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Crise au Liban: la violence monte d'un cran, près de 400 blessés à Beyrouth

Des centaines de personnes ont été blessées dans des heurts entre manifestants et policiers samedi soir à Beyrouth, un niveau de violence inédit depuis le début de la contestation qui témoigne de la dégradation du climat au Liban, confronté à une crise socio-économique et politique.

De nouvelles manifestations sont attendues dimanche dans la capitale, où les contestataires ont appelé à se rassembler aux abords du Parlement, à deux pas de la place des Martyrs, épicentre de la mobilisation depuis le lancement le 17 octobre des rassemblements antipouvoir.

Samedi soir, les échauffourées ont éclaté dans ce secteur du centre-ville chic de Beyrouth, enveloppé par la fumée persistante des gaz lacrymogènes et déchiré par le hurlement des sirènes d'ambulances. Les forces de l'ordre ont tiré des balles en caoutchouc et les manifestants ont jeté des pierres, selon un photographe de l'AFP.

Une télévisions locale et des internautes sur Twitter ont partagé des témoignages de familles dont les enfants, parfois âgés de 18 ans, ont été touchés à l'oeil par des balles en caoutchouc.

Dimanche matin, le calme est revenu dans le quartier, gardé seulement par quelques membres des forces de sécurité. Se protégeant de la fine pluie, des manifestants se réchauffent autour d'un feu de camp.

Ali, 34 ans, assure avoir perdu ses effets personnels quand des tentes ont été brûlées la veille par des assaillants inconnus. "L'agression nous a rendus plus forts, on va continuer avec plus d'énergie", dit-il.

Au moins 377 personnes --des manifestants mais aussi des membres des forces de l'ordre-- ont été blessées, selon les bilans de la Croix-rouge libanaise et de la défense civile compilés par l'AFP.

La défense civile a indiqué tard samedi avoir apporté les premiers secours à "114 blessés souffrant de blessures légères et de difficultés respiratoires", tandis que "43 blessés" ont été hospitalisés.

La Croix-rouge libanaise avait annoncé avoir transporté plus de 80 personnes vers des hôpitaux, tandis que plus de 140 blessés ont été soignés sur place, selon un porte-parole de l'organisation, qui a précisé que les blessés comprenaient des protestataires et des policiers.

- "Aucune justification" -

Les violences ont commencé devant une artère menant au Parlement: des contestataires s'en sont pris aux membres de la police anti-émeute, stationnés derrière des barricades.

Les manifestants, certains au visage masqué, ont lancé des pierres et des poteaux de signalisation sur les forces de l'ordre. Quelques-uns ont tenté de franchir les barbelés. La police anti-émeute a utilisé des canons à eaux et tiré des volées de gaz lacrymogènes.

"Il n'y avait aucune justification pour le recours brutal à la force par la police anti-émeutes contre des manifestants largement pacifiques", a estimé Human Rights Watch (HRW).

Accusant notamment les policiers d'avoir "tiré des balles en caoutchouc dans les yeux", Michael Page, directeur adjoint de l'ONG pour le Moyen-Orient, a appelé les autorités à "mettre fin à cette culture de l'impunité pour les abus policiers".

Sur les réseaux sociaux, une vidéo montre en outre des membres des forces de l'ordre dans une caserne de police de Beyrouth frapper violemment des personnes présentées comme des manifestants à leur descente d'un fourgon.

Evoquant cette vidéo sur Twitter, les forces de sécurité intérieure ont annoncé l'ouverture d'une enquête. "Tout agent qui a agressé des détenus sera interpellé", selon un tweet.

- "Tempête populaire" -

Une trentaine de personnes ont été interpellées, mais le parquet a ordonné leur libération, a annoncé l'agence officielle ANI.

Ces derniers jours, Beyrouth a été secouée à plusieurs reprises par des affrontements entre forces de l'ordre et contestataires, qui ont attaqué cette semaine les vitrines de certaines banques, des établissements cristallisant une grande partie de la colère populaire sur fond de crise économique et financière.

La dégradation de la situation économique s'accompagne d'une impasse politique: depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri, son gouvernement, chargé des affaires courantes, est accusé d'inertie.

Et Hassan Diab, désigné comme son successeur le 19 décembre, n'a toujours pas formé d'équipe.

"Il y a une voie pour calmer la tempête populaire", a tweeté dimanche M. Hariri. "Assez perdu de temps, formez un gouvernement et ouvrez la porte à des solutions politiques et économiques".

Depuis octobre, le mouvement de contestation dénonce pèle-mêle une classe politique jugée corrompue et incompétente, mais aussi des conditions de vie difficile et des services publics en déliquescence.

La Banque mondiale a averti que le taux de pauvreté pourrait atteindre 50% de la population, contre le tiers actuellement.

"Encore un jour sans gouvernement, encore une nuit de violences et d'affrontements", a résumé sur Twitter le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Jan Kubis.

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Crise au Liban: la violence monte d'un cran, près de 400 blessés à Beyrouth

Des centaines de personnes ont été blessées dans des heurts entre manifestants et policiers samedi soir à Beyrouth, un niveau de violence inédit depuis le début de la contestation qui témoigne de la dégradation du climat au Liban, confronté à une crise socio-économique et politique.

De nouvelles manifestations sont attendues dimanche dans la capitale, où les contestataires ont appelé à se rassembler aux abords du Parlement, à deux pas de la place des Martyrs, épicentre de la mobilisation depuis le lancement le 17 octobre des rassemblements antipouvoir.

Samedi soir, les échauffourées ont éclaté dans ce secteur du centre-ville chic de Beyrouth, enveloppé par la fumée persistante des gaz lacrymogènes et déchiré par le hurlement des sirènes d'ambulances. Les forces de l'ordre ont tiré des balles en caoutchouc et les manifestants ont jeté des pierres, selon un photographe de l'AFP.

Une télévisions locale et des internautes sur Twitter ont partagé des témoignages de familles dont les enfants, parfois âgés de 18 ans, ont été touchés à l'oeil par des balles en caoutchouc.

Dimanche matin, le calme est revenu dans le quartier, gardé seulement par quelques membres des forces de sécurité. Se protégeant de la fine pluie, des manifestants se réchauffent autour d'un feu de camp.

Ali, 34 ans, assure avoir perdu ses effets personnels quand des tentes ont été brûlées la veille par des assaillants inconnus. "L'agression nous a rendus plus forts, on va continuer avec plus d'énergie", dit-il.

Au moins 377 personnes --des manifestants mais aussi des membres des forces de l'ordre-- ont été blessées, selon les bilans de la Croix-rouge libanaise et de la défense civile compilés par l'AFP.

La défense civile a indiqué tard samedi avoir apporté les premiers secours à "114 blessés souffrant de blessures légères et de difficultés respiratoires", tandis que "43 blessés" ont été hospitalisés.

La Croix-rouge libanaise avait annoncé avoir transporté plus de 80 personnes vers des hôpitaux, tandis que plus de 140 blessés ont été soignés sur place, selon un porte-parole de l'organisation, qui a précisé que les blessés comprenaient des protestataires et des policiers.

- "Aucune justification" -

Les violences ont commencé devant une artère menant au Parlement: des contestataires s'en sont pris aux membres de la police anti-émeute, stationnés derrière des barricades.

Les manifestants, certains au visage masqué, ont lancé des pierres et des poteaux de signalisation sur les forces de l'ordre. Quelques-uns ont tenté de franchir les barbelés. La police anti-émeute a utilisé des canons à eaux et tiré des volées de gaz lacrymogènes.

"Il n'y avait aucune justification pour le recours brutal à la force par la police anti-émeutes contre des manifestants largement pacifiques", a estimé Human Rights Watch (HRW).

Accusant notamment les policiers d'avoir "tiré des balles en caoutchouc dans les yeux", Michael Page, directeur adjoint de l'ONG pour le Moyen-Orient, a appelé les autorités à "mettre fin à cette culture de l'impunité pour les abus policiers".

Sur les réseaux sociaux, une vidéo montre en outre des membres des forces de l'ordre dans une caserne de police de Beyrouth frapper violemment des personnes présentées comme des manifestants à leur descente d'un fourgon.

Evoquant cette vidéo sur Twitter, les forces de sécurité intérieure ont annoncé l'ouverture d'une enquête. "Tout agent qui a agressé des détenus sera interpellé", selon un tweet.

- "Tempête populaire" -

Une trentaine de personnes ont été interpellées, mais le parquet a ordonné leur libération, a annoncé l'agence officielle ANI.

Ces derniers jours, Beyrouth a été secouée à plusieurs reprises par des affrontements entre forces de l'ordre et contestataires, qui ont attaqué cette semaine les vitrines de certaines banques, des établissements cristallisant une grande partie de la colère populaire sur fond de crise économique et financière.

La dégradation de la situation économique s'accompagne d'une impasse politique: depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri, son gouvernement, chargé des affaires courantes, est accusé d'inertie.

Et Hassan Diab, désigné comme son successeur le 19 décembre, n'a toujours pas formé d'équipe.

