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Elections fatidiques pour le Brexit au Royaume-Uni

Le Brexit avec Boris Johnson ou un second référendum avec Jeremy Corbyn? Les Britanniques sont appelés aux urnes jeudi pour des législatives anticipées fatidiques pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et l'avenir du pays pour des décennies. 

Les bureaux de vote ouvriront de 07H00 à 22H00 (locale et GMT) dans un pays embourbé dans le Brexit depuis son vote à 52% lors du référendum de 2016. 

C'est justement pour sortir de l'impasse que le Premier ministre conservateur a voulu ces législatives, les troisièmes en quatre ans. Il espère obtenir la majorité absolue qui lui faisait défaut pour tourner la page de cette saga profondément clivante au Royaume-Uni. 

Mais si les tories ont toujours dominé leurs rivaux travaillistes dans les sondages, le scrutin s'annonce serré au vu des dernières enquêtes d'opinion. 

Et les averses attendues jeudi, voire la neige dans le nord, pourraient décourager plus d'un électeur de se déplacer pour désigner les 650 députés de la Chambres des communes lors de scrutins uninominaux à un tour (est élu le candidat arrivant en tête dans sa circonscription).

Un sondage sortie des urnes sera publié à la fermeture des bureaux. Les résultats sont attendus dès 23H00. 

- A Noël, Brexit et dinde -

"Réalisons le Brexit!" Boris Johnson, 55 ans, l'a répété comme un mantra tout au long d'une campagne sans relief. 

"Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé - ce que vous nous avez ordonné de faire - il y a trois ans et demi", a promis l'ex-maire de Londres qui, malgré ses gaffes à répétition, a réalisé l'ambition d'une vie en prenant la tête de l'exécutif en juillet. 

"Imaginez comme il sera merveilleux de s'attabler autour de la dinde de Noël, le Brexit réglé", a-t-il poursuivi dans un clin d'oeil aux électeurs favorables au "leave".

Outre l'unification du pays, il s'agit d'enfin pouvoir s'atteler aux "priorités" des gens, comme la santé et la sécurité, a affirmé le dirigeant, accusé de récupération politique après l'attentat meurtrier de London Bridge fin novembre. 

En cas de victoire, Boris Johnson veut soumettre l'accord de divorce qu'il a négocié avec Bruxelles au Parlement avant Noël avec l'objectif de pouvoir mettre le Brexit en oeuvre le 31 janvier, date à laquelle il est désormais prévu après trois reports. 

"L'accord est prêt. Mettez-le juste dans le four", a-t-il régulièrement plaisanté, n'hésitant pas à pulvériser au bulldozer un faux mur symbolisant "l'impasse" du Brexit.  

Mais au dernier jour de la campagne, l'opposition a une fois de plus dénoncé ses mensonges, son affirmation de pouvoir boucler un accord commercial post-Brexit en moins d'un an avec l'UE étant jugée irréaliste à Bruxelles, selon la presse. 

- "Vrai changement" -

Plus sobre, Jeremy Corbyn, vétéran de l'aile gauche du Parti travailliste, n'en a pas moins promis un "vrai changement" après presque une décennie de pouvoir conservateur, lors d'un dernier meeting mercredi soir à Londres. 

Nationalisations et investissements massifs dominent son programme, surtout dans le service public de santé (NHS), affaibli par des années d'austérité. 

Misant à bloc sur cet autre grand sujet de préoccupation des électeurs, le chef du Labour n'a eu de cesse d'accuser les conservateurs de vouloir brader aux Américains, après le Brexit, cette institution gratuite et chérie des Britanniques.

"Le choix auquel vous êtes confrontés, vous le peuple de ce pays, est véritablement historique", a-t-il lancé, clôturant une campagne où il a traîné comme un boulet des accusations d'inaction face à l'antisémitisme au sein de sa formation.

Sur le Brexit, le septuagénaire a en revanche choisi d'entretenir l'ambiguïté. Il promet, s'il accède au pouvoir, de négocier un nouvel accord de divorce plus favorable aux droits des travailleurs, qu'il soumettrait à un référendum avec comme alternative le maintien dans l'UE. Lui-même resterait "neutre".

Le dernier sondage publié mardi par YouGov donne les conservateurs en tête des intentions de vote avec une majorité absolue de 339 sièges. Mais la marge d'erreur, l'impact d'un éventuel vote utile et la récente remontée du Labour peuvent encore conduire à un Parlement sans majorité, comme en 2017. 

"L'électorat est (...) plus volatil que jamais", constate Chris Curtis, directeur de la recherche politique de YouGov, interrogé par l'AFP.  

Le score des tories dépendra notamment, selon lui, de leur capacité à séduire les électeurs des circonscriptions traditionnellement travaillistes dans le centre et le nord de l'Angleterre, mais très favorables au "leave".

Sur les flancs des conservateurs et des travaillistes, les plus petits partis comme les libéraux-démocrates ou les nationalistes écossais du SNP pourraient grappiller quelques sièges, insuffisant pour faire dérailler les poids lourds. 

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Elections fatidiques pour le Brexit au Royaume-Uni

Le Brexit avec Boris Johnson ou un second référendum avec Jeremy Corbyn? Les Britanniques sont appelés aux urnes jeudi pour des législatives anticipées fatidiques pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et l'avenir du pays pour des décennies. 

Les bureaux de vote ouvriront de 07H00 à 22H00 (locale et GMT) dans un pays embourbé dans le Brexit depuis son vote à 52% lors du référendum de 2016. 

C'est justement pour sortir de l'impasse que le Premier ministre conservateur a voulu ces législatives, les troisièmes en quatre ans. Il espère obtenir la majorité absolue qui lui faisait défaut pour tourner la page de cette saga profondément clivante au Royaume-Uni. 

Mais si les tories ont toujours dominé leurs rivaux travaillistes dans les sondages, le scrutin s'annonce serré au vu des dernières enquêtes d'opinion. 

Et les averses attendues jeudi, voire la neige dans le nord, pourraient décourager plus d'un électeur de se déplacer pour désigner les 650 députés de la Chambres des communes lors de scrutins uninominaux à un tour (est élu le candidat arrivant en tête dans sa circonscription).

Un sondage sortie des urnes sera publié à la fermeture des bureaux. Les résultats sont attendus dès 23H00. 

- A Noël, Brexit et dinde -

"Réalisons le Brexit!" Boris Johnson, 55 ans, l'a répété comme un mantra tout au long d'une campagne sans relief. 

"Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé - ce que vous nous avez ordonné de faire - il y a trois ans et demi", a promis l'ex-maire de Londres qui, malgré ses gaffes à répétition, a réalisé l'ambition d'une vie en prenant la tête de l'exécutif en juillet. 

"Imaginez comme il sera merveilleux de s'attabler autour de la dinde de Noël, le Brexit réglé", a-t-il poursuivi dans un clin d'oeil aux électeurs favorables au "leave".

Outre l'unification du pays, il s'agit d'enfin pouvoir s'atteler aux "priorités" des gens, comme la santé et la sécurité, a affirmé le dirigeant, accusé de récupération politique après l'attentat meurtrier de London Bridge fin novembre. 

En cas de victoire, Boris Johnson veut soumettre l'accord de divorce qu'il a négocié avec Bruxelles au Parlement avant Noël avec l'objectif de pouvoir mettre le Brexit en oeuvre le 31 janvier, date à laquelle il est désormais prévu après trois reports. 

"L'accord est prêt. Mettez-le juste dans le four", a-t-il régulièrement plaisanté, n'hésitant pas à pulvériser au bulldozer un faux mur symbolisant "l'impasse" du Brexit.  

Mais au dernier jour de la campagne, l'opposition a une fois de plus dénoncé ses mensonges, son affirmation de pouvoir boucler un accord commercial post-Brexit en moins d'un an avec l'UE étant jugée irréaliste à Bruxelles, selon la presse. 

- "Vrai changement" -

Plus sobre, Jeremy Corbyn, vétéran de l'aile gauche du Parti travailliste, n'en a pas moins promis un "vrai changement" après presque une décennie de pouvoir conservateur, lors d'un dernier meeting mercredi soir à Londres. 

Nationalisations et investissements massifs dominent son programme, surtout dans le service public de santé (NHS), affaibli par des années d'austérité. 

Misant à bloc sur cet autre grand sujet de préoccupation des électeurs, le chef du Labour n'a eu de cesse d'accuser les conservateurs de vouloir brader aux Américains, après le Brexit, cette institution gratuite et chérie des Britanniques.

"Le choix auquel vous êtes confrontés, vous le peuple de ce pays, est véritablement historique", a-t-il lancé, clôturant une campagne où il a traîné comme un boulet des accusations d'inaction face à l'antisémitisme au sein de sa formation.

Sur le Brexit, le septuagénaire a en revanche choisi d'entretenir l'ambiguïté. Il promet, s'il accède au pouvoir, de négocier un nouvel accord de divorce plus favorable aux droits des travailleurs, qu'il soumettrait à un référendum avec comme alternative le maintien dans l'UE. Lui-même resterait "neutre".

Le dernier sondage publié mardi par YouGov donne les conservateurs en tête des intentions de vote avec une majorité absolue de 339 sièges. Mais la marge d'erreur, l'impact d'un éventuel vote utile et la récente remontée du Labour peuvent encore conduire à un Parlement sans majorité, comme en 2017. 

"L'électorat est (...) plus volatil que jamais", constate Chris Curtis, directeur de la recherche politique de YouGov, interrogé par l'AFP.  

