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Tensions avec l'Iran: Washington déploie 1.500 soldats de plus au Moyen-Orient

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le déploiement de 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, invoquant des "menaces persistantes" contre les forces américaines émanant du "plus haut niveau" du gouvernement iranien qui a dénoncé cette "menace" pour la paix internationale.

"Nous allons envoyer un nombre relativement faible de troupes, pour la plupart préventives, et certaines personnes très talentueuses se rendent au Moyen-Orient en ce moment", a déclaré Donald Trump depuis la Maison Blanche. 

"Ce sera environ 1.500 personnes", a précisé le président américain avant de s'envoler vers le Japon. 

"L'accroissement de la présence américaine dans notre région est très dangereux et constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales à laquelle il faut faire face", a réagi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif.

Les renforts américains sont destinés à "améliorer la protection et la sécurité des forces américaines, compte tenu de menaces persistantes de la part de l'Iran, y compris des Gardiens de la Révolution et de leurs soutiens", a indiqué le chef du Pentagone Patrick Shanahan dans un communiqué. "Ceci est une réponse prudente à des menaces crédibles de la part de l'Iran". 

Parallèlement, l'administration Trump a également informé vendredi le Congrès de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite, grand ennemi régional de l'Iran, et aux Emirats arabes unis, en invoquant la menace iranienne pour contourner la possibilité dont disposent les parlementaires de bloquer ce type de contrat.

Le déploiement décidé par Washington inclut un bataillon de 600 hommes en charge de quatre batteries anti-missiles Patriot qui se trouvaient déjà dans la région mais devaient être redéployées ailleurs.

Leur maintien dans la région, pour une durée indéterminée et sur des bases qui n'ont pas été identifiées, porte à 900 hommes seulement les renforts envoyés dans la région, a précisé à la presse l'amiral Michael Gilday, un responsable de l'état-major américain.

Des appareils de reconnaissance et de surveillance et un escadron de 12 avions de chasse renforcera le dispositif.

La secrétaire adjointe en charge de la sécurité internationales du Pentagone, Katie Wheelbarger, a précisé que ce déploiement supplémentaire ne concernait ni la Syrie ni l'Irak, où Washington poursuit ses opérations contre le groupe Etat islamique (EI).

Le commandement central américain (Centcom), en charge du Moyen-Orient et d'une partie de l'Asie centrale dispose de 70.000 militaires, dont 14.000 sont déployés en Afghanistan, 5.200 en Irak et moins de 2.000 en Syrie. 

Les effectifs supplémentaires seront dont envoyés sur les bases dont les Etats-Unis disposent au Moyen-Orient, mais pas sur les zones de conflit.

- "En aucun cas provocateur" -

L'amiral Gilday a affirmé que les attaques contre plusieurs pétroliers au large du port de Fujairah (Emirats arabes unis) avaient été dirigées par le gouvernement iranien.

Il a aussi accusé le corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime iranien, d'avoir "tenté de déployer des boutres modifiés capables de lancer des missiles de croisière" dans le Golfe et d'être responsable d'un tir de roquette la Zone Verte à Bagdad, qui accueille l'ambassade américaine.

"Nous sommes tout à fait convaincus que ceci provient de la direction iranienne au plus haut niveau, et toutes les attaques que j'ai mentionnées ont été attribuées à l'Iran, par le biais des milices pro-iraniennes ou de leurs propres forces", a-t-il déclaré.

Il a aussi mentionné des "informations multiples et crédibles selon lesquelles des milices pro-iraniennes ont l'intention d'attaquer des militaires américains au Moyen-Orient".

Une fois de plus, le Pentagone a assuré que le renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient était purement défensif.

"Avec ce déploiement très mesuré et par le biais de notre discours public, nous tentons de souligner que nous ne cherchons pas à déclencher des hostilités avec l'Iran", a dit l'amiral Gilday. Ce déploiement "n'est en aucun cas provocateur".

Cette annonce intervient au moment où les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis le début du mois: l'Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l'accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l'administration Trump a renforcé ses sanctions contre l'économie iranienne.

Le Pentagone a déjà dépêché début mai dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, évoquant "des indications inquiétantes d'escalade" de Téhéran. 

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Tensions avec l'Iran: Washington déploie 1.500 soldats de plus au Moyen-Orient

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi le déploiement de 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, invoquant des "menaces persistantes" contre les forces américaines émanant du "plus haut niveau" du gouvernement iranien qui a dénoncé cette "menace" pour la paix internationale.

"Nous allons envoyer un nombre relativement faible de troupes, pour la plupart préventives, et certaines personnes très talentueuses se rendent au Moyen-Orient en ce moment", a déclaré Donald Trump depuis la Maison Blanche. 

"Ce sera environ 1.500 personnes", a précisé le président américain avant de s'envoler vers le Japon. 

"L'accroissement de la présence américaine dans notre région est très dangereux et constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales à laquelle il faut faire face", a réagi le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif.

Les renforts américains sont destinés à "améliorer la protection et la sécurité des forces américaines, compte tenu de menaces persistantes de la part de l'Iran, y compris des Gardiens de la Révolution et de leurs soutiens", a indiqué le chef du Pentagone Patrick Shanahan dans un communiqué. "Ceci est une réponse prudente à des menaces crédibles de la part de l'Iran". 

Parallèlement, l'administration Trump a également informé vendredi le Congrès de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite, grand ennemi régional de l'Iran, et aux Emirats arabes unis, en invoquant la menace iranienne pour contourner la possibilité dont disposent les parlementaires de bloquer ce type de contrat.

Le déploiement décidé par Washington inclut un bataillon de 600 hommes en charge de quatre batteries anti-missiles Patriot qui se trouvaient déjà dans la région mais devaient être redéployées ailleurs.

Leur maintien dans la région, pour une durée indéterminée et sur des bases qui n'ont pas été identifiées, porte à 900 hommes seulement les renforts envoyés dans la région, a précisé à la presse l'amiral Michael Gilday, un responsable de l'état-major américain.

Des appareils de reconnaissance et de surveillance et un escadron de 12 avions de chasse renforcera le dispositif.

La secrétaire adjointe en charge de la sécurité internationales du Pentagone, Katie Wheelbarger, a précisé que ce déploiement supplémentaire ne concernait ni la Syrie ni l'Irak, où Washington poursuit ses opérations contre le groupe Etat islamique (EI).

Le commandement central américain (Centcom), en charge du Moyen-Orient et d'une partie de l'Asie centrale dispose de 70.000 militaires, dont 14.000 sont déployés en Afghanistan, 5.200 en Irak et moins de 2.000 en Syrie. 

Les effectifs supplémentaires seront dont envoyés sur les bases dont les Etats-Unis disposent au Moyen-Orient, mais pas sur les zones de conflit.

- "En aucun cas provocateur" -

L'amiral Gilday a affirmé que les attaques contre plusieurs pétroliers au large du port de Fujairah (Emirats arabes unis) avaient été dirigées par le gouvernement iranien.

Il a aussi accusé le corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime iranien, d'avoir "tenté de déployer des boutres modifiés capables de lancer des missiles de croisière" dans le Golfe et d'être responsable d'un tir de roquette la Zone Verte à Bagdad, qui accueille l'ambassade américaine.

"Nous sommes tout à fait convaincus que ceci provient de la direction iranienne au plus haut niveau, et toutes les attaques que j'ai mentionnées ont été attribuées à l'Iran, par le biais des milices pro-iraniennes ou de leurs propres forces", a-t-il déclaré.

Il a aussi mentionné des "informations multiples et crédibles selon lesquelles des milices pro-iraniennes ont l'intention d'attaquer des militaires américains au Moyen-Orient".

Une fois de plus, le Pentagone a assuré que le renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient était purement défensif.

"Avec ce déploiement très mesuré et par le biais de notre discours public, nous tentons de souligner que nous ne cherchons pas à déclencher des hostilités avec l'Iran", a dit l'amiral Gilday. Ce déploiement "n'est en aucun cas provocateur".

Cette annonce intervient au moment où les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis le début du mois: l'Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l'accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l'administration Trump a renforcé ses sanctions contre l'économie iranienne.

Le Pentagone a déjà dépêché début mai dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, évoquant "des indications inquiétantes d'escalade" de Téhéran. 

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(25/05/2019 12:31)

L'Europe en week-end électoral, le score populiste en point de mire

Trois nouveaux pays entrent dans la danse des élections européennes samedi, puis une vingtaine dimanche, pour choisir les nouveaux membres du Parlement européen, où les sondages laissent présager une nouvelle montée en puissance des partis populistes et d'extrême droite.

L'ampleur de cette poussée, son impact sur l'équilibre des forces au sein de l'hémicycle européen et ses conséquences pour la course aux postes clés au sommet de l'Union constituent des enjeux politiques majeurs de ces élections.

Pourtant, un fort taux d'abstention parmi les 427 millions d'électeurs estimés est à nouveau redouté. L'intérêt pour ce scrutin n'a de fait pas cessé de chuter au fil des dernières décennies, alors même que les eurodéputés ont considérablement accru leurs prérogatives.

Après les Britanniques et les Néerlandais jeudi, suivis le lendemain des Tchèques (qui votent sur deux jours) et des Irlandais, c'est au tour des Lettons, des Maltais et des Slovaques de voter samedi.

Dans les 21 autres pays de l'UE, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, le vote aura lieu dimanche. Les résultats officiels ne commenceront à être publiés que dimanche tard dans la soirée pour les 28 pays de l'Union.

Au Royaume-Uni, où ces élections ont été organisées en catastrophe après le report de la date butoir du Brexit à fin octobre, le scrutin a été éclipsé par les turbulences au sein du gouvernement conservateur.

