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Elections en RDC: Félix Tshisekedi proclamé président par la Cour constitutionnelle

Félix Tshisekedi a été définitivement proclamé dimanche cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) par la Cour constitutionnelle, restée sourde aux appels de l'Union africaine (UA) lui demandant de "suspendre" l'officialisation des résultats.

La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Tshisekedi Tshilombo Félix", a déclaré le président de l'institution, Benoît Lwamba Bindu.

M. Tshisekedi, 55 ans, succède au chef de l’État sortant Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001. C'est officiellement la première transmission pacifique du pouvoir depuis l'indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Son adversaire, l'autre opposant Martin Fayulu, a immédiatement appelé la communauté internationale à "ne pas reconnaître un pouvoir qui n'a ni légitimité ni qualité légale", se proclamant "le seul président légitime".

M. Fayulu avait dénoncé un "putsch électoral" du président sortant avec la "complicité" de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

L'opposant a été conforté dans ses affirmations par la publication dans la presse internationale et par le Groupe des experts sur le Congo (GEC) des propres estimations de l'influente Église catholique et de documents qui auraient fuité de la Commission électorale. Ces deux sources donnaient la victoire à 60% à M. Fayulu.

La Cour a validé tels quels les résultats provisoires annoncés le 10 janvier par la Commission électorale (Céni), donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

La plus haute juridiction du pays a rejeté le recours de M. Fayulu contre le résultat de la présidentielle du 30 décembre, en le considérant comme "non fondé".

Dans son arrêt, la Cour a estimé que M. Fayulu n'avait "pas apporté la preuve" que les résultats de la Céni n'étaient pas conformes à la réalité.

La décision des neuf juges est sans surprise, car ils sont largement considérés comme étant acquis au président Kabila. Ils se sont toutefois montrés étonnamment sévères envers la demande de M. Fayulu d'un recomptage des voix, qualifié d'"imprécise et absurde".

- Bras-de-fer avec l'UA -

Le calendrier de la Céni prévoit normalement que M. Tshisekedi prête serment le 22 janvier, mais il n'est pas sûr du tout qu'il puisse être tenu.

En confirmant M. Tshisekedi, la Cour constitutionnelle a pris le risque de provoquer un bras-de-fer entre le pouvoir congolais et l'UA.

Elle a décidé de passer outre aux injonctions des poids lourds de l'UA, qui avaient appelé jeudi à la "suspension" de la proclamation des résultats définitifs, parce qu'ils considéraient que ceux annoncés par la Céni étaient entachés de "doutes sérieux".

Cette prise de position de l'organisation continentale avait été dénoncée par le gouvernement et par les partisans de M. Tshisekedi comme une atteinte à la souveraineté de la RDC.

Il reste maintenant à voir quelle sera l'attitude de l'UA, qui a annoncé l'envoi lundi à Kinshasa d'une délégation de haut niveau conduite par le président de sa Commission, le Tchadien Moussa Faki, et par son président en exercice, le chef de l'État rwandais Paul Kagame.

- Passage en force -

Avec ce qui peut être vu comme un passage en force, M. Kabila prend le risque d'isoler encore un peu plus son pays en Afrique centrale. Il s'agit d'un affront en particulier pour M. Kagame, dont le pays entretient depuis 25 ans des relations complexes avec la RDC.

Le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) estimait samedi que si M. Tshisekedi devait prêter serment, l'UA pourrait être amenée à considérer des "mesures punitives, comme refuser de reconnaître le nouveau gouvernement".

Ce dernier est le fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles. Il a pris la succession de son père à la tête de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

"Nous faisons honneur à tous nos héros, nous faisons honneur à nos pères fondateurs, nous faisons honneur à tous ceux qui étaient tombés sous les balles du tyran, nous faisons honneur au peuple congolais", a déclaré le secrétaire général de l'UDPS Jean Marc Kabund.

M. Tshisekedi devra cohabiter avec un Premier ministre issu de l'actuelle majorité pro-Kabila, qui a obtenu une vaste majorité (337 sièges sur 500) à l'Assemblée nationale d'après la Commission électorale.

Étrangement, M. Tshisekedi considère, comme M. Fayulu, que les résultats des législatives sont incompatibles avec ceux de la présidentielle et relèvent d'une manipulation de la Céni.

Un fort déploiement policier a été constaté samedi soir à Kikwit (ouest), l'un des fiefs de M. Fayulu, où un couvre-feu avait été déclaré le 11 janvier et où cinq personnes sont mortes dans des violences post-électorales, a indiqué à l'AFP Léonard Mutango, le maire de la ville.

Juste avant la proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle, l'internet avait été rétabli sur tout le territoire. L'accès aux réseaux sociaux et les échanges SMS avaient été suspendus sur ordre des autorités le 31 décembre, au lendemain des élections générales.

mbb-bmb-st-cyb/plh

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Elections en RDC: Félix Tshisekedi proclamé président par la Cour constitutionnelle

Félix Tshisekedi a été définitivement proclamé dimanche cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) par la Cour constitutionnelle, restée sourde aux appels de l'Union africaine (UA) lui demandant de "suspendre" l'officialisation des résultats.

La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Tshisekedi Tshilombo Félix", a déclaré le président de l'institution, Benoît Lwamba Bindu.

M. Tshisekedi, 55 ans, succède au chef de l’État sortant Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001. C'est officiellement la première transmission pacifique du pouvoir depuis l'indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Son adversaire, l'autre opposant Martin Fayulu, a immédiatement appelé la communauté internationale à "ne pas reconnaître un pouvoir qui n'a ni légitimité ni qualité légale", se proclamant "le seul président légitime".

M. Fayulu avait dénoncé un "putsch électoral" du président sortant avec la "complicité" de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

L'opposant a été conforté dans ses affirmations par la publication dans la presse internationale et par le Groupe des experts sur le Congo (GEC) des propres estimations de l'influente Église catholique et de documents qui auraient fuité de la Commission électorale. Ces deux sources donnaient la victoire à 60% à M. Fayulu.

La Cour a validé tels quels les résultats provisoires annoncés le 10 janvier par la Commission électorale (Céni), donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

La plus haute juridiction du pays a rejeté le recours de M. Fayulu contre le résultat de la présidentielle du 30 décembre, en le considérant comme "non fondé".

Dans son arrêt, la Cour a estimé que M. Fayulu n'avait "pas apporté la preuve" que les résultats de la Céni n'étaient pas conformes à la réalité.

La décision des neuf juges est sans surprise, car ils sont largement considérés comme étant acquis au président Kabila. Ils se sont toutefois montrés étonnamment sévères envers la demande de M. Fayulu d'un recomptage des voix, qualifié d'"imprécise et absurde".

- Bras-de-fer avec l'UA -

Le calendrier de la Céni prévoit normalement que M. Tshisekedi prête serment le 22 janvier, mais il n'est pas sûr du tout qu'il puisse être tenu.

En confirmant M. Tshisekedi, la Cour constitutionnelle a pris le risque de provoquer un bras-de-fer entre le pouvoir congolais et l'UA.

Elle a décidé de passer outre aux injonctions des poids lourds de l'UA, qui avaient appelé jeudi à la "suspension" de la proclamation des résultats définitifs, parce qu'ils considéraient que ceux annoncés par la Céni étaient entachés de "doutes sérieux".

Cette prise de position de l'organisation continentale avait été dénoncée par le gouvernement et par les partisans de M. Tshisekedi comme une atteinte à la souveraineté de la RDC.

Il reste maintenant à voir quelle sera l'attitude de l'UA, qui a annoncé l'envoi lundi à Kinshasa d'une délégation de haut niveau conduite par le président de sa Commission, le Tchadien Moussa Faki, et par son président en exercice, le chef de l'État rwandais Paul Kagame.

- Passage en force -

Avec ce qui peut être vu comme un passage en force, M. Kabila prend le risque d'isoler encore un peu plus son pays en Afrique centrale. Il s'agit d'un affront en particulier pour M. Kagame, dont le pays entretient depuis 25 ans des relations complexes avec la RDC.

Le centre de réflexion International Crisis Group (ICG) estimait samedi que si M. Tshisekedi devait prêter serment, l'UA pourrait être amenée à considérer des "mesures punitives, comme refuser de reconnaître le nouveau gouvernement".

Ce dernier est le fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles. Il a pris la succession de son père à la tête de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

"Nous faisons honneur à tous nos héros, nous faisons honneur à nos pères fondateurs, nous faisons honneur à tous ceux qui étaient tombés sous les balles du tyran, nous faisons honneur au peuple congolais", a déclaré le secrétaire général de l'UDPS Jean Marc Kabund.

M. Tshisekedi devra cohabiter avec un Premier ministre issu de l'actuelle majorité pro-Kabila, qui a obtenu une vaste majorité (337 sièges sur 500) à l'Assemblée nationale d'après la Commission électorale.

Étrangement, M. Tshisekedi considère, comme M. Fayulu, que les résultats des législatives sont incompatibles avec ceux de la présidentielle et relèvent d'une manipulation de la Céni.

Un fort déploiement policier a été constaté samedi soir à Kikwit (ouest), l'un des fiefs de M. Fayulu, où un couvre-feu avait été déclaré le 11 janvier et où cinq personnes sont mortes dans des violences post-électorales, a indiqué à l'AFP Léonard Mutango, le maire de la ville.