Le score des tories dépendra notamment, selon lui, de leur capacité à séduire les électeurs des circonscriptions traditionnellement travaillistes dans le centre et le nord de l'Angleterre, mais très favorables au "leave".

Sur les flancs des conservateurs et des travaillistes, les plus petits partis comme les libéraux-démocrates ou les nationalistes écossais du SNP pourraient grappiller quelques sièges, insuffisant pour faire dérailler les poids lourds. 

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(12/12/2019 06:01)

Irréconciliables, républicains et démocrates débattent de la destitution de Trump

Donald Trump, "dictateur" en devenir ou président qui honore ses promesses: démocrates et républicains sont restés campés sur leurs visions diamétralement opposées mercredi soir au Congrès américain, lors d'une étape décisive de la procédure de destitution qui mènera certainement à sa mise en accusation historique.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, s'est réunie mercredi soir pour débattre des deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump dans l'affaire ukrainienne: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Deux mois d'enquête parlementaire et de longues heures de débats juridiques n'y ont rien fait: parmi la quarantaine de parlementaires siégeant à la commission, républicains et démocrates restent retranchés derrière la ligne de leurs partis.

Pour les démocrates, Donald Trump a abusé de ses pouvoirs en demandant, cet été, à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020. Il a fait pression sur Kiev, accusent-ils, en suspendant à la même époque une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit armé avec la Russie.

Les républicains, eux, font écho au président qui nie toute pression sur l'Ukraine. Ils accusent les démocrates de chercher, avec cette procédure "bidon", à se débarrasser d'un président qu'ils ne peuvent pas battre dans les urnes.

Donald Trump "a placé son propre intérêt au-dessus de notre sécurité, au-dessus de notre système d'élections libres et justes", a dénoncé le chef démocrate de la commission, Jerry Nadler. 

"Si le président peut abuser de ses pouvoirs puis bloquer les demandes d'information du Congrès, alors le Congrès ne peut pas accomplir sa fonction de contrepoids face à l'exécutif... et le président devient un dictateur", a-t-il poursuivi, en référence au refus de la Maison Blanche de coopérer avec l'enquête.

"Les démocrates n'ont jamais accepté" la victoire surprise du milliardaire en 2016, a réagi un élu républicain, Jim Jordan. "Ils ne peuvent pas supporter le fait que le président (...) fasse ce qu'il avait promis de faire".

La commission devrait approuver les chefs d'accusation lors d'un vote au terme de ce débat, probablement jeudi.

Puis la Chambre devra voter en séance plénière sur son acte d'accusation, sans doute dès le début de semaine prochaine. 

Compte tenu de sa majorité démocrate, Donald Trump devrait devenir le troisième président de l'histoire des Etats-Unis mis en accusation au Congrès.

Mais il ne sera vraisemblablement pas destitué ensuite par le Sénat, seul habilité à le juger, car il est contrôlé par les républicains qui font bloc autour du milliardaire.

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Irréconciliables, républicains et démocrates débattent de la destitution de Trump

Donald Trump, "dictateur" en devenir ou président qui honore ses promesses: démocrates et républicains sont restés campés sur leurs visions diamétralement opposées mercredi soir au Congrès américain, lors d'une étape décisive de la procédure de destitution qui mènera certainement à sa mise en accusation historique.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, s'est réunie mercredi soir pour débattre des deux chefs d'accusation retenus contre Donald Trump dans l'affaire ukrainienne: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Deux mois d'enquête parlementaire et de longues heures de débats juridiques n'y ont rien fait: parmi la quarantaine de parlementaires siégeant à la commission, républicains et démocrates restent retranchés derrière la ligne de leurs partis.

Pour les démocrates, Donald Trump a abusé de ses pouvoirs en demandant, cet été, à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020. Il a fait pression sur Kiev, accusent-ils, en suspendant à la même époque une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit armé avec la Russie.

Les républicains, eux, font écho au président qui nie toute pression sur l'Ukraine. Ils accusent les démocrates de chercher, avec cette procédure "bidon", à se débarrasser d'un président qu'ils ne peuvent pas battre dans les urnes.

Donald Trump "a placé son propre intérêt au-dessus de notre sécurité, au-dessus de notre système d'élections libres et justes", a dénoncé le chef démocrate de la commission, Jerry Nadler. 

"Si le président peut abuser de ses pouvoirs puis bloquer les demandes d'information du Congrès, alors le Congrès ne peut pas accomplir sa fonction de contrepoids face à l'exécutif... et le président devient un dictateur", a-t-il poursuivi, en référence au refus de la Maison Blanche de coopérer avec l'enquête.

"Les démocrates n'ont jamais accepté" la victoire surprise du milliardaire en 2016, a réagi un élu républicain, Jim Jordan. "Ils ne peuvent pas supporter le fait que le président (...) fasse ce qu'il avait promis de faire".

La commission devrait approuver les chefs d'accusation lors d'un vote au terme de ce débat, probablement jeudi.

Puis la Chambre devra voter en séance plénière sur son acte d'accusation, sans doute dès le début de semaine prochaine. 

Compte tenu de sa majorité démocrate, Donald Trump devrait devenir le troisième président de l'histoire des Etats-Unis mis en accusation au Congrès.

Mais il ne sera vraisemblablement pas destitué ensuite par le Sénat, seul habilité à le juger, car il est contrôlé par les républicains qui font bloc autour du milliardaire.

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(12/12/2019 05:56)

L'armée du Niger frappée par l'attaque jihadiste la plus meurtrière dans le pays

L'armée nigérienne a subi mardi ses plus lourdes pertes depuis qu'elle est confrontée au défi jihadiste lors de l'attaque du camp d'Inates, dans l'Ouest, qui a fait 71 morts et entraîné le report d'un sommet entre la France et les pays du Sahel.

"Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 71 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés", selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.

"Les combats", qui ont duré trois heures, ont été "d'une rare violence combinant des tirs d'artillerie et l'emploi de véhicules kamikazes par l'ennemi", a ajouté le ministère, estimant le nombre de "terroristes lourdement armés" à "plusieurs centaines".

Un précédent bilan de source sécuritaire faisait état de plus de 60 morts, précisant que "les terroristes ont pilonné le camp à l'aide d'obus", et que beaucoup de victimes étaient décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant.

En accord avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, le président français Emmanuel Macron a annoncé le report au "début de l'année 2020" d'un sommet avec les dirigeants des cinq pays du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) initialement prévu le 16 décembre.

Ce sommet doit avoir lieu à Pau, ville du sud-ouest de la France où étaient basés la majorité des 13 soldats français décédés le 25 novembre dans un accident d'hélicoptères au Mali.

M. Macron avait annoncé le 4 décembre qu'il avait convié les présidents sahéliens à cette réunion pour qu'ils "clarifient" leur position sur la présence militaire française au Sahel, de plus en plus contestée par leurs opinions publiques.

Il avait souligné qu'il attendait d'eux qu'ils "assument" publiquement le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des "visées néocoloniales". 

Faute de quoi, avait-il indiqué, il en tirerait toutes les conséquences. L'Elysée a précisé mercredi que toutes les options étaient sur la table, y compris un retrait des 4.500 hommes des troupes française de la force Barkhane, qui depuis quatre ans luttent contre les groupes jihadistes au Sahel.

Une partie de l'opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères. En novembre, l'état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.

- Contrebande et trafics -

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a interrompu sa participation à une conférence internationale en Egypte pour rentrer à Niamey, où il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a tweeté la présidence.

L'attaque d'Inates est la plus meurtrière depuis le début de l'offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c'est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina –, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.

Le Mali a notamment été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.

Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de Koutougou, également près de la frontière malienne.

Inates se situe près de la frontière avec le Mali, au coeur d'une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire avait déjà été la cible le 1er juillet d'une attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique, dans laquelle 18 soldats nigériens avaient péri.

Mardi, le conseil des ministres nigérien avait prorogé pour une période de trois mois l'état d'urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques jihadistes.

Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d'ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.

Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.

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L'armée du Niger frappée par l'attaque jihadiste la plus meurtrière dans le pays

L'armée nigérienne a subi mardi ses plus lourdes pertes depuis qu'elle est confrontée au défi jihadiste lors de l'attaque du camp d'Inates, dans l'Ouest, qui a fait 71 morts et entraîné le report d'un sommet entre la France et les pays du Sahel.

"Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 71 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés", selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.

"Les combats", qui ont duré trois heures, ont été "d'une rare violence combinant des tirs d'artillerie et l'emploi de véhicules kamikazes par l'ennemi", a ajouté le ministère, estimant le nombre de "terroristes lourdement armés" à "plusieurs centaines".

Un précédent bilan de source sécuritaire faisait état de plus de 60 morts, précisant que "les terroristes ont pilonné le camp à l'aide d'obus", et que beaucoup de victimes étaient décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant.

En accord avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, le président français Emmanuel Macron a annoncé le report au "début de l'année 2020" d'un sommet avec les dirigeants des cinq pays du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) initialement prévu le 16 décembre.

Ce sommet doit avoir lieu à Pau, ville du sud-ouest de la France où étaient basés la majorité des 13 soldats français décédés le 25 novembre dans un accident d'hélicoptères au Mali.

M. Macron avait annoncé le 4 décembre qu'il avait convié les présidents sahéliens à cette réunion pour qu'ils "clarifient" leur position sur la présence militaire française au Sahel, de plus en plus contestée par leurs opinions publiques.

Il avait souligné qu'il attendait d'eux qu'ils "assument" publiquement le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des "visées néocoloniales". 

