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Virus: l'Italie s'ouvre aux touristes, la contagion se poursuit en Amérique du Sud

Des frontières rouvertes aux touristes et des Italiens autorisés à passer d'une région à l'autre : l'Italie marque mercredi une étape cruciale dans son retour à la normale, après avoir été endeuillée par la pandémie de coronavirus. 

Mais pendant qu'en Europe la normalisation se poursuit, à la faveur de chiffres de contamination et de décès en baisse régulière, le virus apparu en décembre en Chine continue dans des pays d'Amérique latine mal préparés à l'enrayer sa fulgurante progression.      

Dans l'espoir de sauver son industrie touristique si importante pour son économie, l'Italie - dont une des régions, la Lombardie (Nord), a été l'épicentre de la pandémie en Europe - rouvre mercredi ses frontières aux touristes européens, sans restrictions. 

Les Italiens peuvent désormais circuler librement entre les régions mais les interdictions de grands rassemblements et l'obligation du port du masque dans les lieux clos et dans les transports publics restent en vigueur.

Les vols internationaux ne devraient reprendre mercredi que dans trois grandes villes, Milan, Rome et Naples. La Suisse a toutefois prévenu que ses citoyens qui se rendraient en Italie seraient soumis à des "mesures sanitaires" à leur retour. 

Réceptionniste à l'hôtel Albergo del Senato, au pied du Panthéon à Rome, Allessandra Conti assure mercredi "recevoir encore pas mal d'annulations, pour cet été". 

"Nous espérons que cela va bouger un peu à partir d'aujourd'hui, mais nous n'avons aucun touriste étranger réservé pour cette semaine, ou pour la prochaine", dit-elle. "Juste quelques réservations à partir de la mi-juin, tous des Européens". 

Le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a prévenu mardi que la crise épidémique "n'est pas terminée" dans la péninsule, tout en louant "l'unité" de son pays face à "l'ennemi invisible".

Avec près de 33.000 morts, l'Italie est le deuxième pays le plus endeuillé d'Europe, derrière le Royaume-Uni.

- "De l'essence sur le feu"

Après la réouverture mardi des terrasses de café à Paris, la décision italienne, qui sera suivie le 15 juin d'autres mesures de levée du confinement en Europe, illustre le retour progressif à la vie normale sur le Vieux Continent.

Une perspective encore bien éloignée en Amérique du Sud, où le virus continue de se propager. 

Le Brésil a ainsi enregistré mardi un record journalier de décès, portant à 31.199 le nombre de morts, pour 555.383 malades confirmés du Covid-19, selon le ministère de la Santé. 

Ces chiffres, que la communauté scientifique juge grossièrement sous-évalués, situent le géant latino-américain à la quatrième place mondiale pour les morts, derrière les Etats-Unis - qui restent de loin le pays le plus durement frappé avec 106.180 morts - le Royaume-Uni (39.369) et l'Italie (33.530).

Au total, la pandémie de Covid-19 a tué au moins 379.585 personnes sur la planète depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Les principaux foyers brésiliens sont l'Etat de Sao Paulo, locomotive économique et culturelle du pays, et celui de Rio de Janeiro, grand pôle touristique. 

Tous deux ont amorcé un déconfinement, préoccupant certains scientifiques: "Dans la situation actuelle, tout relâchement des mesures de confinement revient à asperger de l'essence sur le feu", a averti Rafael Galliez, infectiologue de l'Université Fédérale de Rio (UFRJ).

Le Brésil, dont le président Jair Bolsonaro appelle régulièrement à la levée des restrictions pour préserver l'économie et l'emploi, représente plus de la moitié des cas de contamination et des morts du Covid-19 en Amérique latine.

Le virus continue de s'y propager à grande vitesse : la Colombie, frontalière du Brésil, a dépassé les 1.000 morts moins de trois mois après la détection du premier cas de contagion; le Mexique, qui amorce aussi la reprise de son activité économique, en compte plus de 10.000 et le Pérou en déplore plus de 4.600.

En Bolivie, plus de 10.500 cas de Covid-19 et plus de 300 décès ont été enregistrés, des chiffres en nette croissance. Dans ce pays, les autorités des villes de La Paz et d'El Alto vont marquer avec des écriteaux les maisons des malades qui refusent de se confiner, face aux nombreuses violations des mesures sanitaires par des personnes contaminées.

burx-mm/jhd 

Virus: l'Italie s'ouvre aux touristes, la contagion se poursuit en Amérique du Sud

Des frontières rouvertes aux touristes et des Italiens autorisés à passer d'une région à l'autre : l'Italie marque mercredi une étape cruciale dans son retour à la normale, après avoir été endeuillée par la pandémie de coronavirus. 

Mais pendant qu'en Europe la normalisation se poursuit, à la faveur de chiffres de contamination et de décès en baisse régulière, le virus apparu en décembre en Chine continue dans des pays d'Amérique latine mal préparés à l'enrayer sa fulgurante progression.      

Dans l'espoir de sauver son industrie touristique si importante pour son économie, l'Italie - dont une des régions, la Lombardie (Nord), a été l'épicentre de la pandémie en Europe - rouvre mercredi ses frontières aux touristes européens, sans restrictions. 

Les Italiens peuvent désormais circuler librement entre les régions mais les interdictions de grands rassemblements et l'obligation du port du masque dans les lieux clos et dans les transports publics restent en vigueur.

Les vols internationaux ne devraient reprendre mercredi que dans trois grandes villes, Milan, Rome et Naples. La Suisse a toutefois prévenu que ses citoyens qui se rendraient en Italie seraient soumis à des "mesures sanitaires" à leur retour. 

Réceptionniste à l'hôtel Albergo del Senato, au pied du Panthéon à Rome, Allessandra Conti assure mercredi "recevoir encore pas mal d'annulations, pour cet été". 

"Nous espérons que cela va bouger un peu à partir d'aujourd'hui, mais nous n'avons aucun touriste étranger réservé pour cette semaine, ou pour la prochaine", dit-elle. "Juste quelques réservations à partir de la mi-juin, tous des Européens". 

Le président de la République italienne, Sergio Mattarella, a prévenu mardi que la crise épidémique "n'est pas terminée" dans la péninsule, tout en louant "l'unité" de son pays face à "l'ennemi invisible".

Avec près de 33.000 morts, l'Italie est le deuxième pays le plus endeuillé d'Europe, derrière le Royaume-Uni.

- "De l'essence sur le feu"

Après la réouverture mardi des terrasses de café à Paris, la décision italienne, qui sera suivie le 15 juin d'autres mesures de levée du confinement en Europe, illustre le retour progressif à la vie normale sur le Vieux Continent.

Une perspective encore bien éloignée en Amérique du Sud, où le virus continue de se propager. 

Le Brésil a ainsi enregistré mardi un record journalier de décès, portant à 31.199 le nombre de morts, pour 555.383 malades confirmés du Covid-19, selon le ministère de la Santé. 

Ces chiffres, que la communauté scientifique juge grossièrement sous-évalués, situent le géant latino-américain à la quatrième place mondiale pour les morts, derrière les Etats-Unis - qui restent de loin le pays le plus durement frappé avec 106.180 morts - le Royaume-Uni (39.369) et l'Italie (33.530).

Au total, la pandémie de Covid-19 a tué au moins 379.585 personnes sur la planète depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Les principaux foyers brésiliens sont l'Etat de Sao Paulo, locomotive économique et culturelle du pays, et celui de Rio de Janeiro, grand pôle touristique. 

Tous deux ont amorcé un déconfinement, préoccupant certains scientifiques: "Dans la situation actuelle, tout relâchement des mesures de confinement revient à asperger de l'essence sur le feu", a averti Rafael Galliez, infectiologue de l'Université Fédérale de Rio (UFRJ).

Le Brésil, dont le président Jair Bolsonaro appelle régulièrement à la levée des restrictions pour préserver l'économie et l'emploi, représente plus de la moitié des cas de contamination et des morts du Covid-19 en Amérique latine.

Le virus continue de s'y propager à grande vitesse : la Colombie, frontalière du Brésil, a dépassé les 1.000 morts moins de trois mois après la détection du premier cas de contagion; le Mexique, qui amorce aussi la reprise de son activité économique, en compte plus de 10.000 et le Pérou en déplore plus de 4.600.

En Bolivie, plus de 10.500 cas de Covid-19 et plus de 300 décès ont été enregistrés, des chiffres en nette croissance. Dans ce pays, les autorités des villes de La Paz et d'El Alto vont marquer avec des écriteaux les maisons des malades qui refusent de se confiner, face aux nombreuses violations des mesures sanitaires par des personnes contaminées.

burx-mm/jhd 

(03/06/2020 11:50)

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19.

- Frontières italiennes rouvertes aux Européens

Dans l'espoir de sauver sa cruciale industrie touristique, l'Italie - dont une des régions, la Lombardie (nord), a été l'épicentre de la pandémie en Europe - rouvre mercredi ses frontières aux voyageurs européens, sans restrictions.  

Les vols internationaux ne devraient reprendre mercredi que dans trois grandes villes, Milan, Rome et Naples. La Suisse a toutefois prévenu que ses citoyens qui se rendraient en Italie seraient soumis à des "mesures sanitaires" à leur retour. De même, l'Autriche lèvera jeudi ses contrôles aux frontières terrestres, sauf avec l'Italie.