Juste avant la proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle, l'internet avait été rétabli sur tout le territoire. L'accès aux réseaux sociaux et les échanges SMS avaient été suspendus sur ordre des autorités le 31 décembre, au lendemain des élections générales.

mbb-bmb-st-cyb/plh

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(20/01/2019 06:48)

RDC: Félix Tshisekedi, héritier et acteur contesté d'une transition pacifique du pouvoir

L'opposant congolais Félix Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle contesté par l'autre opposant Martin Fayulu, est l'héritier politique de son père Étienne, qui avait lui-même contesté la réélection du président Joseph Kabila après sa défaite en 2011.

Félix Tshisekedi, 55 ans, va prendre la succession du président sortant Joseph Kabila dans un pays qui n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir. 

Son père avait dénoncé des fraudes lors de la réélection contestée de M. Kabila en 2011. C'est désormais lui, le fils, qui est accusé par une partie de l'opposition autour de M. Fayulu d'être complice d'un "putsch électoral" organisé par M. Kabila.

"Fatshi" - son surnom - est parti au combat avec l'appui de la machine de guerre fondée par son père dans les années 80 contre la dictature du maréchal Mobutu, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). 

Tshisekedi fils, 55 ans, a été désigné sans surprise président et candidat de l'UDPS lors d'un congrès en avril dernier au siège historique du parti à Limete, une des 26 communes de Kinshasa.

"Étienne était têtu et fier. Félix est plus diplomate, plus conciliant, plus à l'écoute des autres", témoigne un bon connaisseur de l'opposition congolaise.

Facilement reconnaissable à sa haute taille et sa carrure massive, l'homme est en effet d'un abord courtois, à l'écoute. Le ton de la voix est mesuré dans le tourbillon des passions électorales.

Contrairement à son père en 2011, il a fait équipe avec un "ticket", l'ex-président de l'Assemblée Vital Kamerhe, également candidat sous son propre nom en 2011.

Les deux hommes ont rompu en novembre un accord qu'ils avaient signé avec cinq autres opposants pour soutenir la candidature de Martin Fayulu.

Versatile et hésitant, "Félix" ? Ses proches affirment qu'il n'a fait qu'écouter la "base" de l'UDPS, en colère contre l'accord.

- Exil en Belgique -

Né en juin 1963, Félix-Antoine Tshisekedi est le troisième d'une famille de cinq enfants. A l'âge de 19 ans, il suit son père relégué par Mobutu dans son village du Kasaï. Un épisode marquant pour le jeune homme.

A 22 ans, "Fatshi", sa mère et ses frères prennent le chemin de l'exil en Belgique. A Bruxelles, le jeune homme fait le coup de poing contre des proches de Mobutu ou même des policiers belges, un soir de février à l'aéroport, quand son père est empêché de rentrer à Kinshasa.

Dans l'ombre de la figure paternelle, Félix gravit tous les échelons de l'UDPS. Luba du Kasaï, il est élu député national à Mbuji-Mayi en 2011. Il refuse de siéger à l'Assemblée nationale pour respecter le mot d'ordre de son père contre la réélection contestée de M. Kabila.

En 2015, il était au cœur des négociations secrètes qui n'avaient pas abouti avec des émissaires de Joseph Kabila à Ibiza (Espagne), Monaco, Paris et Bruxelles. 

Fin 2016, juste avant la mort de son père, il est encore aux avant-postes des négociations majorité/opposition sous l'égide de l'église catholique, qui allait déboucher sur l'accord de la Saint-Sylvestre reportant les élections.

Tshisekedi fils aurait alors refusé un poste de Premier ministre, tandis que le président Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat.

Marié, père de cinq enfants, son dossier de candidature a été validé sur fond de rumeurs quant à la validité de son diplôme dans une école de commerce et de communication à Bruxelles.

En cas d'alternance, M. Tshisekedi évoquait en août 2017 devant l'AFP "une commission vérité et réconciliation" pour demander des comptes à M. Kabila et lui permettre de rester au pays. Après la proclamation des résultats provisoires, M. Tshisekedi a rendu hommage au président Kabila qu'il considère comme "un partenaire".

Selon sa promesse, le dossier prioritaire du nouveau président est l'organisation de funérailles nationales pour son père, Étienne, décédé à Bruxelles le 1er février 2017. La dépouille du "Sphynx" se trouve toujours en Belgique, faute d'accord pour les obsèques au pays avec le pouvoir. "Je n'aime pas en parler, c'est une souffrance."

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RDC: Félix Tshisekedi, héritier et acteur contesté d'une transition pacifique du pouvoir

L'opposant congolais Félix Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle contesté par l'autre opposant Martin Fayulu, est l'héritier politique de son père Étienne, qui avait lui-même contesté la réélection du président Joseph Kabila après sa défaite en 2011.

Félix Tshisekedi, 55 ans, va prendre la succession du président sortant Joseph Kabila dans un pays qui n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir. 

Son père avait dénoncé des fraudes lors de la réélection contestée de M. Kabila en 2011. C'est désormais lui, le fils, qui est accusé par une partie de l'opposition autour de M. Fayulu d'être complice d'un "putsch électoral" organisé par M. Kabila.

"Fatshi" - son surnom - est parti au combat avec l'appui de la machine de guerre fondée par son père dans les années 80 contre la dictature du maréchal Mobutu, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). 

Tshisekedi fils, 55 ans, a été désigné sans surprise président et candidat de l'UDPS lors d'un congrès en avril dernier au siège historique du parti à Limete, une des 26 communes de Kinshasa.

"Étienne était têtu et fier. Félix est plus diplomate, plus conciliant, plus à l'écoute des autres", témoigne un bon connaisseur de l'opposition congolaise.

Facilement reconnaissable à sa haute taille et sa carrure massive, l'homme est en effet d'un abord courtois, à l'écoute. Le ton de la voix est mesuré dans le tourbillon des passions électorales.

Contrairement à son père en 2011, il a fait équipe avec un "ticket", l'ex-président de l'Assemblée Vital Kamerhe, également candidat sous son propre nom en 2011.

Les deux hommes ont rompu en novembre un accord qu'ils avaient signé avec cinq autres opposants pour soutenir la candidature de Martin Fayulu.

Versatile et hésitant, "Félix" ? Ses proches affirment qu'il n'a fait qu'écouter la "base" de l'UDPS, en colère contre l'accord.

- Exil en Belgique -

Né en juin 1963, Félix-Antoine Tshisekedi est le troisième d'une famille de cinq enfants. A l'âge de 19 ans, il suit son père relégué par Mobutu dans son village du Kasaï. Un épisode marquant pour le jeune homme.

A 22 ans, "Fatshi", sa mère et ses frères prennent le chemin de l'exil en Belgique. A Bruxelles, le jeune homme fait le coup de poing contre des proches de Mobutu ou même des policiers belges, un soir de février à l'aéroport, quand son père est empêché de rentrer à Kinshasa.

Dans l'ombre de la figure paternelle, Félix gravit tous les échelons de l'UDPS. Luba du Kasaï, il est élu député national à Mbuji-Mayi en 2011. Il refuse de siéger à l'Assemblée nationale pour respecter le mot d'ordre de son père contre la réélection contestée de M. Kabila.

En 2015, il était au cœur des négociations secrètes qui n'avaient pas abouti avec des émissaires de Joseph Kabila à Ibiza (Espagne), Monaco, Paris et Bruxelles. 

Fin 2016, juste avant la mort de son père, il est encore aux avant-postes des négociations majorité/opposition sous l'égide de l'église catholique, qui allait déboucher sur l'accord de la Saint-Sylvestre reportant les élections.

Tshisekedi fils aurait alors refusé un poste de Premier ministre, tandis que le président Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat.

Marié, père de cinq enfants, son dossier de candidature a été validé sur fond de rumeurs quant à la validité de son diplôme dans une école de commerce et de communication à Bruxelles.

En cas d'alternance, M. Tshisekedi évoquait en août 2017 devant l'AFP "une commission vérité et réconciliation" pour demander des comptes à M. Kabila et lui permettre de rester au pays. Après la proclamation des résultats provisoires, M. Tshisekedi a rendu hommage au président Kabila qu'il considère comme "un partenaire".

Selon sa promesse, le dossier prioritaire du nouveau président est l'organisation de funérailles nationales pour son père, Étienne, décédé à Bruxelles le 1er février 2017. La dépouille du "Sphynx" se trouve toujours en Belgique, faute d'accord pour les obsèques au pays avec le pouvoir. "Je n'aime pas en parler, c'est une souffrance."

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(20/01/2019 07:08)

Brexit: le cabinet de May s'inquiète de "complots" parlementaires

Le cabinet de la Première ministre britannique Theresa May a jugé dimanche "extrêmement inquiétants" les supposés complots ourdis par des parlementaires en vue de lui retirer la conduite du Brexit dans la semaine qui s'ouvre.

La presse a rapporté ce dimanche que des députés comptaient déposer des amendements concernant le fonctionnement de la Chambre des Communes afin d'empêcher les plans de Mme May à propos de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"Le peuple britannique a voté pour quitter l'Union européenne et il est primordial que les élus politiques respectent ce verdict", a dit une porte-parole de Downing Street.

"Toute tentative visant à retirer le pouvoir du gouvernement à remplir les conditions légales d'une sortie ordonnée en ce moment historique est extrêmement inquiétante", a-t-elle ajouté.