La course à la succession de la Première ministre Theresa May, est déjà ouverte après l'annonce de sa démission, effective au 7 juin. Mme May a regretté, les yeux embués, de ne pas avoir réussi à mettre en oeuvre le divorce de son pays avec l'UE.

Un Brexit qui est source d'inquiétude en Irlande, où le parti pro-européen du Premier ministre Leo Varadkar était selon des sondages en tête du scrutin qui a eu lieu vendredi.

- Surprise néerlandaise -

Aux Pays-Bas, le vote de jeudi a réservé une première surprise: les estimations placent les travaillistes (PvdA) de Frans Timmermans, candidat à la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, devant les libéraux (VVD), et devant les populistes (FvD) qui étaient pourtant attendus en force.

La Slovaquie en revanche enverra probablement au moins un député d'extrême droite au Parlement européen, selon les analystes. En République Tchèque, où le vote a lieu pour la deuxième journée consécutive, le mouvement populiste ANO du Premier ministre tchèque, le milliardaire Andrej Babis, part favori.

Globalement, l'ensemble des forces eurosceptiques, populistes et nationalistes devraient selon les sondages enregistrer une nette progression au sein du Parlement européen, où siègent pour cinq ans 751 eurodéputés jouant un rôle clé dans l'élaboration des lois européennes.

La Ligue du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, portée par son discours anti-migrants et hostile aux institutions bruxelloises, pourrait ainsi gagner de nombreux sièges.

Quant au RN de son alliée Marine Le Pen, cheffe de l'extrême droite française, il est en tête des intentions de vote en France, devant la liste soutenue par le président Emmanuel Macron, qui ambitionne pourtant de jouer un rôle pivot au sein du nouveau Parlement européen.

L'actuel groupe commun de la Ligue et du RN, l'ENL, qui compte actuellement 36 élus, devrait sortir renforcé des élections, avec plus d'une soixantaine d'élus selon les sondages.

Le groupe populiste EFDD, où siège le Mouvement Cinq Etoiles italien et que devrait rallier le nouveau parti europhobe du Britannique pro-Brexit Nigel Farage, devrait lui aussi progresser.

- "Dépeçage" -

"Je suis inquiet sur l'Europe", a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, jugeant que l'UE était "menacée de dépeçage, de déconstruction" et "menacée de sortir de l'histoire".

Mais même en comptabilisant les sièges du groupe ECR, où siègent à Strasbourg les Tories Britanniques et les Polonais du parti PiS au pouvoir à Varsovie, les forces eurosceptiques et europhobes sont loin de pouvoir envisager une majorité au Parlement européen. 

Et ce d'autant plus que leurs velléités d'alliance se heurtent à de profondes divergences, comme sur l'attitude à avoir face à la Russie.

D'après les sondages, ces élections devraient quoi qu'il en soit être marquées par la fin du bipartisme entre les chrétiens démocrates du PPE et les sociaux-démocrates (S&D), qui dominaient ensemble le Parlement européen depuis 1979.

Ils ne devraient plus réunir à eux deux la majorité des sièges. Tandis que les libéraux (ALDE), espèrent du coup être incontournables en devenant la troisième force du Parlement, grâce notamment à une alliance avec les futurs élus macronistes.

Les jeux de recomposition des alliances au Parlement européen, où les Verts espèrent aussi progresser, seront cruciaux dans la course aux postes clés des institutions européennes. Et notamment pour le choix du successeur de Jean-Claude Juncker, membre du PPE, à la tête de la Commission européenne.

"Personne ne pourra devenir président de la Commission sans avoir le soutien d'au moins 376 sur 751 députés européens", a rappelé le porte-parole du Parlement européen, Jaume Duch.

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L'Europe en week-end électoral, le score populiste en point de mire

Trois nouveaux pays entrent dans la danse des élections européennes samedi, puis une vingtaine dimanche, pour choisir les nouveaux membres du Parlement européen, où les sondages laissent présager une nouvelle montée en puissance des partis populistes et d'extrême droite.

L'ampleur de cette poussée, son impact sur l'équilibre des forces au sein de l'hémicycle européen et ses conséquences pour la course aux postes clés au sommet de l'Union constituent des enjeux politiques majeurs de ces élections.

Pourtant, un fort taux d'abstention parmi les 427 millions d'électeurs estimés est à nouveau redouté. L'intérêt pour ce scrutin n'a de fait pas cessé de chuter au fil des dernières décennies, alors même que les eurodéputés ont considérablement accru leurs prérogatives.

Après les Britanniques et les Néerlandais jeudi, suivis le lendemain des Tchèques (qui votent sur deux jours) et des Irlandais, c'est au tour des Lettons, des Maltais et des Slovaques de voter samedi.

Dans les 21 autres pays de l'UE, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, le vote aura lieu dimanche. Les résultats officiels ne commenceront à être publiés que dimanche tard dans la soirée pour les 28 pays de l'Union.

Au Royaume-Uni, où ces élections ont été organisées en catastrophe après le report de la date butoir du Brexit à fin octobre, le scrutin a été éclipsé par les turbulences au sein du gouvernement conservateur.

La course à la succession de la Première ministre Theresa May, est déjà ouverte après l'annonce de sa démission, effective au 7 juin. Mme May a regretté, les yeux embués, de ne pas avoir réussi à mettre en oeuvre le divorce de son pays avec l'UE.

Un Brexit qui est source d'inquiétude en Irlande, où le parti pro-européen du Premier ministre Leo Varadkar était selon des sondages en tête du scrutin qui a eu lieu vendredi.

- Surprise néerlandaise -

Aux Pays-Bas, le vote de jeudi a réservé une première surprise: les estimations placent les travaillistes (PvdA) de Frans Timmermans, candidat à la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, devant les libéraux (VVD), et devant les populistes (FvD) qui étaient pourtant attendus en force.

La Slovaquie en revanche enverra probablement au moins un député d'extrême droite au Parlement européen, selon les analystes. En République Tchèque, où le vote a lieu pour la deuxième journée consécutive, le mouvement populiste ANO du Premier ministre tchèque, le milliardaire Andrej Babis, part favori.

Globalement, l'ensemble des forces eurosceptiques, populistes et nationalistes devraient selon les sondages enregistrer une nette progression au sein du Parlement européen, où siègent pour cinq ans 751 eurodéputés jouant un rôle clé dans l'élaboration des lois européennes.

La Ligue du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, portée par son discours anti-migrants et hostile aux institutions bruxelloises, pourrait ainsi gagner de nombreux sièges.

Quant au RN de son alliée Marine Le Pen, cheffe de l'extrême droite française, il est en tête des intentions de vote en France, devant la liste soutenue par le président Emmanuel Macron, qui ambitionne pourtant de jouer un rôle pivot au sein du nouveau Parlement européen.

L'actuel groupe commun de la Ligue et du RN, l'ENL, qui compte actuellement 36 élus, devrait sortir renforcé des élections, avec plus d'une soixantaine d'élus selon les sondages.

Le groupe populiste EFDD, où siège le Mouvement Cinq Etoiles italien et que devrait rallier le nouveau parti europhobe du Britannique pro-Brexit Nigel Farage, devrait lui aussi progresser.

- "Dépeçage" -

"Je suis inquiet sur l'Europe", a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, jugeant que l'UE était "menacée de dépeçage, de déconstruction" et "menacée de sortir de l'histoire".

Mais même en comptabilisant les sièges du groupe ECR, où siègent à Strasbourg les Tories Britanniques et les Polonais du parti PiS au pouvoir à Varsovie, les forces eurosceptiques et europhobes sont loin de pouvoir envisager une majorité au Parlement européen. 

Et ce d'autant plus que leurs velléités d'alliance se heurtent à de profondes divergences, comme sur l'attitude à avoir face à la Russie.

D'après les sondages, ces élections devraient quoi qu'il en soit être marquées par la fin du bipartisme entre les chrétiens démocrates du PPE et les sociaux-démocrates (S&D), qui dominaient ensemble le Parlement européen depuis 1979.

Ils ne devraient plus réunir à eux deux la majorité des sièges. Tandis que les libéraux (ALDE), espèrent du coup être incontournables en devenant la troisième force du Parlement, grâce notamment à une alliance avec les futurs élus macronistes.

Les jeux de recomposition des alliances au Parlement européen, où les Verts espèrent aussi progresser, seront cruciaux dans la course aux postes clés des institutions européennes. Et notamment pour le choix du successeur de Jean-Claude Juncker, membre du PPE, à la tête de la Commission européenne.

"Personne ne pourra devenir président de la Commission sans avoir le soutien d'au moins 376 sur 751 députés européens", a rappelé le porte-parole du Parlement européen, Jaume Duch.

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(25/05/2019 10:54)

Royaume-Uni: la course à la succession de May est ouverte

Les prétendants au poste de Premier ministre au Royaume-Uni sont dans les starting blocks pour prendre le pouvoir et s'emparer du dossier épineux du Brexit, après l'annonce de la démission de Theresa May.

Nouvelle candidature annoncée samedi matin: Matt Hancock, le ministre de la Santé. "Nous avons besoin d'un leader pour le futur, pas juste pour maintenant", a-t-il déclaré sur Twitter.

"Je mettrai en oeuvre le Brexit, puis nous irons de l'avant vers l'avenir radieux que nous devons construire pour le Royaume-Uni", a-t-il affirmé, accompagnant ses propos du hashtag #LetsMoveForward (Allons de l'avant).

La dirigeante conservatrice laisse en effet à son successeur la lourde tâche de mettre en oeuvre la sortie de l'UE dans un pays divisé sur la question, soit en renégociant un nouvel accord avec Bruxelles, celui qu'elle avait conclu ayant été rejeté par les députés, soit en optant pour une sortie sans accord.