- Avertissements supprimés par l'Allemagne

Berlin a annoncé de son côté la levée le 15 juin de ses mises en garde sur les voyages touristiques en Europe.

Les "avertissements" sur les voyages à destination de l'UE et des pays associés seront remplacés par des "recommandations" aux voyageurs pays par pays, a déclaré Heiko Maas, le ministre des Affaires étrangères.

- Plus de 380.000 décès

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 380.428 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 11h00 GMT.

Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 106.181 décès.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Royaume-Uni avec 39.369 morts, l'Italie avec 33.530 morts, le Brésil avec 31.199 morts, et la France avec 28.940 morts.

- Nouveau record au Brésil

Le Brésil a enregistré mardi un record journalier de décès avec 1.262 morts en 24 heures selon le ministère de la Santé. 

Le nombre total de 31.199 décès et celui de 555.383 malades confirmés du Covid-19 sont jugés comme grossièrement sous-évalués par la communauté scientifique.

Les principaux foyers brésiliens sont l'Etat de Sao Paulo, locomotive économique et culturelle du pays, et celui de Rio de Janeiro, grand pôle touristique. Tous deux ont néanmoins amorcé un déconfinement, préoccupant certains scientifiques.

- Accélération en Amérique latine

Outre le Brésil, le virus continue de se propager à grande vitesse en Amérique latine : la Colombie a dépassé les 1.000 morts moins de trois mois après la détection du premier cas de contagion; le Mexique, qui amorce aussi la reprise de son activité économique, en compte plus de 10.000.

- Journalistes décédés au Pérou

Le Pérou déplore quant à lui plus de 4.600 morts dont 20 journalistes selon l'association nationale de la profession (ANP). La plupart de ces journalistes ont été contaminés en couvrant les principaux foyers d'infection, comme des marchés ou des hôpitaux.

  

- Prudence à Cuba 

À Cuba, les écoles restent fermées, le transport public suspendu et l'usage du masque obligatoire dans les rues, mais le pays commence à envisager la réouverture de ses frontières aux touristes, éléments moteurs de son économie, avec des compagnies aériennes qui proposent des billets pour juillet.

- Lobbys

La crise liée au coronavirus a été l'occasion pour des lobbys industriels de tenter d'assouplir des régulations sociales et environnementales, ont dénoncé mercredi deux ONG, les Amis de la Terre et l'Observatoire des multinationales. Elles mettent en garde contre l'utilisation d'argent public au profit de ces mêmes industries.

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19.

- Frontières italiennes rouvertes aux Européens

Dans l'espoir de sauver sa cruciale industrie touristique, l'Italie - dont une des régions, la Lombardie (nord), a été l'épicentre de la pandémie en Europe - rouvre mercredi ses frontières aux voyageurs européens, sans restrictions.  

Les vols internationaux ne devraient reprendre mercredi que dans trois grandes villes, Milan, Rome et Naples. La Suisse a toutefois prévenu que ses citoyens qui se rendraient en Italie seraient soumis à des "mesures sanitaires" à leur retour. De même, l'Autriche lèvera jeudi ses contrôles aux frontières terrestres, sauf avec l'Italie.

- Avertissements supprimés par l'Allemagne

Berlin a annoncé de son côté la levée le 15 juin de ses mises en garde sur les voyages touristiques en Europe.

Les "avertissements" sur les voyages à destination de l'UE et des pays associés seront remplacés par des "recommandations" aux voyageurs pays par pays, a déclaré Heiko Maas, le ministre des Affaires étrangères.

- Plus de 380.000 décès

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 380.428 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 11h00 GMT.

Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 106.181 décès.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Royaume-Uni avec 39.369 morts, l'Italie avec 33.530 morts, le Brésil avec 31.199 morts, et la France avec 28.940 morts.

- Nouveau record au Brésil

Le Brésil a enregistré mardi un record journalier de décès avec 1.262 morts en 24 heures selon le ministère de la Santé. 

Le nombre total de 31.199 décès et celui de 555.383 malades confirmés du Covid-19 sont jugés comme grossièrement sous-évalués par la communauté scientifique.

Les principaux foyers brésiliens sont l'Etat de Sao Paulo, locomotive économique et culturelle du pays, et celui de Rio de Janeiro, grand pôle touristique. Tous deux ont néanmoins amorcé un déconfinement, préoccupant certains scientifiques.

- Accélération en Amérique latine

Outre le Brésil, le virus continue de se propager à grande vitesse en Amérique latine : la Colombie a dépassé les 1.000 morts moins de trois mois après la détection du premier cas de contagion; le Mexique, qui amorce aussi la reprise de son activité économique, en compte plus de 10.000.

- Journalistes décédés au Pérou

Le Pérou déplore quant à lui plus de 4.600 morts dont 20 journalistes selon l'association nationale de la profession (ANP). La plupart de ces journalistes ont été contaminés en couvrant les principaux foyers d'infection, comme des marchés ou des hôpitaux.

  

- Prudence à Cuba 

À Cuba, les écoles restent fermées, le transport public suspendu et l'usage du masque obligatoire dans les rues, mais le pays commence à envisager la réouverture de ses frontières aux touristes, éléments moteurs de son économie, avec des compagnies aériennes qui proposent des billets pour juillet.

- Lobbys

La crise liée au coronavirus a été l'occasion pour des lobbys industriels de tenter d'assouplir des régulations sociales et environnementales, ont dénoncé mercredi deux ONG, les Amis de la Terre et l'Observatoire des multinationales. Elles mettent en garde contre l'utilisation d'argent public au profit de ces mêmes industries.

(03/06/2020 14:56)

Manifestations: le ministre de la Défense se désolidarise de Trump

Le ministre américain de la Défense Mark Esper s'est publiquement désolidarisé du président Donald Trump mercredi en s'opposant au déploiement de l'armée américaine sur le territoire, théâtre de manifestations antiracistes après la mort d'un homme noir aux mains d'un policier blanc.

"Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", a déclaré M. Esper en référence au seul décret qui permettrait légalement au président de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale.

"L'option d'utiliser les soldats d'active ne devrait être employée qu'en dernier ressort et dans les situations les plus urgentes et les plus dramatiques. Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd'hui", a ajouté M. Esper au cours d'une conférence de presse organisée à la hâte au lendemain de vives critiques d'anciens et d'actuels militaires sur sa réponse à la crise.

M. Esper se montre ainsi en désaccord avec le président américain qui avait annoncé lundi d'un ton martial le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et de policiers à Washington pour mettre un terme "aux émeutes" et "aux pillages".

Mardi soir encore, le Pentagone indiquait avoir pré-positionné "de multiples unités de soldats d'active de l'armée de Terre" aux alentours de la capitale américaine "à titre de prudence et pour pouvoir soutenir les autorités civiles".

Accusé la veille de se faire utiliser par Donald Trump à des fins politiques, M. Esper a regretté d'avoir parlé des rues américaines comme d'un "champ de bataille".

- "Lexique militaire" -

Comme un haut responsable du Pentagone l'avait dit la veille sous le couvert de l'anonymat, invoquant le "jargon militaire", M. Esper a justifié l'usage de ce terme par son passé d'officier de l'armée de Terre.

"Cela fait partie du lexique militaire avec lequel j'ai grandi. C'est ce que nous utilisons de façon routinière pour décrire une zone d'opérations", a-t-il expliqué. "Ce n'est pas une formule dirigée contre la population et certainement pas contre nos concitoyens américains, comme certains l'ont suggéré".

"Avec le recul, j'aurais dû utiliser une autre formule pour ne pas créer de distraction ou suggérer que nous étions en train de militariser la question", a-t-il ajouté.

Le chef du Pentagone est aussi revenu sur le moment pendant lequel il s'est affiché lundi aux côtés de Donald Trump, quand celui-ci s'est fait photographier devant une église avec une bible à la main, quelques minutes après la dispersion brutale, à coups de matraques et de gaz lacrymogène, de manifestants qui protestaient pacifiquement près de la Maison Blanche.

"Je fais tout mon possible pour rester apolitique et pour éviter les situations qui peuvent paraître politiques", a-t-il dit. "Quelquefois j'y arrive, d'autres fois je n'y arrive pas".

Mais il a défendu le chef d'état-major, le général Mark Milley, qui avait été filmé marchant en tenue de camouflage derrière M. Trump, des images vite reprises par la Maison Blanche dans une vidéo aux accents électoraux.

Les militaires présents "portaient l'uniforme de terrain, parce que c'est l'uniforme adéquat quand on travaille dans un centre de commandement et quand on va inspecter les troupes", a-t-il dit.

Alors que le malaise était palpable dans les rangs militaires où les minorités sont largement représentées, jusqu'au sein de l'état-major, M. Esper a pour la première fois évoqué la mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc.

"Le meurtre de George Floyd par un policier de Minneapolis est un crime horrible. Les policiers sur place ce jour-là devraient être tenus responsables de ce meurtre", a-t-il dit. "Le racisme existe en Amérique et nous devons faire de notre mieux pour le reconnaître, lui faire face et l'éradiquer".