"Les députés qui veulent respecter le Brexit doivent voter pour lui, sinon, il y a un risque que le parlement empêche le Brexit", prévu le 29 mars, a précisé la porte-parole de Mme May.

La Première ministre est censée détailler lundi devant les députés un nouveau plan pour le Brexit après le rejet massif le 15 janvier de la part des députés de l'accord qu'elle avait conclu avec Bruxelles fin 2018.

Mme May a depuis engagé des tractations avec l'opposition pour tenter de parvenir à un consensus sur un nouvel accord, mais elles semblaient dans l'impasse.

Le ministre britannique du Commerce extérieur, Liam Fox, a par ailleurs mis en garde dimanche, dans le journal The Sunday Telegraph, contre un "tsunami politique" si les députés échouaient à respecter le vote du référendum de 2016 décidant d'un retrait de l'UE.

Il a également tancé les partisans d'un Brexit sans accord, réclamé par l'opposition travailliste, en estimant que "la chose la plus stupide possible" dans une négociation est "de se défaire de sa carte la plus forte".

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Brexit: le cabinet de May s'inquiète de "complots" parlementaires

Le cabinet de la Première ministre britannique Theresa May a jugé dimanche "extrêmement inquiétants" les supposés complots ourdis par des parlementaires en vue de lui retirer la conduite du Brexit dans la semaine qui s'ouvre.

La presse a rapporté ce dimanche que des députés comptaient déposer des amendements concernant le fonctionnement de la Chambre des Communes afin d'empêcher les plans de Mme May à propos de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"Le peuple britannique a voté pour quitter l'Union européenne et il est primordial que les élus politiques respectent ce verdict", a dit une porte-parole de Downing Street.

"Toute tentative visant à retirer le pouvoir du gouvernement à remplir les conditions légales d'une sortie ordonnée en ce moment historique est extrêmement inquiétante", a-t-elle ajouté.

"Les députés qui veulent respecter le Brexit doivent voter pour lui, sinon, il y a un risque que le parlement empêche le Brexit", prévu le 29 mars, a précisé la porte-parole de Mme May.

La Première ministre est censée détailler lundi devant les députés un nouveau plan pour le Brexit après le rejet massif le 15 janvier de la part des députés de l'accord qu'elle avait conclu avec Bruxelles fin 2018.

Mme May a depuis engagé des tractations avec l'opposition pour tenter de parvenir à un consensus sur un nouvel accord, mais elles semblaient dans l'impasse.

Le ministre britannique du Commerce extérieur, Liam Fox, a par ailleurs mis en garde dimanche, dans le journal The Sunday Telegraph, contre un "tsunami politique" si les députés échouaient à respecter le vote du référendum de 2016 décidant d'un retrait de l'UE.

Il a également tancé les partisans d'un Brexit sans accord, réclamé par l'opposition travailliste, en estimant que "la chose la plus stupide possible" dans une négociation est "de se défaire de sa carte la plus forte".

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(20/01/2019 06:06)

Trump propose un statut temporaire pour des immigrants en échange du mur

Le président américain Donald Trump a proposé samedi de prolonger des statuts temporaires pour environ un million de migrants qui risquent d'être expulsés des Etats-Unis, en échange du financement par le Congrès de son mur frontalier.

Cette offre, faite dans un discours télévisé solennel, vise selon M. Trump à "sortir de l'impasse" du blocage budgétaire des services fédéraux qui dure depuis près d'un mois. 

La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait au préalable rejeté cette proposition dont la teneur avait été dévoilée par la presse. 

Selon Mme Pelosi, ce qui est présenté comme une concession présidentielle n'est qu'une "compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé et chacune inacceptable".

Et Chuck Schumer, le leader de la minorité démocrate au Sénat, a déclaré que M. Trump avait lui-même dans le passé supprimé des protections pour les migrants qu'il propose à présent de protéger.

"Offrir des protections en échange du mur n'est pas un compromis mais une nouvelle prise d'otages", a tweeté M. Schumer.

Les démocrates refusent d'accorder à M. Trump les 5,7 milliards de dollars qu'il exige pour réaliser le mur, sa promesse emblématique de campagne. 

Le président républicain s'est notamment engagé à rallonger de trois ans un permis de séjour temporaire créé par Barack Obama et supprimé après son arrivée à la Maison Blanche, connu sous le nom de programme Daca. 

Cette mesure, dans un contexte de division politique extrême, profiterait à quelque 700.000 clandestins auto-baptisés "Dreamers" (rêveurs), entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents.

M. Trump a aussi proposé de prolonger de trois ans un statut de protection temporaire (TPS) qui permet à environ 300.000 immigrants de travailler légalement sans titre de séjour. Ce statut avait été abrogé pour les ressortissants de plusieurs pays depuis l'arrivée au pouvoir de M. Trump.

Il a une nouvelle fois insisté sur l'angle sécuritaire d'une crise également humanitaire, accusant les caravanes de migrants d'Amérique centrale qui tentent d'entrer aux Etats-Unis d'y amener également de nombreux criminels et de vastes quantités de stupéfiants.

Le président a parlé de "compromis fondé sur le bon sens", mais la première réaction des démocrates semblait indiquer que le "shutdown" avait toutes les chances de se poursuivre.

- Intransigeance -

"Enlevons la politique de tout ça, mettons-nous au travail et trouvons un accord", avait dit auparavant M. Trump.

Le New York Times a écrit samedi que les démocrates avaient rallongé d'un milliard de dollars leur offre précédente de 1,3 milliard pour la sécurité à la frontière, mais toujours sans argent pour le mur.

L'intransigeance de part et d'autre jusqu'à présent provoque depuis le 22 décembre un "shutdown" partiel, une paralysie des administrations fédérales faute d'adoption de leur budget par le Congrès.

Quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux sont affectés, placés en congé sans solde ou contraints de travailler mais sans être payés.

Ils devraient tous recevoir leurs salaires à la fin du "shutdown" mais, en attendant, certains rencontrent de graves difficultés pour payer leurs factures, leurs remboursements de prêts ou tout simplement faire leurs courses alimentaires.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a salué une "décision courageuse" du président "pour rouvrir les administrations, sécuriser les frontières et agir de manière non partisane pour régler les questions actuelles sur l'imigration". 

Il a indiqué qu'il soumettrait la proposition présidentielle à la haute assemblée dès la semaine prochaine. Le texte sera ensuite discuté à la chambre basse, contrôlée par les démocrates.

Lors d'une première allocution solennelle le 8 janvier depuis le Bureau ovale, le président avait assuré que les Etats-Unis étaient confrontés "à une crise humanitaire et sécuritaire grandissante à la frontière sud".

Il avait également mis en garde contre les immigrants clandestins qui font couler "le sang américain".

Et, samedi matin, il s'en est une nouvelle fois pris aux autorités mexicaines, évoquant une "caravane" de migrants partie comme plusieurs autres ces derniers mois d'Amérique centrale en direction des Etats-Unis.

"Le Mexique ne fait RIEN pour arrêter la Caravane qui est désormais totalement formée et qui se dirige vers les Etats-Unis", a-t-il tweeté. 

Environ 2.000 migrants centroaméricains, en grande majorité des Honduriens, ont illégalement franchi vendredi la frontière entre le Guatemala et le Mexique.

Et une nouvelle caravane a quitté mardi San Pedro Sula au Honduras et avance en groupes séparés. Il s'agit de la troisième provenant de ce pays depuis le départ le 13 octobre d'un premier cortège, qui avait rassemblé jusqu'à 7.000 personnes.

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Trump propose un statut temporaire pour des immigrants en échange du mur

Le président américain Donald Trump a proposé samedi de prolonger des statuts temporaires pour environ un million de migrants qui risquent d'être expulsés des Etats-Unis, en échange du financement par le Congrès de son mur frontalier.

Cette offre, faite dans un discours télévisé solennel, vise selon M. Trump à "sortir de l'impasse" du blocage budgétaire des services fédéraux qui dure depuis près d'un mois. 

La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait au préalable rejeté cette proposition dont la teneur avait été dévoilée par la presse. 

Selon Mme Pelosi, ce qui est présenté comme une concession présidentielle n'est qu'une "compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé et chacune inacceptable".

Et Chuck Schumer, le leader de la minorité démocrate au Sénat, a déclaré que M. Trump avait lui-même dans le passé supprimé des protections pour les migrants qu'il propose à présent de protéger.

"Offrir des protections en échange du mur n'est pas un compromis mais une nouvelle prise d'otages", a tweeté M. Schumer.

Les démocrates refusent d'accorder à M. Trump les 5,7 milliards de dollars qu'il exige pour réaliser le mur, sa promesse emblématique de campagne. 

Le président républicain s'est notamment engagé à rallonger de trois ans un permis de séjour temporaire créé par Barack Obama et supprimé après son arrivée à la Maison Blanche, connu sous le nom de programme Daca. 

Cette mesure, dans un contexte de division politique extrême, profiterait à quelque 700.000 clandestins auto-baptisés "Dreamers" (rêveurs), entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents.

M. Trump a aussi proposé de prolonger de trois ans un statut de protection temporaire (TPS) qui permet à environ 300.000 immigrants de travailler légalement sans titre de séjour. Ce statut avait été abrogé pour les ressortissants de plusieurs pays depuis l'arrivée au pouvoir de M. Trump.