Faute de quoi, avait-il indiqué, il en tirerait toutes les conséquences. L'Elysée a précisé mercredi que toutes les options étaient sur la table, y compris un retrait des 4.500 hommes des troupes française de la force Barkhane, qui depuis quatre ans luttent contre les groupes jihadistes au Sahel.

Une partie de l'opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères. En novembre, l'état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.

- Contrebande et trafics -

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a interrompu sa participation à une conférence internationale en Egypte pour rentrer à Niamey, où il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a tweeté la présidence.

L'attaque d'Inates est la plus meurtrière depuis le début de l'offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c'est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina –, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.

Le Mali a notamment été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.

Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de Koutougou, également près de la frontière malienne.

Inates se situe près de la frontière avec le Mali, au coeur d'une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire avait déjà été la cible le 1er juillet d'une attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique, dans laquelle 18 soldats nigériens avaient péri.

Mardi, le conseil des ministres nigérien avait prorogé pour une période de trois mois l'état d'urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques jihadistes.

Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d'ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.

Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.

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(12/12/2019 04:10)

COP25: de jeunes militants expulsés après avoir réclamé plus d'actions pour le climat

"Où sont les leaders?" De Greta Thunberg qui parle de "tromperie" à Greenpeace "en colère", les appels se sont multipliés mercredi à Madrid pour éviter un échec cinglant des négociations à la COP25, où de jeunes militants se sont fait expulser après avoir exprimé bruyamment leur frustration.

Des dizaines de jeunes activistes et de militants ont organisé une manifestation surprise devant la salle où des délégations du monde entier sont réunies en plénière. Frappant sur des tasses métalliques, scandant "Justice climatique maintenant" et "Honte, honte, honte", ils voulaient lancer "un message aux riches pays industrialisés" et aux "entreprises polluantes", selon un communiqué.

Ils se sont faits expulser hors du centre de conférence par les services de sécurité. Près de 300 personnes se sont vues retirer leur badge d'accès à cette 25e Conférence climat de l'ONU, selon des associations.

Des manifestants ont été repoussés à l'extérieur du bâtiment. Jennifer Morgan, directrice générale de l'ONG Greenpeace, qui les a accompagnés "par solidarité", n'a pas pu rentrer ensuite, a-t-elle raconté à l'AFP.

"Les observateurs jouent un rôle incroyablement important" dans les négociations, mais "si nous ne sommes pas à l'intérieur, nous ne pouvons pas le faire", a-t-elle déploré. Elle en a appelé au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a plusieurs fois salué le rôle d'aiguillon de la jeunesse.

Plus tôt, cette habituée des négociations climat avait laissé éclater sa colère à la tribune, tout comme la jeune militante suédoise Greta Thunberg.

"Une poignée de pays riches a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de tant de pourcents, d'ici telle ou telle année, ou d'atteindre la neutralité climatique en tant d'années", a déclaré Greta Thunberg, désignée "personnalité de l'année" par le magazine Time.

"Cela semble impressionnant au premier abord, mais même si les intentions sont bonnes, ce n'est pas du leadership, ce n'est pas montrer la voie, c'est une tromperie", a accusé l'adolescente, relevant que des pans entiers d'activité sont exclus des engagements des Etats.

L'accord de Paris de 2015, dont l'objectif est de contenir le réchauffement sous les 2°C, ne couvre pas les émissions des secteurs aériens et maritimes internationaux. Et les marchés carbone, dont des règles sont en cours de négociation, permettent aux Etats de compenser leurs émissions.

"Je participe à ces COP depuis 25 ans et je n'ai jamais vu une telle fracture entre ce qui se passe entre ces murs et ce qui se passe dehors", a dit Jennifer Morgan. "Les solutions sont juste sous nos yeux. Mais où sont les champions? Où sont les leaders?", a-t-elle lancé sous les applaudissements.

- Manque d'ambition -

"Nous vivons des jours sombres (...). Le coeur de l'accord de Paris bat toujours, mais à peine", a poursuivi Jennifer Morgan.

Les engagements actuels des Etats, s'ils étaient respectés, conduiraient à une hausse du mercure d'au moins 3°C. Les quelque 200 Etats signataires de l'accord de Paris réunis à Madrid sont sous pression pour faire plus et plus vite.

Mais à quatre jours de la fin de la réunion, les signes d'ambition sont faibles. Les négociations techniques des premiers jours n'ont pas vraiment permis d'avancer, certains points de désaccord étant repoussés à plus tard, selon des observateurs. 

Pour les jeunes de "Fridays for future", le mouvement de Greta Thunberg, l'éviction des manifestants de l'enceinte de la COP25 marque déjà "l'échec des négociations". 

Plutôt que d'agir ainsi, "l'ONU devrait travailler à arriver à un résultat fort à Madrid qui réponde aux attentes des jeunes d'avoir un monde sûr", a réagi Julius Mbatia, un jeune participant kényan de 25 ans.

"Des pays arrivent à trouver des façons habiles pour éviter d'engager de vraies actions", a dénoncé Greta Thunberg, qui a inspiré des millions de jeunes et de moins jeunes à travers le monde, évoquant aussi leur "refus de payer" pour aider les pays déjà frappés par les catastrophes climatiques.

Si les négociations débouchent sur "un résultat faible", "cela enverra un signal terrible au monde", a confirmé Alden Meyer, de l'Union for Concerned Scientists, observateur de longue date des négociations climatiques, lors d'une conférence de presse.

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COP25: de jeunes militants expulsés après avoir réclamé plus d'actions pour le climat

"Où sont les leaders?" De Greta Thunberg qui parle de "tromperie" à Greenpeace "en colère", les appels se sont multipliés mercredi à Madrid pour éviter un échec cinglant des négociations à la COP25, où de jeunes militants se sont fait expulser après avoir exprimé bruyamment leur frustration.

Des dizaines de jeunes activistes et de militants ont organisé une manifestation surprise devant la salle où des délégations du monde entier sont réunies en plénière. Frappant sur des tasses métalliques, scandant "Justice climatique maintenant" et "Honte, honte, honte", ils voulaient lancer "un message aux riches pays industrialisés" et aux "entreprises polluantes", selon un communiqué.

Ils se sont faits expulser hors du centre de conférence par les services de sécurité. Près de 300 personnes se sont vues retirer leur badge d'accès à cette 25e Conférence climat de l'ONU, selon des associations.

Des manifestants ont été repoussés à l'extérieur du bâtiment. Jennifer Morgan, directrice générale de l'ONG Greenpeace, qui les a accompagnés "par solidarité", n'a pas pu rentrer ensuite, a-t-elle raconté à l'AFP.

"Les observateurs jouent un rôle incroyablement important" dans les négociations, mais "si nous ne sommes pas à l'intérieur, nous ne pouvons pas le faire", a-t-elle déploré. Elle en a appelé au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a plusieurs fois salué le rôle d'aiguillon de la jeunesse.

Plus tôt, cette habituée des négociations climat avait laissé éclater sa colère à la tribune, tout comme la jeune militante suédoise Greta Thunberg.

"Une poignée de pays riches a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de tant de pourcents, d'ici telle ou telle année, ou d'atteindre la neutralité climatique en tant d'années", a déclaré Greta Thunberg, désignée "personnalité de l'année" par le magazine Time.

"Cela semble impressionnant au premier abord, mais même si les intentions sont bonnes, ce n'est pas du leadership, ce n'est pas montrer la voie, c'est une tromperie", a accusé l'adolescente, relevant que des pans entiers d'activité sont exclus des engagements des Etats.

L'accord de Paris de 2015, dont l'objectif est de contenir le réchauffement sous les 2°C, ne couvre pas les émissions des secteurs aériens et maritimes internationaux. Et les marchés carbone, dont des règles sont en cours de négociation, permettent aux Etats de compenser leurs émissions.

"Je participe à ces COP depuis 25 ans et je n'ai jamais vu une telle fracture entre ce qui se passe entre ces murs et ce qui se passe dehors", a dit Jennifer Morgan. "Les solutions sont juste sous nos yeux. Mais où sont les champions? Où sont les leaders?", a-t-elle lancé sous les applaudissements.

- Manque d'ambition -

"Nous vivons des jours sombres (...). Le coeur de l'accord de Paris bat toujours, mais à peine", a poursuivi Jennifer Morgan.

Les engagements actuels des Etats, s'ils étaient respectés, conduiraient à une hausse du mercure d'au moins 3°C. Les quelque 200 Etats signataires de l'accord de Paris réunis à Madrid sont sous pression pour faire plus et plus vite.

Mais à quatre jours de la fin de la réunion, les signes d'ambition sont faibles. Les négociations techniques des premiers jours n'ont pas vraiment permis d'avancer, certains points de désaccord étant repoussés à plus tard, selon des observateurs. 

Pour les jeunes de "Fridays for future", le mouvement de Greta Thunberg, l'éviction des manifestants de l'enceinte de la COP25 marque déjà "l'échec des négociations". 

Plutôt que d'agir ainsi, "l'ONU devrait travailler à arriver à un résultat fort à Madrid qui réponde aux attentes des jeunes d'avoir un monde sûr", a réagi Julius Mbatia, un jeune participant kényan de 25 ans.

"Des pays arrivent à trouver des façons habiles pour éviter d'engager de vraies actions", a dénoncé Greta Thunberg, qui a inspiré des millions de jeunes et de moins jeunes à travers le monde, évoquant aussi leur "refus de payer" pour aider les pays déjà frappés par les catastrophes climatiques.