Le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général Dave Goldstein, avait pris les devants la veille en qualifiant, dans une lettre aux commandants d'unités, la mort de George Floyd de "tragédie nationale" et en annonçant un débat en ligne sur le racisme.

Manifestations: le ministre de la Défense se désolidarise de Trump

Le ministre américain de la Défense Mark Esper s'est publiquement désolidarisé du président Donald Trump mercredi en s'opposant au déploiement de l'armée américaine sur le territoire, théâtre de manifestations antiracistes après la mort d'un homme noir aux mains d'un policier blanc.

"Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", a déclaré M. Esper en référence au seul décret qui permettrait légalement au président de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale.

"L'option d'utiliser les soldats d'active ne devrait être employée qu'en dernier ressort et dans les situations les plus urgentes et les plus dramatiques. Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd'hui", a ajouté M. Esper au cours d'une conférence de presse organisée à la hâte au lendemain de vives critiques d'anciens et d'actuels militaires sur sa réponse à la crise.

M. Esper se montre ainsi en désaccord avec le président américain qui avait annoncé lundi d'un ton martial le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et de policiers à Washington pour mettre un terme "aux émeutes" et "aux pillages".

Mardi soir encore, le Pentagone indiquait avoir pré-positionné "de multiples unités de soldats d'active de l'armée de Terre" aux alentours de la capitale américaine "à titre de prudence et pour pouvoir soutenir les autorités civiles".

Accusé la veille de se faire utiliser par Donald Trump à des fins politiques, M. Esper a regretté d'avoir parlé des rues américaines comme d'un "champ de bataille".

- "Lexique militaire" -

Comme un haut responsable du Pentagone l'avait dit la veille sous le couvert de l'anonymat, invoquant le "jargon militaire", M. Esper a justifié l'usage de ce terme par son passé d'officier de l'armée de Terre.

"Cela fait partie du lexique militaire avec lequel j'ai grandi. C'est ce que nous utilisons de façon routinière pour décrire une zone d'opérations", a-t-il expliqué. "Ce n'est pas une formule dirigée contre la population et certainement pas contre nos concitoyens américains, comme certains l'ont suggéré".

"Avec le recul, j'aurais dû utiliser une autre formule pour ne pas créer de distraction ou suggérer que nous étions en train de militariser la question", a-t-il ajouté.

Le chef du Pentagone est aussi revenu sur le moment pendant lequel il s'est affiché lundi aux côtés de Donald Trump, quand celui-ci s'est fait photographier devant une église avec une bible à la main, quelques minutes après la dispersion brutale, à coups de matraques et de gaz lacrymogène, de manifestants qui protestaient pacifiquement près de la Maison Blanche.

"Je fais tout mon possible pour rester apolitique et pour éviter les situations qui peuvent paraître politiques", a-t-il dit. "Quelquefois j'y arrive, d'autres fois je n'y arrive pas".

Mais il a défendu le chef d'état-major, le général Mark Milley, qui avait été filmé marchant en tenue de camouflage derrière M. Trump, des images vite reprises par la Maison Blanche dans une vidéo aux accents électoraux.

Les militaires présents "portaient l'uniforme de terrain, parce que c'est l'uniforme adéquat quand on travaille dans un centre de commandement et quand on va inspecter les troupes", a-t-il dit.

Alors que le malaise était palpable dans les rangs militaires où les minorités sont largement représentées, jusqu'au sein de l'état-major, M. Esper a pour la première fois évoqué la mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc.

"Le meurtre de George Floyd par un policier de Minneapolis est un crime horrible. Les policiers sur place ce jour-là devraient être tenus responsables de ce meurtre", a-t-il dit. "Le racisme existe en Amérique et nous devons faire de notre mieux pour le reconnaître, lui faire face et l'éradiquer".

Le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général Dave Goldstein, avait pris les devants la veille en qualifiant, dans une lettre aux commandants d'unités, la mort de George Floyd de "tragédie nationale" et en annonçant un débat en ligne sur le racisme.

(03/06/2020 18:48)

Manifestants regroupés par la police dans un stade, l'université de Californie à Los Angeles proteste

L'université de Californie à Los Angeles (UCLA) a officiellement protesté après que la police a utilisé à son insu un de ses stades pour regrouper et trier des manifestants arrêtés pour avoir enfreint le couvre-feu.

"Nous sommes troublés par les informations selon lesquelles le stade Jackie Robinson a été utilisé comme une +prison à ciel ouvert+ pour trier les manifestants", écrit l'Université dans une déclaration transmise à l'AFP mercredi.

"Cela a été fait sans que l'UCLA en ait eu connaissance ou ait donné sa permission", poursuit l'UCLA, locataire du stade qui appartient au ministère des Anciens combattants. "La police de Los Angeles a vidé les lieux et nous les avons informés que nous n'autoriserions pas qu'ils soient de nouveau utilisés comme centre de tri", souligne l'université.

L'UCLA a été alertée par plusieurs dizaines de ses enseignants qui ont dénoncé dans une lettre ouverte ces actions de la police après les manifestations, parfois violentes lundi soir, en réaction à la mort de l'Afro-Américain George Floyd, asphyxié à Minneapolis par le genou d'un policier blanc.

Contactée par l'AFP, la police de Los Angeles n'avait pas réagi mercredi. Le nombre de manifestants interpellés qui ont été amenés jusqu'au stade n'est pas connu pour le moment. 

D'après la lettre des universitaires, "les manifestants, arrêtés pour violation du couvre-feu dans le centre de Los Angeles (à une vingtaine de kilomètres du stade, ndlr) ont été massés dans des bus" de la police et convoyés jusqu'au stade Jackie Robinson sans être informés de leur destination.

Ils ont été détenus dans ces bus "pendant cinq à six heures, sans avoir accès à des toilettes, de la nourriture, de l'eau, des informations ou des soins médicaux", affirment les signataires de la lettre.

Ironie du sort, Jackie Robinson, qui a donné son nom au stade, est le premier joueur noir à avoir intégré le championnat de baseball américain, en 1947, mettant un terme à la ségrégation raciale qui sévissait jusqu'alors dans ce sport.

Les enseignants de l'UCLA affirment en outre que les policiers n'ont pas respecté les consignes sanitaires de protection contre le Covid-19, entassant délibérément" les manifestants dans les bus et s’abstenant parfois de porter un masque.

Manifestants regroupés par la police dans un stade, l'université de Californie à Los Angeles proteste

L'université de Californie à Los Angeles (UCLA) a officiellement protesté après que la police a utilisé à son insu un de ses stades pour regrouper et trier des manifestants arrêtés pour avoir enfreint le couvre-feu.

"Nous sommes troublés par les informations selon lesquelles le stade Jackie Robinson a été utilisé comme une +prison à ciel ouvert+ pour trier les manifestants", écrit l'Université dans une déclaration transmise à l'AFP mercredi.

"Cela a été fait sans que l'UCLA en ait eu connaissance ou ait donné sa permission", poursuit l'UCLA, locataire du stade qui appartient au ministère des Anciens combattants. "La police de Los Angeles a vidé les lieux et nous les avons informés que nous n'autoriserions pas qu'ils soient de nouveau utilisés comme centre de tri", souligne l'université.

L'UCLA a été alertée par plusieurs dizaines de ses enseignants qui ont dénoncé dans une lettre ouverte ces actions de la police après les manifestations, parfois violentes lundi soir, en réaction à la mort de l'Afro-Américain George Floyd, asphyxié à Minneapolis par le genou d'un policier blanc.

Contactée par l'AFP, la police de Los Angeles n'avait pas réagi mercredi. Le nombre de manifestants interpellés qui ont été amenés jusqu'au stade n'est pas connu pour le moment. 

D'après la lettre des universitaires, "les manifestants, arrêtés pour violation du couvre-feu dans le centre de Los Angeles (à une vingtaine de kilomètres du stade, ndlr) ont été massés dans des bus" de la police et convoyés jusqu'au stade Jackie Robinson sans être informés de leur destination.

Ils ont été détenus dans ces bus "pendant cinq à six heures, sans avoir accès à des toilettes, de la nourriture, de l'eau, des informations ou des soins médicaux", affirment les signataires de la lettre.

Ironie du sort, Jackie Robinson, qui a donné son nom au stade, est le premier joueur noir à avoir intégré le championnat de baseball américain, en 1947, mettant un terme à la ségrégation raciale qui sévissait jusqu'alors dans ce sport.

Les enseignants de l'UCLA affirment en outre que les policiers n'ont pas respecté les consignes sanitaires de protection contre le Covid-19, entassant délibérément" les manifestants dans les bus et s’abstenant parfois de porter un masque.

(03/06/2020 20:24)

L'Italie rouvre ses frontières : "Benvenuti" aux touristes

Benvenuti in Italia! Après un mois d'un prudent déconfinement, l'Italie a rouvert ses frontières aux touristes européens mercredi, nouveau pas vers la normalisation et la relance du tourisme à l'approche de l'été.

"Après des semaines d'énormes sacrifices, il y a de l'enthousiasme dans l'air, une vie sociale retrouvée", s'est réjoui le Premier ministre Giuseppe Conte au cours d'une conférence de presse en début de soirée.

