces coins reculés l’électrification est assez sommaire. Prise en charge et surveillance d’une patiente pour un malaise cardiaque. La présence du prêtre lui permit de recevoir l’extrême-onction, qui fut aussi donnée à une autre patiente à son domicile dans l’une de ces pauvres petites cahutes de fortune.

Et bien sûr du côté de la « Catholicism area » les catéchistes de la Légion de Marie et les religieuses ne chôment pas : nous sommes dans une zone à majorité catholique, même si en montant nous avons pu voir une mosquée en construction. Beaucoup d’enfants et d’adultes à la fin de la journée seront au premier rang dans la chapelle pour réciter le chapelet et assister à la messe. Ils y recevront aussi des médailles miraculeuses et le scapulaire.

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(25/02/2020 10:01)

L’épiscopat ukrainien de rite latin dénonce la dérive synodale allemande  View ?

La lettre des évêques ukrainiens de rite latin - qui exercent leur apostolat principalement auprès de la minorité polonaise présente dans le pays - a été rendue publique le 6 février 2020, sur un site d’informations catholiques polonais. La position des évêques allemands y est dénoncée avec fermeté. 

« Les groupes de pression de la nébuleuse dite ‘LGBT’ mènent un combat idéologique massif dont les jeunes et les enfants sont les premières victimes ; elles justifient désormais leur propagande en s’appuyant sur le document de l’épiscopat allemand  intitulé ‘Un nouveau regard’ : cela nous fait mal de constater qu’on se réfère à votre document synodal pour combattre le christianisme, ainsi que tous ceux qui reconnaissent la véritable anthropologie, basée sur les Saintes Ecritures et la loi naturelle ». 

Les conséquences sont graves, déplorent les évêques ukrainiens : « ceux de nos fidèles, qui portent l'homosexualité comme un fardeau, en lisant le document de votre synode, trouveront inutile de lutter pour une vie plus pure ». 

Et les prélats de souligner le scandale que le synode ne manque pas de créer auprès des acatholiques : « certaines communautés protestantes et orthodoxes voient dans votre position le signe que l’Eglise catholique universelle s’écarte de la vérité révélée ». 

Interrogé par un média ukrainien, le président de la Commission épiscopale pour la famille, Mgr Radoslaw Zmitrowicz, a déclaré que la correction fraternelle ne suffirait probablement pas à infléchir le mouvement, car « il s’agit avant tout d’une bataille spirituelle et que les armes de la prière et de la pénitence sont d’une grande importance ». 

Interrogé sur la raison pour laquelle tant de prélats allemands paraissent s’éloigner de la foi catholique, Mgr Zmitrowicz répond, lucide : « la société allemande a perdu tout contact avec la foi au vrai Dieu ». 

Les évêques catholiques de rite latin d’Ukraine ont publié une correction fraternelle à l’égard de leurs confrères allemands, dénonçant le chemin pris par le synode outre-Rhin comme « une menace pour les fidèles en Ukraine ». 

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L’épiscopat ukrainien de rite latin dénonce la dérive synodale allemande  View ?

La lettre des évêques ukrainiens de rite latin - qui exercent leur apostolat principalement auprès de la minorité polonaise présente dans le pays - a été rendue publique le 6 février 2020, sur un site d’informations catholiques polonais. La position des évêques allemands y est dénoncée avec fermeté. 

« Les groupes de pression de la nébuleuse dite ‘LGBT’ mènent un combat idéologique massif dont les jeunes et les enfants sont les premières victimes ; elles justifient désormais leur propagande en s’appuyant sur le document de l’épiscopat allemand  intitulé ‘Un nouveau regard’ : cela nous fait mal de constater qu’on se réfère à votre document synodal pour combattre le christianisme, ainsi que tous ceux qui reconnaissent la véritable anthropologie, basée sur les Saintes Ecritures et la loi naturelle ». 

Les conséquences sont graves, déplorent les évêques ukrainiens : « ceux de nos fidèles, qui portent l'homosexualité comme un fardeau, en lisant le document de votre synode, trouveront inutile de lutter pour une vie plus pure ». 

Et les prélats de souligner le scandale que le synode ne manque pas de créer auprès des acatholiques : « certaines communautés protestantes et orthodoxes voient dans votre position le signe que l’Eglise catholique universelle s’écarte de la vérité révélée ». 

Interrogé par un média ukrainien, le président de la Commission épiscopale pour la famille, Mgr Radoslaw Zmitrowicz, a déclaré que la correction fraternelle ne suffirait probablement pas à infléchir le mouvement, car « il s’agit avant tout d’une bataille spirituelle et que les armes de la prière et de la pénitence sont d’une grande importance ». 