Il a une nouvelle fois insisté sur l'angle sécuritaire d'une crise également humanitaire, accusant les caravanes de migrants d'Amérique centrale qui tentent d'entrer aux Etats-Unis d'y amener également de nombreux criminels et de vastes quantités de stupéfiants.

Le président a parlé de "compromis fondé sur le bon sens", mais la première réaction des démocrates semblait indiquer que le "shutdown" avait toutes les chances de se poursuivre.

- Intransigeance -

"Enlevons la politique de tout ça, mettons-nous au travail et trouvons un accord", avait dit auparavant M. Trump.

Le New York Times a écrit samedi que les démocrates avaient rallongé d'un milliard de dollars leur offre précédente de 1,3 milliard pour la sécurité à la frontière, mais toujours sans argent pour le mur.

L'intransigeance de part et d'autre jusqu'à présent provoque depuis le 22 décembre un "shutdown" partiel, une paralysie des administrations fédérales faute d'adoption de leur budget par le Congrès.

Quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux sont affectés, placés en congé sans solde ou contraints de travailler mais sans être payés.

Ils devraient tous recevoir leurs salaires à la fin du "shutdown" mais, en attendant, certains rencontrent de graves difficultés pour payer leurs factures, leurs remboursements de prêts ou tout simplement faire leurs courses alimentaires.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a salué une "décision courageuse" du président "pour rouvrir les administrations, sécuriser les frontières et agir de manière non partisane pour régler les questions actuelles sur l'imigration". 

Il a indiqué qu'il soumettrait la proposition présidentielle à la haute assemblée dès la semaine prochaine. Le texte sera ensuite discuté à la chambre basse, contrôlée par les démocrates.

Lors d'une première allocution solennelle le 8 janvier depuis le Bureau ovale, le président avait assuré que les Etats-Unis étaient confrontés "à une crise humanitaire et sécuritaire grandissante à la frontière sud".

Il avait également mis en garde contre les immigrants clandestins qui font couler "le sang américain".

Et, samedi matin, il s'en est une nouvelle fois pris aux autorités mexicaines, évoquant une "caravane" de migrants partie comme plusieurs autres ces derniers mois d'Amérique centrale en direction des Etats-Unis.

"Le Mexique ne fait RIEN pour arrêter la Caravane qui est désormais totalement formée et qui se dirige vers les Etats-Unis", a-t-il tweeté. 

Environ 2.000 migrants centroaméricains, en grande majorité des Honduriens, ont illégalement franchi vendredi la frontière entre le Guatemala et le Mexique.

Et une nouvelle caravane a quitté mardi San Pedro Sula au Honduras et avance en groupes séparés. Il s'agit de la troisième provenant de ce pays depuis le départ le 13 octobre d'un premier cortège, qui avait rassemblé jusqu'à 7.000 personnes.

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(20/01/2019 06:00)

Netanyahu qualifie sa visite au Tchad de "percée historique"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié de "percée historique" sa visite dimanche au Tchad, un pays africain à majorité musulmane avec lequel Israël s'apprête à renouer des relations, a indiqué son cabinet.

Avant son départ, le chef de gouvernement a affirmé que cette visite "dans un très grand pays musulman ayant des frontières avec la Libye et le Soudan marque une percée historique", a fait savoir son cabinet dans un communiqué.

"Cette visite fait partie de la révolution que nous menons dans le monde arabe et musulman que j'avais promis d'accomplir", a avancé le Premier ministre.

Il a également indiqué que sa visite au Tchad allait être l'occasion de "grands nouvelles", en faisant apparemment allusion à une possible reprise des relations diplomatiques ente les deux pays que le Tchad avait rompues en 1972.

"Tout cela irrite et provoque même la colère de l'Iran et des Palestiniens qui tentent d'empêcher cela (le rapprochement avec des pays arabes ou musulmans), mais ils n'y parviendront pas", a également affirmé M. Netanyahu.

Cette visite, qui ne doit durer qu'une journée, fait suite à celle du président tchadien Idriss Déby Itno en Israël en novembre.

M. Netanyahu avait alors dit son intention d'annoncer le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Tchad, un pays d'environ 15 millions d'habitants, lors d'un prochain voyage à N'Djamena.

M. Netanyahu est engagé dans une campagne active pour nouer ou renouer des liens, y compris en Afrique, avec des pays refusant de reconnaître Israël ou ayant pris leurs distances à cause du conflit avec les Palestiniens.

En novembre, Benjamin Netanyahu et Idriss Déby Itno avaient refusé de dire si leurs discussions incluaient des accords d'armement.

Pour faire face à des rébellions dans le nord et l'est du pays, l'armée tchadienne et l'Agence nationale du renseignement se sont équipées de matériels militaires israéliens, avaient cependant indiqué à l'AFP des sources sécuritaires tchadiennes.

Le Tchad est l'un des Etats africains engagés dans la lutte contre les organisations jihadistes Boko Haram et Etat islamique en Afrique de l'Ouest. A ce titre, il a reçu en novembre des Etats-Unis, grand allié d'Israël, des véhicules et navires militaires d'une valeur de 1,3 million de dollars (environ 1,15 million d'euros).

La pression des nations africaines musulmanes, accentuée par les guerres israélo-arabes de 1967 et de 1973, ont conduit un certain nombre d'Etats africains à rompre avec l'Etat hébreu.

Mais ces dernières années, Israël a offert des perspectives de coopération dans des domaines allant de la sécurité à la technologie, en passant par l'agriculture, afin de développer ses relations sur le continent africain. 

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Netanyahu qualifie sa visite au Tchad de "percée historique"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié de "percée historique" sa visite dimanche au Tchad, un pays africain à majorité musulmane avec lequel Israël s'apprête à renouer des relations, a indiqué son cabinet.

Avant son départ, le chef de gouvernement a affirmé que cette visite "dans un très grand pays musulman ayant des frontières avec la Libye et le Soudan marque une percée historique", a fait savoir son cabinet dans un communiqué.

"Cette visite fait partie de la révolution que nous menons dans le monde arabe et musulman que j'avais promis d'accomplir", a avancé le Premier ministre.

Il a également indiqué que sa visite au Tchad allait être l'occasion de "grands nouvelles", en faisant apparemment allusion à une possible reprise des relations diplomatiques ente les deux pays que le Tchad avait rompues en 1972.

"Tout cela irrite et provoque même la colère de l'Iran et des Palestiniens qui tentent d'empêcher cela (le rapprochement avec des pays arabes ou musulmans), mais ils n'y parviendront pas", a également affirmé M. Netanyahu.

Cette visite, qui ne doit durer qu'une journée, fait suite à celle du président tchadien Idriss Déby Itno en Israël en novembre.

M. Netanyahu avait alors dit son intention d'annoncer le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Tchad, un pays d'environ 15 millions d'habitants, lors d'un prochain voyage à N'Djamena.

M. Netanyahu est engagé dans une campagne active pour nouer ou renouer des liens, y compris en Afrique, avec des pays refusant de reconnaître Israël ou ayant pris leurs distances à cause du conflit avec les Palestiniens.

En novembre, Benjamin Netanyahu et Idriss Déby Itno avaient refusé de dire si leurs discussions incluaient des accords d'armement.

Pour faire face à des rébellions dans le nord et l'est du pays, l'armée tchadienne et l'Agence nationale du renseignement se sont équipées de matériels militaires israéliens, avaient cependant indiqué à l'AFP des sources sécuritaires tchadiennes.

Le Tchad est l'un des Etats africains engagés dans la lutte contre les organisations jihadistes Boko Haram et Etat islamique en Afrique de l'Ouest. A ce titre, il a reçu en novembre des Etats-Unis, grand allié d'Israël, des véhicules et navires militaires d'une valeur de 1,3 million de dollars (environ 1,15 million d'euros).

La pression des nations africaines musulmanes, accentuée par les guerres israélo-arabes de 1967 et de 1973, ont conduit un certain nombre d'Etats africains à rompre avec l'Etat hébreu.

Mais ces dernières années, Israël a offert des perspectives de coopération dans des domaines allant de la sécurité à la technologie, en passant par l'agriculture, afin de développer ses relations sur le continent africain. 

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(20/01/2019 08:56)

Avec Alexandria Ocasio-Cortez, ces élues démocrates qui inquiètent Wall Street

"C'est une immense victoire": Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du Congrès américain et pourfendeuse des lobbys, a vivement célébré son arrivée, en compagnie d'une cohorte d'élues progressistes, à la puissante commission financière de la Chambre des représentants. En face, Wall Street se prépare à deux ans d'intense surveillance. 

"Impossible d'exagérer l'importance de ce moment", a martelé l'élue de 29 ans qui se revendique socialiste, un mot marqué très à gauche aux Etats-Unis et brandi comme une menace par les conservateurs. 

"Les démocrates choisissent des élus ayant rejeté les financements de campagne venant de grandes entreprises pour siéger à la commission qui contrôle Wall Street", a-t-elle souligné sur son compte Twitter en direction de ses près de 2,5 millions d'abonnés, focalisant dès ses premières heures un immense intérêt médiatique sur cette commission d'ordinaire plus terne.

En face, les analystes de marchés scrutent de près les intentions des démocrates forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, après huit ans de contrôle républicain. 