Dans les aéroports comme dans les gares, à Rome, Milan, Florence, Naples ou Venise, vols et liaisons internationales ont repris ou se sont accélérés pour retrouver un rythme presque normal.

"Je suis bien heureuse d'être là!", souriait Régina, une touriste allemande quinquagénaire, juste débarquée à l'aéroport de Venise, avec son masque sur le nez. "C'est fantastique de ne voir presque personne".

Ce mercredi marquait également le retour de la liberté de déplacement entre les 20 régions, du nord au sud de la péninsule. Une mesure attendue avec impatience par les Italiens, résumée par la presse sous le titre: "l'Italie libérée du lockdown".

- "Faut savourer!"-

Selon les agences de presse locales, cette réouverture entre les régions a donné lieu à des embouteillages pour embarquer à bord des ferries à destination ou en provenance de Sicile, ou encore une grande affluence dans les gares, mais dans l'ordre et le respect des consignes sanitaires. Le nombre de trains a été triplé ce mercredi. L'activité est restée plutôt réduite dans les aéroports, notamment à Rome, a-t-on constaté, en attendant la remise en route complète de la machine

Les interdictions de grands rassemblements, l'obligation du port du masque dans les lieux clos et dans les transports publics demeurent, avec d'innombrables règles différentes selon les régions et les situations.

Traumatisée par ses 33.500 morts du Covid-19 en trois mois, l'Italie, néanmoins impatiente de retourner à la normalité comme de relancer son économie, se déconfine progressivement depuis début mai.

Commerces, cafés et terrasses ont rouvert, de même que la grande majorité des monuments et sites touristiques: Basilique Saint-Pierre et Colisée à Rome, Pompéi, tour de Pise, cathédrales de Milan et Florence, musées du Vatican, etc.

A l'image des canaux de Venise, où les gondoles attendent le client, ces monuments et musées célèbres restent pour le moment très peu fréquentés, si ce n'est par quelques visiteurs italiens, une anomalie dans ces lieux habituellement bondés de touristes venus de toute la planète.

A Rome, au pied de l'illustre Fontaine de Trévi, un couple de jeunes mariés profitait mercredi du peu d'affluence pour prendre la pose. "Il faut savourer ces moments", souriait le mari: "à Rome, c'est rare!".

La crise sanitaire "n'est pas terminée" a prévenu mardi, jour de Fête nationale, le président de la République Sergio Mattarella, qui a loué "l'unité" de son pays face à "l'ennemi invisible".

"Les chiffres sont encourageants. L'urgence sanitaire est maintenant derrière nous", a de son côté déclaré mercredi M. Conte. "Il faut maintenant faire face à l'urgence économique et sociale", a-t-il souligné.

- Vendre la "marque Italie" -

L'Italie avait imposé un verrouillage économique début mars et avait alors vu le nombre de contaminations chuter régulièrement. 

Le pays doit à présent essayer de se relever de sa plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale, et il a un besoin crucial de voir revenir les touristes (13% du PIB).

L'enjeu est "désormais se concentrer sur +la marque Italie+", a insisté le Premier ministre, ceci afin que la péninsule "redevienne cette destination désirée et sure pour les touristes du monde entier".

L'enjeu dépasse largement les frontières italiennes, alors que l'Espagne, la Grèce et la France entendent elles aussi relancer leur secteur touristique en captant le plus possible de voyageurs étrangers.

Inquiètes d'une possible reprise de l'épidémie depuis la Lombardie, un moment épicentre européen de la maladie, la Suisse et l'Autriche gardent leur frontière italienne fermée, suscitant le mécontentement de Rome.

Le ministre des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, va mener cette fin de semaine une série de rencontres avec ses homologues européens, notamment avec le ministre français Jean-Yves Le Drian ce mercredi à Rome.

"L'objectif est de montrer à tous que l'Italie est prête à accueillir les étrangers, en sécurité et avec une transparence maximum des chiffres", a déclaré M. Di Maio.

Mais le chemin reste long. Seuls 40 des 1.200 hôtels de Rome ont rouvert, indiquait lundi le Corriere della Sera.

A "l'Auberge du Sénat", voisine du Panthéon de Rome, la réceptionniste constatait un peu de "mouvement", mais "aucune réservation de l'étranger avant la mi-juin".

Pour Mimmo Burgio, 62 ans, propriétaire d'un café près du Colisée, "on ne reverra pas les touristes étrangers avant fin août ou septembre. Chinois et Américains ne viendront pas. Les Européens ont peur, alors on attend les touristes italiens. Mais plutôt qu'à Rome, ils iront à la plage", pronostique-t-il, résigné.

Pendant ce temps, l'application "Immuni" de traçage des contacts choisie par l'Italie pour endiguer la propagation du Covid-19 a été téléchargée par 500.000 personnes en 24 heures, ce qui la place en tête des téléchargements nationaux. Appréciée pour "sa simplicité et son utilité" selon le gouvernement, elle sera opérationnelle à partir du lundi 8 juin.

L'Italie rouvre ses frontières : "Benvenuti" aux touristes

Benvenuti in Italia! Après un mois d'un prudent déconfinement, l'Italie a rouvert ses frontières aux touristes européens mercredi, nouveau pas vers la normalisation et la relance du tourisme à l'approche de l'été.

"Après des semaines d'énormes sacrifices, il y a de l'enthousiasme dans l'air, une vie sociale retrouvée", s'est réjoui le Premier ministre Giuseppe Conte au cours d'une conférence de presse en début de soirée.

Dans les aéroports comme dans les gares, à Rome, Milan, Florence, Naples ou Venise, vols et liaisons internationales ont repris ou se sont accélérés pour retrouver un rythme presque normal.

"Je suis bien heureuse d'être là!", souriait Régina, une touriste allemande quinquagénaire, juste débarquée à l'aéroport de Venise, avec son masque sur le nez. "C'est fantastique de ne voir presque personne".

Ce mercredi marquait également le retour de la liberté de déplacement entre les 20 régions, du nord au sud de la péninsule. Une mesure attendue avec impatience par les Italiens, résumée par la presse sous le titre: "l'Italie libérée du lockdown".

- "Faut savourer!"-

Selon les agences de presse locales, cette réouverture entre les régions a donné lieu à des embouteillages pour embarquer à bord des ferries à destination ou en provenance de Sicile, ou encore une grande affluence dans les gares, mais dans l'ordre et le respect des consignes sanitaires. Le nombre de trains a été triplé ce mercredi. L'activité est restée plutôt réduite dans les aéroports, notamment à Rome, a-t-on constaté, en attendant la remise en route complète de la machine

Les interdictions de grands rassemblements, l'obligation du port du masque dans les lieux clos et dans les transports publics demeurent, avec d'innombrables règles différentes selon les régions et les situations.

Traumatisée par ses 33.500 morts du Covid-19 en trois mois, l'Italie, néanmoins impatiente de retourner à la normalité comme de relancer son économie, se déconfine progressivement depuis début mai.

Commerces, cafés et terrasses ont rouvert, de même que la grande majorité des monuments et sites touristiques: Basilique Saint-Pierre et Colisée à Rome, Pompéi, tour de Pise, cathédrales de Milan et Florence, musées du Vatican, etc.

A l'image des canaux de Venise, où les gondoles attendent le client, ces monuments et musées célèbres restent pour le moment très peu fréquentés, si ce n'est par quelques visiteurs italiens, une anomalie dans ces lieux habituellement bondés de touristes venus de toute la planète.

A Rome, au pied de l'illustre Fontaine de Trévi, un couple de jeunes mariés profitait mercredi du peu d'affluence pour prendre la pose. "Il faut savourer ces moments", souriait le mari: "à Rome, c'est rare!".

La crise sanitaire "n'est pas terminée" a prévenu mardi, jour de Fête nationale, le président de la République Sergio Mattarella, qui a loué "l'unité" de son pays face à "l'ennemi invisible".

"Les chiffres sont encourageants. L'urgence sanitaire est maintenant derrière nous", a de son côté déclaré mercredi M. Conte. "Il faut maintenant faire face à l'urgence économique et sociale", a-t-il souligné.

- Vendre la "marque Italie" -

L'Italie avait imposé un verrouillage économique début mars et avait alors vu le nombre de contaminations chuter régulièrement. 

Le pays doit à présent essayer de se relever de sa plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale, et il a un besoin crucial de voir revenir les touristes (13% du PIB).

L'enjeu est "désormais se concentrer sur +la marque Italie+", a insisté le Premier ministre, ceci afin que la péninsule "redevienne cette destination désirée et sure pour les touristes du monde entier".

L'enjeu dépasse largement les frontières italiennes, alors que l'Espagne, la Grèce et la France entendent elles aussi relancer leur secteur touristique en captant le plus possible de voyageurs étrangers.

Inquiètes d'une possible reprise de l'épidémie depuis la Lombardie, un moment épicentre européen de la maladie, la Suisse et l'Autriche gardent leur frontière italienne fermée, suscitant le mécontentement de Rome.

Le ministre des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, va mener cette fin de semaine une série de rencontres avec ses homologues européens, notamment avec le ministre français Jean-Yves Le Drian ce mercredi à Rome.