Si les négociations débouchent sur "un résultat faible", "cela enverra un signal terrible au monde", a confirmé Alden Meyer, de l'Union for Concerned Scientists, observateur de longue date des négociations climatiques, lors d'une conférence de presse.

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(11/12/2019 22:26)

Nouvelle-Zélande: le volcan encore trop dangereux pour récupérer les corps

Les craintes d'une nouvelle éruption du volcan de White Island, qui aurait tué 17 personnes selon un nouveau décompte, ont conduit les autorités à renoncer à l'envoi de secouristes afin de récupérer les corps de neuf personnes.

L'éruption de lundi sur cette île très touristique au nord de la Nouvelle-Zélande a fait huit morts, selon un nouveau bilan officiel, deux victimes ayant succombé à leurs blessures à l'hôpital.

Neuf personnes sont portées disparues, dont sept Australiens et deux Néo-Zélandais, selon un nouveau décompte mercredi de la police qui faisait jusque-là état de huit disparus. 

Leurs corps seraient toujours sur l'île mais les conditions étaient jugées mercredi encore trop dangereuses pour envoyer des secours sur place et permettre aux médecins légistes et aux spécialistes de commencer leur travail d'identification des victimes.

"Chaque jour qui passe avec ces corps non retrouvés est un jour d'angoisse pour les proches (...) mais en ce moment, les scientifiques nous disent que le risque est tout simplement trop élevé", a déclaré Sarah Stuart-Black, directrice de la protection civile. 

Les 22 survivants hospitalisés dans des services de grands brûlés demeurent dans un état critique, selon les autorités de la santé. En vue d'être greffés, quelque 1,2 million de centimètres carrés de peau ont été envoyés par l'Australie et les Etats-Unis.

Au moment de l'éruption, de la vapeur surchauffée a jailli, projetant des cendres et des roches comme des boulets de canon à une vitesse supersonique.

Selon le ministre de la Police, Stuart Nash, les blessures dont souffrent les touristes et les guides sont tellement graves que certaines victimes étaient incapables de s'identifier.

"Il y a un certain nombre de personnes hospitalisées qui ne peuvent pas communiquer, elles souffrent d'importantes brûlures sur la peau mais également au niveau des organes internes", a expliqué mercredi M. Nash.

- "Immense tristesse" -

"Nous travaillons en étroite collaboration avec un certain nombre d'organismes pour nous assurer qu'ils sont bien identifiés", a-t-il précisé. 

Au total, 47 touristes et guides se trouvaient sur l'île au moment de l'éruption, venus d'Australie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Chine, d'Allemagne, de Malaisie et de Nouvelle-Zélande.

L'Australie a indiqué que 13 de ses ressortissants étaient hospitalisés et 11 portés disparus.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé l'envoi de trois avions militaires transportant des équipes médicales spécialisées pour rapatrier certains survivants. 

"C'est un moment d'immense chagrin et de grande tristesse pour toutes les personnes concernées", a-t-il déclaré.

Deux Britanniques figurent également parmi les blessés. La Malaisie a annoncé la mort d'un de ses ressortissants et confirmé mercredi qu'un autre était grièvement blessé.

Le processus destiné à identifier les six personnes décédées a commencé mais la police a indiqué "que cela pourrait prendre du temps".

- "De la folie" -

Des sismologues estiment qu'il y a 40 à 60% de chances qu'une autre éruption se produise sur l'île, à plus des deux-tiers immergée, située à 50 kilomètres des côtes de la baie de l'Abondance (Bay of Plenty). Des gaz toxiques s'échappent toujours du cratère et l'île est couverte d'une épaisse couche de cendres volcaniques.

"Ce serait de la folie pour nous d'envoyer des hommes et des femmes à White Island" alors que les conditions de sécurité pour les secouristes n'y sont pas réunies, a expliqué M. Nash.

Un drone a survolé l'île mercredi pour mesurer les niveaux de gaz toxiques et les données sont en cours d'analyse, selon la police.

Avec une détérioration de la météo attendue jeudi, l'impatience monte pour que soit lancées les opérations de récupération des corps.

Le bateau de croisière Ovation of the Seas de Royal Caribbean, d'où venaient plus d'une trentaine des visiteurs se trouvant sur l'île lors de l'éruption, est reparti tôt mercredi pour Wellington en laissant une équipe pour aider les victimes, après avoir retardé son départ de Tauranga. Il était arrivé de Sydney la semaine dernière pour une croisière de douze jours. 

Le volcan de White Island est le plus actif de l'archipel néo-zélandais, selon l'agence gouvernementale GeoNet.

Quelque 17.000 touristes s'y rendent chaque année, malgré les fréquentes éruptions au cours des 50 dernières années. La plus récente remonte à 2016. Le niveau d'alerte avait été relevé dans les jours précédant l'éruption, soulevant des questions sur l'autorisation de s'y rendre pour des groupes de touristes. 

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Nouvelle-Zélande: le volcan encore trop dangereux pour récupérer les corps

Les craintes d'une nouvelle éruption du volcan de White Island, qui aurait tué 17 personnes selon un nouveau décompte, ont conduit les autorités à renoncer à l'envoi de secouristes afin de récupérer les corps de neuf personnes.

L'éruption de lundi sur cette île très touristique au nord de la Nouvelle-Zélande a fait huit morts, selon un nouveau bilan officiel, deux victimes ayant succombé à leurs blessures à l'hôpital.

Neuf personnes sont portées disparues, dont sept Australiens et deux Néo-Zélandais, selon un nouveau décompte mercredi de la police qui faisait jusque-là état de huit disparus. 

Leurs corps seraient toujours sur l'île mais les conditions étaient jugées mercredi encore trop dangereuses pour envoyer des secours sur place et permettre aux médecins légistes et aux spécialistes de commencer leur travail d'identification des victimes.

"Chaque jour qui passe avec ces corps non retrouvés est un jour d'angoisse pour les proches (...) mais en ce moment, les scientifiques nous disent que le risque est tout simplement trop élevé", a déclaré Sarah Stuart-Black, directrice de la protection civile. 

Les 22 survivants hospitalisés dans des services de grands brûlés demeurent dans un état critique, selon les autorités de la santé. En vue d'être greffés, quelque 1,2 million de centimètres carrés de peau ont été envoyés par l'Australie et les Etats-Unis.

Au moment de l'éruption, de la vapeur surchauffée a jailli, projetant des cendres et des roches comme des boulets de canon à une vitesse supersonique.

Selon le ministre de la Police, Stuart Nash, les blessures dont souffrent les touristes et les guides sont tellement graves que certaines victimes étaient incapables de s'identifier.

"Il y a un certain nombre de personnes hospitalisées qui ne peuvent pas communiquer, elles souffrent d'importantes brûlures sur la peau mais également au niveau des organes internes", a expliqué mercredi M. Nash.

- "Immense tristesse" -

"Nous travaillons en étroite collaboration avec un certain nombre d'organismes pour nous assurer qu'ils sont bien identifiés", a-t-il précisé. 

Au total, 47 touristes et guides se trouvaient sur l'île au moment de l'éruption, venus d'Australie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Chine, d'Allemagne, de Malaisie et de Nouvelle-Zélande.

L'Australie a indiqué que 13 de ses ressortissants étaient hospitalisés et 11 portés disparus.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé l'envoi de trois avions militaires transportant des équipes médicales spécialisées pour rapatrier certains survivants. 

"C'est un moment d'immense chagrin et de grande tristesse pour toutes les personnes concernées", a-t-il déclaré.

Deux Britanniques figurent également parmi les blessés. La Malaisie a annoncé la mort d'un de ses ressortissants et confirmé mercredi qu'un autre était grièvement blessé.

Le processus destiné à identifier les six personnes décédées a commencé mais la police a indiqué "que cela pourrait prendre du temps".

- "De la folie" -

Des sismologues estiment qu'il y a 40 à 60% de chances qu'une autre éruption se produise sur l'île, à plus des deux-tiers immergée, située à 50 kilomètres des côtes de la baie de l'Abondance (Bay of Plenty). Des gaz toxiques s'échappent toujours du cratère et l'île est couverte d'une épaisse couche de cendres volcaniques.

"Ce serait de la folie pour nous d'envoyer des hommes et des femmes à White Island" alors que les conditions de sécurité pour les secouristes n'y sont pas réunies, a expliqué M. Nash.

Un drone a survolé l'île mercredi pour mesurer les niveaux de gaz toxiques et les données sont en cours d'analyse, selon la police.

Avec une détérioration de la météo attendue jeudi, l'impatience monte pour que soit lancées les opérations de récupération des corps.

Le bateau de croisière Ovation of the Seas de Royal Caribbean, d'où venaient plus d'une trentaine des visiteurs se trouvant sur l'île lors de l'éruption, est reparti tôt mercredi pour Wellington en laissant une équipe pour aider les victimes, après avoir retardé son départ de Tauranga. Il était arrivé de Sydney la semaine dernière pour une croisière de douze jours. 

Le volcan de White Island est le plus actif de l'archipel néo-zélandais, selon l'agence gouvernementale GeoNet.

Quelque 17.000 touristes s'y rendent chaque année, malgré les fréquentes éruptions au cours des 50 dernières années. La plus récente remonte à 2016. Le niveau d'alerte avait été relevé dans les jours précédant l'éruption, soulevant des questions sur l'autorisation de s'y rendre pour des groupes de touristes. 