"Il y a une voie pour calmer la tempête populaire", a tweeté dimanche M. Hariri. "Assez perdu de temps, formez un gouvernement et ouvrez la porte à des solutions politiques et économiques".

Depuis octobre, le mouvement de contestation dénonce pèle-mêle une classe politique jugée corrompue et incompétente, mais aussi des conditions de vie difficile et des services publics en déliquescence.

La Banque mondiale a averti que le taux de pauvreté pourrait atteindre 50% de la population, contre le tiers actuellement.

"Encore un jour sans gouvernement, encore une nuit de violences et d'affrontements", a résumé sur Twitter le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Jan Kubis.

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(19/01/2020 15:17)

Libye: la communauté internationale veut mettre fin aux ingérences étrangères

Les dirigeants des principaux pays impliqués dans le conflit qui déchire la Libye se réunissent dimanche à Berlin pour tenter poser les bases de la paix dans le pays et d'éviter que la guerre civile n'en fasse une "deuxième Syrie".

L'objectif numéro un de ce sommet sous l'égide de l'ONU, qui s'ouvre vers 13H00 GMT et doit se terminer tard dans la soirée, est de mettre fin aux ingérences étrangères multiples dans cet Etat où les affrontements se nourrissent d'appétits autour de ses importantes réserves de pétrole, de rivalités politiques régionales et de jeux d'influence.

Un engagement à respecter l'embargo sur les livraisons d'armes, décrété en 2011 mais largement resté lettre morte, est en particulier attendu, selon le projet d'accord final vu par l'AFP.

Un appel à un arrêt "total" et durable des hostilités sur le terrain doit aussi être lancé, tandis que le débat sur l'éventuel envoi sur place d'une force internationale pour en vérifier la réalité gagne du terrain.

Le secrétaire d'Etat américain a jugé à Berlin "nécessaire" un "cessez-le-feu durable" et "la fin de toutes les interventions étrangères", dans un message sur Twitter.

"Nous considérons le sommet de Berlin comme une étape importante pour consolider le cessez-le-feu et aller vers une solution politique", lui a fait écho le président turc Recep Tayyip Erdogan, acteur-clé du conflit, à son départ d'Istanbul.

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU à Tripoli, et Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, sont présents dans la capitale allemande. Mais ils ne devraient pas siéger à la même table.

- Cessez-le-feu fragile -

Le premier est soutenu par la Turquie et le Qatar, cependant que le second l'est par la Russie, l'Egypte, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Les forces du maréchal Haftar ont paru vouloir envoyer un message à la conférence de Berlin en bloquant samedi les principaux terminaux pétroliers de l'est du territoire libyen. Une manière pour elles de protester contre l'intervention turque.

Au total onze dirigeants et quatre organisations internationales sont conviées à Berlin.

Ceux de Russie et de Turquie seront au centre de l'attention: ils jouent aujourd'hui un rôle central en Libye en profitant du vide laissé par les Européens et du mouvement de retrait plus général des Etats-Unis au Moyen-Orient.

La réunion a toutefois déjà fait plusieurs mécontents : le Maroc et la Grèce, qui n'ont pas été invités, mais aussi la Tunisie qui a décliné une invitation jugée trop tardive. L'Algérie sera en revanche représentée.

Présente, la France est quant à elle soupçonnée par ses partenaires européens de soutenir l'homme fort de l'Est libyen plutôt que le GNA. Il faut voir "le rapport de force tel qu'il est" avec le maréchal Haftar qui contrôle avec ses alliés "grosso modo 80% du territoire", fait valoir une source diplomatique française.

L'ONU espère surtout que cette conférence renforcera le cessez-le-feu entré en vigueur  à l'initiative de la Russie et la Turquie.

Jusqu'ici, la trêve a été plus ou moins respectée entre les deux camps rivaux aux portes de la capitale, mais elle reste fragile.

- Force internationale à l'étude -

Des escarmouches ont été signalées presque quotidiennement, y compris le jour du sommet au sud de Tripoli. Et le maréchal Haftar a jusqu'ici refusé de signer un accord en bonne et due forme de cessation des hostilités, contrairement à M. Sarraj.

Après s'être emparé de l'Est et d'une grande partie du sud de la Libye, Khalifa Haftar est parti à la conquête du centre du pouvoir à Tripoli, mais fait face depuis début avril à une résistance farouche.

De son côté, le chef du GNA a demandé dimanche l'envoi dans son pays d'une "force militaire internationale" sous l'égide de l'ONU au cas où le maréchal Haftar reprendrait les combats.

Elle aurait pour mission de "protéger la population civile", a-t-il dit, faisant écho à des propos similaires cette semaine du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les experts restent toutefois sceptiques sur la capacité de la conférence de Berlin à vraiment pacifier la Libye, après déjà plusieurs échecs d'autres grand-messes diplomatiques de ce type dans le passé, en France ou en Italie.

Les conclusions du sommet risquent de rester "sans effet", dit à l'AFP Wolfram Lacher, du German Institute for International and Security Affairs.

"Personne ne croit que les Etats impliqués respecteront l'embargo sur les armes" après ne pas l'avoir fait pendant des années déjà, prévient-il.

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Libye: la communauté internationale veut mettre fin aux ingérences étrangères

Les dirigeants des principaux pays impliqués dans le conflit qui déchire la Libye se réunissent dimanche à Berlin pour tenter poser les bases de la paix dans le pays et d'éviter que la guerre civile n'en fasse une "deuxième Syrie".

L'objectif numéro un de ce sommet sous l'égide de l'ONU, qui s'ouvre vers 13H00 GMT et doit se terminer tard dans la soirée, est de mettre fin aux ingérences étrangères multiples dans cet Etat où les affrontements se nourrissent d'appétits autour de ses importantes réserves de pétrole, de rivalités politiques régionales et de jeux d'influence.

Un engagement à respecter l'embargo sur les livraisons d'armes, décrété en 2011 mais largement resté lettre morte, est en particulier attendu, selon le projet d'accord final vu par l'AFP.

Un appel à un arrêt "total" et durable des hostilités sur le terrain doit aussi être lancé, tandis que le débat sur l'éventuel envoi sur place d'une force internationale pour en vérifier la réalité gagne du terrain.

Le secrétaire d'Etat américain a jugé à Berlin "nécessaire" un "cessez-le-feu durable" et "la fin de toutes les interventions étrangères", dans un message sur Twitter.

"Nous considérons le sommet de Berlin comme une étape importante pour consolider le cessez-le-feu et aller vers une solution politique", lui a fait écho le président turc Recep Tayyip Erdogan, acteur-clé du conflit, à son départ d'Istanbul.

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU à Tripoli, et Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, sont présents dans la capitale allemande. Mais ils ne devraient pas siéger à la même table.

- Cessez-le-feu fragile -

Le premier est soutenu par la Turquie et le Qatar, cependant que le second l'est par la Russie, l'Egypte, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Les forces du maréchal Haftar ont paru vouloir envoyer un message à la conférence de Berlin en bloquant samedi les principaux terminaux pétroliers de l'est du territoire libyen. Une manière pour elles de protester contre l'intervention turque.

Au total onze dirigeants et quatre organisations internationales sont conviées à Berlin.

Ceux de Russie et de Turquie seront au centre de l'attention: ils jouent aujourd'hui un rôle central en Libye en profitant du vide laissé par les Européens et du mouvement de retrait plus général des Etats-Unis au Moyen-Orient.

La réunion a toutefois déjà fait plusieurs mécontents : le Maroc et la Grèce, qui n'ont pas été invités, mais aussi la Tunisie qui a décliné une invitation jugée trop tardive. L'Algérie sera en revanche représentée.

Présente, la France est quant à elle soupçonnée par ses partenaires européens de soutenir l'homme fort de l'Est libyen plutôt que le GNA. Il faut voir "le rapport de force tel qu'il est" avec le maréchal Haftar qui contrôle avec ses alliés "grosso modo 80% du territoire", fait valoir une source diplomatique française.

L'ONU espère surtout que cette conférence renforcera le cessez-le-feu entré en vigueur  à l'initiative de la Russie et la Turquie.

Jusqu'ici, la trêve a été plus ou moins respectée entre les deux camps rivaux aux portes de la capitale, mais elle reste fragile.

- Force internationale à l'étude -

Des escarmouches ont été signalées presque quotidiennement, y compris le jour du sommet au sud de Tripoli. Et le maréchal Haftar a jusqu'ici refusé de signer un accord en bonne et due forme de cessation des hostilités, contrairement à M. Sarraj.

Après s'être emparé de l'Est et d'une grande partie du sud de la Libye, Khalifa Haftar est parti à la conquête du centre du pouvoir à Tripoli, mais fait face depuis début avril à une résistance farouche.

De son côté, le chef du GNA a demandé dimanche l'envoi dans son pays d'une "force militaire internationale" sous l'égide de l'ONU au cas où le maréchal Haftar reprendrait les combats.