"L'objectif est de montrer à tous que l'Italie est prête à accueillir les étrangers, en sécurité et avec une transparence maximum des chiffres", a déclaré M. Di Maio.

Mais le chemin reste long. Seuls 40 des 1.200 hôtels de Rome ont rouvert, indiquait lundi le Corriere della Sera.

A "l'Auberge du Sénat", voisine du Panthéon de Rome, la réceptionniste constatait un peu de "mouvement", mais "aucune réservation de l'étranger avant la mi-juin".

Pour Mimmo Burgio, 62 ans, propriétaire d'un café près du Colisée, "on ne reverra pas les touristes étrangers avant fin août ou septembre. Chinois et Américains ne viendront pas. Les Européens ont peur, alors on attend les touristes italiens. Mais plutôt qu'à Rome, ils iront à la plage", pronostique-t-il, résigné.

Pendant ce temps, l'application "Immuni" de traçage des contacts choisie par l'Italie pour endiguer la propagation du Covid-19 a été téléchargée par 500.000 personnes en 24 heures, ce qui la place en tête des téléchargements nationaux. Appréciée pour "sa simplicité et son utilité" selon le gouvernement, elle sera opérationnelle à partir du lundi 8 juin.

(03/06/2020 19:42)

Johnson à Trump: "le racisme n'a pas sa place dans nos sociétés"

Le racisme "n'a pas sa place dans nos sociétés", a lancé mercredi le Premier ministre britannique Boris Johnson à Donald Trump après une manifestation réunissant des milliers de personnes à Londres pour demander justice à la suite du décès de George Floyd.

"Mon message au président Trump, à quiconque aux Etats-Unis, depuis le Royaume-Uni c'est que le racisme, les violences racistes, n'ont pas leur place dans nos sociétés", a déclaré le chef du gouvernement britannique lors d'une conférence de presse, se disant "écoeuré et horrifié".

Malgré l'interdiction des rassemblements en vigueur en raison de la pandémie, des milliers de manifestants ont afflué à Hyde Park, avant de marcher à travers le centre de Londres pour demander justice après la mort de George Floyd, Afro-américain tué par un policier blanc aux Etats-Unis, dont le décès a provoqué une vague d'indignation mondiale. Des incidents ont éclaté aux abords de Downing Street entre manifestants et policiers, a constaté un photographe de l'AFP.

"Aucun pays n'est innocent", "faites que les racistes aient de nouveau peur", pouvait-on lire sur des pancartes à Hyde Park.

"Faisons savoir aux États-Unis d'Amérique, à nos frères et sœurs noirs que nous sommes avec eux", a lancé à la foule, très ému, l'acteur britannique John Boyega, qui tient l'un des rôles principaux dans les derniers épisodes de la saga Star Wars.

"Je vous parle avec mon coeur. Je ne sais pas si je vais avoir une carrière après cela mais je m'en fous", a-t-il ajouté, devant s'interrompre à certains moments, visiblement submergé par l'émotion, appelant à manifester de manière pacifique.

Après avoir crié en choeur le nom de George Floyd qui a été honoré par un tonnerre d'applaudissements, les manifestants, munis de parapluies contre la bruine et de masques contre le coronavirus, se sont agenouillés pendant trois minutes.

"C'est un mouvement important", a estimé Lisa Ncuka, étudiante de 26 ans interrogée par l'AFP. "Tout le monde devrait être là pour se battre pour l'égalité". "Je crois en mes droits en tant que personne noire", a-t-elle assuré. "Ce n'est pas seulement notre problème", "c'est le problème de tout le monde".

A l'appel d'une association de lutte contre le racisme, des manifestants ont également posé genou à terre en fin de journée, notamment dans le quartier londonien de Brixton.

La mort de George Floyd, tué par un policier blanc, a déclenché de nombreuses manifestations dans le monde entier et une flambée de violence dans de nombreuses villes aux Etats-Unis.

"Je comprends parfaitement que les gens aient exercé leur droit de manifester", a déclaré Boris Johnson au Parlement. "Evidemment, je crois aussi que les manifestations doivent se dérouler de manière légale et raisonnable."

Dimanche dernier, des centaines de personnes ont manifesté pour exprimer leur indignation après la mort de George Floyd jusqu'à l'ambassade américaine dans la capitale britannique. Vingt-trois personnes avaient été interpellées.

Des responsables de la police britannique ont affirmé mercredi se tenir aux côtés de "ceux qui sont scandalisés" par la mort de George Floyd, tout en rappelant les restrictions de rassemblements à cause du coronavirus.

"Nous sommes aussi scandalisés de voir les violences et les dégâts survenus depuis dans beaucoup de villes américaines", ajoutent-ils dans cette déclaration publiée sur le site du Conseil national des chefs de la police.

Soulignant la tradition de la police britannique de travailler en harmonie avec la population, les responsables policiers mettent en avant leurs efforts pour lutter contre le racisme et les discriminations.

Pour autant, en octobre 2015, un rapport d'un cercle de réflexion indépendant, Runnymede, estimait qu'un "racisme systémique et institutionnel" persistait en Grande-Bretagne.

Johnson à Trump: "le racisme n'a pas sa place dans nos sociétés"

Le racisme "n'a pas sa place dans nos sociétés", a lancé mercredi le Premier ministre britannique Boris Johnson à Donald Trump après une manifestation réunissant des milliers de personnes à Londres pour demander justice à la suite du décès de George Floyd.

"Mon message au président Trump, à quiconque aux Etats-Unis, depuis le Royaume-Uni c'est que le racisme, les violences racistes, n'ont pas leur place dans nos sociétés", a déclaré le chef du gouvernement britannique lors d'une conférence de presse, se disant "écoeuré et horrifié".

Malgré l'interdiction des rassemblements en vigueur en raison de la pandémie, des milliers de manifestants ont afflué à Hyde Park, avant de marcher à travers le centre de Londres pour demander justice après la mort de George Floyd, Afro-américain tué par un policier blanc aux Etats-Unis, dont le décès a provoqué une vague d'indignation mondiale. Des incidents ont éclaté aux abords de Downing Street entre manifestants et policiers, a constaté un photographe de l'AFP.

"Aucun pays n'est innocent", "faites que les racistes aient de nouveau peur", pouvait-on lire sur des pancartes à Hyde Park.

"Faisons savoir aux États-Unis d'Amérique, à nos frères et sœurs noirs que nous sommes avec eux", a lancé à la foule, très ému, l'acteur britannique John Boyega, qui tient l'un des rôles principaux dans les derniers épisodes de la saga Star Wars.

"Je vous parle avec mon coeur. Je ne sais pas si je vais avoir une carrière après cela mais je m'en fous", a-t-il ajouté, devant s'interrompre à certains moments, visiblement submergé par l'émotion, appelant à manifester de manière pacifique.

Après avoir crié en choeur le nom de George Floyd qui a été honoré par un tonnerre d'applaudissements, les manifestants, munis de parapluies contre la bruine et de masques contre le coronavirus, se sont agenouillés pendant trois minutes.

"C'est un mouvement important", a estimé Lisa Ncuka, étudiante de 26 ans interrogée par l'AFP. "Tout le monde devrait être là pour se battre pour l'égalité". "Je crois en mes droits en tant que personne noire", a-t-elle assuré. "Ce n'est pas seulement notre problème", "c'est le problème de tout le monde".

A l'appel d'une association de lutte contre le racisme, des manifestants ont également posé genou à terre en fin de journée, notamment dans le quartier londonien de Brixton.

La mort de George Floyd, tué par un policier blanc, a déclenché de nombreuses manifestations dans le monde entier et une flambée de violence dans de nombreuses villes aux Etats-Unis.

"Je comprends parfaitement que les gens aient exercé leur droit de manifester", a déclaré Boris Johnson au Parlement. "Evidemment, je crois aussi que les manifestations doivent se dérouler de manière légale et raisonnable."

Dimanche dernier, des centaines de personnes ont manifesté pour exprimer leur indignation après la mort de George Floyd jusqu'à l'ambassade américaine dans la capitale britannique. Vingt-trois personnes avaient été interpellées.

Des responsables de la police britannique ont affirmé mercredi se tenir aux côtés de "ceux qui sont scandalisés" par la mort de George Floyd, tout en rappelant les restrictions de rassemblements à cause du coronavirus.

"Nous sommes aussi scandalisés de voir les violences et les dégâts survenus depuis dans beaucoup de villes américaines", ajoutent-ils dans cette déclaration publiée sur le site du Conseil national des chefs de la police.

Soulignant la tradition de la police britannique de travailler en harmonie avec la population, les responsables policiers mettent en avant leurs efforts pour lutter contre le racisme et les discriminations.

Pour autant, en octobre 2015, un rapport d'un cercle de réflexion indépendant, Runnymede, estimait qu'un "racisme systémique et institutionnel" persistait en Grande-Bretagne.

(03/06/2020 20:47)

Réouverture de l'ensemble des mosquées dans la bande de Gaza

L'ensemble des mosquées de la bande de Gaza ont rouvert mercredi après plus de deux mois de fermeture, un nouvel allègement des restrictions face au nouveau coronavirus dans cette enclave palestinienne pauvre et surpeuplée.