Si le Sénat est resté dans le giron républicain, empêchant de fait l'adoption de réformes radicales, le contrôle des démocrates de la chambre basse promet au moins de rendre la vie difficile aux banquiers, avec un contrôle renforcé du secteur et de longues heures d'auditions publiques.

C'est à la suite d'un de ces "conseils de discipline" que John Stumpf, alors PDG de Wells Fargo, a dû démissionner en 2016 pour sa gestion d'un scandale de comptes bancaires fictifs.

Déjà, les symboles sont marquants.

Cible régulière des moqueries teintées de racisme du président Donald Trump, Maxine Waters, 80 ans, est la première femme et la première personne noire à prendre la tête de la commission.

Avec un avertissement au secteur financier: "Fini le temps" du détricotage par les républicains des régulations censées encadrer les grandes banques, pour éviter une nouvelle crise.

C'est parce que Wall Street était "en roue libre" que les Etats-Unis ont plongé dans la crise financière en 2008, a asséné Maxine Waters le 16 janvier lors de son premier discours de politique générale à ce poste. 

"Nous craignons qu'elle renforce le contrôle des grandes banques", admet à l' AFP une source bancaire. "Il va y avoir davantage d'auditions de PDG au Congrès".

- Sensation -

La moitié des nouveaux arrivants démocrates à la commission appartiennent au groupe des parlementaires se revendiquant à la gauche du parti, comme Alexandria Ocasio-Cortez.

Dont deux nouvelles élues qui, comme elle, ont fait sensation pendant la campagne: Ayanna Pressley, première femme noire à représenter l'Etat du Massachusetts à Washington, et Rashida Tlaib, première Américano-Palestinienne et l'une des deux premières femmes musulmanes. 

Toutes défendent un plus grand contrôle des banques mais promettent aussi de lutter pour faciliter l'accès au crédit et au logement, tout en renforçant la diversité dans le secteur bancaire. Leurs nominations doivent encore être ratifiées par le groupe démocrate mais font peu de doutes.

"Personnellement, j'ai hâte de me pencher sur la crise de l'endettement des étudiants, (...) d'explorer les possibilités de développement de la banque publique et postale", a écrit Alexandria Ocasio-Cortez.

"Banque publique": deux mots qui hérissent Wall Street.

Mais "ce n'est pas Cortez qui va fixer le programme de la commission", c'est Maxine Waters qui y siège depuis 1991, tempère une seconde source bancaire. 

"Nous ne sommes pas d'accord avec (Maxine Waters) sur de nombreux points" mais "nous la connaissons et elle nous connaît", poursuit cette source. "Nous pouvons travailler sur des propositions de consensus entre démocrates et républicains". 

Maxine Waters a annoncé dès vendredi l'introduction d'un projet de loi pour lutter contre les délits d'initiés, présenté par des élus démocrate et républicain.

L'alliance des élues démocrates progressistes va jusqu'au Sénat, où elle peuvent compter sur un atout de premier plan: Elizabeth Warren, entrée récemment dans la course à la présidentielle de 2020.

Même si elle est cantonnée dans l'opposition, la sénatrice de 69 ans a construit sa réputation en pourfendant les errements de Wall Street où elle est à la fois crainte et détestée. Siégeant à la commission financière du Sénat, elle questionne sans relâche banquiers et membres du gouvernement. 

"Avec la majorité républicaine au Sénat, le meilleur espoir pour Waters ces deux prochaines années, c'est de maintenir les questions financières sous les projecteurs en espérant qu'elles influenceront l'élection", souligne Chris Low, analyste chez FTN. 

Compter sur quelqu'un d'aussi médiatique qu'Alexandria Ocasio-Cortez "renforce cet objectif".

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Avec Alexandria Ocasio-Cortez, ces élues démocrates qui inquiètent Wall Street

"C'est une immense victoire": Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du Congrès américain et pourfendeuse des lobbys, a vivement célébré son arrivée, en compagnie d'une cohorte d'élues progressistes, à la puissante commission financière de la Chambre des représentants. En face, Wall Street se prépare à deux ans d'intense surveillance. 

"Impossible d'exagérer l'importance de ce moment", a martelé l'élue de 29 ans qui se revendique socialiste, un mot marqué très à gauche aux Etats-Unis et brandi comme une menace par les conservateurs. 

"Les démocrates choisissent des élus ayant rejeté les financements de campagne venant de grandes entreprises pour siéger à la commission qui contrôle Wall Street", a-t-elle souligné sur son compte Twitter en direction de ses près de 2,5 millions d'abonnés, focalisant dès ses premières heures un immense intérêt médiatique sur cette commission d'ordinaire plus terne.

En face, les analystes de marchés scrutent de près les intentions des démocrates forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, après huit ans de contrôle républicain. 

Si le Sénat est resté dans le giron républicain, empêchant de fait l'adoption de réformes radicales, le contrôle des démocrates de la chambre basse promet au moins de rendre la vie difficile aux banquiers, avec un contrôle renforcé du secteur et de longues heures d'auditions publiques.

C'est à la suite d'un de ces "conseils de discipline" que John Stumpf, alors PDG de Wells Fargo, a dû démissionner en 2016 pour sa gestion d'un scandale de comptes bancaires fictifs.

Déjà, les symboles sont marquants.

Cible régulière des moqueries teintées de racisme du président Donald Trump, Maxine Waters, 80 ans, est la première femme et la première personne noire à prendre la tête de la commission.

Avec un avertissement au secteur financier: "Fini le temps" du détricotage par les républicains des régulations censées encadrer les grandes banques, pour éviter une nouvelle crise.

C'est parce que Wall Street était "en roue libre" que les Etats-Unis ont plongé dans la crise financière en 2008, a asséné Maxine Waters le 16 janvier lors de son premier discours de politique générale à ce poste. 

"Nous craignons qu'elle renforce le contrôle des grandes banques", admet à l' AFP une source bancaire. "Il va y avoir davantage d'auditions de PDG au Congrès".

- Sensation -

La moitié des nouveaux arrivants démocrates à la commission appartiennent au groupe des parlementaires se revendiquant à la gauche du parti, comme Alexandria Ocasio-Cortez.

Dont deux nouvelles élues qui, comme elle, ont fait sensation pendant la campagne: Ayanna Pressley, première femme noire à représenter l'Etat du Massachusetts à Washington, et Rashida Tlaib, première Américano-Palestinienne et l'une des deux premières femmes musulmanes. 

Toutes défendent un plus grand contrôle des banques mais promettent aussi de lutter pour faciliter l'accès au crédit et au logement, tout en renforçant la diversité dans le secteur bancaire. Leurs nominations doivent encore être ratifiées par le groupe démocrate mais font peu de doutes.

"Personnellement, j'ai hâte de me pencher sur la crise de l'endettement des étudiants, (...) d'explorer les possibilités de développement de la banque publique et postale", a écrit Alexandria Ocasio-Cortez.

"Banque publique": deux mots qui hérissent Wall Street.

Mais "ce n'est pas Cortez qui va fixer le programme de la commission", c'est Maxine Waters qui y siège depuis 1991, tempère une seconde source bancaire. 

"Nous ne sommes pas d'accord avec (Maxine Waters) sur de nombreux points" mais "nous la connaissons et elle nous connaît", poursuit cette source. "Nous pouvons travailler sur des propositions de consensus entre démocrates et républicains". 

Maxine Waters a annoncé dès vendredi l'introduction d'un projet de loi pour lutter contre les délits d'initiés, présenté par des élus démocrate et républicain.

L'alliance des élues démocrates progressistes va jusqu'au Sénat, où elle peuvent compter sur un atout de premier plan: Elizabeth Warren, entrée récemment dans la course à la présidentielle de 2020.

Même si elle est cantonnée dans l'opposition, la sénatrice de 69 ans a construit sa réputation en pourfendant les errements de Wall Street où elle est à la fois crainte et détestée. Siégeant à la commission financière du Sénat, elle questionne sans relâche banquiers et membres du gouvernement. 

"Avec la majorité républicaine au Sénat, le meilleur espoir pour Waters ces deux prochaines années, c'est de maintenir les questions financières sous les projecteurs en espérant qu'elles influenceront l'élection", souligne Chris Low, analyste chez FTN. 

Compter sur quelqu'un d'aussi médiatique qu'Alexandria Ocasio-Cortez "renforce cet objectif".

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(20/01/2019 08:49)

Migrants: au moins 15 disparus en Méditerranée, bilan plus lourd selon des rescapés

Au moins une quinzaine de migrants étaient portés disparus samedi après une opération de la marine italienne dans les eaux libyennes, mais des rescapés évoquent un bilan beaucoup plus lourd de 117 victimes.

Trois rescapés du naufrage ont ainsi déclaré que 120 personnes se trouvaient à bord du canot lorsqu'ils sont partis de Libye et qu'"il y aurait donc 117 disparus, dont dix femmes et un bébé de 10 mois", indique samedi sur Twitter l'Organisation internationale sur les migrations (OIM).

Ils provenaient surtout du Nigeria, du Cameroun, de Gambie, de Côte d'Ivoire et du Soudan, selon l'OIM.

Les trois survivants, traumatisés et en état de choc, ont raconté être restés dans l'eau environ trois heures avant d'être secourus, assistant à la tragédie.

Un hélicoptère de la marine italienne intervenant vendredi dans la zone se secours et de recherche libyenne (SAR) a récupéré trois naufragés, "un dans l'eau et deux autres à bord de canots de sauvetage lancés précédemment par un avion de l'armée de l'air", a expliqué l'amiral italien Fabio Agostini. 