Interrogé sur la raison pour laquelle tant de prélats allemands paraissent s’éloigner de la foi catholique, Mgr Zmitrowicz répond, lucide : « la société allemande a perdu tout contact avec la foi au vrai Dieu ». 

Les évêques catholiques de rite latin d’Ukraine ont publié une correction fraternelle à l’égard de leurs confrères allemands, dénonçant le chemin pris par le synode outre-Rhin comme « une menace pour les fidèles en Ukraine ». 

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(24/02/2020 11:42)

A quoi rêve le pape ?  View ?

Dans son exhortation post-synodale Querida Amazonia (Chère Amazonie), publiée le 12 février 2020, le pape François expose ses rêves. Il en a quatre : un « rêve social », un « rêve culturel », un « rêve écologique » et même un « rêve ecclésial ». Nous pensions que le pape n’était pas sur le trône de Pierre pour rêver, mais plutôt pour « confirmer ses frères dans la foi » (cf. Lc 22, 32) ; nous trompions-nous ? Nous croyions que « les rêveries du promeneur solitaire » étaient réservées à Jean-Jacques Rousseau, que les disciples du Christ devaient, eux, ne pas s’assoupir ni s’endormir, mais veiller et prier (Mt 26, 41) ; avions-nous tort ? 

François rêve, mais à quoi rêve-t-il ? Il nous le dit : « Je rêve de communautés chrétiennes capables de se donner et de s’incarner en Amazonie, au point de donner à l’Eglise de nouveaux visages aux traits amazoniens. » Une Eglise bariolée, multicolore, et non pas monochrome et monotone.  

S’agit-il d’un rêve prémonitoire ? C’est plutôt une réminiscence. Le jésuite Jorge Mario Bergoglio se souvient du testament du jésuite progressiste Carlo Maria Martini. En effet, le dernier livre du cardinal-archevêque de Milan s’intitule Le rêve de Jérusalem (DDB, 2009), ce sont des conversations qu’il a eues avec le P. Georg Sporschill s.j. ; il les présente ainsi : « Au cours de ces entretiens, nous nous sommes laissés aller à rêver tout haut. On sait que dans la nuit, les idées naissent plus facilement qu’en plein jour. » L’ouvrage milite « pour une Eglise audacieuse » (p.11) et « pour une Eglise ouverte » (p.157).  

François, en fidèle disciple, s’applique à réaliser le rêve du cardinal Martini qui affirmait dans son livre : « Vatican II a affronté courageusement les problèmes de notre temps. Il a entamé le dialogue avec le monde moderne tel qu’il est, sans se refermer frileusement sur lui-même. Et surtout, le Concile a perçu où se trouvent les nombreuses forces positives dans le monde qui poursuivent le même but que notre Eglise, à savoir celui d’aider les hommes, ainsi que de chercher et de vénérer le Dieu unique. » (p.162) 

En fait, l’irénisme conciliaire est un onirisme. Confronté à la réalité de la chute vertigineuse des vocations et de la pratique religieuse, ce songe béat est un mensonge. Aujourd’hui, comme hier, saint Paul dit aux Romains : « Hora est jam nos de somno surgere, il est l’heure désormais de nous réveiller. » (Rm 13, 11) 

Abbé Alain Lorans 

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A quoi rêve le pape ?  View ?

Dans son exhortation post-synodale Querida Amazonia (Chère Amazonie), publiée le 12 février 2020, le pape François expose ses rêves. Il en a quatre : un « rêve social », un « rêve culturel », un « rêve écologique » et même un « rêve ecclésial ». Nous pensions que le pape n’était pas sur le trône de Pierre pour rêver, mais plutôt pour « confirmer ses frères dans la foi » (cf. Lc 22, 32) ; nous trompions-nous ? Nous croyions que « les rêveries du promeneur solitaire » étaient réservées à Jean-Jacques Rousseau, que les disciples du Christ devaient, eux, ne pas s’assoupir ni s’endormir, mais veiller et prier (Mt 26, 41) ; avions-nous tort ? 

François rêve, mais à quoi rêve-t-il ? Il nous le dit : « Je rêve de communautés chrétiennes capables de se donner et de s’incarner en Amazonie, au point de donner à l’Eglise de nouveaux visages aux traits amazoniens. » Une Eglise bariolée, multicolore, et non pas monochrome et monotone.  