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(11/12/2019 21:36)

Algérie: nouvelle manifestation massive à Alger à la veille de la présidentielle

La police algérienne a violemment dispersé mercredi après-midi dans le centre d'Alger une large manifestation de protestation contre l'élection présidentielle, faisant plusieurs blessés, à moins de 24 heures d'un scrutin massivement rejeté par la rue, selon une journaliste de l'AFP.

Vers 16H40 (15H40 GMT), plus de 200 policiers anti-émeute, armés de boucliers et de matraques, ont chargé près d'un millier de manifestants encore rassemblés devant la Grande Poste, haut lieu de la contestation dans la capitale, survolée par un hélicoptère.

La charge a provoqué un mouvement de foule et au moins huit personnes ont été blessées dans la cohue, dont cinq ont été évacuées sur des brancards ou par ambulance, a constaté la journaliste de l'AFP.

La police a procédé à une trentaine d'arrestations, selon la même source. La foule a été dispersée mais une fois le gros des policiers partis, quelque 300 jeunes sont revenus scander des slogans anti-élections, déclenchant une nouvelle charge et de nouvelles arrestations.

Les forces de l'ordre avaient auparavant durant la journée tenté vainement de repousser les plusieurs milliers de protestataires qui avaient fini par forcer un cordon de police pour se rassembler devant le bâtiment de la Grande Poste, au coeur d'Alger, lieu traditionnel de rassemblement du "Hirak". 

Ce "mouvement" populaire de contestation du régime né le 22 février exige le démantèlement total du "système" politique en place depuis l'indépendance de l'Algérie (1962) et refuse un scrutin perçu comme une manoeuvre devant lui permettre de se régénérer.

"On ramènera la liberté", "Pas de marche arrière" ou encore " Demain, inch'allah, c'est soit nous, soit vous!", scandaient les manifestants qui promettaient initialement de rester sur place toute la nuit.

- "Makache l'vote" -

Répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux, une partie des manifestants -- hommes et femmes de toutes classes et tous âges --  s'étaient rassemblés dès 10H00 (09H00 GMT) sur la Place du 11-Décembre-1960, à Belouizdad, en ce jour anniversaire du déclenchement des grandes manifestations de décembre 1960 contre le pouvoir colonial français. Parties notamment de ce quartier d'Alger, elle s'étaient propagées durant une semaine à travers l'Algérie.

Plusieurs milliers de manifestants ont ensuite pris la direction de la Grande Poste, à 4 km de là et y ont rejoint de nombreux autres après avoir réussi à contourner des cordons de police en tenue anti-émeutes.

Meriem, 62 ans, habitante de Belouizdad, a marché avec sa fille et sa belle-fille. Elles brandissaient des cartons rouges portant l'inscription "Makache l'vote" ("Pas de vote") en signe de refus de la tenue de la présidentielle, prévue jeudi pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, contraint en avril à la démission par la contestation, après 20 ans de pouvoir.

"Je marche pour dire non au vote. Non au système Bouteflika sans Bouteflika", a expliqué Meriem. Pour sa fille Fatma Zohra, comptable, "c'est notre dernière chance avant le passage en force du pouvoir avec ce vote".

"Demain il y aura une grande marche. Il n'y aura pas de vote", ont assuré les manifestants.

"Pas de marche arrière, le pouvoir à la fourrière", ont-ils également chanté, conspuant le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et incarnation du haut commandement militaire qui assume ouvertement la réalité du pouvoir depuis le départ de M. Bouteflika.

Toute manifestation est strictement interdite à Alger depuis 2001 et depuis février la police ne tolère que les cortèges hebdomadaires du Hirak le vendredi, et dans une moindre mesure ceux des étudiants le mardi.

Des manifestations réclamant l'annulation du scrutin se sont aussi déroulé mercredi en province, notamment à Constantine (2e ville du pays), Bejaïa, Tlemcen ainsi qu'à Bouira et Tizi Ouzou, villes de la région de Kabylie, selon des images publiées sur les réseaux sociaux et les médias locaux.

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Algérie: nouvelle manifestation massive à Alger à la veille de la présidentielle

La police algérienne a violemment dispersé mercredi après-midi dans le centre d'Alger une large manifestation de protestation contre l'élection présidentielle, faisant plusieurs blessés, à moins de 24 heures d'un scrutin massivement rejeté par la rue, selon une journaliste de l'AFP.

Vers 16H40 (15H40 GMT), plus de 200 policiers anti-émeute, armés de boucliers et de matraques, ont chargé près d'un millier de manifestants encore rassemblés devant la Grande Poste, haut lieu de la contestation dans la capitale, survolée par un hélicoptère.

La charge a provoqué un mouvement de foule et au moins huit personnes ont été blessées dans la cohue, dont cinq ont été évacuées sur des brancards ou par ambulance, a constaté la journaliste de l'AFP.

La police a procédé à une trentaine d'arrestations, selon la même source. La foule a été dispersée mais une fois le gros des policiers partis, quelque 300 jeunes sont revenus scander des slogans anti-élections, déclenchant une nouvelle charge et de nouvelles arrestations.

Les forces de l'ordre avaient auparavant durant la journée tenté vainement de repousser les plusieurs milliers de protestataires qui avaient fini par forcer un cordon de police pour se rassembler devant le bâtiment de la Grande Poste, au coeur d'Alger, lieu traditionnel de rassemblement du "Hirak". 

Ce "mouvement" populaire de contestation du régime né le 22 février exige le démantèlement total du "système" politique en place depuis l'indépendance de l'Algérie (1962) et refuse un scrutin perçu comme une manoeuvre devant lui permettre de se régénérer.

"On ramènera la liberté", "Pas de marche arrière" ou encore " Demain, inch'allah, c'est soit nous, soit vous!", scandaient les manifestants qui promettaient initialement de rester sur place toute la nuit.

- "Makache l'vote" -

Répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux, une partie des manifestants -- hommes et femmes de toutes classes et tous âges --  s'étaient rassemblés dès 10H00 (09H00 GMT) sur la Place du 11-Décembre-1960, à Belouizdad, en ce jour anniversaire du déclenchement des grandes manifestations de décembre 1960 contre le pouvoir colonial français. Parties notamment de ce quartier d'Alger, elle s'étaient propagées durant une semaine à travers l'Algérie.

Plusieurs milliers de manifestants ont ensuite pris la direction de la Grande Poste, à 4 km de là et y ont rejoint de nombreux autres après avoir réussi à contourner des cordons de police en tenue anti-émeutes.

Meriem, 62 ans, habitante de Belouizdad, a marché avec sa fille et sa belle-fille. Elles brandissaient des cartons rouges portant l'inscription "Makache l'vote" ("Pas de vote") en signe de refus de la tenue de la présidentielle, prévue jeudi pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, contraint en avril à la démission par la contestation, après 20 ans de pouvoir.

"Je marche pour dire non au vote. Non au système Bouteflika sans Bouteflika", a expliqué Meriem. Pour sa fille Fatma Zohra, comptable, "c'est notre dernière chance avant le passage en force du pouvoir avec ce vote".

"Demain il y aura une grande marche. Il n'y aura pas de vote", ont assuré les manifestants.

"Pas de marche arrière, le pouvoir à la fourrière", ont-ils également chanté, conspuant le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et incarnation du haut commandement militaire qui assume ouvertement la réalité du pouvoir depuis le départ de M. Bouteflika.

Toute manifestation est strictement interdite à Alger depuis 2001 et depuis février la police ne tolère que les cortèges hebdomadaires du Hirak le vendredi, et dans une moindre mesure ceux des étudiants le mardi.

Des manifestations réclamant l'annulation du scrutin se sont aussi déroulé mercredi en province, notamment à Constantine (2e ville du pays), Bejaïa, Tlemcen ainsi qu'à Bouira et Tizi Ouzou, villes de la région de Kabylie, selon des images publiées sur les réseaux sociaux et les médias locaux.

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(11/12/2019 21:02)

Espagne: Sanchez chargé de former un gouvernement

Le socialiste Pedro Sanchez, vainqueur des législatives de novembre en Espagne, a été formellement chargé mercredi par le roi Felipe VI de former un nouveau gouvernement même s'il ne compte pas encore les soutiens suffisants pour être investi par les députés.

"C'est un mandat que j'assume avec honneur, avec responsabilité", a déclaré Pedro Sanchez devant la presse à l'issue de deux jours de consultations entre le roi et les dirigeants des partis représentés à la Chambre des députés.

"Les Espagnols sont fatigués des affrontements et des bagarres" politiques, "l'Espagne a besoin d'une période de stabilité", a-t-il ajouté alors que la quatrième économie de la zone euro est empêtrée dans une instabilité chronique depuis 2015 et a connu depuis quatre élections législatives en quatre ans.

M. Sanchez, arrivé au pouvoir en juin 2018, est sorti vainqueur mais affaibli du scrutin du 10 novembre, qui a été marqué par un bond du parti d'extrême droite Vox, devenu la troisième force politique du pays.

Le socialiste avait déjà remporté le scrutin précédent du 28 avril mais avait échoué à se faire reconduire au pouvoir, notamment en raison de son incapacité à s'entendre avec la gauche radicale de Podemos.

Les socialistes du PSOE sont parvenus cette fois à sceller un accord avec Podemos juste après le scrutin de novembre en vue de former un gouvernement de coalition.

Mais les deux formations restent loin de la majorité à la Chambre des députés, nécessaire à l'investiture de M. Sanchez comme chef du gouvernement, et ont besoin de l'appui d'autres partis dont les indépendantistes catalans d'ERC.