L'équipage de l'avion italien, en vol dans le cadre de l'opération de surveillance maritime "Mare Sicuro" avait aperçu un peu plus tôt un canot en détresse avec une vingtaine de personnes à bord", a précisé l'amiral dans un entretien à la télévision italienne diffusé sur le compte Twitter de la Marine.

Les trois naufragés récupérés, en état d'hypothermie, ont été transportés en hélicoptère vers l'hôpital de l'île sicilienne de Lampedusa alors que trois corps "qui ne montraient pas de signe de vie ont été aperçus dans l'eau pendant l'opération", a ajouté l'amiral.

L'opération a été coordonnée par les autorités de Tripoli qui ont dérouté sur les lieux un navire de commerce libyen. Celui-ci "a effectué des recherche sans trouver aucune trace du canot pneumatique", ont précisé les gardes-côtes italiens samedi dans un communiqué.

"On ne peut pas permettre que la tragédie en Méditerranée continue", a déclaré dans un communiqué Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) à propos de ce drame.

- 'Naufrages de retour' -

Le UNHCR évoque également un autre naufrage survenu en mer d'Alboran (entre Espagne et Maroc) dans lequel 53 personnes auraient trouvé la mort.

L’organisation onusienne précise toutefois qu'elle n'a "pas été en mesure de vérifier les nombres de victimes pour les deux naufrages".

Par ailleurs, l'ONG allemande Sea-Watch a annoncé samedi sur Twitter avoir secouru sur son navire, le Sea-Watch 3, 47 migrants à bord d'un canot en difficulté.

Elle a réclamé "une solution rapide" dans le cadre du droit international pour que "ne se répète pas la faillite morale de nier aux peronnes leur droits fondamentaux en les tenant en otages pendant 19 jours". 

Le Sea-Watch 3 s'était trouvé en début d'année au coeur d'un imbroglio diplomatique européen après avoir secouru 32 migrants le 22 décembre. Après plus de deux semaines d'attente en mer, le navire avait pu faire débarquer les migrants à Malte avant qu'ils soient répartis dans plusieurs états membres.    

"Les naufrages sont de retour en Méditerranée, les canots repartent, on compte les morts", a déclaré le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini dans une vidéo postée sur Facebook.

Le ministre a réaffirmé qu'il n'était pas question pour lui de revenir sur sa décision d'interdire l'accès aux ports italiens aux ONG, qu'il accuse de faire le jeu des passeurs.

"C'est sans doute une coïncidence si le navire d'une ONG allemande tourne autour des côtes libyennes, et un hasard si les passeurs recommencent à faire partir des bateaux, des barques, des canots à moitié dégonflés", a ajouté l'homme fort du gouvernement, qui est aussi le chef de file de l'extrême droite.

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Migrants: au moins 15 disparus en Méditerranée, bilan plus lourd selon des rescapés

Au moins une quinzaine de migrants étaient portés disparus samedi après une opération de la marine italienne dans les eaux libyennes, mais des rescapés évoquent un bilan beaucoup plus lourd de 117 victimes.

Trois rescapés du naufrage ont ainsi déclaré que 120 personnes se trouvaient à bord du canot lorsqu'ils sont partis de Libye et qu'"il y aurait donc 117 disparus, dont dix femmes et un bébé de 10 mois", indique samedi sur Twitter l'Organisation internationale sur les migrations (OIM).

Ils provenaient surtout du Nigeria, du Cameroun, de Gambie, de Côte d'Ivoire et du Soudan, selon l'OIM.

Les trois survivants, traumatisés et en état de choc, ont raconté être restés dans l'eau environ trois heures avant d'être secourus, assistant à la tragédie.

Un hélicoptère de la marine italienne intervenant vendredi dans la zone se secours et de recherche libyenne (SAR) a récupéré trois naufragés, "un dans l'eau et deux autres à bord de canots de sauvetage lancés précédemment par un avion de l'armée de l'air", a expliqué l'amiral italien Fabio Agostini. 

L'équipage de l'avion italien, en vol dans le cadre de l'opération de surveillance maritime "Mare Sicuro" avait aperçu un peu plus tôt un canot en détresse avec une vingtaine de personnes à bord", a précisé l'amiral dans un entretien à la télévision italienne diffusé sur le compte Twitter de la Marine.

Les trois naufragés récupérés, en état d'hypothermie, ont été transportés en hélicoptère vers l'hôpital de l'île sicilienne de Lampedusa alors que trois corps "qui ne montraient pas de signe de vie ont été aperçus dans l'eau pendant l'opération", a ajouté l'amiral.

L'opération a été coordonnée par les autorités de Tripoli qui ont dérouté sur les lieux un navire de commerce libyen. Celui-ci "a effectué des recherche sans trouver aucune trace du canot pneumatique", ont précisé les gardes-côtes italiens samedi dans un communiqué.

"On ne peut pas permettre que la tragédie en Méditerranée continue", a déclaré dans un communiqué Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) à propos de ce drame.

- 'Naufrages de retour' -

Le UNHCR évoque également un autre naufrage survenu en mer d'Alboran (entre Espagne et Maroc) dans lequel 53 personnes auraient trouvé la mort.

L’organisation onusienne précise toutefois qu'elle n'a "pas été en mesure de vérifier les nombres de victimes pour les deux naufrages".

Par ailleurs, l'ONG allemande Sea-Watch a annoncé samedi sur Twitter avoir secouru sur son navire, le Sea-Watch 3, 47 migrants à bord d'un canot en difficulté.

Elle a réclamé "une solution rapide" dans le cadre du droit international pour que "ne se répète pas la faillite morale de nier aux peronnes leur droits fondamentaux en les tenant en otages pendant 19 jours". 

Le Sea-Watch 3 s'était trouvé en début d'année au coeur d'un imbroglio diplomatique européen après avoir secouru 32 migrants le 22 décembre. Après plus de deux semaines d'attente en mer, le navire avait pu faire débarquer les migrants à Malte avant qu'ils soient répartis dans plusieurs états membres.    

"Les naufrages sont de retour en Méditerranée, les canots repartent, on compte les morts", a déclaré le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini dans une vidéo postée sur Facebook.

Le ministre a réaffirmé qu'il n'était pas question pour lui de revenir sur sa décision d'interdire l'accès aux ports italiens aux ONG, qu'il accuse de faire le jeu des passeurs.

"C'est sans doute une coïncidence si le navire d'une ONG allemande tourne autour des côtes libyennes, et un hasard si les passeurs recommencent à faire partir des bateaux, des barques, des canots à moitié dégonflés", a ajouté l'homme fort du gouvernement, qui est aussi le chef de file de l'extrême droite.

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(20/01/2019 00:09)

Des milliers de manifestants aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes rognés selon eux par l'administration de Donald Trump mais cette troisième édition de la "Marche des femmes" est marquée par les divisions au sein du mouvement sur fond d'accusations d'antisémitisme.

Les dissensions ont poussé un certain nombre de femmes à rejoindre une organisation parallèle, "March On", et les deux mouvements ont défilé, séparément, partout dans le pays, de Los Angeles à Chicago en passant par Atlanta.

A la veille du second anniversaire de l'investiture du président républicain, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé au rassemblement principal aux abords de la Maison Blanche à Washington, alors que le président était en déplacement hors de la capitale fédérale.

De très nombreuses femmes, majoritaires dans le cortège, portaient un bonnet rose devenu l'emblème du mouvement né en janvier 2017 pour protester contre l'élection du milliardaire.

Cette année, les rassemblements dénonçaient aussi la séparation des familles de clandestins arrêtés à la frontière mexicaine, le mur frontalier anti-immigration réclamé par M. Trump que l'opposition démocrate refuse, un conflit qui provoque la fermeture partielle des administrations fédérales depuis le 22 décembre.

En 2018, les cortèges avaient réuni plus de 500.000 personnes, portés par les mouvements #MeToo et Time's Up contre le harcèlement et les violences sexuelles.

Le mouvement "a commencé comme une manifestation contre Donald Trump mais désormais c'est plutôt pour la reconnaissance des problèmes rencontrés par les femmes dans le monde", a déclaré à l'AFP Ann-Carolyn, 27 ans, qui manifestait à Washington pour soutenir Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial.

A New York, 100.000 personnes devaient participer au défilé de "March On" le long de Central Park, selon la police, soit moitié moins qu'un an plus tôt. L'autre rassemblement, soutenu par la "Marche", était beaucoup moins important.

- Signe d'unité -

L'égérie de l'aile gauche du parti démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, élue de New York à la Chambre des représentants, a salué l'élection d'un nombre record de femmes (131) lors du scrutin parlementaire de novembre 2018.

"L'année dernière, nous avons mis notre puissance dans les élections et cette année nous devons mettre cette puissance au service de la politique", a-t-elle lancé devant la foule où elle comptait de nombreux partisans, en promettant le dépôt d'un projet de loi sur l'Egalité des droits.

"Nous ne laisserons personne nous enlever nos droits, en fait nous en aurons davantage", a ajouté la benjamine du Congrès en prônant la parité en matière de salaire ou un congé pour chaque parent après la naissance d'un enfant. 

En signe d'unité, elle s'est exprimée dans les deux rassemblements.