Elle aurait pour mission de "protéger la population civile", a-t-il dit, faisant écho à des propos similaires cette semaine du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les experts restent toutefois sceptiques sur la capacité de la conférence de Berlin à vraiment pacifier la Libye, après déjà plusieurs échecs d'autres grand-messes diplomatiques de ce type dans le passé, en France ou en Italie.

Les conclusions du sommet risquent de rester "sans effet", dit à l'AFP Wolfram Lacher, du German Institute for International and Security Affairs.

"Personne ne croit que les Etats impliqués respecteront l'embargo sur les armes" après ne pas l'avoir fait pendant des années déjà, prévient-il.

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(19/01/2020 15:19)

Virus chinois: sans doute des centaines de contaminations, inquiétude à l'étranger

Des scientifiques redoutent davantage de contaminations au mystérieux virus apparu en Chine et de la même famille que le Sras, qu'annoncé par les autorités alors qu'à l'étranger les mesures se multiplient pour empêcher la maladie de se propager.

Quatre cas supplémentaires ont été recensés samedi portant le nombre total à au moins 45 patients contaminés à Wuhan (centre), a indiqué la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de cette ville, où la totalité des cas chinois ont été signalés depuis le mois dernier. 

Mais le virus a probablement contaminé des centaines de personnes de plus que le chiffre officiel, selon des scientifiques d'un centre de recherches de l'Imperial College à Londres, qui conseille des institutions comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ils affirment dans une étude que 1.723 personnes contaminées est un chiffre bien plus probable. Ce bilan tient compte de l'ensemble des informations alors disponibles au 12 janvier.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont basés sur le nombre de cas détectés jusqu'à présent hors de Chine - deux en Thaïlande et un au Japon - pour en déduire le nombre des personnes vraisemblablement infectées à Wuhan, sur la base des données des vols internationaux au départ de l'aéroport de Wuhan.

- 'Nettement plus préoccupé' -

"Pour que Wuhan ait exporté trois cas vers d'autres pays, il faut qu'il y ait beaucoup plus de cas que ce qui a été annoncé", a expliqué à la BBC le professeur Neil Ferguson, l'un des auteurs de l'étude.

"Je suis nettement plus préoccupé que je ne l'étais il y a une semaine", a-t-il ajouté.

L'épidémie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume) mais aussi d'autres plus graves comme le Sras.

L'enquête des autorités chinoises a permis de déterminer que plusieurs patients contaminés travaillaient sur un marché de Wuhan spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons.

L'inquiétude est désormais perceptible à l'étranger où les mesures de prévention se multiplient.

Dernière en date: les Etats-Unis ont annoncé qu'à partir de vendredi ils commençaient à filtrer les vols en provenance de Wuhan à l'aéroport de San Francisco et à l'aéroport JFK de New York - qui reçoivent tous deux des vols directs de Wuhan -, ainsi qu'à celui de Los Angeles, où sont assurées de nombreuses correspondances.

Les passagers seront examinés par les équipes médicales mais pas systématiquement soumis à un prélèvement.

- 'Virus incroyable' -

La Thaïlande, où deux cas ont été recensés, a également renforcé les contrôles dans ses aéroports à l'approche des festivités du Nouvel an lunaire (25 janvier), une période sensible qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle propagation du virus.

A cette occasion, des centaines de millions de Chinois empruntent bus, trains et avions pour aller passer les fêtes en famille. Beaucoup vont également en vacances en Asie du sud-est.

Les autorités de Hong Kong (sud) ont renforcé leurs mesures de contrôle aux frontières du territoire autonome, notamment avec des détecteurs de température corporelle. 

Le virus suscite des inquiétudes croissantes après le décès mercredi en Chine d'un second patient, un homme de 69 ans, tombé malade le 31 décembre et qui a vu son état de santé s'aggraver cinq jours plus tard.

Malgré tout, les autorités sanitaires locales se sont voulues rassurantes cette semaine: selon elles, le risque d'une transmission du virus entre humains, s'il n'est "pas exclu", est jugé "faible".

Et pour l'heure, les déplacements en Chine ne font l'objet d'aucune restriction mais le sujet était largement commenté sur le réseau social Weibo.

"Ce virus est incroyable, il peut aller à l'étranger mais rester confiné" à Wuhan, ironisait un internaute pendant que certains soupçonnaient les autorités de minimiser la gravité de la situation.

burs-sbr/ob

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Virus chinois: sans doute des centaines de contaminations, inquiétude à l'étranger

Des scientifiques redoutent davantage de contaminations au mystérieux virus apparu en Chine et de la même famille que le Sras, qu'annoncé par les autorités alors qu'à l'étranger les mesures se multiplient pour empêcher la maladie de se propager.

Quatre cas supplémentaires ont été recensés samedi portant le nombre total à au moins 45 patients contaminés à Wuhan (centre), a indiqué la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de cette ville, où la totalité des cas chinois ont été signalés depuis le mois dernier. 

Mais le virus a probablement contaminé des centaines de personnes de plus que le chiffre officiel, selon des scientifiques d'un centre de recherches de l'Imperial College à Londres, qui conseille des institutions comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ils affirment dans une étude que 1.723 personnes contaminées est un chiffre bien plus probable. Ce bilan tient compte de l'ensemble des informations alors disponibles au 12 janvier.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se sont basés sur le nombre de cas détectés jusqu'à présent hors de Chine - deux en Thaïlande et un au Japon - pour en déduire le nombre des personnes vraisemblablement infectées à Wuhan, sur la base des données des vols internationaux au départ de l'aéroport de Wuhan.

- 'Nettement plus préoccupé' -

"Pour que Wuhan ait exporté trois cas vers d'autres pays, il faut qu'il y ait beaucoup plus de cas que ce qui a été annoncé", a expliqué à la BBC le professeur Neil Ferguson, l'un des auteurs de l'étude.

"Je suis nettement plus préoccupé que je ne l'étais il y a une semaine", a-t-il ajouté.

L'épidémie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume) mais aussi d'autres plus graves comme le Sras.

L'enquête des autorités chinoises a permis de déterminer que plusieurs patients contaminés travaillaient sur un marché de Wuhan spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons.

L'inquiétude est désormais perceptible à l'étranger où les mesures de prévention se multiplient.

Dernière en date: les Etats-Unis ont annoncé qu'à partir de vendredi ils commençaient à filtrer les vols en provenance de Wuhan à l'aéroport de San Francisco et à l'aéroport JFK de New York - qui reçoivent tous deux des vols directs de Wuhan -, ainsi qu'à celui de Los Angeles, où sont assurées de nombreuses correspondances.

Les passagers seront examinés par les équipes médicales mais pas systématiquement soumis à un prélèvement.

- 'Virus incroyable' -

La Thaïlande, où deux cas ont été recensés, a également renforcé les contrôles dans ses aéroports à l'approche des festivités du Nouvel an lunaire (25 janvier), une période sensible qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle propagation du virus.

A cette occasion, des centaines de millions de Chinois empruntent bus, trains et avions pour aller passer les fêtes en famille. Beaucoup vont également en vacances en Asie du sud-est.

Les autorités de Hong Kong (sud) ont renforcé leurs mesures de contrôle aux frontières du territoire autonome, notamment avec des détecteurs de température corporelle. 

Le virus suscite des inquiétudes croissantes après le décès mercredi en Chine d'un second patient, un homme de 69 ans, tombé malade le 31 décembre et qui a vu son état de santé s'aggraver cinq jours plus tard.

Malgré tout, les autorités sanitaires locales se sont voulues rassurantes cette semaine: selon elles, le risque d'une transmission du virus entre humains, s'il n'est "pas exclu", est jugé "faible".

Et pour l'heure, les déplacements en Chine ne font l'objet d'aucune restriction mais le sujet était largement commenté sur le réseau social Weibo.

"Ce virus est incroyable, il peut aller à l'étranger mais rester confiné" à Wuhan, ironisait un internaute pendant que certains soupçonnaient les autorités de minimiser la gravité de la situation.

burs-sbr/ob

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(18/01/2020 10:36)

Avant la conférence de Berlin, questions clés sur le conflit en Libye

Plusieurs pays dont les principaux acteurs en Libye se réunissent dimanche à Berlin pour consolider la trêve et tenter de mettre fin aux ingérences étrangères qui enveniment le conflit dans ce riche pays pétrolier d'Afrique du Nord.

Voici les principales questions sur le conflit et les motivations des différents acteurs.

- Pourquoi les Libyens se font la guerre?

Deux autorités rivales se disputent le pouvoir depuis 2015 dans le pays plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire.

Le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, établi en vertu d'un accord parrainé par l'ONU et basé dans la capitale Tripoli (Ouest), est contesté par une autorité rivale installée dans l'Est tenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Ce dernier tient sa légitimité du Parlement élu en 2014 et qui s'est installé dans l'Est après la prise de la capitale par une coalition de milices de l'Ouest.

En 2014, Haftar a lancé une offensive pour chasser de Benghazi et Derna (est) les groupes islamistes, qualifiés de "terroristes". Après des années de combats sanglants, les deux villes sont sous contrôle de Haftar depuis 2018.