Mme May a annoncé vendredi qu'elle quitterait officiellement ses fonctions le 7 juin, exprimant son "profond regret" d'avoir échoué à concrétiser le Brexit, trois ans après le référendum qui l'a décidé par 52% des voix.

Elle assurera la transition jusqu'à ce que les quelque 100.000 membres de son Parti conservateur choisissent, d'ici le 20 juillet, un nouveau leader entre les deux candidats sélectionnés par les députés tories, qui deviendra le prochain chef du gouvernement.

- Lutte de deux mois -

Son annonce sonne le début d'une lutte pour le pouvoir de deux mois, généralement marquée par des rebondissements et des coups de poignard chez les Tories.

Boris Johnson, 54 ans, n'a pas attendu la déclaration de la Première ministre pour se dire candidat à son poste.

Grand favori des bookmakers, cet ancien ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Londres a été l'un des artisans de la victoire du Brexit au référendum de 2016.

Selon les bookmakers, les autres potentiels candidats prometteurs sont Dominic Raab, figure de la nouvelle garde des conservateurs et fugace ministre du Brexit, le ministre de l'Environnement Michael Gove, celui des Affaires étrangères Jeremy Hunt ou l'ex ministre chargée des relations avec le Parlement Andrea Leadsom, qui a démissionné mercredi.

Suivent le ministre du Développement international Rory Stewart, la ministre de la Défense Penny Mordaunt et le ministre de l'Intérieur Sajid Javid.

Toutefois, seuls Boris Johnson, Rory Stewart, Matt Hancock et l'ex-ministre de l'emploi Esther McVey ont annoncé leur candidature. Jeremy Hunt a indiqué vendredi qu'il le ferait "au moment opportun".

Lors d'un déplacement en Suisse vendredi, Boris Johnson a déclaré qu'il chercherait à renégocier l'accord que Mme May a conclu avec Bruxelles s'il était Premier ministre, mais serait "prêt à s'en aller" sans accord.

"Je ne pourrais pas servir un gouvernement avec Boris Johnson", a alors prévenu Rory Stewart. "Je ne pourrais pas servir un gouvernement dont la politique est de pousser ce pays à un Brexit sans accord", a-t-il déclaré samedi à la radio BBC4.

Le député travailliste Chris Bryant a aussi averti que si le futur Premier ministre, quel qu'il soit, optait pour un divorce brutal avec l'UE, il "connaîtrait le même sort que Mme May, mais ce serait une question de semaines ou de mois, pas d'années".

- Renégociation ? -

Le prochain Premier ministre sera confronté aux mêmes rapports de force à la Chambre des Communes, avec les travaillistes comme principale opposition, puisque son arrivée n'est pas conditionnée à de nouvelles élections législatives.

"La question est: est-ce qu'un nouveau Premier ministre peut retourner voir les 27 de l'Union européenne et obtenir un accord différent, qui serait plus attractif pour le Parlement ?", dit à l'AFP Tony Travers, professeur de politique publique à la London School of Economics (LSE).

La Commission européenne a déjà répondu vendredi que ce départ ne changeait "rien" à la position des 27 sur l'accord de sortie. "L'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation", a aussi averti le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

La dirigeante allemande Angela Merkel a toutefois affiché une position moins fermée, promettant d'oeuvrer à un "Brexit ordonné".

Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a de son côté appelé à de nouvelles élections législatives. Mais ce scénario tente fort peu les Tories, qui ne disposent que d'une petite majorité au Parlement et pourraient être menacés de la perdre avec l'arrivée d'un nouvel acteur, le Parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage, en tête des sondages pour les élections européennes tenues jeudi dans le pays.

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Royaume-Uni: la course à la succession de May est ouverte

Les prétendants au poste de Premier ministre au Royaume-Uni sont dans les starting blocks pour prendre le pouvoir et s'emparer du dossier épineux du Brexit, après l'annonce de la démission de Theresa May.

Nouvelle candidature annoncée samedi matin: Matt Hancock, le ministre de la Santé. "Nous avons besoin d'un leader pour le futur, pas juste pour maintenant", a-t-il déclaré sur Twitter.

"Je mettrai en oeuvre le Brexit, puis nous irons de l'avant vers l'avenir radieux que nous devons construire pour le Royaume-Uni", a-t-il affirmé, accompagnant ses propos du hashtag #LetsMoveForward (Allons de l'avant).

La dirigeante conservatrice laisse en effet à son successeur la lourde tâche de mettre en oeuvre la sortie de l'UE dans un pays divisé sur la question, soit en renégociant un nouvel accord avec Bruxelles, celui qu'elle avait conclu ayant été rejeté par les députés, soit en optant pour une sortie sans accord.

Mme May a annoncé vendredi qu'elle quitterait officiellement ses fonctions le 7 juin, exprimant son "profond regret" d'avoir échoué à concrétiser le Brexit, trois ans après le référendum qui l'a décidé par 52% des voix.

Elle assurera la transition jusqu'à ce que les quelque 100.000 membres de son Parti conservateur choisissent, d'ici le 20 juillet, un nouveau leader entre les deux candidats sélectionnés par les députés tories, qui deviendra le prochain chef du gouvernement.

- Lutte de deux mois -

Son annonce sonne le début d'une lutte pour le pouvoir de deux mois, généralement marquée par des rebondissements et des coups de poignard chez les Tories.

Boris Johnson, 54 ans, n'a pas attendu la déclaration de la Première ministre pour se dire candidat à son poste.

Grand favori des bookmakers, cet ancien ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Londres a été l'un des artisans de la victoire du Brexit au référendum de 2016.

Selon les bookmakers, les autres potentiels candidats prometteurs sont Dominic Raab, figure de la nouvelle garde des conservateurs et fugace ministre du Brexit, le ministre de l'Environnement Michael Gove, celui des Affaires étrangères Jeremy Hunt ou l'ex ministre chargée des relations avec le Parlement Andrea Leadsom, qui a démissionné mercredi.

Suivent le ministre du Développement international Rory Stewart, la ministre de la Défense Penny Mordaunt et le ministre de l'Intérieur Sajid Javid.

Toutefois, seuls Boris Johnson, Rory Stewart, Matt Hancock et l'ex-ministre de l'emploi Esther McVey ont annoncé leur candidature. Jeremy Hunt a indiqué vendredi qu'il le ferait "au moment opportun".

Lors d'un déplacement en Suisse vendredi, Boris Johnson a déclaré qu'il chercherait à renégocier l'accord que Mme May a conclu avec Bruxelles s'il était Premier ministre, mais serait "prêt à s'en aller" sans accord.

"Je ne pourrais pas servir un gouvernement avec Boris Johnson", a alors prévenu Rory Stewart. "Je ne pourrais pas servir un gouvernement dont la politique est de pousser ce pays à un Brexit sans accord", a-t-il déclaré samedi à la radio BBC4.

Le député travailliste Chris Bryant a aussi averti que si le futur Premier ministre, quel qu'il soit, optait pour un divorce brutal avec l'UE, il "connaîtrait le même sort que Mme May, mais ce serait une question de semaines ou de mois, pas d'années".

- Renégociation ? -

Le prochain Premier ministre sera confronté aux mêmes rapports de force à la Chambre des Communes, avec les travaillistes comme principale opposition, puisque son arrivée n'est pas conditionnée à de nouvelles élections législatives.

"La question est: est-ce qu'un nouveau Premier ministre peut retourner voir les 27 de l'Union européenne et obtenir un accord différent, qui serait plus attractif pour le Parlement ?", dit à l'AFP Tony Travers, professeur de politique publique à la London School of Economics (LSE).

La Commission européenne a déjà répondu vendredi que ce départ ne changeait "rien" à la position des 27 sur l'accord de sortie. "L'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation", a aussi averti le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

La dirigeante allemande Angela Merkel a toutefois affiché une position moins fermée, promettant d'oeuvrer à un "Brexit ordonné".

Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a de son côté appelé à de nouvelles élections législatives. Mais ce scénario tente fort peu les Tories, qui ne disposent que d'une petite majorité au Parlement et pourraient être menacés de la perdre avec l'arrivée d'un nouvel acteur, le Parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage, en tête des sondages pour les élections européennes tenues jeudi dans le pays.

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(25/05/2019 12:08)

Ramaphosa investi à la présidence d'une Afrique du Sud qu'il veut changer

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa est investi samedi en grande pompe à Pretoria pour un mandat de cinq ans à la tête d'un pays qu'il a promis de remettre sur les rails de la croissance économique et de débarrasser de la corruption.

Plus de 30.000 spectateurs, la fine fleur de la classe politique locale et une brochette de chefs d'Etat et de gouvernement étrangers sont attendus dans le stade de la capitale pour assister, sous très haute sécurité, à la prestation de serment et au discours inaugural du chef de l'Etat.

M. Ramaphosa, 66 ans, a été réélu mercredi par les députés après la victoire de son parti, le Congrès national africain (ANC), aux élections législatives du 8 mai.

Au pouvoir depuis la chute de l'apartheid en 1994, l'ANC a réussi à renouveler sa majorité absolue à l'Assemblée nationale mais réalisé son plus faible score à un scrutin national (57,5%), illustration de la chute de sa popularité dans le pays.

Même si de réels progrès ont été accomplis depuis un quart de siècle, l'Afrique du Sud reste un des pays les plus inégalitaires de la planète, affecté par un chômage de masse (plus de 27%), un fort taux de pauvreté et une corruption galopante.

"Nous avons reçu la charge de relancer notre économie, de reconstruire nos institutions et de restaurer l'espoir", a lancé Cyril Ramaphosa cette semaine aux députés.