Ecoles, marchés et universités sont encore fermés mais les magasins ont rouvert leurs portes dans ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste palestinien Hamas, où 66 cas ont été officiellement recensés dont un décès depuis mars.

Certaines mosquées avaient rouvert à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, fête musulmane marquant la fin du ramadan en mai, mais ce sont désormais tous ces lieux de culte qui le sont.

Khader Moussa, 40 ans, s'est dit "très heureux" de pouvoir de nouveau prier dans sa mosquée dans la ville de Gaza. Mais "j'ai été seulement deux minutes avant le début de la prière pour éviter tout contact avec les autres fidèles et je suis parti sans serrer de mains", a-t-il dit, se voulant prudent.

Le ministère des Affaires religieuses du Hamas a demandé aux fidèles de continuer à porter des masques de protection et à respecter la distanciation physique, assurant dans un communiqué que les mosquées continueraient d'être désinfectées.

Mi-mai, le nombre de malades du Covid-19 avait plus que doublé en raison d'une vague de retour de résidents depuis l'Egypte et, en nombre plus restreint, d'Israël.

Dès le début de la pandémie, des observateurs avaient alerté des risques encourus par les habitants de la bande de Gaza en raison de la forte densité de population, des infrastructures sanitaires défaillantes et du taux élevé de pauvreté.

Deux millions de Palestiniens vivent sous strict blocus israélien dans cette étroite bande de terre, coincée entre Israël, l'Egypte et la mer Méditerranée.

En Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël et où 390 malades dont deux décès ont été officiellement enregistrés, l'état d'urgence sanitaire sera renouvelé d'un mois jeudi. 

Cette mesure accorde à l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas des pouvoirs spéciaux pour contrôler davantage certains secteurs en cas de recrudescence des cas de contamination.

Cette prolongation "n'implique pas de nouvelles fermetures", a précisé le porte-parole du gouvernement Ibrahim Melhem, une semaine après l'assouplissement des restrictions avec la réouverture des mosquées et des restaurants, décidée après un ralentissement de la progression du virus.

Réouverture de l'ensemble des mosquées dans la bande de Gaza

L'ensemble des mosquées de la bande de Gaza ont rouvert mercredi après plus de deux mois de fermeture, un nouvel allègement des restrictions face au nouveau coronavirus dans cette enclave palestinienne pauvre et surpeuplée.

Ecoles, marchés et universités sont encore fermés mais les magasins ont rouvert leurs portes dans ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste palestinien Hamas, où 66 cas ont été officiellement recensés dont un décès depuis mars.

Certaines mosquées avaient rouvert à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, fête musulmane marquant la fin du ramadan en mai, mais ce sont désormais tous ces lieux de culte qui le sont.

Khader Moussa, 40 ans, s'est dit "très heureux" de pouvoir de nouveau prier dans sa mosquée dans la ville de Gaza. Mais "j'ai été seulement deux minutes avant le début de la prière pour éviter tout contact avec les autres fidèles et je suis parti sans serrer de mains", a-t-il dit, se voulant prudent.

Le ministère des Affaires religieuses du Hamas a demandé aux fidèles de continuer à porter des masques de protection et à respecter la distanciation physique, assurant dans un communiqué que les mosquées continueraient d'être désinfectées.

Mi-mai, le nombre de malades du Covid-19 avait plus que doublé en raison d'une vague de retour de résidents depuis l'Egypte et, en nombre plus restreint, d'Israël.

Dès le début de la pandémie, des observateurs avaient alerté des risques encourus par les habitants de la bande de Gaza en raison de la forte densité de population, des infrastructures sanitaires défaillantes et du taux élevé de pauvreté.

Deux millions de Palestiniens vivent sous strict blocus israélien dans cette étroite bande de terre, coincée entre Israël, l'Egypte et la mer Méditerranée.

En Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël et où 390 malades dont deux décès ont été officiellement enregistrés, l'état d'urgence sanitaire sera renouvelé d'un mois jeudi. 

Cette mesure accorde à l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas des pouvoirs spéciaux pour contrôler davantage certains secteurs en cas de recrudescence des cas de contamination.

Cette prolongation "n'implique pas de nouvelles fermetures", a précisé le porte-parole du gouvernement Ibrahim Melhem, une semaine après l'assouplissement des restrictions avec la réouverture des mosquées et des restaurants, décidée après un ralentissement de la progression du virus.

(03/06/2020 19:22)

Génocide au Rwanda: feu vert à la remise de Félicien Kabuga à la justice internationale

La cour d'appel de Paris a émis mercredi un avis favorable à la remise à la justice internationale de Félicien Kabuga, accusé d'être le "financier" du génocide au Rwanda et qui tente par tous les moyens d'être jugé en France après plus de 25 ans de cavale.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel, qui était chargée d'examiner la validité du mandat d'arrêt émis par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), a ordonné sa remise à cette structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR).

Elle a par ailleurs rejeté une question prioritaire de constitutionnalité qui avait été déposée par les avocats de M. Kabuga, actuellement écroué en France.

Ce dernier, assis sur une chaise roulante, est resté impassible à l'énoncé de la décision, demandant seulement où il pouvait être transféré.

-Pourvoi en cassation -

Sa défense a aussitôt annoncé saisir la Cour de cassation, qui aura deux mois pour se prononcer. En cas de rejet, il y aura encore un délai d'un mois pour le remettre au MTPI.

"Je m'attendais à cette décision, on est dans un contexte extrêmement politique", a déclaré à des journalistes Me Laurent Bayon, un de ses avocats, à l'issue du délibéré.

L'octogénaire, longtemps l'un des fugitifs les plus recherchés au monde, invoque son état de santé et la crainte d'une justice partiale pour refuser son transfert à Arusha, en Tanzanie, où siège le tribunal de l'ONU qui doit le juger pour génocide et crimes contre l'humanité.

"Un transfert à Arusha et les conditions de détention à Arusha ne lui permettraient pas de survivre et, du coup, qu'il y ait un procès au bout du bout, tant pour les victimes que pour lui", a estimé Me Bayon.

La semaine dernière, un juge du MTPI à La Haye, William Sekule, a estimé que le Rwandais devait être transféré à Arusha quand les conditions seraient réunies, rejetant une requête du procureur du MTPI qui souhaitait la remise de M. Kabuga à l'antenne du tribunal international à La Haye compte tenu des restrictions de voyage mises en place à cause de la pandémie de Covid-19.

M. Kabuga, âgé de 87 ans selon ses dires, a subi l'an dernier une ablation du côlon dans un hôpital parisien et souffre de "délires" selon ses avocats, qui veulent le faire juger en France.

Arrêté le 16 mai en banlieue parisienne, le vieil homme est notamment accusé d'avoir créé, avec d'autres individus, les milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit, selon l'ONU, 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi. Et d'avoir mis sa fortune à contribution pour acheminer des milliers de machettes aux miliciens.

Mais l'ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, conteste l'intégralité des sept chefs d'inculpations.

- La Haye ou Arusha ? -

"Tout cela ce sont des mensonges. Les Tutsi, je les ai aidés dans tout ce que je faisais, dans mes affaires, je leur faisais crédit. Je n'allais pas tuer mes clients", avait déclaré Félicien Kabuga, en kyniarwanda, devant la chambre de l'instruction lors de l'audience examinant le mandat d'arrêt émis par le MTPI.

Pour contester son transfert à Arusha, ses avocats ont mis en avant le cas de sept accusés du TPIR mal soignés, dont un décédé avant son procès, évoquant les maladies endémiques, l'état du système de santé tanzanien, et la crise sanitaire liée au Covid-19.

Mais dans son arrêt, la chambre de l'instruction estime qu'il n'y a "aucune raison objective de douter que le MTPI soit en capacité d'assurer à Félicien Kabuga les mêmes garanties médicales que celles qui sont actuellement offertes en France".

Enfin, les avocats de M. Kabuga craignent que, une fois en Tanzanie, le MTPI ne décide de remettre leur client aux autorités rwandaises, contournant ainsi le refus de la France de livrer les suspects du génocide à Kigali.

C'est pourquoi la défense a écrit mardi au MTPI pour lui demander officiellement de se dessaisir au profit de la justice française, qui a déjà jugé et condamné trois génocidaires.

Génocide au Rwanda: feu vert à la remise de Félicien Kabuga à la justice internationale

La cour d'appel de Paris a émis mercredi un avis favorable à la remise à la justice internationale de Félicien Kabuga, accusé d'être le "financier" du génocide au Rwanda et qui tente par tous les moyens d'être jugé en France après plus de 25 ans de cavale.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel, qui était chargée d'examiner la validité du mandat d'arrêt émis par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), a ordonné sa remise à cette structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR).

Elle a par ailleurs rejeté une question prioritaire de constitutionnalité qui avait été déposée par les avocats de M. Kabuga, actuellement écroué en France.

Ce dernier, assis sur une chaise roulante, est resté impassible à l'énoncé de la décision, demandant seulement où il pouvait être transféré.

-Pourvoi en cassation -

Sa défense a aussitôt annoncé saisir la Cour de cassation, qui aura deux mois pour se prononcer. En cas de rejet, il y aura encore un délai d'un mois pour le remettre au MTPI.