En janvier 2019, il se lance à la conquête du Sud désertique, prenant rapidement et sans combats le contrôle de quelques villes grâce au ralliement de tribus, avant de révéler son objectif ultime: s'emparer du centre du pouvoir à Tripoli.  

- Pourquoi attaquer Tripoli?

Haftar contrôle la grande partie du territoire libyen, dont le croissant pétrolier, poumon de l'économie et situé dans l'Est. Selon des analystes, il ne digère pas que tous les revenus pétroliers vont au GNA même si ce dernier les redistribue à tous. Le pétrole est pratiquement la seule source de revenus du pays.

Le GNA lui contrôle Tripoli, Misrata et la plupart des autres villes de l'Ouest.  

Le 4 avril, les pro-Haftar lancent l'assaut contre Tripoli à partir des régions du Sud et arrivent rapidement aux portes de la capitale.

Selon une source diplomatique occidentale, Haftar a décidé de prendre Tripoli et de "mettre tout le monde devant le fait accompli".

Il espérait une victoire éclair en misant sur un effondrement rapide des forces du GNA. Mais c'était sans compter la mobilisation de plusieurs groupes armés de l'Ouest, dont ceux de Misrata, farouchement opposés à Haftar accusé de "dictateur".

Les proHaftar sont toujours bloqués aux portes de Tripoli. Et un cessez-le-feu, à l'initiative de Moscou et Ankara, entré en vigueur le 12 janvier est globalement respecté.

- Quels pays impliqués? 

Le maréchal Haftar est soutenu par l'Egypte, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

L'Egypte, les Emirats mais également la France, voyaient en Haftar un champion de la lutte antiterroriste et lui avaient fourni un temps aides militaires et logistiques.

La Russie l'appuie au moins politiquement. Malgré ses démentis, elle est soupçonnée d'avoir envoyé des mercenaires aux côtés des pro-Haftar.  

Les Etats-Unis ont affiché leur soutien au maréchal en révélant un contact direct entre lui et Donald Trump, après l'offensive contre Tripoli. Ils ont ensuite adopté une position ambiguë.

Le GNA est soutenu par la Turquie et le Qatar. Ankara a annoncé l'envoi de troupes en Libye pour aider son allié.

Des experts de l'ONU avaient indiqué que les Emirats et la Jordanie avaient "fourni des armes de manière régulière et parfois flagrante" aux forces de Haftar. La Turquie a fait de même pour le GNA. 

- Que veut la Turquie? 

L'implication turque est dictée par des facteurs géopolitiques et idéologiques, selon des analystes. La Turquie veut contrecarrer l'influence des Emirats et de l'Egypte, hostiles aux courants islamistes proches d'Ankara.

Ankara a aussi des motivations d'ordre économique. Des gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale aiguisent son appétit mais aussi celui d'autres riverains – Grèce, Egypte, Chypre et Israël.

Menacée de sanctions européennes pour ses forages jugés illégaux au large de Chypre, dont elle occupe la partie nord, la Turquie entend s'appuyer sur un accord controversé avec le GNA sur la délimitation maritime pour faire valoir des droits sur l'exploitation des hydrocarbures.

- Que fait la Russie en Libye?

"La Libye est perçue comme une +opportunité+ pour Moscou: commerciale bien sûr, mais aussi géostratégique", explique à l'AFP Jalel Harchaoui de l'Institut Clingendael de La Haye.

Une présence en Libye fournit aux Russes un moyen peu coûteux, voire même lucratif, de contrer l'Otan et fragiliser l'Union européenne, dit-il. Aux yeux de la Russie, "la Libye incarne l’échec occidental" et elle "souhaite démontrer qu'elle peut réussir là où l'Europe a failli".

- Craintes des Européens

Les Européens redoutent en particulier que la Libye ne devienne une "seconde Syrie", avec l'internationalisation accrue du conflit, et veulent réduire la pression migratoire à ses frontières et les risques de menaces jihadistes.

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Avant la conférence de Berlin, questions clés sur le conflit en Libye

Plusieurs pays dont les principaux acteurs en Libye se réunissent dimanche à Berlin pour consolider la trêve et tenter de mettre fin aux ingérences étrangères qui enveniment le conflit dans ce riche pays pétrolier d'Afrique du Nord.

Voici les principales questions sur le conflit et les motivations des différents acteurs.

- Pourquoi les Libyens se font la guerre?

Deux autorités rivales se disputent le pouvoir depuis 2015 dans le pays plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire.

Le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, établi en vertu d'un accord parrainé par l'ONU et basé dans la capitale Tripoli (Ouest), est contesté par une autorité rivale installée dans l'Est tenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Ce dernier tient sa légitimité du Parlement élu en 2014 et qui s'est installé dans l'Est après la prise de la capitale par une coalition de milices de l'Ouest.

En 2014, Haftar a lancé une offensive pour chasser de Benghazi et Derna (est) les groupes islamistes, qualifiés de "terroristes". Après des années de combats sanglants, les deux villes sont sous contrôle de Haftar depuis 2018.

En janvier 2019, il se lance à la conquête du Sud désertique, prenant rapidement et sans combats le contrôle de quelques villes grâce au ralliement de tribus, avant de révéler son objectif ultime: s'emparer du centre du pouvoir à Tripoli.  

- Pourquoi attaquer Tripoli?

Haftar contrôle la grande partie du territoire libyen, dont le croissant pétrolier, poumon de l'économie et situé dans l'Est. Selon des analystes, il ne digère pas que tous les revenus pétroliers vont au GNA même si ce dernier les redistribue à tous. Le pétrole est pratiquement la seule source de revenus du pays.

Le GNA lui contrôle Tripoli, Misrata et la plupart des autres villes de l'Ouest.  

Le 4 avril, les pro-Haftar lancent l'assaut contre Tripoli à partir des régions du Sud et arrivent rapidement aux portes de la capitale.

Selon une source diplomatique occidentale, Haftar a décidé de prendre Tripoli et de "mettre tout le monde devant le fait accompli".

Il espérait une victoire éclair en misant sur un effondrement rapide des forces du GNA. Mais c'était sans compter la mobilisation de plusieurs groupes armés de l'Ouest, dont ceux de Misrata, farouchement opposés à Haftar accusé de "dictateur".

Les proHaftar sont toujours bloqués aux portes de Tripoli. Et un cessez-le-feu, à l'initiative de Moscou et Ankara, entré en vigueur le 12 janvier est globalement respecté.

- Quels pays impliqués? 

Le maréchal Haftar est soutenu par l'Egypte, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

L'Egypte, les Emirats mais également la France, voyaient en Haftar un champion de la lutte antiterroriste et lui avaient fourni un temps aides militaires et logistiques.

La Russie l'appuie au moins politiquement. Malgré ses démentis, elle est soupçonnée d'avoir envoyé des mercenaires aux côtés des pro-Haftar.  

Les Etats-Unis ont affiché leur soutien au maréchal en révélant un contact direct entre lui et Donald Trump, après l'offensive contre Tripoli. Ils ont ensuite adopté une position ambiguë.

Le GNA est soutenu par la Turquie et le Qatar. Ankara a annoncé l'envoi de troupes en Libye pour aider son allié.

Des experts de l'ONU avaient indiqué que les Emirats et la Jordanie avaient "fourni des armes de manière régulière et parfois flagrante" aux forces de Haftar. La Turquie a fait de même pour le GNA. 

- Que veut la Turquie? 

L'implication turque est dictée par des facteurs géopolitiques et idéologiques, selon des analystes. La Turquie veut contrecarrer l'influence des Emirats et de l'Egypte, hostiles aux courants islamistes proches d'Ankara.

Ankara a aussi des motivations d'ordre économique. Des gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale aiguisent son appétit mais aussi celui d'autres riverains – Grèce, Egypte, Chypre et Israël.

Menacée de sanctions européennes pour ses forages jugés illégaux au large de Chypre, dont elle occupe la partie nord, la Turquie entend s'appuyer sur un accord controversé avec le GNA sur la délimitation maritime pour faire valoir des droits sur l'exploitation des hydrocarbures.

- Que fait la Russie en Libye?

"La Libye est perçue comme une +opportunité+ pour Moscou: commerciale bien sûr, mais aussi géostratégique", explique à l'AFP Jalel Harchaoui de l'Institut Clingendael de La Haye.

Une présence en Libye fournit aux Russes un moyen peu coûteux, voire même lucratif, de contrer l'Otan et fragiliser l'Union européenne, dit-il. Aux yeux de la Russie, "la Libye incarne l’échec occidental" et elle "souhaite démontrer qu'elle peut réussir là où l'Europe a failli".

- Craintes des Européens

Les Européens redoutent en particulier que la Libye ne devienne une "seconde Syrie", avec l'internationalisation accrue du conflit, et veulent réduire la pression migratoire à ses frontières et les risques de menaces jihadistes.

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(19/01/2020 12:26)

Irak: les manifestations regagnent en vigueur à Bagdad et dans le sud

Les manifestations ont regagné en intensité dans le sud de l'Irak et la capitale Bagdad dimanche, les protestataires, indignés par la lenteur des réformes, bloquant les rues avec des pneus en flammes.