Le PSOE et ERC négocient depuis plusieurs semaines mais sans succès pour le moment. ERC réclame une négociation avec Madrid sur la crise en Catalogne dans le cadre de laquelle puisse être abordée la question d'un référendum d'autodétermination, ce dont le gouvernement central ne veut pas entendre parler.

M. Sanchez, qui espérait initalement être reconduit au pouvoir avant la fin de l'année, ne s'est pas avancé mercredi à donner une date pour la session d'investiture à la chambre des députés.

Et il n'a pas voulu non plus donner de détails sur les négociations avec ERC. "Elles doivent être suffisamment discrètes pour que nous puissions arriver à un accord", a-t-il dit.

La Catalogne, qui a été au centre du débat lors du dernier scrutin, a été secouée par des manifestations, parfois violentes, après la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants séparatistes, dont le président d'ERC Oriol Junqueras, à la prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

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Espagne: Sanchez chargé de former un gouvernement

Le socialiste Pedro Sanchez, vainqueur des législatives de novembre en Espagne, a été formellement chargé mercredi par le roi Felipe VI de former un nouveau gouvernement même s'il ne compte pas encore les soutiens suffisants pour être investi par les députés.

"C'est un mandat que j'assume avec honneur, avec responsabilité", a déclaré Pedro Sanchez devant la presse à l'issue de deux jours de consultations entre le roi et les dirigeants des partis représentés à la Chambre des députés.

"Les Espagnols sont fatigués des affrontements et des bagarres" politiques, "l'Espagne a besoin d'une période de stabilité", a-t-il ajouté alors que la quatrième économie de la zone euro est empêtrée dans une instabilité chronique depuis 2015 et a connu depuis quatre élections législatives en quatre ans.

M. Sanchez, arrivé au pouvoir en juin 2018, est sorti vainqueur mais affaibli du scrutin du 10 novembre, qui a été marqué par un bond du parti d'extrême droite Vox, devenu la troisième force politique du pays.

Le socialiste avait déjà remporté le scrutin précédent du 28 avril mais avait échoué à se faire reconduire au pouvoir, notamment en raison de son incapacité à s'entendre avec la gauche radicale de Podemos.

Les socialistes du PSOE sont parvenus cette fois à sceller un accord avec Podemos juste après le scrutin de novembre en vue de former un gouvernement de coalition.

Mais les deux formations restent loin de la majorité à la Chambre des députés, nécessaire à l'investiture de M. Sanchez comme chef du gouvernement, et ont besoin de l'appui d'autres partis dont les indépendantistes catalans d'ERC.

Le PSOE et ERC négocient depuis plusieurs semaines mais sans succès pour le moment. ERC réclame une négociation avec Madrid sur la crise en Catalogne dans le cadre de laquelle puisse être abordée la question d'un référendum d'autodétermination, ce dont le gouvernement central ne veut pas entendre parler.

M. Sanchez, qui espérait initalement être reconduit au pouvoir avant la fin de l'année, ne s'est pas avancé mercredi à donner une date pour la session d'investiture à la chambre des députés.

Et il n'a pas voulu non plus donner de détails sur les négociations avec ERC. "Elles doivent être suffisamment discrètes pour que nous puissions arriver à un accord", a-t-il dit.

La Catalogne, qui a été au centre du débat lors du dernier scrutin, a été secouée par des manifestations, parfois violentes, après la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants séparatistes, dont le président d'ERC Oriol Junqueras, à la prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

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(12/12/2019 00:25)

En crise, Israël retournera aux urnes pour la 3ème fois en un an

Le sort en est jeté! Après des mois de pourparlers, deux scrutins et l'inculpation du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, les Israéliens retourneront aux urnes en mars pour une troisième élection en moins d'un an, une première dans l'histoire de l'Etat hébreu.

Et ce scrutin devrait avoir des allures de remake pour Benjamin Netanyahu, traqué par la justice, et son rival Benny Gantz, au coude-à-coude lors des élections d'avril puis de septembre et à chaque fois dans l'incapacité de rallier 61 élus sur les 120 de la Knesset, le Parlement. 

Or mercredi soir, avant la date-butoir (23h59, 21H59 GMT) pour faire bouger les lignes politiques et former un gouvernement d'union entre les deux adversaires, le miracle attendu par de nombreux Israéliens ne s'est pas produit.

Sur le coup de minuit, le délai pour dénicher un candidat capable de rallier une majorité de députés a passé, mais le Parlement ne s'est pas automatiquement dissous. 

Des députés y discutaient toujours d'une série d'amendements pour encadrer la tenue des élections prévues le 2 mars, avant les fêtes juives de Pourim. Et MM. Netanyahu et Gantz, incapables depuis des mois de s'entendre sur un partage du pouvoir, fourbissaient déjà leurs armes pour ce duel à venir.

"Ils nous poussent vers de nouvelles élections... et la seule chose à faire est de les remporter, de remporter une grande victoire, et c'est ce que nous allons faire", a commenté M. Netanyahu dans un message relayé par son équipe. 

- Immunité -

Des affaires judiciaires sont au coeur de l'affrontement entre Gantz et Netanyahu. Premier ministre le plus longtemps en poste de l'histoire d'Israël -13 ans, dont la dernière décennie sans discontinuer-, M. Netanyahu, 70 ans, a été inculpé fin novembre pour corruption, abus de confiance et malversations dans une série d'affaires.

Et certains de ses proches, dont son avocat, doivent aussi être mis en examen pour blanchiment d'argent, pour l'achat de sous-marins à la société allemande ThyssenKrupp.

M. Netanyahu souhaitait diriger en premier un gouvernement d'union, dans l'espoir notamment d'obtenir une immunité judiciaire, ce que M. Gantz refusait, estimant que son rival devait régler ses démêlés avec la justice avant de reprendre le poste de Premier ministre.

"Il semble que nous entrons aujourd'hui dans un troisième cycle d'élections en raison de la tentative de M. Netanyahu d'obtenir une immunité", a résumé M. Gantz, avant le déclenchement d'un nouveau scrutin qui pourrait produire les mêmes effets que les deux derniers.

Selon de récents sondages, le Likoud de M. Netanyahu et la formation Kahol Lavan ("Bleu-Blanc", les couleurs du drapeau israélien) de M. Gantz sont toujours dans un mouchoir de poche et incapables, avec leurs alliés respectifs, d'atteindre le seuil de la majorité en chambre, la condition pour former un gouvernement.

Mais il y a deux nouveautés. D'après les derniers sondages, les Israéliens blâment M. Netanyahu pour la tenue de ces troisièmes élections. Et contrairement aux deux derniers scrutins, le Premier ministre est désormais officiellement inculpé par la justice. 

- Primaires au Likoud ? -

En dépit de son inculpation, annoncée il y a trois semaines, Benjamin Netanyahu a réussi à éviter les défections dans son camp, ce qui aurait pu nourrir les rangs de son rival et précipiter sa chute.

Le Premier ministre est néanmoins confronté à une contestation au sein de son parti, menée par le député Gideon Saar, qui demande la tenue de primaires pour désigner le chef de la formation pour le nouveau scrutin. 

Un cadre du Likoud a indiqué à l'AFP que la formation envisageait la tenue de cette primaire dans deux semaines, le 26 décembre. "Il s'agit d'une avancée qui permettra d'en finir avec la crise politique actuelle", a jugé M. Saar, M. Netanyahu se disant de son côté certain de remporter cette primaire. 

M. Netanyahu pourrait se présenter en victime d'un "coup d'Etat" ourdi par la Justice, comme il l'a déjà fait, et joué sur l'importance selon lui d'aller de l'avant avec l'annexion d'un pan de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé, et un éventuel traité de défense commune avec les Etats-Unis.

Le parti de Benny Gantz a lui en quelque sorte déjà entériné la nouvelle candidature de l'ancien militaire, même si les statuts de la formation prévoient une alternance avec son associé Yair Lapid comme tête d'affiche des élections. 

Mais M. Lapid a déclaré qu'il laissait toute la place à M. Gantz dans ce remake. "L'important n'est ni la rotation, ni le siège, mais la guerre de libération, pour libérer le pays de la corruption", a-t-il dit cette semaine avant d'ajouter mercredi soir s'attendre à un "festival de haine et de violence".

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En crise, Israël retournera aux urnes pour la 3ème fois en un an

Le sort en est jeté! Après des mois de pourparlers, deux scrutins et l'inculpation du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, les Israéliens retourneront aux urnes en mars pour une troisième élection en moins d'un an, une première dans l'histoire de l'Etat hébreu.

Et ce scrutin devrait avoir des allures de remake pour Benjamin Netanyahu, traqué par la justice, et son rival Benny Gantz, au coude-à-coude lors des élections d'avril puis de septembre et à chaque fois dans l'incapacité de rallier 61 élus sur les 120 de la Knesset, le Parlement. 

Or mercredi soir, avant la date-butoir (23h59, 21H59 GMT) pour faire bouger les lignes politiques et former un gouvernement d'union entre les deux adversaires, le miracle attendu par de nombreux Israéliens ne s'est pas produit.

Sur le coup de minuit, le délai pour dénicher un candidat capable de rallier une majorité de députés a passé, mais le Parlement ne s'est pas automatiquement dissous. 

Des députés y discutaient toujours d'une série d'amendements pour encadrer la tenue des élections prévues le 2 mars, avant les fêtes juives de Pourim. Et MM. Netanyahu et Gantz, incapables depuis des mois de s'entendre sur un partage du pouvoir, fourbissaient déjà leurs armes pour ce duel à venir.