Sitôt envolées samedi les notes de la fanfare militaire, tous les regards seront tournés vers le palais d'Union Building, le siège de la présidence, d'où il devrait annoncer pendant le week-end la composition de son gouvernement.

"Vous allez voir le changement", a-t-il assuré mercredi.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir il y a un an, M. Ramaphosa répète qu'il va tourner la page du règne calamiteux de Jacob Zuma (2009-2018), terni par une litanie de scandales politico-financiers qui ont éclaboussé l'Etat et le parti.

Mais le grand coup de balai annoncé tarde toujours.

- "Pas assez réformiste" -

Il a peut-être démarré cette semaine. Le vice-président David Mabuza, soupçonné de corruption, a demandé le report de sa prestation de serment de député. Et la ministre de l'Environnement Nomvula Mokonyane, citée dans un autre scandale, a préféré renoncer à son siège de députée.

D'autres ministres mis en cause et proches du clan Zuma devraient rejoindre la charrette des remerciés.

"Le gouvernement sera largement propre et satisfera le minimum attendu par les marchés", a pronostiqué l'économiste Peter Attard Montalto, du cabinet Intellidex, "mais il ne sera pas assez réformiste pour permettre de relancer la croissance".

Les dernières statistiques économiques pressent Cyril Ramaphosa d'agir vite. Le chômage a encore augmenté au premier trimestre (de 27,1 à 27,6%), et la Banque centrale vient de réduire de 1,3 à 1% ses prévisions de croissance pour l'année en cours.

Le pays reste sous la menace des agences financières. "Faute d'un changement de politique, son crédit va continuer à s'éroder", a mis en garde une responsable de Moody's, Lucie Villa.

L'opposition ne fera pas non plus de cadeaux au président. "Il faut que ceux qui ont pillé le pays aillent en prison", lui a lancé mercredi Mmusi Maimane, le dirigeant du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA).

"Nous espérons que vous serez le président d'un gouvernement irréprochable sur la corruption", a renchéri Julius Malema, des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).

Leurs premières critiques n'ont pas tardé à tomber.

"En raison des difficultés économiques du pays", le gouvernement s'est vanté d'avoir réduit la facture de la cérémonie d'investiture à 140 millions de rands (8,5 millions d'euros), soit 100 millions de moins que celle de Jacob Zuma.

Pas assez, aux yeux de la DA, qui a dénoncé "une claque au visage des millions de Sud-Africains au chômage".

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Ramaphosa investi à la présidence d'une Afrique du Sud qu'il veut changer

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa est investi samedi en grande pompe à Pretoria pour un mandat de cinq ans à la tête d'un pays qu'il a promis de remettre sur les rails de la croissance économique et de débarrasser de la corruption.

Plus de 30.000 spectateurs, la fine fleur de la classe politique locale et une brochette de chefs d'Etat et de gouvernement étrangers sont attendus dans le stade de la capitale pour assister, sous très haute sécurité, à la prestation de serment et au discours inaugural du chef de l'Etat.

M. Ramaphosa, 66 ans, a été réélu mercredi par les députés après la victoire de son parti, le Congrès national africain (ANC), aux élections législatives du 8 mai.

Au pouvoir depuis la chute de l'apartheid en 1994, l'ANC a réussi à renouveler sa majorité absolue à l'Assemblée nationale mais réalisé son plus faible score à un scrutin national (57,5%), illustration de la chute de sa popularité dans le pays.

Même si de réels progrès ont été accomplis depuis un quart de siècle, l'Afrique du Sud reste un des pays les plus inégalitaires de la planète, affecté par un chômage de masse (plus de 27%), un fort taux de pauvreté et une corruption galopante.

"Nous avons reçu la charge de relancer notre économie, de reconstruire nos institutions et de restaurer l'espoir", a lancé Cyril Ramaphosa cette semaine aux députés.

Sitôt envolées samedi les notes de la fanfare militaire, tous les regards seront tournés vers le palais d'Union Building, le siège de la présidence, d'où il devrait annoncer pendant le week-end la composition de son gouvernement.

"Vous allez voir le changement", a-t-il assuré mercredi.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir il y a un an, M. Ramaphosa répète qu'il va tourner la page du règne calamiteux de Jacob Zuma (2009-2018), terni par une litanie de scandales politico-financiers qui ont éclaboussé l'Etat et le parti.

Mais le grand coup de balai annoncé tarde toujours.

- "Pas assez réformiste" -

Il a peut-être démarré cette semaine. Le vice-président David Mabuza, soupçonné de corruption, a demandé le report de sa prestation de serment de député. Et la ministre de l'Environnement Nomvula Mokonyane, citée dans un autre scandale, a préféré renoncer à son siège de députée.

D'autres ministres mis en cause et proches du clan Zuma devraient rejoindre la charrette des remerciés.

"Le gouvernement sera largement propre et satisfera le minimum attendu par les marchés", a pronostiqué l'économiste Peter Attard Montalto, du cabinet Intellidex, "mais il ne sera pas assez réformiste pour permettre de relancer la croissance".

Les dernières statistiques économiques pressent Cyril Ramaphosa d'agir vite. Le chômage a encore augmenté au premier trimestre (de 27,1 à 27,6%), et la Banque centrale vient de réduire de 1,3 à 1% ses prévisions de croissance pour l'année en cours.

Le pays reste sous la menace des agences financières. "Faute d'un changement de politique, son crédit va continuer à s'éroder", a mis en garde une responsable de Moody's, Lucie Villa.

L'opposition ne fera pas non plus de cadeaux au président. "Il faut que ceux qui ont pillé le pays aillent en prison", lui a lancé mercredi Mmusi Maimane, le dirigeant du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA).

"Nous espérons que vous serez le président d'un gouvernement irréprochable sur la corruption", a renchéri Julius Malema, des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).

Leurs premières critiques n'ont pas tardé à tomber.

"En raison des difficultés économiques du pays", le gouvernement s'est vanté d'avoir réduit la facture de la cérémonie d'investiture à 140 millions de rands (8,5 millions d'euros), soit 100 millions de moins que celle de Jacob Zuma.

Pas assez, aux yeux de la DA, qui a dénoncé "une claque au visage des millions de Sud-Africains au chômage".

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(25/05/2019 06:01)

Deux nouveaux alpinistes morts sur l'Everest

Un Britannique et un Irlandais sont morts sur l'Everest, portant à 10 en une semaine le nombre de victimes sur le plus haut sommet du monde, très fréquenté en cette haute saison, ont annoncé samedi les organisateurs d'expéditions.

L'alpiniste britannique Robin Fisher, 44 ans, a atteint le sommet samedi matin mais s'est effondré en redescendant, au bout de 150 mètres seulement. 

"Nos guides ont essayé de l'aider mais il est mort peu après", a déclaré à l'AFP Murari Sharma, de l'Everest Parivar Expedition.

Sur le versant tibétain de la montagne, un Irlandais de  56 ans est mort vendredi matin, ont indiqué les organisateurs de son expédition sur leur page Facebook.

L'homme avait décidé de redescendre avant d'avoir atteint la cime, mais il est mort dans sa tente au col Nord, vers 7.000 mètres d'altitude.

Quatre Indiens, un Américain, un Autrichien et un Népalais sont également morts sur l'Everest depuis une semaine. Un autre Irlandais, dont le corps n'a pas été retrouvé, est présumé mort après être tombé dans une zone située près du sommet.

La haute saison bat son plein sur la montagne de 8.848 m, au point que des files d'attente d'alpinistes se forment à proximité du sommet.

Ces encombrements en "zone de la mort" (altitude supérieure à 8.000 m) sont désignés comme la cause d'au moins quatre des décès survenus ces derniers jours, et suscitent des craintes de voir le profit l'emporter sur la sécurité. 

La haute saison de l'Everest dure de fin avril à fin mai. À cette période, la météo offre une courte fenêtre de conditions moins extrêmes dans ces hauteurs glacées et impropres à la vie.

Cette année, le Népal a émis pour la saison de printemps le nombre record de 381 permis, à des alpinistes étrangers pour la plupart, au prix unitaire de 11.000 dollars. Chaque titulaire d'un permis étant accompagné d'un guide, cela signifie qu'environ 750 personnes s'élancent sur la même voie en quelques semaines.

A la date de vendredi, quelque 600 personnes avaient déjà gravi l'Everest par la voie népalaise, selon un responsable gouvernemental se basant sur des informations des organisateurs d'expéditions.

Au moins 140 autres ont reçu des permis pour escalader l'Everest depuis le flanc nord au Tibet, selon des opérateurs d'expéditions. Au total, le nombre d'alpinistes sur l'Everest pourrait cette année dépasser le record de l'an dernier qui avait vu 807 personnes atteindre le sommet.

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Deux nouveaux alpinistes morts sur l'Everest

Un Britannique et un Irlandais sont morts sur l'Everest, portant à 10 en une semaine le nombre de victimes sur le plus haut sommet du monde, très fréquenté en cette haute saison, ont annoncé samedi les organisateurs d'expéditions.

L'alpiniste britannique Robin Fisher, 44 ans, a atteint le sommet samedi matin mais s'est effondré en redescendant, au bout de 150 mètres seulement. 

"Nos guides ont essayé de l'aider mais il est mort peu après", a déclaré à l'AFP Murari Sharma, de l'Everest Parivar Expedition.

Sur le versant tibétain de la montagne, un Irlandais de  56 ans est mort vendredi matin, ont indiqué les organisateurs de son expédition sur leur page Facebook.

L'homme avait décidé de redescendre avant d'avoir atteint la cime, mais il est mort dans sa tente au col Nord, vers 7.000 mètres d'altitude.