Les rassemblements pour réclamer une refonte du système au pouvoir secouent l'Irak depuis début octobre, mais ils ont été éclipsés ces dernières semaines par la flambée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, deux parrains de Bagdad.

Dimanche, des centaines de jeunes en colère ont relancé le mouvement en manifestant sur la place Tahrir à Bagdad ainsi que sur la place Tayaran, située à proximité. D'autres ont brûlé des pneus pour bloquer les autoroutes et les ponts, entraînant des embouteillages dans toute la ville. 

"Ce n'est que la première escalade", a déclaré à l'AFP un manifestant avec une écharpe enroulée autour de son visage.

"Nous voulons envoyer un message au gouvernement: arrêtez de tergiverser. Les gens savent ce que vous faites", a-t-il dit. 

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont riposté en lançant des pierres.

Au moins dix personnes, dont des policiers, ont été blessées dans les affrontements qui en ont résulté, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Dans la ville sainte de Najaf, au sud de Bagdad, des jeunes arborant des drapeaux irakiens ont brûlé des pneus et entamé un sit-in sur une route principale menant à la capitale.

Et ils étaient aussi nombreux à se rassembler dimanche dans les villes de Diwaniya, Kout, Amara et Nassiriya, dans le sud, où la plupart des bureaux gouvernementaux, des écoles et des universités ont été fermés pendant des mois.

Les manifestants réclament des élections anticipées sur la base d'une loi électorale réformée, un nouveau Premier ministre pour remplacer l'actuel chef du gouvernement démissionnaire Adel Abdel Mahdi et demandent aussi des comptes à tous les fonctionnaires jugés corrompus.

M. Abdel Mahdi a démissionné il y a près de deux mois, mais les partis politiques n'ont jusqu'à présent pas réussi à s'entendre sur un successeur et celui-ci continue à diriger le gouvernement.

Les manifestants ont publiquement rejeté les noms circulant comme remplaçants possibles et sont furieux que d'autres mesures de réforme de grande envergure n'aient pas été mises en œuvre. 

"Nous avons commencé aujourd'hui à intensifier notre mouvement parce que le gouvernement n'a pas répondu à nos demandes, notamment en formant un cabinet indépendant qui pourrait sauver l'Irak", a déclaré Haydar Kadhim, un manifestant de Nassiriya. "Lundi dernier, nous leur avons donné un délai de sept jours. Cette échéance se termine", a-t-il ajouté.

Avec près de 460 morts et plus de 25.000 blessés depuis le 1er octobre, ce mouvement de contestation populaire est le plus important et le plus meurtrier en Irak depuis des décennies.

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Irak: les manifestations regagnent en vigueur à Bagdad et dans le sud

Les manifestations ont regagné en intensité dans le sud de l'Irak et la capitale Bagdad dimanche, les protestataires, indignés par la lenteur des réformes, bloquant les rues avec des pneus en flammes.

Les rassemblements pour réclamer une refonte du système au pouvoir secouent l'Irak depuis début octobre, mais ils ont été éclipsés ces dernières semaines par la flambée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, deux parrains de Bagdad.

Dimanche, des centaines de jeunes en colère ont relancé le mouvement en manifestant sur la place Tahrir à Bagdad ainsi que sur la place Tayaran, située à proximité. D'autres ont brûlé des pneus pour bloquer les autoroutes et les ponts, entraînant des embouteillages dans toute la ville. 

"Ce n'est que la première escalade", a déclaré à l'AFP un manifestant avec une écharpe enroulée autour de son visage.

"Nous voulons envoyer un message au gouvernement: arrêtez de tergiverser. Les gens savent ce que vous faites", a-t-il dit. 

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont riposté en lançant des pierres.

Au moins dix personnes, dont des policiers, ont été blessées dans les affrontements qui en ont résulté, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Dans la ville sainte de Najaf, au sud de Bagdad, des jeunes arborant des drapeaux irakiens ont brûlé des pneus et entamé un sit-in sur une route principale menant à la capitale.

Et ils étaient aussi nombreux à se rassembler dimanche dans les villes de Diwaniya, Kout, Amara et Nassiriya, dans le sud, où la plupart des bureaux gouvernementaux, des écoles et des universités ont été fermés pendant des mois.

Les manifestants réclament des élections anticipées sur la base d'une loi électorale réformée, un nouveau Premier ministre pour remplacer l'actuel chef du gouvernement démissionnaire Adel Abdel Mahdi et demandent aussi des comptes à tous les fonctionnaires jugés corrompus.

M. Abdel Mahdi a démissionné il y a près de deux mois, mais les partis politiques n'ont jusqu'à présent pas réussi à s'entendre sur un successeur et celui-ci continue à diriger le gouvernement.

Les manifestants ont publiquement rejeté les noms circulant comme remplaçants possibles et sont furieux que d'autres mesures de réforme de grande envergure n'aient pas été mises en œuvre. 

"Nous avons commencé aujourd'hui à intensifier notre mouvement parce que le gouvernement n'a pas répondu à nos demandes, notamment en formant un cabinet indépendant qui pourrait sauver l'Irak", a déclaré Haydar Kadhim, un manifestant de Nassiriya. "Lundi dernier, nous leur avons donné un délai de sept jours. Cette échéance se termine", a-t-il ajouté.

Avec près de 460 morts et plus de 25.000 blessés depuis le 1er octobre, ce mouvement de contestation populaire est le plus important et le plus meurtrier en Irak depuis des décennies.

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(19/01/2020 14:20)

Déchus de leur statut, Harry et Meghan laissent place à une famille royale resserrée

Le "Megxit dur" annoncé par la reine Elizabeth II, salué dimanche par les tabloïds britanniques, impose au prince Harry et à son épouse Meghan de renoncer à leur titre d'altesse royale comme à certains de leurs revenus et conduit la famille royale à resserrer ses liens autour d'un noyau restreint.

Dans un communiqué inhabituel qui a mis fin à dix jours de crise, la reine a déclaré que "le duc et la duchesse de Sussex n'utiliseront plus leur titre d'altesse royale étant donné qu'ils ne sont plus des membres actifs de la famille royale". 

Délivrés de leurs "obligations royales", Harry, 35 ans, et Meghan, 38 ans, qui avaient annoncé le 8 janvier vouloir prendre leur indépendance et s'installer en Amérique du Nord avec leur fils Archie, ne pourront plus "formellement représenter la reine". 

Les tabloïds, qui accusaient le couple de "vouloir le beurre et l'argent du beurre" en gardant tout de même un pied dans la famille royale, un statut inédit, ont unanimement salué cette décision. C'est un "accord indéniablement radical", a jugé le Daily Telegraph. Le Sunday Mirror s'est félicité en Une que "la reine ordonne un Megxit dur", en référence au Brexit prévu pour le 31 janvier. 

La relation houleuse du couple avec les tabloïds britanniques a pesé dans sa décision de se mettre en retrait. Accusée de racisme envers l'actrice américaine métisse, la presse à sensation attaquait régulièrement Meghan avec des articles au vitriol, l'affublant du sobriquet de "duchesse capricieuse". 

"C'est une abdication", n'hésite pas à affirmer l'expert en protocole de la famille royale Alastair Bruce, interrogé par le Sun on Sunday, notant que Harry se retrouve ainsi rétrogradé au même rang que trente autres ducs britanniques. 

Si le couple conserve son titre de duc et duchesse de Sussex, il renonce en revanche à son allocation royale et devra rembourser certaines dépenses publiques dont il a bénéficié, notamment les plus de 2 millions de livres (2,3 millions d'euros) employés pour rénover le Frogmore Cottage à Windsor, son lieu de résidence au Royaume-Uni. 

"C'est absolument sans précédent", a estimé dans le Sun Dickie Arbiter, ancien secrétaire de presse royal, notant qu'"aucun membre de la famille royale n'a jamais remboursé de l'argent", même ceux qui, avant Harry, avaient déjà été privés de leur statut d'altesse royale.

- Noyau de membres - 

Avant le jeune prince, sixième dans l'ordre de succession au trône britannique, sa mère Lady Diana avait en effet elle aussi perdu ce statut, après avoir divorcé du prince Charles en 1996. Tout comme Sarah Ferguson, lorsqu'elle s'est séparée du prince Andrew, le deuxième fils de la reine. 

Mais il s'agissait là de "titres honorifiques", obtenus par le mariage. C'est en revanche la toute première fois qu'un membre de la famille Windsor par naissance se voit privé de ce statut. 

Alors que nombre de commentateurs dressent un parallèle avec l'abdication du roi Edward VIII en 1936, qui en épousant une Américaine divorcée avait renoncé au trône, celui-ci n'avait en fait pas perdu son titre, se voyant simplement rétrogradé de "Sa majesté le Roi" à "Sa majesté royale le Duc de Windsor".  

La reine Elizabeth II marque ainsi un tournant dans l'histoire d'une des plus anciennes institutions britanniques, ouvrant une ère de nouveau fonctionnement resserré autour de ses membres nucléaires. 