"Je m'attendais à cette décision, on est dans un contexte extrêmement politique", a déclaré à des journalistes Me Laurent Bayon, un de ses avocats, à l'issue du délibéré.

L'octogénaire, longtemps l'un des fugitifs les plus recherchés au monde, invoque son état de santé et la crainte d'une justice partiale pour refuser son transfert à Arusha, en Tanzanie, où siège le tribunal de l'ONU qui doit le juger pour génocide et crimes contre l'humanité.

"Un transfert à Arusha et les conditions de détention à Arusha ne lui permettraient pas de survivre et, du coup, qu'il y ait un procès au bout du bout, tant pour les victimes que pour lui", a estimé Me Bayon.

La semaine dernière, un juge du MTPI à La Haye, William Sekule, a estimé que le Rwandais devait être transféré à Arusha quand les conditions seraient réunies, rejetant une requête du procureur du MTPI qui souhaitait la remise de M. Kabuga à l'antenne du tribunal international à La Haye compte tenu des restrictions de voyage mises en place à cause de la pandémie de Covid-19.

M. Kabuga, âgé de 87 ans selon ses dires, a subi l'an dernier une ablation du côlon dans un hôpital parisien et souffre de "délires" selon ses avocats, qui veulent le faire juger en France.

Arrêté le 16 mai en banlieue parisienne, le vieil homme est notamment accusé d'avoir créé, avec d'autres individus, les milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit, selon l'ONU, 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi. Et d'avoir mis sa fortune à contribution pour acheminer des milliers de machettes aux miliciens.

Mais l'ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, conteste l'intégralité des sept chefs d'inculpations.

- La Haye ou Arusha ? -

"Tout cela ce sont des mensonges. Les Tutsi, je les ai aidés dans tout ce que je faisais, dans mes affaires, je leur faisais crédit. Je n'allais pas tuer mes clients", avait déclaré Félicien Kabuga, en kyniarwanda, devant la chambre de l'instruction lors de l'audience examinant le mandat d'arrêt émis par le MTPI.

Pour contester son transfert à Arusha, ses avocats ont mis en avant le cas de sept accusés du TPIR mal soignés, dont un décédé avant son procès, évoquant les maladies endémiques, l'état du système de santé tanzanien, et la crise sanitaire liée au Covid-19.

Mais dans son arrêt, la chambre de l'instruction estime qu'il n'y a "aucune raison objective de douter que le MTPI soit en capacité d'assurer à Félicien Kabuga les mêmes garanties médicales que celles qui sont actuellement offertes en France".

Enfin, les avocats de M. Kabuga craignent que, une fois en Tanzanie, le MTPI ne décide de remettre leur client aux autorités rwandaises, contournant ainsi le refus de la France de livrer les suspects du génocide à Kigali.

C'est pourquoi la défense a écrit mardi au MTPI pour lui demander officiellement de se dessaisir au profit de la justice française, qui a déjà jugé et condamné trois génocidaires.

(03/06/2020 16:35)

Etats-Unis: le ministre de la Défense ne veut pas déployer l'armée face aux manifestants

En désaccord apparent avec Donald Trump, le secrétaire américain à la Défense s'est dit mercredi opposé à l'idée de déployer l'armée dans les grandes villes des Etats-Unis pour juguler le vaste mouvement de protestation qui s'exprime contre le racisme et les brutalités policières.

Ces déclarations de Mark Esper, le chef du Pentagone, sont intervenues alors que le pays se préparait à une nouvelle journée de contestation, après une semaine de manifestations pacifiques mais aussi de troubles, notamment nocturnes, les foules continuant à braver les couvre-feux.

La nuit de mardi à mercredi a toutefois été plus calme, avec seulement des actes de pillages localisés succédant à une journée de grandes marches pacifiques.

Lundi, alors que la situation dégénérait en émeutes dans de nombreuses villes, le président Trump avait menacé de déployer les troupes "pour régler rapidement le problème", des propos immédiatement dénoncés par l'opposition, qui y avait vu une dérive autocratique.  

"Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", qui permettrait au milliardaire républicain de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non des réservistes de la Garde nationale comme c'est actuellement le cas, a déclaré M. Esper mercredi.

A Washington, le couvre-feu a été reconduit à partir de 23H00, contre 19H00 les deux jours précédents, les autorités expliquant s'attendre à des rassemblements pacifiques. Un important dispositif policier a cependant été déployé au petit matin pour boucler l'accès à la Maison Blanche.

La veille, des milliers de manifestants avaient protesté, dans le calme, contre la mort de George Floyd, un Noir américain tué par un policier lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis, et plus largement contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis.

"No justice, no peace" ('Pas de paix sans justice') ou "Hands up! Don't shoot!" ('Mains en l'air! Ne tirez pas!"), scandaient les manifestants, plutôt jeunes et toutes origines confondues.

- "Inspections" -

Beaucoup d'entre eux sont restés après le couvre-feu alors que la situation était beaucoup plus calme que les deux derniers jours; notamment lundi soir quand les abords de la Maison Blanche ont été évacués manu militari pour permettre à Donald Trump de sortir dans la rue et poser avec un exemplaire de la Bible devant la petite église qui fait face au centre du pouvoir exécutif américain. 

Le président a semblé vouloir faire acte de bravoure après les informations de presse selon lesquelles il avait été hâtivement mis à l'abri vendredi soir par le Secret Service dans un bunker sécurisé lors d'une manifestation devant sa résidence officielle.

"C'était une fausse information", a-t-il assuré mercredi matin, expliquant avoir en effet été escorté dans le bunker, mais au cours de la journée, donc avant les manifestations, pour des "inspections".

A New York, où le couvre-feu a été prolongé jusqu'à dimanche, la situation était également plus calme mardi soir, après des images de violence qui ont fait le tour du monde en tout début de semaine. 

Dans le quartier de Brooklyn, plusieurs centaines de personnes ont bravé les ordres intimant de rester à la maison. 

Aaron, un étudiant de 20 ans, a expliqué à l'AFP être contre cette mesure. "Pour eux, il ne faut surtout pas que les gens manifestent contre le meurtre d'un gars sur le cou de qui on a mis un genou pendant huit minutes", a-t-il dit, en référence à la mort de George Floyd.  

Au total, la police a procédé ces derniers jours à plus de 9.000 arrestations dans tout le pays, selon une estimation reprise par les médias américains. Pour des actes de violences, des dégradations ou pour non-respect du couvre-feu.

A Minneapolis, épicentre des manifestations, la situation se calmait progressivement après de lourdes tensions.

AJ Channer, chanteur du groupe Fire from the Gods, a expliqué à l'AFP pourquoi il manifestait.

"Ma guerre n'est pas contre la police, ma guerre est contre le système qui permet cette police", a-t-il dit. 

"Cette immunité que la police semble avoir" alors que "vous êtes toujours un être humain, vous êtes toujours un Américain et vous devriez donc être poursuivi dans la pleine force de la loi".

Derek Chauvin, le policier qui a tué George Floyd lors de son interpellation, a été arrêté et inculpé d'homicide involontaire. Les trois autres agents qui l'ont laissé faire ont été renvoyés de la police, mais ne sont pour l'instant pas poursuivis par la justice.

Etats-Unis: le ministre de la Défense ne veut pas déployer l'armée face aux manifestants

En désaccord apparent avec Donald Trump, le secrétaire américain à la Défense s'est dit mercredi opposé à l'idée de déployer l'armée dans les grandes villes des Etats-Unis pour juguler le vaste mouvement de protestation qui s'exprime contre le racisme et les brutalités policières.

Ces déclarations de Mark Esper, le chef du Pentagone, sont intervenues alors que le pays se préparait à une nouvelle journée de contestation, après une semaine de manifestations pacifiques mais aussi de troubles, notamment nocturnes, les foules continuant à braver les couvre-feux.

La nuit de mardi à mercredi a toutefois été plus calme, avec seulement des actes de pillages localisés succédant à une journée de grandes marches pacifiques.

Lundi, alors que la situation dégénérait en émeutes dans de nombreuses villes, le président Trump avait menacé de déployer les troupes "pour régler rapidement le problème", des propos immédiatement dénoncés par l'opposition, qui y avait vu une dérive autocratique.  

"Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", qui permettrait au milliardaire républicain de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non des réservistes de la Garde nationale comme c'est actuellement le cas, a déclaré M. Esper mercredi.

A Washington, le couvre-feu a été reconduit à partir de 23H00, contre 19H00 les deux jours précédents, les autorités expliquant s'attendre à des rassemblements pacifiques. Un important dispositif policier a cependant été déployé au petit matin pour boucler l'accès à la Maison Blanche.

La veille, des milliers de manifestants avaient protesté, dans le calme, contre la mort de George Floyd, un Noir américain tué par un policier lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis, et plus largement contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis.

"No justice, no peace" ('Pas de paix sans justice') ou "Hands up! Don't shoot!" ('Mains en l'air! Ne tirez pas!"), scandaient les manifestants, plutôt jeunes et toutes origines confondues.