S’agit-il d’un rêve prémonitoire ? C’est plutôt une réminiscence. Le jésuite Jorge Mario Bergoglio se souvient du testament du jésuite progressiste Carlo Maria Martini. En effet, le dernier livre du cardinal-archevêque de Milan s’intitule Le rêve de Jérusalem (DDB, 2009), ce sont des conversations qu’il a eues avec le P. Georg Sporschill s.j. ; il les présente ainsi : « Au cours de ces entretiens, nous nous sommes laissés aller à rêver tout haut. On sait que dans la nuit, les idées naissent plus facilement qu’en plein jour. » L’ouvrage milite « pour une Eglise audacieuse » (p.11) et « pour une Eglise ouverte » (p.157).  

François, en fidèle disciple, s’applique à réaliser le rêve du cardinal Martini qui affirmait dans son livre : « Vatican II a affronté courageusement les problèmes de notre temps. Il a entamé le dialogue avec le monde moderne tel qu’il est, sans se refermer frileusement sur lui-même. Et surtout, le Concile a perçu où se trouvent les nombreuses forces positives dans le monde qui poursuivent le même but que notre Eglise, à savoir celui d’aider les hommes, ainsi que de chercher et de vénérer le Dieu unique. » (p.162) 

En fait, l’irénisme conciliaire est un onirisme. Confronté à la réalité de la chute vertigineuse des vocations et de la pratique religieuse, ce songe béat est un mensonge. Aujourd’hui, comme hier, saint Paul dit aux Romains : « Hora est jam nos de somno surgere, il est l’heure désormais de nous réveiller. » (Rm 13, 11) 

Abbé Alain Lorans 

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(24/02/2020 11:26)

Irak : quatre collaborateurs de SOS Chrétiens d’Orient portés disparus  View ?

Il s’agit de trois Français et un Irakien, des collaborateurs « expérimentés qui travaillent depuis des années avec nous », a déclaré le 24 janvier à la presse Benjamin Blanchard, directeur général et cofondateur de l’association SOS Chrétiens d’Orient. Les volontaires étaient basés à Ankawa, dans la banlieue chrétienne d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Ils étaient à Bagdad pour renouveler leurs visas et faire enregistrer l’association auprès des autorités irakiennes. 

Aucune demande de rançon n’a été formulée « pour le moment », a déclaré le directeur au cours d’une conférence de presse, précisant que SOS Chrétiens d’Orient n’était formellement enregistré qu’auprès du gouvernement régional autonome du Kurdistan, mais pas encore auprès du gouvernement fédéral de Bagdad.

« Nous sommes très inquiets, ce sont nos amis. Tout ce que l’on veut c’est les retrouver vivants », témoigne Pierre-Alexandre Bouclay, le directeur de la communication de SOS Chrétiens d’Orient. « Priez, priez, priez ! », a par ailleurs écrit sur Twitter Charles de Meyer, président de l’association, le 24 janvier.

Quatre collaborateurs de SOS Chrétiens d’Orient, une ONG française qui vient en aide aux chrétiens du Moyen-Orient, sont portés disparus à Bagdad depuis le 20 janvier 2020. 

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Irak : quatre collaborateurs de SOS Chrétiens d’Orient portés disparus  View ?

Il s’agit de trois Français et un Irakien, des collaborateurs « expérimentés qui travaillent depuis des années avec nous », a déclaré le 24 janvier à la presse Benjamin Blanchard, directeur général et cofondateur de l’association SOS Chrétiens d’Orient. Les volontaires étaient basés à Ankawa, dans la banlieue chrétienne d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Ils étaient à Bagdad pour renouveler leurs visas et faire enregistrer l’association auprès des autorités irakiennes. 

Aucune demande de rançon n’a été formulée « pour le moment », a déclaré le directeur au cours d’une conférence de presse, précisant que SOS Chrétiens d’Orient n’était formellement enregistré qu’auprès du gouvernement régional autonome du Kurdistan, mais pas encore auprès du gouvernement fédéral de Bagdad.

« Nous sommes très inquiets, ce sont nos amis. Tout ce que l’on veut c’est les retrouver vivants », témoigne Pierre-Alexandre Bouclay, le directeur de la communication de SOS Chrétiens d’Orient. « Priez, priez, priez ! », a par ailleurs écrit sur Twitter Charles de Meyer, président de l’association, le 24 janvier.

Quatre collaborateurs de SOS Chrétiens d’Orient, une ONG française qui vient en aide aux chrétiens du Moyen-Orient, sont portés disparus à Bagdad depuis le 20 janvier 2020. 

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(24/02/2020 09:42)

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