Le mouvement s'est scindé après des accusations d'antisémitisme contre Tamika Mallory, l'une des co-présidentes de la "Marche", qui a participé à un meeting du leader du mouvement "Nation of Islam" Louis Farrakhan, aux propos régulièrement antisémites.

La militante américano-palestinienne Linda Sarsour, autre co-présidente de la "Marche", a réfuté les accusations en assurant que l'organisation existait "pour combattre le sectarisme et la discrimination dans toutes ses formes --dont l'homophobie et l'antisémitisme".

Beaucoup de manifestants ont regretté cette scission.

"Dans un grand mouvement, il y a toujours des désaccords", a expliqué à New York Kristen Morrissey, âgée de 42 ans et mère de quatre enfants, assurant qu'il y avait "beaucoup plus de points d'accord que de désaccord" entre les deux organisations.

Selon elle, le mouvement d'opposition à M. Trump reste fort: "C'est si fou de séparer les enfants d'immigrés et leurs parents à la frontière que tous les Américains devraient être scandalisés", a-t-elle assuré.

A Washington, Medea Benjamin, responsable de l'association pacifiste Codepink, a réfuté les accusations contre les dirigeantes de la "Marche" qui, selon elle, "ont été accueillantes, aimantes et ouvertes depuis le début" du mouvement.

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Des milliers de manifestants aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes rognés selon eux par l'administration de Donald Trump mais cette troisième édition de la "Marche des femmes" est marquée par les divisions au sein du mouvement sur fond d'accusations d'antisémitisme.

Les dissensions ont poussé un certain nombre de femmes à rejoindre une organisation parallèle, "March On", et les deux mouvements ont défilé, séparément, partout dans le pays, de Los Angeles à Chicago en passant par Atlanta.

A la veille du second anniversaire de l'investiture du président républicain, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé au rassemblement principal aux abords de la Maison Blanche à Washington, alors que le président était en déplacement hors de la capitale fédérale.

De très nombreuses femmes, majoritaires dans le cortège, portaient un bonnet rose devenu l'emblème du mouvement né en janvier 2017 pour protester contre l'élection du milliardaire.

Cette année, les rassemblements dénonçaient aussi la séparation des familles de clandestins arrêtés à la frontière mexicaine, le mur frontalier anti-immigration réclamé par M. Trump que l'opposition démocrate refuse, un conflit qui provoque la fermeture partielle des administrations fédérales depuis le 22 décembre.

En 2018, les cortèges avaient réuni plus de 500.000 personnes, portés par les mouvements #MeToo et Time's Up contre le harcèlement et les violences sexuelles.

Le mouvement "a commencé comme une manifestation contre Donald Trump mais désormais c'est plutôt pour la reconnaissance des problèmes rencontrés par les femmes dans le monde", a déclaré à l'AFP Ann-Carolyn, 27 ans, qui manifestait à Washington pour soutenir Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial.

A New York, 100.000 personnes devaient participer au défilé de "March On" le long de Central Park, selon la police, soit moitié moins qu'un an plus tôt. L'autre rassemblement, soutenu par la "Marche", était beaucoup moins important.

- Signe d'unité -

L'égérie de l'aile gauche du parti démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, élue de New York à la Chambre des représentants, a salué l'élection d'un nombre record de femmes (131) lors du scrutin parlementaire de novembre 2018.

"L'année dernière, nous avons mis notre puissance dans les élections et cette année nous devons mettre cette puissance au service de la politique", a-t-elle lancé devant la foule où elle comptait de nombreux partisans, en promettant le dépôt d'un projet de loi sur l'Egalité des droits.

"Nous ne laisserons personne nous enlever nos droits, en fait nous en aurons davantage", a ajouté la benjamine du Congrès en prônant la parité en matière de salaire ou un congé pour chaque parent après la naissance d'un enfant. 

En signe d'unité, elle s'est exprimée dans les deux rassemblements.

Le mouvement s'est scindé après des accusations d'antisémitisme contre Tamika Mallory, l'une des co-présidentes de la "Marche", qui a participé à un meeting du leader du mouvement "Nation of Islam" Louis Farrakhan, aux propos régulièrement antisémites.

La militante américano-palestinienne Linda Sarsour, autre co-présidente de la "Marche", a réfuté les accusations en assurant que l'organisation existait "pour combattre le sectarisme et la discrimination dans toutes ses formes --dont l'homophobie et l'antisémitisme".

Beaucoup de manifestants ont regretté cette scission.

"Dans un grand mouvement, il y a toujours des désaccords", a expliqué à New York Kristen Morrissey, âgée de 42 ans et mère de quatre enfants, assurant qu'il y avait "beaucoup plus de points d'accord que de désaccord" entre les deux organisations.

Selon elle, le mouvement d'opposition à M. Trump reste fort: "C'est si fou de séparer les enfants d'immigrés et leurs parents à la frontière que tous les Américains devraient être scandalisés", a-t-elle assuré.

A Washington, Medea Benjamin, responsable de l'association pacifiste Codepink, a réfuté les accusations contre les dirigeantes de la "Marche" qui, selon elle, "ont été accueillantes, aimantes et ouvertes depuis le début" du mouvement.

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(19/01/2019 23:39)

Explosion d'un oléoduc au Mexique: le bilan grimpe à 73 morts et 74 blessés

Au milieu de l'odeur d'essence, des familles angoissées attendaient samedi d'avoir des nouvelles de leurs proches disparus après l'explosion d'un oléoduc perforé par des voleurs de carburant, dans le centre du Mexique, dont le bilan s'est encore alourdi avec au moins 73 morts et 74 blessés.

"Le décompte est désormais de 73 personnes décédées", a déclaré en fin de journée le gouverneur de l'Etat de Hidalgo, Omar Fayad, après la découverte de cinq nouveaux corps à l'issue d'un drainage du carburant accumulé après l'incendie. 

Dans la matinée, des corps calcinés étaient visibles dans un champ noirci par les flammes, où des médecins légistes en tenue blanche effectuaient les premiers relevés au lendemain du drame. On pouvait encore apercevoir des bidons en plastique abandonnés par les habitants dans la panique qui a suivi l'explosion.

"J'ai deux frères, l'un se trouve à l'hôpital militaire et l'autre, nous ne l'avons trouvé dans aucun hôpital et nous attendons de voir s'il est ici", a dit à l'AFP Patricia Vasquez, 46 ans. 

D'autres habitants ont passé la nuit là, parfois un tissu sur le visage pour se protéger des émanations toxiques, dans l'attente de nouvelles.

Il s'agit d'une des plus meurtrières explosions d'oléoduc dans le monde depuis 25 ans. Parmi les blessés figurent huit mineurs, dont un enfant de douze ans.

Le drame s'est déroulé vendredi dans la localité de Tlahuelilpan, à environ 120 km au nord de Mexico, deux heures après le percement clandestin d'une canalisation par des trafiquants de carburant. 

La fuite avait attiré quelques centaines d'habitants, dont des familles entières, venus récupérer du carburant munis de seaux et de jerrycans, alors qu'une pénurie touche le pays à la suite de l'offensive du gouvernement contre ces vols.

Le procureur général par intérim, Alejandro Gertz, à qui a été confié l'enquête, a évoqué une origine "intentionnelle" car "quelqu'un a perforé (l'oléoduc) et l'incendie est une conséquence de ce crime".

Peu avant le drame, on pouvait voir des gens marcher à travers champs munis de récipients vers un grand geyser de carburant sous le regard indifférent de soldats. Des images prises juste après l'explosion nmontrent des personnes terrifiées, certaines en flammes, courant et appelant à l'aide dans la nuit.

"Je suis juste allé voir ce qu'il se passait et l'explosion s'est produite. J'ai couru pour aider les gens", a témoigné à l'AFP Fernando Garcia, âgé de 47 ans. "J'ai dû écarter des restes de personnes qui avaient été complètement brûlées".

La ministre américaine de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen a exprimé ses condoléances sur Twitter et proposé l'aide de son gouvernement.

- Pénurie d'essence -

Cette tragédie survient alors que le président Andres Manuel Lopez Obrador met en oeuvre une stratégie nationale contre le vol de carburant, un fléau qui a fait perdre quelque 3 milliards de dollars en 2017 à l'Etat mexicain.

Plus de 10.000 siphonnages ont été enregistrés cette même année sur les canalisations de l'entreprise publique Pemex, selon des chiffres officiels.

Certains gangs ou de simples familles volent ainsi du carburant qu'ils revendent ensuite au marché noir, notamment dans l'Etat de Puebla (centre), épicentre du phénomène connu sous le nom de "Huachicol".

Autour de cette pratique illégale s'est même développée une culture locale avec chansons populaires et figures religieuses portant un bidon et un tuyau en plastique. Dans certains secteurs, des stations-service officielles distribuent même du carburant volé.

Depuis deux semaines, plusieurs oléoducs ont été fermés par le gouvernement qui cherche à stopper ces vols.

Cette stratégie a provoqué une pénurie de carburant dans une dizaine d'Etats du pays, dont la capitale, où de longues files d'attentes étaient visibles devant les stations d'essence, même si la situation revenait peu à peu à la normale à Mexico, grâce à des livraisons par camion.

Sur les lieux du drame à Tlahuelilpan, plusieurs personnes ont incriminé ces pénuries. "Beaucoup de gens sont arrivés avec leurs jerrycans en raison de la pénurie d'essence que nous avons connue", a déclaré Martin Trejo, 55 ans, qui recherchait désespérément son fils venu récupérer du carburant sur la fuite.