- "Inspections" -

Beaucoup d'entre eux sont restés après le couvre-feu alors que la situation était beaucoup plus calme que les deux derniers jours; notamment lundi soir quand les abords de la Maison Blanche ont été évacués manu militari pour permettre à Donald Trump de sortir dans la rue et poser avec un exemplaire de la Bible devant la petite église qui fait face au centre du pouvoir exécutif américain. 

Le président a semblé vouloir faire acte de bravoure après les informations de presse selon lesquelles il avait été hâtivement mis à l'abri vendredi soir par le Secret Service dans un bunker sécurisé lors d'une manifestation devant sa résidence officielle.

"C'était une fausse information", a-t-il assuré mercredi matin, expliquant avoir en effet été escorté dans le bunker, mais au cours de la journée, donc avant les manifestations, pour des "inspections".

A New York, où le couvre-feu a été prolongé jusqu'à dimanche, la situation était également plus calme mardi soir, après des images de violence qui ont fait le tour du monde en tout début de semaine. 

Dans le quartier de Brooklyn, plusieurs centaines de personnes ont bravé les ordres intimant de rester à la maison. 

Aaron, un étudiant de 20 ans, a expliqué à l'AFP être contre cette mesure. "Pour eux, il ne faut surtout pas que les gens manifestent contre le meurtre d'un gars sur le cou de qui on a mis un genou pendant huit minutes", a-t-il dit, en référence à la mort de George Floyd.  

Au total, la police a procédé ces derniers jours à plus de 9.000 arrestations dans tout le pays, selon une estimation reprise par les médias américains. Pour des actes de violences, des dégradations ou pour non-respect du couvre-feu.

A Minneapolis, épicentre des manifestations, la situation se calmait progressivement après de lourdes tensions.

AJ Channer, chanteur du groupe Fire from the Gods, a expliqué à l'AFP pourquoi il manifestait.

"Ma guerre n'est pas contre la police, ma guerre est contre le système qui permet cette police", a-t-il dit. 

"Cette immunité que la police semble avoir" alors que "vous êtes toujours un être humain, vous êtes toujours un Américain et vous devriez donc être poursuivi dans la pleine force de la loi".

Derek Chauvin, le policier qui a tué George Floyd lors de son interpellation, a été arrêté et inculpé d'homicide involontaire. Les trois autres agents qui l'ont laissé faire ont été renvoyés de la police, mais ne sont pour l'instant pas poursuivis par la justice.

(03/06/2020 19:01)

Avdullah Hoti: Premier ministre kosovar qui sort de l'ombre

Après une décennie passée dans l'ombre de son mentor, Avdullah Hoti, professeur d'économie de centre-droit, est devenu mercredi le Premier ministre du Kosovo,  secoué depuis des mois par une crise politique.

L'universitaire de 44 ans accède au pouvoir après que la LDK, sa formation de centre-droit, eut contribué à faire chuter le gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre Albin Kurti, dont elle faisait elle-même partie.

La LDK et Vetevendosje, le parti nationaliste de gauche d'Albin Kurti, avaient forgé leur alliance initiale après avoir remporté les législatives d'octobre. Ce scrutin avait consacré la défaite historique des anciens combattants qui avaient dominé la vie politique depuis l'indépendance proclamée en 2008.

Cette alliance de la carpe et du lapin avait cependant volé en éclats fin mars, du fait en partie de l'intransigeance d'Albin Kurti sur la question des échanges économiques avec la Serbie et son refus de se soumettre à d'intenses pressions des Etats-Unis, principal soutien du Kosovo.

Albin Kurti réclamait la tenue d'élections anticipées, mais la Cour constitutionnelle a jugé qu'un nouveau gouvernement pouvait être formé sans passer par la case scrutin.

"Il est temps de s'unir pour l'avenir du pays et de nos citoyens", avait écrit Avdullah Hoti sur sa page Facebook après l'arrêt de la cour.

"Avec nos amis stratégiques, les États-Unis et l'Union européenne, nous travaillerons avec ardeur pour réaliser nos aspirations à l'intégration euro-atlantique".

-"l'ombre de Mustafa"-

Professeur d'économie à l'université de Pristina, Avdullah Hoti marche depuis longtemps dans les pas d'Isa Mustafa, puissant patron de la LDK, l'un des partis les plus anciens de la jeune démocratie kosovare.

Quand le second était maire de Pristina, le premier lui servait de conseiller puis d'adjoint.

Tandis qu'Isa Mustafa gravissait les marches du pouvoir jusqu'à devenir Premier ministre en 2014, Avdullah Hoti était encore présent et devenait ministre des Finances.

Cette proximité lui vaut d'être qualifié "d'ombre de Mustafa" par la presse locale. 

Malgré ses airs d'intellectuel à la voix calme et apaisante, Avdullah Hoti n'a pas fait mystère de sa volonté de prendre à bras le corps les problèmes les plus sensibles du pays, à commencer par le dialogue avec la Serbie, l'ancien ennemi de la guerre d'indépendance de 1998-99.

Il a également promis de s'attaquer à la corruption, au crime organisé et à la pauvreté rampante au Kosovo, l'un des pays les moins développés d'Europe.

La LDK est cependant critiquée par certains pour s'être alliée, après la rupture avec Kurti, à des partis de la vieille garde dont les électeurs avaient voulu se débarrasser aux législatives d'octobre.

La nouvelle coalition gouvernementale inclut le parti dirigé par l'ancien Premier ministre Ramush Haradinaj, un ancien guérilléro.

Europhile convaincu, le nouveau Premier ministre insiste sur la nécessité d'offrir des perspectives à une jeunesse qui n'aspire qu'à rejoindre l'Union européenne.

Dans ce but, il a réclamé à Bruxelles davantage d'intégration économique et politique, demandant aussi à l'UE de s'engager davantage derrière le Kosovo, où les habitants sont frustrés de devoir toujours quémander des visas pour aller dans la zone Schengen.

Avdullah Hoti: Premier ministre kosovar qui sort de l'ombre

Après une décennie passée dans l'ombre de son mentor, Avdullah Hoti, professeur d'économie de centre-droit, est devenu mercredi le Premier ministre du Kosovo,  secoué depuis des mois par une crise politique.

L'universitaire de 44 ans accède au pouvoir après que la LDK, sa formation de centre-droit, eut contribué à faire chuter le gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre Albin Kurti, dont elle faisait elle-même partie.

La LDK et Vetevendosje, le parti nationaliste de gauche d'Albin Kurti, avaient forgé leur alliance initiale après avoir remporté les législatives d'octobre. Ce scrutin avait consacré la défaite historique des anciens combattants qui avaient dominé la vie politique depuis l'indépendance proclamée en 2008.

Cette alliance de la carpe et du lapin avait cependant volé en éclats fin mars, du fait en partie de l'intransigeance d'Albin Kurti sur la question des échanges économiques avec la Serbie et son refus de se soumettre à d'intenses pressions des Etats-Unis, principal soutien du Kosovo.

Albin Kurti réclamait la tenue d'élections anticipées, mais la Cour constitutionnelle a jugé qu'un nouveau gouvernement pouvait être formé sans passer par la case scrutin.

"Il est temps de s'unir pour l'avenir du pays et de nos citoyens", avait écrit Avdullah Hoti sur sa page Facebook après l'arrêt de la cour.

"Avec nos amis stratégiques, les États-Unis et l'Union européenne, nous travaillerons avec ardeur pour réaliser nos aspirations à l'intégration euro-atlantique".

-"l'ombre de Mustafa"-

Professeur d'économie à l'université de Pristina, Avdullah Hoti marche depuis longtemps dans les pas d'Isa Mustafa, puissant patron de la LDK, l'un des partis les plus anciens de la jeune démocratie kosovare.

Quand le second était maire de Pristina, le premier lui servait de conseiller puis d'adjoint.

Tandis qu'Isa Mustafa gravissait les marches du pouvoir jusqu'à devenir Premier ministre en 2014, Avdullah Hoti était encore présent et devenait ministre des Finances.

Cette proximité lui vaut d'être qualifié "d'ombre de Mustafa" par la presse locale. 

Malgré ses airs d'intellectuel à la voix calme et apaisante, Avdullah Hoti n'a pas fait mystère de sa volonté de prendre à bras le corps les problèmes les plus sensibles du pays, à commencer par le dialogue avec la Serbie, l'ancien ennemi de la guerre d'indépendance de 1998-99.

Il a également promis de s'attaquer à la corruption, au crime organisé et à la pauvreté rampante au Kosovo, l'un des pays les moins développés d'Europe.

La LDK est cependant critiquée par certains pour s'être alliée, après la rupture avec Kurti, à des partis de la vieille garde dont les électeurs avaient voulu se débarrasser aux législatives d'octobre.

La nouvelle coalition gouvernementale inclut le parti dirigé par l'ancien Premier ministre Ramush Haradinaj, un ancien guérilléro.

Europhile convaincu, le nouveau Premier ministre insiste sur la nécessité d'offrir des perspectives à une jeunesse qui n'aspire qu'à rejoindre l'Union européenne.

Dans ce but, il a réclamé à Bruxelles davantage d'intégration économique et politique, demandant aussi à l'UE de s'engager davantage derrière le Kosovo, où les habitants sont frustrés de devoir toujours quémander des visas pour aller dans la zone Schengen.

(03/06/2020 16:35)

02/06/2020 16:18