Le prince Charles, qui se prépare à prendre la suite de sa mère âgée de 93 ans, avait déjà fait part de sa volonté de "ramener (la famille) à un noyau de membres haut placés qui travaillent à plein temps", selon Penny Junor, auteure de nombreux livres sur la monarchie.

Fin 2019, le scandale sur les relations du prince Andrew avec le financier américain Jeffrey Epstein accusé de trafic de mineures, avait obligé le deuxième fils de la reine à se mettre en retrait et ouvert la voie. En retirant à Harry et Meghan leur statut, la reine vient d'y poser un premier relais. 

Beaucoup d'experts royaux s'attendent désormais à une baisse du train de vie pour la famille dont de nombreux membres disposent d'un rang valant rémunération.

D'un point de vue affectif, "Harry, Meghan et Archie resteront des membres très chers de ma famille", a cependant tenu à souligner la reine, se félicitant qu'"une solution constructive pour [s]on petit-fils et sa famille" ait été trouvée "après plusieurs mois de discussions".

Le message "chaleureux" de la reine montre "l'affection que porte une grand-mère à son petit fils", a jugé Alastair Bruce, mais "en même temps, elle a traité avec une poigne de fer typique de l'autorité monarchique ce problème qui devait être réglé". 

Les décisions du palais doivent prendre effet au printemps. 

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Déchus de leur statut, Harry et Meghan laissent place à une famille royale resserrée

Le "Megxit dur" annoncé par la reine Elizabeth II, salué dimanche par les tabloïds britanniques, impose au prince Harry et à son épouse Meghan de renoncer à leur titre d'altesse royale comme à certains de leurs revenus et conduit la famille royale à resserrer ses liens autour d'un noyau restreint.

Dans un communiqué inhabituel qui a mis fin à dix jours de crise, la reine a déclaré que "le duc et la duchesse de Sussex n'utiliseront plus leur titre d'altesse royale étant donné qu'ils ne sont plus des membres actifs de la famille royale". 

Délivrés de leurs "obligations royales", Harry, 35 ans, et Meghan, 38 ans, qui avaient annoncé le 8 janvier vouloir prendre leur indépendance et s'installer en Amérique du Nord avec leur fils Archie, ne pourront plus "formellement représenter la reine". 

Les tabloïds, qui accusaient le couple de "vouloir le beurre et l'argent du beurre" en gardant tout de même un pied dans la famille royale, un statut inédit, ont unanimement salué cette décision. C'est un "accord indéniablement radical", a jugé le Daily Telegraph. Le Sunday Mirror s'est félicité en Une que "la reine ordonne un Megxit dur", en référence au Brexit prévu pour le 31 janvier. 

La relation houleuse du couple avec les tabloïds britanniques a pesé dans sa décision de se mettre en retrait. Accusée de racisme envers l'actrice américaine métisse, la presse à sensation attaquait régulièrement Meghan avec des articles au vitriol, l'affublant du sobriquet de "duchesse capricieuse". 

"C'est une abdication", n'hésite pas à affirmer l'expert en protocole de la famille royale Alastair Bruce, interrogé par le Sun on Sunday, notant que Harry se retrouve ainsi rétrogradé au même rang que trente autres ducs britanniques. 

Si le couple conserve son titre de duc et duchesse de Sussex, il renonce en revanche à son allocation royale et devra rembourser certaines dépenses publiques dont il a bénéficié, notamment les plus de 2 millions de livres (2,3 millions d'euros) employés pour rénover le Frogmore Cottage à Windsor, son lieu de résidence au Royaume-Uni. 

"C'est absolument sans précédent", a estimé dans le Sun Dickie Arbiter, ancien secrétaire de presse royal, notant qu'"aucun membre de la famille royale n'a jamais remboursé de l'argent", même ceux qui, avant Harry, avaient déjà été privés de leur statut d'altesse royale.

- Noyau de membres - 

Avant le jeune prince, sixième dans l'ordre de succession au trône britannique, sa mère Lady Diana avait en effet elle aussi perdu ce statut, après avoir divorcé du prince Charles en 1996. Tout comme Sarah Ferguson, lorsqu'elle s'est séparée du prince Andrew, le deuxième fils de la reine. 

Mais il s'agissait là de "titres honorifiques", obtenus par le mariage. C'est en revanche la toute première fois qu'un membre de la famille Windsor par naissance se voit privé de ce statut. 

Alors que nombre de commentateurs dressent un parallèle avec l'abdication du roi Edward VIII en 1936, qui en épousant une Américaine divorcée avait renoncé au trône, celui-ci n'avait en fait pas perdu son titre, se voyant simplement rétrogradé de "Sa majesté le Roi" à "Sa majesté royale le Duc de Windsor".  

La reine Elizabeth II marque ainsi un tournant dans l'histoire d'une des plus anciennes institutions britanniques, ouvrant une ère de nouveau fonctionnement resserré autour de ses membres nucléaires. 

Le prince Charles, qui se prépare à prendre la suite de sa mère âgée de 93 ans, avait déjà fait part de sa volonté de "ramener (la famille) à un noyau de membres haut placés qui travaillent à plein temps", selon Penny Junor, auteure de nombreux livres sur la monarchie.

Fin 2019, le scandale sur les relations du prince Andrew avec le financier américain Jeffrey Epstein accusé de trafic de mineures, avait obligé le deuxième fils de la reine à se mettre en retrait et ouvert la voie. En retirant à Harry et Meghan leur statut, la reine vient d'y poser un premier relais. 

Beaucoup d'experts royaux s'attendent désormais à une baisse du train de vie pour la famille dont de nombreux membres disposent d'un rang valant rémunération.

D'un point de vue affectif, "Harry, Meghan et Archie resteront des membres très chers de ma famille", a cependant tenu à souligner la reine, se félicitant qu'"une solution constructive pour [s]on petit-fils et sa famille" ait été trouvée "après plusieurs mois de discussions".

Le message "chaleureux" de la reine montre "l'affection que porte une grand-mère à son petit fils", a jugé Alastair Bruce, mais "en même temps, elle a traité avec une poigne de fer typique de l'autorité monarchique ce problème qui devait être réglé". 

Les décisions du palais doivent prendre effet au printemps. 

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(19/01/2020 15:12)

Avion abattu: les corps des victimes ukrainiennes rapatriés d'Iran

Les cercueils des onze Ukrainiens morts dans l'avion civil abattu par erreur à Téhéran, dans un contexte de tensions exacerbées avec Washington, ont été rapatriés d'Iran à Kiev dimanche, enveloppés de drapeaux. 

Le président Volodymyr Zelensky, le Premier ministre Oleksiï Gontcharouk et d'autres dignitaires ont assisté à une cérémonie solennelle à l'aéroport Boryspil de la capitale ukrainienne. Sur des images diffusées en direct, l'on voit les cercueils des neuf membres de l'équipage et de deux passagers en train d'être transportés.

Le président ukrainien n'a pas prononcé de discours mais la présidence a exprimé ses "sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes", dans un communiqué.

Des employés de la compagnie aérienne Ukraine International Airlines (UIA) et des proches des victimes ont assisté à la cérémonie sur le tarmac, certains en larmes, à genoux ou un bouquet de fleurs à la main.

Les cercueils enveloppés dans des drapeaux ukrainiens bleu et jaune ont été transportés par des gardes d'honneur qui ont également brandi les drapeaux des autres pays d'origine des victimes. 

Les cercueils vont rester plusieurs heures dans un terminal de l'aéroport pour y recueillir les hommages. Les funérailles sont prévues lundi.

Le Boeing 737 d'UIA s'est écrasé peu après le décollage de Téhéran en direction de Kiev le 8 janvier, entraînant la mort de l'ensemble des passagers et de l'équipage, 176 personnes en majorité irano-canadiennes.

La catastrophe est survenue sur fond de graves tensions entre l'Iran et les Etats-Unis et peu après le tir de missiles iraniens sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

Après trois jours de démentis, les forces armées iraniennes ont reconnu avoir abattu l'avion par "erreur". Le président iranien Hassan Rohani a présenté ses excuses à son homologue ukrainien et promis de punir les coupables. 

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Avion abattu: les corps des victimes ukrainiennes rapatriés d'Iran

Les cercueils des onze Ukrainiens morts dans l'avion civil abattu par erreur à Téhéran, dans un contexte de tensions exacerbées avec Washington, ont été rapatriés d'Iran à Kiev dimanche, enveloppés de drapeaux. 

Le président Volodymyr Zelensky, le Premier ministre Oleksiï Gontcharouk et d'autres dignitaires ont assisté à une cérémonie solennelle à l'aéroport Boryspil de la capitale ukrainienne. Sur des images diffusées en direct, l'on voit les cercueils des neuf membres de l'équipage et de deux passagers en train d'être transportés.

Le président ukrainien n'a pas prononcé de discours mais la présidence a exprimé ses "sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes", dans un communiqué.

Des employés de la compagnie aérienne Ukraine International Airlines (UIA) et des proches des victimes ont assisté à la cérémonie sur le tarmac, certains en larmes, à genoux ou un bouquet de fleurs à la main.