Quatre Indiens, un Américain, un Autrichien et un Népalais sont également morts sur l'Everest depuis une semaine. Un autre Irlandais, dont le corps n'a pas été retrouvé, est présumé mort après être tombé dans une zone située près du sommet.

La haute saison bat son plein sur la montagne de 8.848 m, au point que des files d'attente d'alpinistes se forment à proximité du sommet.

Ces encombrements en "zone de la mort" (altitude supérieure à 8.000 m) sont désignés comme la cause d'au moins quatre des décès survenus ces derniers jours, et suscitent des craintes de voir le profit l'emporter sur la sécurité. 

La haute saison de l'Everest dure de fin avril à fin mai. À cette période, la météo offre une courte fenêtre de conditions moins extrêmes dans ces hauteurs glacées et impropres à la vie.

Cette année, le Népal a émis pour la saison de printemps le nombre record de 381 permis, à des alpinistes étrangers pour la plupart, au prix unitaire de 11.000 dollars. Chaque titulaire d'un permis étant accompagné d'un guide, cela signifie qu'environ 750 personnes s'élancent sur la même voie en quelques semaines.

A la date de vendredi, quelque 600 personnes avaient déjà gravi l'Everest par la voie népalaise, selon un responsable gouvernemental se basant sur des informations des organisateurs d'expéditions.

Au moins 140 autres ont reçu des permis pour escalader l'Everest depuis le flanc nord au Tibet, selon des opérateurs d'expéditions. Au total, le nombre d'alpinistes sur l'Everest pourrait cette année dépasser le record de l'an dernier qui avait vu 807 personnes atteindre le sommet.

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(25/05/2019 12:45)

Trump au Japon: rencontre avec l'empereur, sumo et golf

Le président américain Donald Trump a atterri samedi au Japon pour une visite de quatre jours qui devrait être dominée par force amabilités et images de bonne entente sans avancées concrètes à attendre sur la question prégnante du commerce.

Air Force One a touché le sol nippon peu avant 17H00 (08H00 GMT) sous un ciel radieux.

Pour ce deuxième voyage au Japon, il sera le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito, monté sur le trône du Chrysanthème le 1er mai, après l'abdication de son père Akihito, un signe des liens forts noués par les deux pays autrefois ennemis.

A Washington comme à Tokyo, on vante aussi une relation personnelle "sans précédent" entre M. Trump et le Premier ministre Shinzo Abe. Les deux hommes ne manqueront d'ailleurs pas de faire une partie de golf, leur passion commune.

Le point d'orgue de cette visite d'Etat doit être la rencontre lundi entre le président américain et l'empereur, ainsi que le banquet donné en soirée au palais impérial.

Les autres dirigeants devront attendre des festivités organisées en octobre pour avoir cet honneur. Cela "démontre que l'alliance avec les Etats-Unis n'a jamais été aussi forte", a souligné un haut responsable de l'administration Trump, sous couvert d'anonymat.

Mais ce moment historique ne devrait probablement surpasser que de peu le spectacle de Donald Trump assistant à un tournoi de sumo dimanche, dans l'arène de Ryogoku Kokugikan.

- Progamme "sur mesure" -

C'est une rencontre peu commune qui se prépare entre l'inclassable président américain, peu soucieux des codes et usages, et l'ancienne lutte japonaise sacrée, figée dans des traditions plus que millénaires. Il remettra dimanche une toute spéciale "Coupe Trump" au vainqueur.

La présence de Donald Trump dans l'immense enceinte de plus de 10.000 places sera aussi un casse-tête logistique et de sécurité sans précédent nécessitant des aménagements qui font froncer quelques sourcils dans le monde des aficionados du sumo.

La fameuse partie de golf est programmée avant le sumo, et le tout sera suivi d'un dîner avec les épouses du président et du Premier ministre dans le quartier animé de Roppongi, dans un restaurant connu pour ses pièces de boeuf haut de gamme.

La séquence officielle diplomatique du voyage se limite à une brève réunion bilatérale avec un déjeuner de travail lundi, après quoi les deux dirigeants parleront aux médias.

MM. Trump et Abe prévoient également de rencontrer les familles de Japonais enlevés dans les années 1970 et 1980 par la Corée du Nord dans le but d'en faire des formateurs d'espions nord-coréens. Shinzo Abe, pour qui ce sujet est d'une grande importance en politique intérieure, avait demandé à Donald Trump de soulever cette question dans ses discussions avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Enfin, ils doivent visiter mardi la base navale commune de Yokosuka.    

En pleines tensions avec la Chine et avec l'Iran, le voyage est ainsi taillé sur mesure pour démontrer que Donald Trump "s'y connaît en politique étrangère et a bien des amis", résume Robert Guttman, de l'université Johns Hopkins.

- Et le commerce ? -

Mais des tensions pourraient néanmoins émerger sur le vrai sujet qui anime actuellement les relations bilatérales: le commerce.

Si Donald Trump a reporté de six mois l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les importations de voitures japonaises et européennes, il a également déclaré que la dépendance des Etats-Unis envers l'industrie automobile étrangère représentait une menace pour la sécurité nationale américaine - ce qui n'a pas manqué d'irriter les géants comme Toyota. 

Depuis qu'il est au pouvoir, Donald Trump secoue la diplomatie mondiale avec notamment une politique économique agressive, même à l'encontre des plus vieux alliés des Etats-Unis, afin de protéger l'industrie américaine. 

Prenant le contre-pied de la Chine ou de l'Union européenne, plus offensifs, Tokyo se fait conciliant dans l'espoir de décrocher un accord plus favorable. La stratégie de Shinzo Abe, qui a beaucoup misé sur sa relation personnelle avec l'imprévisible dirigeant américain, semble jusqu'à présent être couronnée de succès.

Des discussions sont attendues samedi entre le ministre japonais de l'Economie, Toshimitsu Motegi, et le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer mais un accord est peu probable, d'après des responsables cités dans la presse.

M. Abe et sa femme Akie s'étaient rendus en avril à la Maison Blanche. Donald Trump doit lui retourner au Japon seulement quatre semaines après cette visite, pour le sommet du G20 à Osaka fin juin. 

"Trois visites, dans les deux sens, en une courte période de temps, c'est vraiment emblématique de la proximité de la relation", a commenté un haut responsable de l'administration américaine, ajoutant que les deux dirigeants s'étaient parlé plus de quarante fois ces deux dernières années. 

burx-sms-uh/anb/jhd  

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Trump au Japon: rencontre avec l'empereur, sumo et golf

Le président américain Donald Trump a atterri samedi au Japon pour une visite de quatre jours qui devrait être dominée par force amabilités et images de bonne entente sans avancées concrètes à attendre sur la question prégnante du commerce.

Air Force One a touché le sol nippon peu avant 17H00 (08H00 GMT) sous un ciel radieux.

Pour ce deuxième voyage au Japon, il sera le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito, monté sur le trône du Chrysanthème le 1er mai, après l'abdication de son père Akihito, un signe des liens forts noués par les deux pays autrefois ennemis.

A Washington comme à Tokyo, on vante aussi une relation personnelle "sans précédent" entre M. Trump et le Premier ministre Shinzo Abe. Les deux hommes ne manqueront d'ailleurs pas de faire une partie de golf, leur passion commune.

Le point d'orgue de cette visite d'Etat doit être la rencontre lundi entre le président américain et l'empereur, ainsi que le banquet donné en soirée au palais impérial.

Les autres dirigeants devront attendre des festivités organisées en octobre pour avoir cet honneur. Cela "démontre que l'alliance avec les Etats-Unis n'a jamais été aussi forte", a souligné un haut responsable de l'administration Trump, sous couvert d'anonymat.

Mais ce moment historique ne devrait probablement surpasser que de peu le spectacle de Donald Trump assistant à un tournoi de sumo dimanche, dans l'arène de Ryogoku Kokugikan.

- Progamme "sur mesure" -

C'est une rencontre peu commune qui se prépare entre l'inclassable président américain, peu soucieux des codes et usages, et l'ancienne lutte japonaise sacrée, figée dans des traditions plus que millénaires. Il remettra dimanche une toute spéciale "Coupe Trump" au vainqueur.

La présence de Donald Trump dans l'immense enceinte de plus de 10.000 places sera aussi un casse-tête logistique et de sécurité sans précédent nécessitant des aménagements qui font froncer quelques sourcils dans le monde des aficionados du sumo.

La fameuse partie de golf est programmée avant le sumo, et le tout sera suivi d'un dîner avec les épouses du président et du Premier ministre dans le quartier animé de Roppongi, dans un restaurant connu pour ses pièces de boeuf haut de gamme.

La séquence officielle diplomatique du voyage se limite à une brève réunion bilatérale avec un déjeuner de travail lundi, après quoi les deux dirigeants parleront aux médias.

MM. Trump et Abe prévoient également de rencontrer les familles de Japonais enlevés dans les années 1970 et 1980 par la Corée du Nord dans le but d'en faire des formateurs d'espions nord-coréens. Shinzo Abe, pour qui ce sujet est d'une grande importance en politique intérieure, avait demandé à Donald Trump de soulever cette question dans ses discussions avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Enfin, ils doivent visiter mardi la base navale commune de Yokosuka.    

En pleines tensions avec la Chine et avec l'Iran, le voyage est ainsi taillé sur mesure pour démontrer que Donald Trump "s'y connaît en politique étrangère et a bien des amis", résume Robert Guttman, de l'université Johns Hopkins.

- Et le commerce ? -

Mais des tensions pourraient néanmoins émerger sur le vrai sujet qui anime actuellement les relations bilatérales: le commerce.