"Ils nous poussent vers de nouvelles élections... et la seule chose à faire est de les remporter, de remporter une grande victoire, et c'est ce que nous allons faire", a commenté M. Netanyahu dans un message relayé par son équipe. 

- Immunité -

Des affaires judiciaires sont au coeur de l'affrontement entre Gantz et Netanyahu. Premier ministre le plus longtemps en poste de l'histoire d'Israël -13 ans, dont la dernière décennie sans discontinuer-, M. Netanyahu, 70 ans, a été inculpé fin novembre pour corruption, abus de confiance et malversations dans une série d'affaires.

Et certains de ses proches, dont son avocat, doivent aussi être mis en examen pour blanchiment d'argent, pour l'achat de sous-marins à la société allemande ThyssenKrupp.

M. Netanyahu souhaitait diriger en premier un gouvernement d'union, dans l'espoir notamment d'obtenir une immunité judiciaire, ce que M. Gantz refusait, estimant que son rival devait régler ses démêlés avec la justice avant de reprendre le poste de Premier ministre.

"Il semble que nous entrons aujourd'hui dans un troisième cycle d'élections en raison de la tentative de M. Netanyahu d'obtenir une immunité", a résumé M. Gantz, avant le déclenchement d'un nouveau scrutin qui pourrait produire les mêmes effets que les deux derniers.

Selon de récents sondages, le Likoud de M. Netanyahu et la formation Kahol Lavan ("Bleu-Blanc", les couleurs du drapeau israélien) de M. Gantz sont toujours dans un mouchoir de poche et incapables, avec leurs alliés respectifs, d'atteindre le seuil de la majorité en chambre, la condition pour former un gouvernement.

Mais il y a deux nouveautés. D'après les derniers sondages, les Israéliens blâment M. Netanyahu pour la tenue de ces troisièmes élections. Et contrairement aux deux derniers scrutins, le Premier ministre est désormais officiellement inculpé par la justice. 

- Primaires au Likoud ? -

En dépit de son inculpation, annoncée il y a trois semaines, Benjamin Netanyahu a réussi à éviter les défections dans son camp, ce qui aurait pu nourrir les rangs de son rival et précipiter sa chute.

Le Premier ministre est néanmoins confronté à une contestation au sein de son parti, menée par le député Gideon Saar, qui demande la tenue de primaires pour désigner le chef de la formation pour le nouveau scrutin. 

Un cadre du Likoud a indiqué à l'AFP que la formation envisageait la tenue de cette primaire dans deux semaines, le 26 décembre. "Il s'agit d'une avancée qui permettra d'en finir avec la crise politique actuelle", a jugé M. Saar, M. Netanyahu se disant de son côté certain de remporter cette primaire. 

M. Netanyahu pourrait se présenter en victime d'un "coup d'Etat" ourdi par la Justice, comme il l'a déjà fait, et joué sur l'importance selon lui d'aller de l'avant avec l'annexion d'un pan de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé, et un éventuel traité de défense commune avec les Etats-Unis.

Le parti de Benny Gantz a lui en quelque sorte déjà entériné la nouvelle candidature de l'ancien militaire, même si les statuts de la formation prévoient une alternance avec son associé Yair Lapid comme tête d'affiche des élections. 

Mais M. Lapid a déclaré qu'il laissait toute la place à M. Gantz dans ce remake. "L'important n'est ni la rotation, ni le siège, mais la guerre de libération, pour libérer le pays de la corruption", a-t-il dit cette semaine avant d'ajouter mercredi soir s'attendre à un "festival de haine et de violence".

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(12/12/2019 01:32)

Disparition d'un avion militaire chilien: des restes des victimes retrouvées en mer

Des restes humains ont été retrouvés en mer, au large de la pointe sud du continent américain, sur le site de la disparition d'un avion militaire chilien introuvable depuis deux jours et qui transportait 38 personnes, a annoncé mercredi un responsable régional.

"On a trouvé certains restes de l'avion, ainsi que des restes des personnes qui se trouvaient à bord", a déclaré aux journalistes José Fernandez, l'intendant de la région de Magallanes, à l'extrême-sud du Chili.

L'armée chilienne avait auparavant annoncé la découverte, par le navire Antarctic Endeavour, de débris pouvant être des morceaux de mousse et des réservoirs internes de combustible de l'avion disparu, un Hercules C-130. Ces débris ont été localisés à 30 km de la dernière position connue de l'appareil, entre le Chili et l'Antarctique.

"Nous allons faire les expertises correspondantes et lorsque les morceaux de mousse seront ici, nous pourrons déterminer s'il s'agit vraiment du C-130", a expliqué Eduardo Mosqueira, commandant de la IVe Brigade aérienne à Punta Arenas, à 3.000 km au sud de Santiago. Les fragments sont attendus à Punta Arenas jeudi ou vendredi, a-t-il précisé.

L'appareil avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas à 16H55 (19H55 GMT) pour rejoindre la base antarctique Eduardo Frei. Le contact radio avec l'avion de transport militaire a été "perdu" à 18H13 (21H13 GMT), selon un communiqué de la Force aérienne chilienne (FACH).

Il survolait alors le passage de Drake, bras de mer qui sépare l'Amérique latine de l'Antarctique, redouté par les marins en raison des conditions météorologiques extrêmes qui y règnent.

Dans ces eaux parmi les plus tumultueuses de la planète, entre océans Pacifique et Atlantique, ont péri plus de 10.000 marins et sombré 800 bateaux depuis le XVIIe siècle.

- "Tout notre possible" - 

L'avion avait été déclaré "sinistré" sept heures après l'incident, a indiqué l'armée de l'Air, en soulignant qu'il disposait de réserves de carburant suffisantes pour voler jusqu'à 00H40 (03H40 GMT).

Depuis, une quinzaine d'avions et cinq bateaux participent aux opérations de recherche. Outre le Chili, l'Argentine, l'Uruguay, le Brésil et les Etats-Unis ont envoyé des moyens aériens et maritimes sur place.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a indiqué sur Twitter qu'un navire de la Marine avait découvert "des objets personnels et débris compatibles avec" l'appareil disparu, "à 280 milles nautiques (518 km) d'Ushuaïa en Argentine".

La Marine brésilienne et les autres forces engagées dans les recherches doivent poursuivre leurs efforts dans les prochains jours.

"Toute l'armée de l'Air chilienne et les forces armées sommes en train de faire tout notre possible pour chercher le C-130 qui a disparu", avait déclaré mercredi matin le commandant chilien Eduardo Mosqueira.

La zone de recherche a été étendue mercredi, "les conditions étant meilleures", avait-il ajouté. Au total, elle mesure 960 km2 environ.

Les proches des passagers de l'avion disparu sont arrivés mercredi à Punta Arenas.

L'appareil transportait 38 personnes, 17 membres d'équipage et 21 passagers. Parmi ces derniers figurent 15 militaires de la FACH, trois de l'armée de Terre, deux d'une entreprise privée de construction, Inproser, ainsi qu'un fonctionnaire de l'université de Magallanes.

Ils devaient effectuer des "tâches de soutien logistique", et notamment réviser un oléoduc flottant alimentant en carburant la base antarctique, la plus importante du Chili.

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Disparition d'un avion militaire chilien: des restes des victimes retrouvées en mer

Des restes humains ont été retrouvés en mer, au large de la pointe sud du continent américain, sur le site de la disparition d'un avion militaire chilien introuvable depuis deux jours et qui transportait 38 personnes, a annoncé mercredi un responsable régional.

"On a trouvé certains restes de l'avion, ainsi que des restes des personnes qui se trouvaient à bord", a déclaré aux journalistes José Fernandez, l'intendant de la région de Magallanes, à l'extrême-sud du Chili.

L'armée chilienne avait auparavant annoncé la découverte, par le navire Antarctic Endeavour, de débris pouvant être des morceaux de mousse et des réservoirs internes de combustible de l'avion disparu, un Hercules C-130. Ces débris ont été localisés à 30 km de la dernière position connue de l'appareil, entre le Chili et l'Antarctique.

"Nous allons faire les expertises correspondantes et lorsque les morceaux de mousse seront ici, nous pourrons déterminer s'il s'agit vraiment du C-130", a expliqué Eduardo Mosqueira, commandant de la IVe Brigade aérienne à Punta Arenas, à 3.000 km au sud de Santiago. Les fragments sont attendus à Punta Arenas jeudi ou vendredi, a-t-il précisé.

L'appareil avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas à 16H55 (19H55 GMT) pour rejoindre la base antarctique Eduardo Frei. Le contact radio avec l'avion de transport militaire a été "perdu" à 18H13 (21H13 GMT), selon un communiqué de la Force aérienne chilienne (FACH).

Il survolait alors le passage de Drake, bras de mer qui sépare l'Amérique latine de l'Antarctique, redouté par les marins en raison des conditions météorologiques extrêmes qui y règnent.

Dans ces eaux parmi les plus tumultueuses de la planète, entre océans Pacifique et Atlantique, ont péri plus de 10.000 marins et sombré 800 bateaux depuis le XVIIe siècle.

- "Tout notre possible" - 

L'avion avait été déclaré "sinistré" sept heures après l'incident, a indiqué l'armée de l'Air, en soulignant qu'il disposait de réserves de carburant suffisantes pour voler jusqu'à 00H40 (03H40 GMT).