Les cercueils enveloppés dans des drapeaux ukrainiens bleu et jaune ont été transportés par des gardes d'honneur qui ont également brandi les drapeaux des autres pays d'origine des victimes. 

Les cercueils vont rester plusieurs heures dans un terminal de l'aéroport pour y recueillir les hommages. Les funérailles sont prévues lundi.

Le Boeing 737 d'UIA s'est écrasé peu après le décollage de Téhéran en direction de Kiev le 8 janvier, entraînant la mort de l'ensemble des passagers et de l'équipage, 176 personnes en majorité irano-canadiennes.

La catastrophe est survenue sur fond de graves tensions entre l'Iran et les Etats-Unis et peu après le tir de missiles iraniens sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.

Après trois jours de démentis, les forces armées iraniennes ont reconnu avoir abattu l'avion par "erreur". Le président iranien Hassan Rohani a présenté ses excuses à son homologue ukrainien et promis de punir les coupables. 

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(19/01/2020 15:33)

Hong Kong: des policiers blessés en marge d'une manifestation pro-démocratie

Plusieurs policiers hongkongais ont été passés à tabac par des manifestants pro-démocratie radicaux dimanche, en marge d'un nouveau rassemblement dans un quartier commerçant du centre de l'île de Hong Kong.

Les violences ont débuté après l'ordre de dispersion donné par les forces de l'ordre à la manifestation sur la place de Chater Garden, dans le quartier de Central.

Un groupe de policiers en civils qui parlementaient avec les organisateurs de ce rassemblement a été attaqué par des manifestants masqués qui ont battu les agents avec des parapluies, a observé un journaliste de l'AFP sur place.

Au moins deux policiers avaient le visage en sang, alors que des collègues à eux tentaient de les protéger.

"On ne peut tolérer ce type d'acte consternant", a déclaré la police hongkongaise dans un communiqué sur son compte Facebook.

La police anti-émeute est ensuite intervenue en tirant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Plusieurs personnes ont été arrêtées, y compris un manifestant qui avait également l'arrière de la tête ensanglanté.

Hong Kong est depuis juin 2019 le théâtre d'une crise politique sans précédent depuis la rétrocession de l'ex-colonie britannique à la Chine en 1997.

Le mouvement pro-démocratie est né du rejet d'un projet de loi qui devait permettre d'autoriser les extraditions vers la Chine et a depuis été enterré. La mobilisation a élargi ses revendications pour exiger des réformes démocratiques et dénoncer les ingérences de la Chine dans les affaires de sa région semi-autonome.

La fréquence et l'intensité des manifestations ont diminué ces derniers mois. Mais les signes de colère demeurent omniprésents, se matérialisant notamment par les multiples graffitis sur les murs de la ville.

"Défendons Hong Kong! Battons-nous pour la liberté", scandaient les manifestants dimanche, pour la plupart vêtus de noir, et masqués afin d'éviter d'éventuelles poursuites ultérieures.

Certains agitaient des drapeaux américain ou britannique, d'autres des bannières bleues demandant "l'indépendance" pour l'ex-colonie britannique. 

De nombreuses familles étaient présentes avec des enfants, dans une ambiance très pacifique avant que la police n'ordonne à la foule de partir. 

Les manifestants exigent notamment une enquête indépendante sur ce qu'ils présentent comme des actes de brutalité policière lors des manifestations, mais aussi l'organisation d'élections libres ou encore une amnistie pour les milliers de personnes arrêtées depuis juin.

Mais la Chine comme l'exécutif hongkongais dirigé par Carrie Lam se sont refusé à toute concession supplémentaire.

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Hong Kong: des policiers blessés en marge d'une manifestation pro-démocratie

Plusieurs policiers hongkongais ont été passés à tabac par des manifestants pro-démocratie radicaux dimanche, en marge d'un nouveau rassemblement dans un quartier commerçant du centre de l'île de Hong Kong.

Les violences ont débuté après l'ordre de dispersion donné par les forces de l'ordre à la manifestation sur la place de Chater Garden, dans le quartier de Central.

Un groupe de policiers en civils qui parlementaient avec les organisateurs de ce rassemblement a été attaqué par des manifestants masqués qui ont battu les agents avec des parapluies, a observé un journaliste de l'AFP sur place.

Au moins deux policiers avaient le visage en sang, alors que des collègues à eux tentaient de les protéger.

"On ne peut tolérer ce type d'acte consternant", a déclaré la police hongkongaise dans un communiqué sur son compte Facebook.

La police anti-émeute est ensuite intervenue en tirant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Plusieurs personnes ont été arrêtées, y compris un manifestant qui avait également l'arrière de la tête ensanglanté.

Hong Kong est depuis juin 2019 le théâtre d'une crise politique sans précédent depuis la rétrocession de l'ex-colonie britannique à la Chine en 1997.

Le mouvement pro-démocratie est né du rejet d'un projet de loi qui devait permettre d'autoriser les extraditions vers la Chine et a depuis été enterré. La mobilisation a élargi ses revendications pour exiger des réformes démocratiques et dénoncer les ingérences de la Chine dans les affaires de sa région semi-autonome.

La fréquence et l'intensité des manifestations ont diminué ces derniers mois. Mais les signes de colère demeurent omniprésents, se matérialisant notamment par les multiples graffitis sur les murs de la ville.

"Défendons Hong Kong! Battons-nous pour la liberté", scandaient les manifestants dimanche, pour la plupart vêtus de noir, et masqués afin d'éviter d'éventuelles poursuites ultérieures.

Certains agitaient des drapeaux américain ou britannique, d'autres des bannières bleues demandant "l'indépendance" pour l'ex-colonie britannique. 

De nombreuses familles étaient présentes avec des enfants, dans une ambiance très pacifique avant que la police n'ordonne à la foule de partir. 

Les manifestants exigent notamment une enquête indépendante sur ce qu'ils présentent comme des actes de brutalité policière lors des manifestations, mais aussi l'organisation d'élections libres ou encore une amnistie pour les milliers de personnes arrêtées depuis juin.

Mais la Chine comme l'exécutif hongkongais dirigé par Carrie Lam se sont refusé à toute concession supplémentaire.

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(19/01/2020 14:10)

Neige à Téhéran: écoles fermées, vols perturbés

Circulation automobile difficile, trafic aérien perturbé et écoles fermées: d'importantes chutes de neige ont recouvert de blanc les rues de Téhéran dimanche, entraînant des perturbations dans la vie quotidienne, selon les autorités de la capitale iranienne.

Selon les correspondants de l'AFP, la neige a commencé à tomber tôt le matin et a perturbé la circulation sur certaines des principales artères de la ville.

"Nous savions qu'il neigerait à partir de la nuit dernière et cela affecte naturellement la circulation", a déclaré le chef de la police de la circulation de Téhéran, Mohammadreza Mehmandar, à la télévision d'Etat. 

"Sur certaines routes dans le nord (de Téhéran) il y avait un peu de glace... et des accidents se sont produits mais les secours ont été rapides", a-t-il ajouté.

Les écoles de tous les quartiers de la ville de Téhéran et de certaines parties de la province ont été fermées en raison de ces fortes chutes de neige.

Les enfants ont en profité pour se ruer vers les parcs de Téhéran pour jouer et construire des bonhommes de neige.

La neige a entraîné d'importants retards sur les vols à destination et en provenance de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran.

"Les vols à Mehrabad sont programmés, mais avec des retards dus à l'absence de visibilité appropriée", a déclaré Reza Jafarzadeh, porte-parole de l'autorité iranienne de l'aviation.

Le trafic est en revanche normal à l'aéroport international Imam Khomeiny, a-t-il ajouté.

L'agence officielle Irna a par la suite rapporté que les vols à Mehrabad avaient repris vers midi, après le recensement de plus de 30 liaisons annulées ou retardées.

Les chutes de neige devraient se poursuivre jusqu'à lundi à Téhéran et dans d'autres provinces du nord du pays.

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Neige à Téhéran: écoles fermées, vols perturbés

Circulation automobile difficile, trafic aérien perturbé et écoles fermées: d'importantes chutes de neige ont recouvert de blanc les rues de Téhéran dimanche, entraînant des perturbations dans la vie quotidienne, selon les autorités de la capitale iranienne.

Selon les correspondants de l'AFP, la neige a commencé à tomber tôt le matin et a perturbé la circulation sur certaines des principales artères de la ville.

"Nous savions qu'il neigerait à partir de la nuit dernière et cela affecte naturellement la circulation", a déclaré le chef de la police de la circulation de Téhéran, Mohammadreza Mehmandar, à la télévision d'Etat. 

"Sur certaines routes dans le nord (de Téhéran) il y avait un peu de glace... et des accidents se sont produits mais les secours ont été rapides", a-t-il ajouté.

Les écoles de tous les quartiers de la ville de Téhéran et de certaines parties de la province ont été fermées en raison de ces fortes chutes de neige.

Les enfants ont en profité pour se ruer vers les parcs de Téhéran pour jouer et construire des bonhommes de neige.