Si Donald Trump a reporté de six mois l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les importations de voitures japonaises et européennes, il a également déclaré que la dépendance des Etats-Unis envers l'industrie automobile étrangère représentait une menace pour la sécurité nationale américaine - ce qui n'a pas manqué d'irriter les géants comme Toyota. 

Depuis qu'il est au pouvoir, Donald Trump secoue la diplomatie mondiale avec notamment une politique économique agressive, même à l'encontre des plus vieux alliés des Etats-Unis, afin de protéger l'industrie américaine. 

Prenant le contre-pied de la Chine ou de l'Union européenne, plus offensifs, Tokyo se fait conciliant dans l'espoir de décrocher un accord plus favorable. La stratégie de Shinzo Abe, qui a beaucoup misé sur sa relation personnelle avec l'imprévisible dirigeant américain, semble jusqu'à présent être couronnée de succès.

Des discussions sont attendues samedi entre le ministre japonais de l'Economie, Toshimitsu Motegi, et le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer mais un accord est peu probable, d'après des responsables cités dans la presse.

M. Abe et sa femme Akie s'étaient rendus en avril à la Maison Blanche. Donald Trump doit lui retourner au Japon seulement quatre semaines après cette visite, pour le sommet du G20 à Osaka fin juin. 

"Trois visites, dans les deux sens, en une courte période de temps, c'est vraiment emblématique de la proximité de la relation", a commenté un haut responsable de l'administration américaine, ajoutant que les deux dirigeants s'étaient parlé plus de quarante fois ces deux dernières années. 

burx-sms-uh/anb/jhd  

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(25/05/2019 11:17)

Sri Lanka: traque des responsables présumés des attentats de Pâques

L'armée sri-lankaise a lancé samedi une série de raids pour tenter de retrouver des membres du groupe islamiste local auteur des attentats du dimanche de Pâques qui ont fait 258 morts et 500 blessés.

"Des opérations spéciales de bouclage et de perquisition sont en cours dans trois zones à l'extérieur de Colombo", a déclaré un responsable militaire à des journalistes.

Des opérations similaires étaient aussi menées dans le nord-ouest du pays, où des émeutes anti-musulmanes ont fait un mort et provoqué la destruction de centaines de magasins et habitations appartenant à des musulmans, ainsi que des mosquées. 

Les forces de sécurité ont arrêté de nombreux suspects en lien avec les attentats mais aussi avec les violences anti-musulmanes.

Si les autorités jugent que la menace islamiste immédiate a été réduite, le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a prolongé mercredi d'un mois l'état d'urgence imposé après les attaques suicides du 21 avril, afin de maintenir "la sécurité publique".

Des kamikazes d'un mouvement islamiste local désormais interdit, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ), ont fait un carnage en frappant des hôtels de luxe et des églises chrétiennes en pleine messe de Pâques dans l'île d'Asie du Sud.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), auquel le cerveau des attentats avait fait allégeance dans une vidéo, a revendiqué les attentats.

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Sri Lanka: traque des responsables présumés des attentats de Pâques

L'armée sri-lankaise a lancé samedi une série de raids pour tenter de retrouver des membres du groupe islamiste local auteur des attentats du dimanche de Pâques qui ont fait 258 morts et 500 blessés.

"Des opérations spéciales de bouclage et de perquisition sont en cours dans trois zones à l'extérieur de Colombo", a déclaré un responsable militaire à des journalistes.

Des opérations similaires étaient aussi menées dans le nord-ouest du pays, où des émeutes anti-musulmanes ont fait un mort et provoqué la destruction de centaines de magasins et habitations appartenant à des musulmans, ainsi que des mosquées. 

Les forces de sécurité ont arrêté de nombreux suspects en lien avec les attentats mais aussi avec les violences anti-musulmanes.

Si les autorités jugent que la menace islamiste immédiate a été réduite, le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a prolongé mercredi d'un mois l'état d'urgence imposé après les attaques suicides du 21 avril, afin de maintenir "la sécurité publique".

Des kamikazes d'un mouvement islamiste local désormais interdit, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ), ont fait un carnage en frappant des hôtels de luxe et des églises chrétiennes en pleine messe de Pâques dans l'île d'Asie du Sud.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), auquel le cerveau des attentats avait fait allégeance dans une vidéo, a revendiqué les attentats.

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(25/05/2019 12:00)

L'inculpation d'Assange, un dangereux précédent pour les journalistes?

L'inculpation du fondateur de WikiLeaks Julian Assange pour avoir obtenu et publié des informations confidentielles menace-t-elle la sacro-sainte protection des journalistes américains? Beaucoup de juristes le craignent, qui estiment que les reporters risquent désormais des poursuites pénales pour leur travail de sources.

Seize des 17 chefs d'accusation a présentés jeudi par le ministère américain de la Justice contre le ressortissant australien, actuellement détenu au Royaume-Uni, concernent l'obtention et la diffusion d'informations classifiées.

Il s'agit de documents militaires et diplomatiques obtenus par l'entremise de Chelsea Manning, ex-analyste américaine condamnée en 2013 pour avoir été à l'origine de cette fuite.

Pour tenter d'empêcher une levée de boucliers des défenseurs des droits de la presse, le responsable des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice, John Demers, a fait valoir que Julian Assange n'était "pas un journaliste" et effectué ainsi une distinction avec la presse.

"Ce n'est pas du journalisme", a abondé Ben Rhodes, ancien conseiller de Barack Obama, dans le podcast "Pod Save the World". Pour lui, Assange "n'est pas motivé par la transparence (...) mais par des objectifs très précis" et "fonctionne, au moins ces dernières années, comme un prolongement du renseignement russe."

Mais d'autres ont relevé que les faits visés remontaient à 2010, bien avant la campagne 2016, durant laquelle WikiLeaks a publié des documents internes au parti démocrate américain obtenus par le renseignement russe.

L'inculpation du fondateur de WikiLeaks est "problématique, non pas parce qu'il correspond ou non à la définition d'un +journaliste+, mais parce qu'il est accusé de faire exactement ce que font des journalistes professionnels tous les jours: chercher, obtenir et publier des informations importantes sur notre administration", relève Sonja West, professeure de droit à l'université de Géorgie.

- Direction la Cour suprême -

"La question n'est pas de savoir si Assange est un journaliste mais plutôt s'il est couvert par le premier amendement" de la Constitution américaine, estime Floyd Abrams, avocat au sein du cabinet Cahill, Gordon & Reindell et spécialiste de ce passage de la Constitution qui protège la liberté d'expression.

Le premier amendement est cité dans le monde entier comme le meilleur rempart de la liberté de la presse.

"Si Julian Assange est condamné (...), le problème est qu'il n'y aura pas de principe clair pour le distinguer des médias grand public au regard du premier amendement", explique Mary-Rose Papandrea, professeure de droit à l'université de North Carolina (UNC).

Car "il n'y a pas de bonne définition de ce qu'est un journaliste aujourd'hui", dit-elle. "Il n'y en a jamais eu, mais avec internet, tout le monde peut être journaliste ou un tiers qui reçoit des informations d'une source."

L'inculpation pose aussi la question du champ exact de l'Espionage Act, une loi votée en 1917 pour empêcher la fuite d'informations confidentielles en temps de guerre. C'est ce texte qui a servi de base aux poursuites engagées contre Julian Assange.

"Cela montre à quel point les journalistes sont vulnérables au regard de cette loi", explique Sonja West. L'administration Obama a poursuivi, comme aucune autre avant elle, les fuites et ceux qui en étaient à l'origine dans ses rangs, mais elle n'a inculpé aucun journaliste et décidé de ne pas s'en prendre non plus à M. Assange.

Avant cela, une poignée de personnes, y compris au moins un journaliste, avaient déjà été inculpées en vertu de cette loi pour avoir obtenu et diffusé des informations classifiées, mais les poursuites ont été systématiquement abandonnées.

Jamais, en revanche, un éditeur - si l'on considère que Julian Assange jouait le rôle d'éditeur de WikiLeaks - qu'il soit ou non à la tête d'un organe de presse, n'avait été mis en cause.

Mme Papandrea voit déjà l'affaire Assange aller jusqu'à la Cour suprême, qui ne s'est encore jamais saisie de la question.

"Si les Etats-Unis peuvent poursuivre un site étranger (WikiLeaks est basé en Islande, ndlr) pour avoir violé nos lois sur le secret (défense), rien n'empêchera la Chine ou la Russie de faire la même chose", a prévenu, dans un message en ligne, Ben Wizner, directeur de l'ACLU, la puissante organisation de défense des droits humains.

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L'inculpation d'Assange, un dangereux précédent pour les journalistes?

L'inculpation du fondateur de WikiLeaks Julian Assange pour avoir obtenu et publié des informations confidentielles menace-t-elle la sacro-sainte protection des journalistes américains? Beaucoup de juristes le craignent, qui estiment que les reporters risquent désormais des poursuites pénales pour leur travail de sources.

Seize des 17 chefs d'accusation a présentés jeudi par le ministère américain de la Justice contre le ressortissant australien, actuellement détenu au Royaume-Uni, concernent l'obtention et la diffusion d'informations classifiées.

Il s'agit de documents militaires et diplomatiques obtenus par l'entremise de Chelsea Manning, ex-analyste américaine condamnée en 2013 pour avoir été à l'origine de cette fuite.

Pour tenter d'empêcher une levée de boucliers des défenseurs des droits de la presse, le responsable des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice, John Demers, a fait valoir que Julian Assange n'était "pas un journaliste" et effectué ainsi une distinction avec la presse.

"Ce n'est pas du journalisme", a abondé Ben Rhodes, ancien conseiller de Barack Obama, dans le podcast "Pod Save the World". Pour lui, Assange "n'est pas motivé par la transparence (...) mais par des objectifs très précis" et "fonctionne, au moins ces dernières années, comme un prolongement du renseignement russe."