Depuis, une quinzaine d'avions et cinq bateaux participent aux opérations de recherche. Outre le Chili, l'Argentine, l'Uruguay, le Brésil et les Etats-Unis ont envoyé des moyens aériens et maritimes sur place.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a indiqué sur Twitter qu'un navire de la Marine avait découvert "des objets personnels et débris compatibles avec" l'appareil disparu, "à 280 milles nautiques (518 km) d'Ushuaïa en Argentine".

La Marine brésilienne et les autres forces engagées dans les recherches doivent poursuivre leurs efforts dans les prochains jours.

"Toute l'armée de l'Air chilienne et les forces armées sommes en train de faire tout notre possible pour chercher le C-130 qui a disparu", avait déclaré mercredi matin le commandant chilien Eduardo Mosqueira.

La zone de recherche a été étendue mercredi, "les conditions étant meilleures", avait-il ajouté. Au total, elle mesure 960 km2 environ.

Les proches des passagers de l'avion disparu sont arrivés mercredi à Punta Arenas.

L'appareil transportait 38 personnes, 17 membres d'équipage et 21 passagers. Parmi ces derniers figurent 15 militaires de la FACH, trois de l'armée de Terre, deux d'une entreprise privée de construction, Inproser, ainsi qu'un fonctionnaire de l'université de Magallanes.

Ils devaient effectuer des "tâches de soutien logistique", et notamment réviser un oléoduc flottant alimentant en carburant la base antarctique, la plus importante du Chili.

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(12/12/2019 06:03)

Sommet européen: horizon chargé pour les négociations sur le climat

De difficiles négociations attendent les dirigeants européens réunis jeudi à Bruxelles sur l'objectif d'une neutralité carbone d'ici 2050, au coeur du Pacte vert d'Ursula von der Leyen, qui bute sur les réticences de trois pays de l'Est.

Le Brexit ne constitue pas cette fois le thème central des discussions, mais les Européens auront quand même les yeux rivés sur le Royaume-Uni: le résultat des législatives de jeudi sera décisif pour l'avenir de l'accord négocié entre Londres et l'UE, qui prévoit un divorce au 31 janvier.

En l'absence du Premier ministre Boris Johnson, les intérêts britanniques seront représentés par le nouveau président du Conseil européen Charles Michel.

Ce sera le baptême du feu pour l'ancien Premier ministre belge: son premier sommet en tant que chef d'orchestre promet de longues et âpres discussions dès jeudi, où seront abordés la stratégie climatique et le budget à long terme de l'UE.

La nouvelle présidente de la Commission Ursula von der Leyen viendra défendre ses ambitions au lendemain du lancement très médiatisé de son "Pacte vert", qui a reçu un accueil contrasté.

Les dirigeants seront appelés à endosser un objectif qui figure au coeur de ce pacte: atteindre à l'horizon 2050 une "neutralité climatique", consistant à réduire au maximum les émissions de C02 et compenser le reste par des dispositifs d'absorption.

- "Coûts astronomiques" -

Charles Michel espère rallier les trois pays encore très dépendants des énergies fossiles, et notamment du charbon, qui font de la résistance: la Hongrie, la Pologne, la République tchèque.

Le chiffre de 100 milliards d'euros d'investissements prévus par la Commission dans le cadre d'un "mécanisme de transition juste" destiné aux régions et secteurs les plus exposés suffira-t-il à les convaincre?

Rien n'est moins sûr. La transition verte implique des "coûts significatifs et des défis pour nos économies", a souligné une source polonaise. "Une telle transition doit être juste, équilibrée d'un point de vue social et tenir compte de la situation particulière des Etats".

Le Premier ministre tchèque populiste Andrej Babis a également pointé les "coûts astronomiques" d'une conversion à la neutralité carbone, les évaluant pour son pays à 26,5 milliards d'euros. "Nous voulons que l'UE en tienne compte", a-t-il tweeté.

Il a appelé Bruxelles à considérer le nucléaire comme une source d'énergie susceptible d'être soutenue par des financements verts. Une position défendue par tous les pays qui utilisent le nucléaire dans leur bouquet énergétique, comme la France, mais à laquelle s'opposent des Etats comme l'Allemagne, le Luxembourg et l'Autriche.

La question du nucléaire a d'ailleurs empêché un accord mercredi sur la définition des investissements verts.

En pleine COP25 et au lendemain du lancement du Pacte vert, une absence de consensus sur cette neutralité carbone serait un très mauvais signal envoyé par l'UE.

L'ambition climatique de la nouvelle Commission est en outre liée à l'autre sujet qui fâche, également à l'ordre du jour, le budget pour la période 2021-2027, qui promet des débats acharnés.

"Ca va être une grande bagarre", "C'est un dossier très difficile", prévoient les diplomates européens. Charles Michel sera chargé de mener les négociations après le sommet en faisant le tour des capitales.

Il lui faudra rapprocher les points de vue entre les pays, divisés sur la proposition mise sur la table par la présidence finlandaise de l'UE, d'un budget abondé par des contributions nationales de 1.087 milliards d'euros, soit 1,07% du revenu national brut européen. Contre 1,114% proposé par la Commission et 1,3% par le Parlement.

Les coupes prévues dans la proposition finlandaise, affectent notamment la défense, les garde-frontières, le numérique et les efforts pour verdir l'économie.

L'après-Brexit sera évoqué vendredi, au lendemain du scrutin britannique et au deuxième jour du sommet, qui abordera la négociation de la future relation commerciale de Londres avec les 27. "Nous verrons le résultat des élections mais nous sommes prêts pour les prochains étapes", a assuré Charles Michel.

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Sommet européen: horizon chargé pour les négociations sur le climat

De difficiles négociations attendent les dirigeants européens réunis jeudi à Bruxelles sur l'objectif d'une neutralité carbone d'ici 2050, au coeur du Pacte vert d'Ursula von der Leyen, qui bute sur les réticences de trois pays de l'Est.

Le Brexit ne constitue pas cette fois le thème central des discussions, mais les Européens auront quand même les yeux rivés sur le Royaume-Uni: le résultat des législatives de jeudi sera décisif pour l'avenir de l'accord négocié entre Londres et l'UE, qui prévoit un divorce au 31 janvier.

En l'absence du Premier ministre Boris Johnson, les intérêts britanniques seront représentés par le nouveau président du Conseil européen Charles Michel.

Ce sera le baptême du feu pour l'ancien Premier ministre belge: son premier sommet en tant que chef d'orchestre promet de longues et âpres discussions dès jeudi, où seront abordés la stratégie climatique et le budget à long terme de l'UE.

La nouvelle présidente de la Commission Ursula von der Leyen viendra défendre ses ambitions au lendemain du lancement très médiatisé de son "Pacte vert", qui a reçu un accueil contrasté.

Les dirigeants seront appelés à endosser un objectif qui figure au coeur de ce pacte: atteindre à l'horizon 2050 une "neutralité climatique", consistant à réduire au maximum les émissions de C02 et compenser le reste par des dispositifs d'absorption.

- "Coûts astronomiques" -

Charles Michel espère rallier les trois pays encore très dépendants des énergies fossiles, et notamment du charbon, qui font de la résistance: la Hongrie, la Pologne, la République tchèque.

Le chiffre de 100 milliards d'euros d'investissements prévus par la Commission dans le cadre d'un "mécanisme de transition juste" destiné aux régions et secteurs les plus exposés suffira-t-il à les convaincre?

Rien n'est moins sûr. La transition verte implique des "coûts significatifs et des défis pour nos économies", a souligné une source polonaise. "Une telle transition doit être juste, équilibrée d'un point de vue social et tenir compte de la situation particulière des Etats".

Le Premier ministre tchèque populiste Andrej Babis a également pointé les "coûts astronomiques" d'une conversion à la neutralité carbone, les évaluant pour son pays à 26,5 milliards d'euros. "Nous voulons que l'UE en tienne compte", a-t-il tweeté.

Il a appelé Bruxelles à considérer le nucléaire comme une source d'énergie susceptible d'être soutenue par des financements verts. Une position défendue par tous les pays qui utilisent le nucléaire dans leur bouquet énergétique, comme la France, mais à laquelle s'opposent des Etats comme l'Allemagne, le Luxembourg et l'Autriche.

La question du nucléaire a d'ailleurs empêché un accord mercredi sur la définition des investissements verts.

En pleine COP25 et au lendemain du lancement du Pacte vert, une absence de consensus sur cette neutralité carbone serait un très mauvais signal envoyé par l'UE.

L'ambition climatique de la nouvelle Commission est en outre liée à l'autre sujet qui fâche, également à l'ordre du jour, le budget pour la période 2021-2027, qui promet des débats acharnés.

"Ca va être une grande bagarre", "C'est un dossier très difficile", prévoient les diplomates européens. Charles Michel sera chargé de mener les négociations après le sommet en faisant le tour des capitales.

Il lui faudra rapprocher les points de vue entre les pays, divisés sur la proposition mise sur la table par la présidence finlandaise de l'UE, d'un budget abondé par des contributions nationales de 1.087 milliards d'euros, soit 1,07% du revenu national brut européen. Contre 1,114% proposé par la Commission et 1,3% par le Parlement.

Les coupes prévues dans la proposition finlandaise, affectent notamment la défense, les garde-frontières, le numérique et les efforts pour verdir l'économie.

L'après-Brexit sera évoqué vendredi, au lendemain du scrutin britannique et au deuxième jour du sommet, qui abordera la négociation de la future relation commerciale de Londres avec les 27. "Nous verrons le résultat des élections mais nous sommes prêts pour les prochains étapes", a assuré Charles Michel.

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(12/12/2019 06:13)

Dernière mise à jour : 11/12/2019 05:41

 
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