La neige a entraîné d'importants retards sur les vols à destination et en provenance de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran.

"Les vols à Mehrabad sont programmés, mais avec des retards dus à l'absence de visibilité appropriée", a déclaré Reza Jafarzadeh, porte-parole de l'autorité iranienne de l'aviation.

Le trafic est en revanche normal à l'aéroport international Imam Khomeiny, a-t-il ajouté.

L'agence officielle Irna a par la suite rapporté que les vols à Mehrabad avaient repris vers midi, après le recensement de plus de 30 liaisons annulées ou retardées.

Les chutes de neige devraient se poursuivre jusqu'à lundi à Téhéran et dans d'autres provinces du nord du pays.

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(19/01/2020 14:50)

Yémen: 83 soldats tués dans une attaque attribuée aux rebelles

Au moins 83 soldats progouvernementaux ont été tués dans une attaque attribuée aux rebelles Houthis, à l'est de la capitale Sanaa, après des mois de calme relatif au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique en proie à la guerre depuis près de cinq ans.

L'attaque, l'une des plus meurtrières contre des soldats du gouvernement, a visé samedi la mosquée d'un camp dans la province de Marib à l'est de Sanaa, ont indiqué dimanche des médecins et des responsables militaires.

Les victimes ont été transportées dans l'hôpital de la ville de Marib, chef lieu de la province de même nom, où des sources médicales et militaires ont annoncé un nouveau bilan de 83 morts et 148 blessés parmi les soldats.

Un premier bilan de 70 morts et de 50 blessés a été révisé à la hausse après le décès de nombreux blessés, ont expliqué ces sources en affirmant que l'attaque avait été lancée par les Houthis. Ceux-ci ne l'ont pas revendiquée à ce stade.

La télévision Al-Hadath, à capitaux saoudiens, a montré ce qu'elle a affirmé être des images de la mosquée dévastée par l'attaque avec des traces de sang sur les murs.

Des restes humains jonchaient les tapis qui ont été imbibés de sang au milieu de morceaux de charpente métallique effondrés du toit.

L'attaque intervient après une offensive des forces progouvernementales contre les rebelles dans la zone de Nihm, au nord de Sanaa, selon ces responsables.

L'offensive se déroule avec le soutien de la coalition menée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre les rebelles appuyés par l'Iran.

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a également accusé les Houthis d'être responsables de l'attaque qu'il a qualifiée de "lâche et de terroriste", selon l'agence officielle Saba.

Le gouvernement du président Hadi, reconnu par la communauté internationale, est en guerre contre les rebelles depuis 2014 année à laquelle ils ont pris la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen.

Le chef de l'Etat a appelé à "relever le degré de vigilance" des forces loyales au gouvernement.

La mosquée a été visée par un missile puis par un drone, a précisé une source militaire gouvernementale.

"Cette action honteuse de la milice des Houthis confirme que cette dernière n'a aucune intention pacifique, qu'elle ne veut que la mort et la destruction et qu'elle est l'instrument de l'Iran dans la région", a souligné le président Hadi.

-"période la plus calme du conflit"-

Cette attaque met fin à une période de baisse des activités militaires, constatée jeudi par l'émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths.

"Depuis début janvier, il y a eu neuf jours sans aucune frappe aérienne" au Yémen, a relevé l'émissaire qui rendait compte jeudi de la situation au Yémen au Conseil de sécurité.

"Nous sommes (...) témoins d'une des périodes les plus calmes de ce conflit", a dit l'émissaire de l'ONU avant de noter que "la désescalade militaire ne peut être maintenue sans progrès politique entre les partie (...) et c'est là (le prochain défi)".

Les Nations unies peinent à réaliser une percée réelle vers la paix au Yémen.

Un accord signé en 2018 en Suède, sous l'égide de l'organisation internationale, a permis une désescalade dans la ville portuaire stratégique de Hodeida (sud-ouest du Yémen) mais toutes ses clauses n'ont pas été appliquées.

Il s'agit notamment de l'achèvement d'un redéploiement des forces du gouvernement et des rebelles dans la province de même nom, un échange global de prisonniers et l'ouverture de couloirs humanitaires à Taëz, autre grande ville du sud-ouest encerclée par les rebelles.

Parrainé par Ryad, un accord de partage du pouvoir au sein du camp antirebelles a mis fin aux combats fratricides d'août dernier dans le sud entre gouvernement et séparatistes.

Mais son application a pris du retard sur fond de crise de confiance entre les parties signataires.

Selon diverses organisations humanitaires, le conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l'intervention en 2015 de Ryad à la tête de la coalition.

Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU, qui qualifie régulièrement le conflit au Yémen de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.

Le coordinateur pour les Affaires humanitaires au Yémen, Ramesh Rajasingham, a averti jeudi contre le risque de famine dans le pays en ajoutant que: "Nous ne devons pas laisser cela se reproduire".

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Yémen: 83 soldats tués dans une attaque attribuée aux rebelles

Au moins 83 soldats progouvernementaux ont été tués dans une attaque attribuée aux rebelles Houthis, à l'est de la capitale Sanaa, après des mois de calme relatif au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique en proie à la guerre depuis près de cinq ans.

L'attaque, l'une des plus meurtrières contre des soldats du gouvernement, a visé samedi la mosquée d'un camp dans la province de Marib à l'est de Sanaa, ont indiqué dimanche des médecins et des responsables militaires.

Les victimes ont été transportées dans l'hôpital de la ville de Marib, chef lieu de la province de même nom, où des sources médicales et militaires ont annoncé un nouveau bilan de 83 morts et 148 blessés parmi les soldats.

Un premier bilan de 70 morts et de 50 blessés a été révisé à la hausse après le décès de nombreux blessés, ont expliqué ces sources en affirmant que l'attaque avait été lancée par les Houthis. Ceux-ci ne l'ont pas revendiquée à ce stade.

La télévision Al-Hadath, à capitaux saoudiens, a montré ce qu'elle a affirmé être des images de la mosquée dévastée par l'attaque avec des traces de sang sur les murs.

Des restes humains jonchaient les tapis qui ont été imbibés de sang au milieu de morceaux de charpente métallique effondrés du toit.

L'attaque intervient après une offensive des forces progouvernementales contre les rebelles dans la zone de Nihm, au nord de Sanaa, selon ces responsables.

L'offensive se déroule avec le soutien de la coalition menée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre les rebelles appuyés par l'Iran.

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a également accusé les Houthis d'être responsables de l'attaque qu'il a qualifiée de "lâche et de terroriste", selon l'agence officielle Saba.

Le gouvernement du président Hadi, reconnu par la communauté internationale, est en guerre contre les rebelles depuis 2014 année à laquelle ils ont pris la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen.

Le chef de l'Etat a appelé à "relever le degré de vigilance" des forces loyales au gouvernement.

La mosquée a été visée par un missile puis par un drone, a précisé une source militaire gouvernementale.

"Cette action honteuse de la milice des Houthis confirme que cette dernière n'a aucune intention pacifique, qu'elle ne veut que la mort et la destruction et qu'elle est l'instrument de l'Iran dans la région", a souligné le président Hadi.

-"période la plus calme du conflit"-

Cette attaque met fin à une période de baisse des activités militaires, constatée jeudi par l'émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths.

"Depuis début janvier, il y a eu neuf jours sans aucune frappe aérienne" au Yémen, a relevé l'émissaire qui rendait compte jeudi de la situation au Yémen au Conseil de sécurité.

"Nous sommes (...) témoins d'une des périodes les plus calmes de ce conflit", a dit l'émissaire de l'ONU avant de noter que "la désescalade militaire ne peut être maintenue sans progrès politique entre les partie (...) et c'est là (le prochain défi)".

Les Nations unies peinent à réaliser une percée réelle vers la paix au Yémen.

Un accord signé en 2018 en Suède, sous l'égide de l'organisation internationale, a permis une désescalade dans la ville portuaire stratégique de Hodeida (sud-ouest du Yémen) mais toutes ses clauses n'ont pas été appliquées.

Il s'agit notamment de l'achèvement d'un redéploiement des forces du gouvernement et des rebelles dans la province de même nom, un échange global de prisonniers et l'ouverture de couloirs humanitaires à Taëz, autre grande ville du sud-ouest encerclée par les rebelles.

Parrainé par Ryad, un accord de partage du pouvoir au sein du camp antirebelles a mis fin aux combats fratricides d'août dernier dans le sud entre gouvernement et séparatistes.

Mais son application a pris du retard sur fond de crise de confiance entre les parties signataires.

Selon diverses organisations humanitaires, le conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l'intervention en 2015 de Ryad à la tête de la coalition.

Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU, qui qualifie régulièrement le conflit au Yémen de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.

Le coordinateur pour les Affaires humanitaires au Yémen, Ramesh Rajasingham, a averti jeudi contre le risque de famine dans le pays en ajoutant que: "Nous ne devons pas laisser cela se reproduire".

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(19/01/2020 15:03)

Dernière mise à jour : 18/01/2020 13:58

 
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