Mais d'autres ont relevé que les faits visés remontaient à 2010, bien avant la campagne 2016, durant laquelle WikiLeaks a publié des documents internes au parti démocrate américain obtenus par le renseignement russe.

L'inculpation du fondateur de WikiLeaks est "problématique, non pas parce qu'il correspond ou non à la définition d'un +journaliste+, mais parce qu'il est accusé de faire exactement ce que font des journalistes professionnels tous les jours: chercher, obtenir et publier des informations importantes sur notre administration", relève Sonja West, professeure de droit à l'université de Géorgie.

- Direction la Cour suprême -

"La question n'est pas de savoir si Assange est un journaliste mais plutôt s'il est couvert par le premier amendement" de la Constitution américaine, estime Floyd Abrams, avocat au sein du cabinet Cahill, Gordon & Reindell et spécialiste de ce passage de la Constitution qui protège la liberté d'expression.

Le premier amendement est cité dans le monde entier comme le meilleur rempart de la liberté de la presse.

"Si Julian Assange est condamné (...), le problème est qu'il n'y aura pas de principe clair pour le distinguer des médias grand public au regard du premier amendement", explique Mary-Rose Papandrea, professeure de droit à l'université de North Carolina (UNC).

Car "il n'y a pas de bonne définition de ce qu'est un journaliste aujourd'hui", dit-elle. "Il n'y en a jamais eu, mais avec internet, tout le monde peut être journaliste ou un tiers qui reçoit des informations d'une source."

L'inculpation pose aussi la question du champ exact de l'Espionage Act, une loi votée en 1917 pour empêcher la fuite d'informations confidentielles en temps de guerre. C'est ce texte qui a servi de base aux poursuites engagées contre Julian Assange.

"Cela montre à quel point les journalistes sont vulnérables au regard de cette loi", explique Sonja West. L'administration Obama a poursuivi, comme aucune autre avant elle, les fuites et ceux qui en étaient à l'origine dans ses rangs, mais elle n'a inculpé aucun journaliste et décidé de ne pas s'en prendre non plus à M. Assange.

Avant cela, une poignée de personnes, y compris au moins un journaliste, avaient déjà été inculpées en vertu de cette loi pour avoir obtenu et diffusé des informations classifiées, mais les poursuites ont été systématiquement abandonnées.

Jamais, en revanche, un éditeur - si l'on considère que Julian Assange jouait le rôle d'éditeur de WikiLeaks - qu'il soit ou non à la tête d'un organe de presse, n'avait été mis en cause.

Mme Papandrea voit déjà l'affaire Assange aller jusqu'à la Cour suprême, qui ne s'est encore jamais saisie de la question.

"Si les Etats-Unis peuvent poursuivre un site étranger (WikiLeaks est basé en Islande, ndlr) pour avoir violé nos lois sur le secret (défense), rien n'empêchera la Chine ou la Russie de faire la même chose", a prévenu, dans un message en ligne, Ben Wizner, directeur de l'ACLU, la puissante organisation de défense des droits humains.

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(25/05/2019 08:47)

L'armée russe aide le Venezuela "face aux menaces" américaines

Les troupes russes arrivées au Venezuela en mars aident l'armée du régime chaviste à se préparer face aux menaces américaines "d'usage de la force", a déclaré vendredi à l'AFP l'ambassadeur russe au Venezuela, Vladimir Zaïomski, qui juge toutefois que "la voie du dialogue" doit l'emporter.

"Le gouvernement vénézuélien est en état d'alerte depuis le début de l'année, car les Etats-Unis continuent leurs menaces d'usage de la force contre le Venezuela. Dans ces conditions, ils doivent être sûrs que les armes qu'ils possèdent sont en état de fonctionnement", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l'AFP à Moscou.

"Nos spécialistes sont là pour former leurs collègues vénézuéliens à maintenir la disponibilité de leur matériel militaire et par la même occasion, ils leur enseignent la meilleure façon de l'utiliser", a ajouté Vladimir Zaïomski, précisant qu'ils étaient au Venezuela en vertu d'un accord remontant à 2001.

Alliée du président vénézuélien Nicolas Maduro, la Russie a envoyé en mars une centaine de soldats dans le pays sud-américain, confronté à une profonde crise politique depuis que le président du Parlement Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim, aujourd'hui reconnu par une cinquantaine de pays dans le monde dont les Etats-Unis.

Cette crise politique a provoqué une nouvelle confrontation entre Moscou et Washington, qui s'accusent mutuellement de déstabiliser le Venezuela. Le président américain Donald Trump a appelé la Russie à quitter le pays, Moscou accusant en retour Washington de vouloir mener un coup d'Etat au mépris du droit international.

"Nous sommes contre toute tentative d'ingérence", a répété l'ambassadeur russe, en poste depuis 2009 à Caracas, ajoutant que "la sortie de crise repose sur la voie du dialogue et la recherche du compromis".

"A l'heure actuelle, ce dialogue, qui devrait être systématique, n'existe pas", a-t-il ajouté, blâmant Juan Guaido et l'opposition "influencés par les radicaux et les marginaux".

Il a salué la médiation entreprise par la Norvège, dans laquelle des représentants du pouvoir de Nicolas Maduro et de l'opposition vénézuélienne ont entamé un timide dialogue la semaine dernière. "C'est très bien que ces pourparlers aient lieu", a-t-il déclaré, disant espérer que "ces rencontres continuent".

 - "Pas de contact" avec Maduro -

Jaun Guaido tente depuis janvier de déloger Nicolas Maduro du pouvoir au Venezuela. Il le qualifie d'"usurpateur" en raison de l'élection présidentielle selon lui "frauduleuse" de l'an dernier, qui a permis au chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir.

Interrogé sur les chances pour Moscou et Washington de trouver une issue à la crise vénézuélienne, Vladimir Zaïomski a estimé que "ce ne sont pas aux Etats-Unis et à la Russie de s'entendre".

"C'est aux chavistes et à l'opposition parce que c'est une crise vénézuélienne et que seuls les Vénézuéliens peuvent trouver la solution", a-t-il assuré.

Vladimir Zaïomski a nié tout rôle de la Russie dans le maintien au pouvoir de Nicolas Maduro lors de la tentative ratée de soulèvement menée le 30 avril par Juan Guaido. Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a affirmé que le président vénézuélien était ce jour-là prêt à quitter le pays mais en avait été empêché par Moscou.

"Il n'y a eu aucun contact" entre la Russie et le Venezuela, a déclaré l'ambassadeur russe, dénonçant un "nouveau mensonge".

"Nos collègues américains pensaient visiblement que leurs efforts pour renverser le pouvoir du Venezuela serait rapidement couronnés de succès. Le temps montre (...) que ces espoirs n'avaient aucun fondement sérieux. Mais visiblement, ce manque de résultat a irrité et ils commencent à chercher les coupables", a déclaré l'ambassadeur russe.

La crise vénézuélienne n'est qu'un des nombreux points de tension entre Moscou et Washington. Le sujet a été abordé entre Mike Pompeo et le président Vladimir Poutine lors de leur rencontre le 14 mai à Sotchi (Russie), sans avancée majeure.

Les deux pays, au plus bas de leurs relations depuis la fin de la Guerre froide, s'écharpent aussi sur le dossier nucléaire iranien, la guerre en Syrie ou les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine en 2016.

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L'armée russe aide le Venezuela "face aux menaces" américaines

Les troupes russes arrivées au Venezuela en mars aident l'armée du régime chaviste à se préparer face aux menaces américaines "d'usage de la force", a déclaré vendredi à l'AFP l'ambassadeur russe au Venezuela, Vladimir Zaïomski, qui juge toutefois que "la voie du dialogue" doit l'emporter.

"Le gouvernement vénézuélien est en état d'alerte depuis le début de l'année, car les Etats-Unis continuent leurs menaces d'usage de la force contre le Venezuela. Dans ces conditions, ils doivent être sûrs que les armes qu'ils possèdent sont en état de fonctionnement", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l'AFP à Moscou.

"Nos spécialistes sont là pour former leurs collègues vénézuéliens à maintenir la disponibilité de leur matériel militaire et par la même occasion, ils leur enseignent la meilleure façon de l'utiliser", a ajouté Vladimir Zaïomski, précisant qu'ils étaient au Venezuela en vertu d'un accord remontant à 2001.

Alliée du président vénézuélien Nicolas Maduro, la Russie a envoyé en mars une centaine de soldats dans le pays sud-américain, confronté à une profonde crise politique depuis que le président du Parlement Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim, aujourd'hui reconnu par une cinquantaine de pays dans le monde dont les Etats-Unis.

Cette crise politique a provoqué une nouvelle confrontation entre Moscou et Washington, qui s'accusent mutuellement de déstabiliser le Venezuela. Le président américain Donald Trump a appelé la Russie à quitter le pays, Moscou accusant en retour Washington de vouloir mener un coup d'Etat au mépris du droit international.

"Nous sommes contre toute tentative d'ingérence", a répété l'ambassadeur russe, en poste depuis 2009 à Caracas, ajoutant que "la sortie de crise repose sur la voie du dialogue et la recherche du compromis".

"A l'heure actuelle, ce dialogue, qui devrait être systématique, n'existe pas", a-t-il ajouté, blâmant Juan Guaido et l'opposition "influencés par les radicaux et les marginaux".

Il a salué la médiation entreprise par la Norvège, dans laquelle des représentants du pouvoir de Nicolas Maduro et de l'opposition vénézuélienne ont entamé un timide dialogue la semaine dernière. "C'est très bien que ces pourparlers aient lieu", a-t-il déclaré, disant espérer que "ces rencontres continuent".