M. Trejo a également fustigé l'incapacité de l'armée à empêcher les pillages de carburant: "Ces vies auraient été épargnées si (l'armée) avait fait son travail en empêchant les gens d'approcher. Mais non, ils n'ont rien fait".

M. López Obrador, entré en fonction le 1er décembre dernier, a annoncé qu'il se rendrait la semaine prochaine dans des secteurs où les vols de carburant sont fréquents pour "convaincre" la population de stopper ce délit et lui apporter en retour des aides économiques. 

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Explosion d'un oléoduc au Mexique: le bilan grimpe à 73 morts et 74 blessés

Au milieu de l'odeur d'essence, des familles angoissées attendaient samedi d'avoir des nouvelles de leurs proches disparus après l'explosion d'un oléoduc perforé par des voleurs de carburant, dans le centre du Mexique, dont le bilan s'est encore alourdi avec au moins 73 morts et 74 blessés.

"Le décompte est désormais de 73 personnes décédées", a déclaré en fin de journée le gouverneur de l'Etat de Hidalgo, Omar Fayad, après la découverte de cinq nouveaux corps à l'issue d'un drainage du carburant accumulé après l'incendie. 

Dans la matinée, des corps calcinés étaient visibles dans un champ noirci par les flammes, où des médecins légistes en tenue blanche effectuaient les premiers relevés au lendemain du drame. On pouvait encore apercevoir des bidons en plastique abandonnés par les habitants dans la panique qui a suivi l'explosion.

"J'ai deux frères, l'un se trouve à l'hôpital militaire et l'autre, nous ne l'avons trouvé dans aucun hôpital et nous attendons de voir s'il est ici", a dit à l'AFP Patricia Vasquez, 46 ans. 

D'autres habitants ont passé la nuit là, parfois un tissu sur le visage pour se protéger des émanations toxiques, dans l'attente de nouvelles.

Il s'agit d'une des plus meurtrières explosions d'oléoduc dans le monde depuis 25 ans. Parmi les blessés figurent huit mineurs, dont un enfant de douze ans.

Le drame s'est déroulé vendredi dans la localité de Tlahuelilpan, à environ 120 km au nord de Mexico, deux heures après le percement clandestin d'une canalisation par des trafiquants de carburant. 

La fuite avait attiré quelques centaines d'habitants, dont des familles entières, venus récupérer du carburant munis de seaux et de jerrycans, alors qu'une pénurie touche le pays à la suite de l'offensive du gouvernement contre ces vols.

Le procureur général par intérim, Alejandro Gertz, à qui a été confié l'enquête, a évoqué une origine "intentionnelle" car "quelqu'un a perforé (l'oléoduc) et l'incendie est une conséquence de ce crime".

Peu avant le drame, on pouvait voir des gens marcher à travers champs munis de récipients vers un grand geyser de carburant sous le regard indifférent de soldats. Des images prises juste après l'explosion nmontrent des personnes terrifiées, certaines en flammes, courant et appelant à l'aide dans la nuit.

"Je suis juste allé voir ce qu'il se passait et l'explosion s'est produite. J'ai couru pour aider les gens", a témoigné à l'AFP Fernando Garcia, âgé de 47 ans. "J'ai dû écarter des restes de personnes qui avaient été complètement brûlées".

La ministre américaine de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen a exprimé ses condoléances sur Twitter et proposé l'aide de son gouvernement.

- Pénurie d'essence -

Cette tragédie survient alors que le président Andres Manuel Lopez Obrador met en oeuvre une stratégie nationale contre le vol de carburant, un fléau qui a fait perdre quelque 3 milliards de dollars en 2017 à l'Etat mexicain.

Plus de 10.000 siphonnages ont été enregistrés cette même année sur les canalisations de l'entreprise publique Pemex, selon des chiffres officiels.

Certains gangs ou de simples familles volent ainsi du carburant qu'ils revendent ensuite au marché noir, notamment dans l'Etat de Puebla (centre), épicentre du phénomène connu sous le nom de "Huachicol".

Autour de cette pratique illégale s'est même développée une culture locale avec chansons populaires et figures religieuses portant un bidon et un tuyau en plastique. Dans certains secteurs, des stations-service officielles distribuent même du carburant volé.

Depuis deux semaines, plusieurs oléoducs ont été fermés par le gouvernement qui cherche à stopper ces vols.

Cette stratégie a provoqué une pénurie de carburant dans une dizaine d'Etats du pays, dont la capitale, où de longues files d'attentes étaient visibles devant les stations d'essence, même si la situation revenait peu à peu à la normale à Mexico, grâce à des livraisons par camion.

Sur les lieux du drame à Tlahuelilpan, plusieurs personnes ont incriminé ces pénuries. "Beaucoup de gens sont arrivés avec leurs jerrycans en raison de la pénurie d'essence que nous avons connue", a déclaré Martin Trejo, 55 ans, qui recherchait désespérément son fils venu récupérer du carburant sur la fuite.

M. Trejo a également fustigé l'incapacité de l'armée à empêcher les pillages de carburant: "Ces vies auraient été épargnées si (l'armée) avait fait son travail en empêchant les gens d'approcher. Mais non, ils n'ont rien fait".

M. López Obrador, entré en fonction le 1er décembre dernier, a annoncé qu'il se rendrait la semaine prochaine dans des secteurs où les vols de carburant sont fréquents pour "convaincre" la population de stopper ce délit et lui apporter en retour des aides économiques. 

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(20/01/2019 05:04)

Grande manifestation à Berlin contre l'agriculture industrielle

Soutenus par un défilé de tracteurs géant, plusieurs milliers de défenseurs de l'environnement ont protesté samedi à Berlin contre les lobbys industriels agricoles.

La police a estimé à un peu plus de 12.000 le nombre des manifestants, tandis que les organisateurs de l'association "On en a ras le bol !" - qui rassemble agriculteurs, association de défense de la nature ou des consommateurs -, a parlé de 35.000 personnes.

Alors que se tient la foire agricole de Berlin "Grüne Woche", ils ont réclamé un tournant de la politique du pays qui subventionne en priorité une culture extensive jugée dommageable à l'environnement et à la santé, au détriment des petits agriculteurs ou éleveurs bio. 

"Cette manifestation marque un point culminant après les protestations de ces dernières années, montrant que la volonté d'une autre politique agricole est désormais sans appel", a indiqué à l'AFP le co-dirigeant du parti écologique Robert Habeck, qui y a participé.

La ministre de l'Agriculture conservatrice Julia Klöckner a reçu un "message sans équivoque" de la rue, a estimé pour sa part la porte-parole des organisateurs Saskia Richartz.

"Nous ne pourrons pas nourrir tout le monde à sa faim si nous diminuons la production agricole industrielle", a répliqué la ministre, tout en admettant qu'il fallait la rendre "plus efficace et plus respectueuse de l'environnement".

En tout, plus d'une centaine d'organisations ont participé au défilé très coloré dont des défenseurs des abeilles, déguisés en leur insecte préféré. Un cortège inédit - et très bruyant - de 171 tracteurs venus de plusieurs régions leur a ouvert la voie. 

Le quartier des ministères autour de l'emblématique Porte de Brandebourg est resté en partie bloqué pendant plusieurs heures, jusqu'à la dispersion dans le calme de la manifestation en milieu d'après-midi.

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Grande manifestation à Berlin contre l'agriculture industrielle

Soutenus par un défilé de tracteurs géant, plusieurs milliers de défenseurs de l'environnement ont protesté samedi à Berlin contre les lobbys industriels agricoles.

La police a estimé à un peu plus de 12.000 le nombre des manifestants, tandis que les organisateurs de l'association "On en a ras le bol !" - qui rassemble agriculteurs, association de défense de la nature ou des consommateurs -, a parlé de 35.000 personnes.

Alors que se tient la foire agricole de Berlin "Grüne Woche", ils ont réclamé un tournant de la politique du pays qui subventionne en priorité une culture extensive jugée dommageable à l'environnement et à la santé, au détriment des petits agriculteurs ou éleveurs bio. 

"Cette manifestation marque un point culminant après les protestations de ces dernières années, montrant que la volonté d'une autre politique agricole est désormais sans appel", a indiqué à l'AFP le co-dirigeant du parti écologique Robert Habeck, qui y a participé.

La ministre de l'Agriculture conservatrice Julia Klöckner a reçu un "message sans équivoque" de la rue, a estimé pour sa part la porte-parole des organisateurs Saskia Richartz.

"Nous ne pourrons pas nourrir tout le monde à sa faim si nous diminuons la production agricole industrielle", a répliqué la ministre, tout en admettant qu'il fallait la rendre "plus efficace et plus respectueuse de l'environnement".

En tout, plus d'une centaine d'organisations ont participé au défilé très coloré dont des défenseurs des abeilles, déguisés en leur insecte préféré. Un cortège inédit - et très bruyant - de 171 tracteurs venus de plusieurs régions leur a ouvert la voie. 

Le quartier des ministères autour de l'emblématique Porte de Brandebourg est resté en partie bloqué pendant plusieurs heures, jusqu'à la dispersion dans le calme de la manifestation en milieu d'après-midi.

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(19/01/2019 22:43)

Dernière mise à jour : 20/01/2019 09:01

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