 - "Pas de contact" avec Maduro -

Jaun Guaido tente depuis janvier de déloger Nicolas Maduro du pouvoir au Venezuela. Il le qualifie d'"usurpateur" en raison de l'élection présidentielle selon lui "frauduleuse" de l'an dernier, qui a permis au chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir.

Interrogé sur les chances pour Moscou et Washington de trouver une issue à la crise vénézuélienne, Vladimir Zaïomski a estimé que "ce ne sont pas aux Etats-Unis et à la Russie de s'entendre".

"C'est aux chavistes et à l'opposition parce que c'est une crise vénézuélienne et que seuls les Vénézuéliens peuvent trouver la solution", a-t-il assuré.

Vladimir Zaïomski a nié tout rôle de la Russie dans le maintien au pouvoir de Nicolas Maduro lors de la tentative ratée de soulèvement menée le 30 avril par Juan Guaido. Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a affirmé que le président vénézuélien était ce jour-là prêt à quitter le pays mais en avait été empêché par Moscou.

"Il n'y a eu aucun contact" entre la Russie et le Venezuela, a déclaré l'ambassadeur russe, dénonçant un "nouveau mensonge".

"Nos collègues américains pensaient visiblement que leurs efforts pour renverser le pouvoir du Venezuela serait rapidement couronnés de succès. Le temps montre (...) que ces espoirs n'avaient aucun fondement sérieux. Mais visiblement, ce manque de résultat a irrité et ils commencent à chercher les coupables", a déclaré l'ambassadeur russe.

La crise vénézuélienne n'est qu'un des nombreux points de tension entre Moscou et Washington. Le sujet a été abordé entre Mike Pompeo et le président Vladimir Poutine lors de leur rencontre le 14 mai à Sotchi (Russie), sans avancée majeure.

Les deux pays, au plus bas de leurs relations depuis la fin de la Guerre froide, s'écharpent aussi sur le dossier nucléaire iranien, la guerre en Syrie ou les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine en 2016.

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(25/05/2019 01:00)

A La Havane, de jeunes musiciens cubains et américains au diapason

Baguette en main, le chef d'orchestre James Ross mélange anglais et espagnol pour donner le tempo : face à lui, près d'une centaine de jeunes musiciens cubains et américains apprennent, enthousiastes, à jouer ensemble malgré la dispute diplomatique entre leurs deux pays.

"Nous sommes arrivés il y a trois jours", raconte-t-il à l'AFP, tout en sueur mais sourire aux lèvres, entre deux répétitions de l'Orchestre juvénile cubano-américain (Cayo). Et "dès les premiers instants, l'échange (entre musiciens) a été très généreux, cela vient vraiment du coeur".

Sur la scène du Théâtre national de La Havane, où ils répètent toute la semaine, difficile de distinguer les nationalités des violonistes, clarinettistes ou cornistes, tellement ils sont mélangés les uns aux autres et jouent à l'unisson.

"C'est un groupe de 30 Américains et au moins 40 Cubains qui est en train de se former et de chercher l'harmonie", explique James. Etudiants en musique ou jeunes professionnels, ils ont entre 18 et 24 ans.

Parmi eux, Chris Beroes-Haigis, 24 ans, qui effectue son premier voyage sur l'île. "C'est une expérience inoubliable, Cuba est un pays avec une histoire culturelle très riche, des personnes formidables et une musique incroyable", raconte-t-il, violoncelle à bout de bras.

L'espagnol? "J'apprends un petit peu".

- Symbole fort -

A ses côtés, Maria Laura Terry Zamora, clarinettiste de 20 ans, dit parler "un petit peu d'anglais" mais au fond, peu importe : "la musique, c'est le langage universel".

Reconnaissante des cadeaux - instruments et partitions - apportés par les Américains, elle se réjouit aussi de ce moment de fraternisation. "L'expérience est merveilleuse, c'est très utile d'échanger avec d'aussi bons musiciens, les jeunes avec qui on joue dans l'orchestre et les professeurs qui nous donnent de bons conseils".

Ce week-end, ils donneront deux concerts, à La Havane et Matanzas, à 100 kilomètres de là, pour jouer un morceau américain, de Aaron Copland, du ballet "Billy the Kid" de 1938, et deux compositions cubaines, de Guido Lopez-Gavilan et du violoniste Jorge Amado Molina, membre de l'orchestre.

Le symbole est fort à un moment de fortes tensions diplomatiques entre Etats-Unis et Cuba... qui ont bien failli faire tanguer le projet, né lors du réchauffement historique initié fin 2014.

A l'époque, la détente avait incité de nombreux artistes américains à se rendre sur l'île socialiste, dont l'orchestre symphonique du Minnesota, un des plus réputés du pays, qui avait donné deux concerts à La Havane en 2015, après 85 ans d'absence.

Rena Kraut, clarinettiste, était du voyage: "Après, je n'arrêtais pas de penser aux gens qu'on avait rencontrés, et j'ai décidé que les deux pays avaient besoin d'une opportunité de se rapprocher avec la musique et les jeunes, d'où l'idée de former un nouvel orchestre".

- "Pied en travers de la porte" -

Elle reconnaît que le chemin n'a "pas été facile".

"Au début, c'était très différent car il y avait l'ouverture politique, tant d'optimisme dans l'air entre les deux pays. Puis les choses ont changé, surtout dans notre pays, les Etats-Unis", avec l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Ce dernier a adopté une position dure face au gouvernement cubain et multiplié les sanctions à son encontre, pour le "punir" de son soutien au Venezuela de Nicolas Maduro.

Alors que l'idée de l'orchestre était aussi de faire venir des musiciens cubains pour poursuivre l'échange aux Etats-Unis, cela n'a pu se faire qu'une fois, en 2017. Depuis la section consulaire américaine a fermé à La Havane et les Cubains peinent à obtenir des visas.

Rena ne s'est pas découragée : "Cela a renforcé notre détermination de laisser un pied en travers de la porte, entre les Etats-Unis et Cuba, pour qu'elle ne se ferme pas".

En face, elle a trouvé des Cubains tout aussi enthousiastes qu'elle, comme Dayana Garcia, directrice de l'orchestre de chambre de La Havane.

Ce n'est pas la première fois que musiciens cubains et américains jouent ensemble, mais "cette fois, cette union a une saveur très spéciale : nous traversons des moments très tendus entre les gouvernements des Etats-Unis et de Cuba", souligne Dayana.

"Cela me semble très courageux, beau et opportun de choisir des moments comme celui-ci pour défendre le fait que nous pouvons rester unis".

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A La Havane, de jeunes musiciens cubains et américains au diapason

Baguette en main, le chef d'orchestre James Ross mélange anglais et espagnol pour donner le tempo : face à lui, près d'une centaine de jeunes musiciens cubains et américains apprennent, enthousiastes, à jouer ensemble malgré la dispute diplomatique entre leurs deux pays.

"Nous sommes arrivés il y a trois jours", raconte-t-il à l'AFP, tout en sueur mais sourire aux lèvres, entre deux répétitions de l'Orchestre juvénile cubano-américain (Cayo). Et "dès les premiers instants, l'échange (entre musiciens) a été très généreux, cela vient vraiment du coeur".

Sur la scène du Théâtre national de La Havane, où ils répètent toute la semaine, difficile de distinguer les nationalités des violonistes, clarinettistes ou cornistes, tellement ils sont mélangés les uns aux autres et jouent à l'unisson.

"C'est un groupe de 30 Américains et au moins 40 Cubains qui est en train de se former et de chercher l'harmonie", explique James. Etudiants en musique ou jeunes professionnels, ils ont entre 18 et 24 ans.

Parmi eux, Chris Beroes-Haigis, 24 ans, qui effectue son premier voyage sur l'île. "C'est une expérience inoubliable, Cuba est un pays avec une histoire culturelle très riche, des personnes formidables et une musique incroyable", raconte-t-il, violoncelle à bout de bras.

L'espagnol? "J'apprends un petit peu".

- Symbole fort -

A ses côtés, Maria Laura Terry Zamora, clarinettiste de 20 ans, dit parler "un petit peu d'anglais" mais au fond, peu importe : "la musique, c'est le langage universel".

Reconnaissante des cadeaux - instruments et partitions - apportés par les Américains, elle se réjouit aussi de ce moment de fraternisation. "L'expérience est merveilleuse, c'est très utile d'échanger avec d'aussi bons musiciens, les jeunes avec qui on joue dans l'orchestre et les professeurs qui nous donnent de bons conseils".

Ce week-end, ils donneront deux concerts, à La Havane et Matanzas, à 100 kilomètres de là, pour jouer un morceau américain, de Aaron Copland, du ballet "Billy the Kid" de 1938, et deux compositions cubaines, de Guido Lopez-Gavilan et du violoniste Jorge Amado Molina, membre de l'orchestre.

Le symbole est fort à un moment de fortes tensions diplomatiques entre Etats-Unis et Cuba... qui ont bien failli faire tanguer le projet, né lors du réchauffement historique initié fin 2014.

A l'époque, la détente avait incité de nombreux artistes américains à se rendre sur l'île socialiste, dont l'orchestre symphonique du Minnesota, un des plus réputés du pays, qui avait donné deux concerts à La Havane en 2015, après 85 ans d'absence.

Rena Kraut, clarinettiste, était du voyage: "Après, je n'arrêtais pas de penser aux gens qu'on avait rencontrés, et j'ai décidé que les deux pays avaient besoin d'une opportunité de se rapprocher avec la musique et les jeunes, d'où l'idée de former un nouvel orchestre".

- "Pied en travers de la porte" -

Elle reconnaît que le chemin n'a "pas été facile".

"Au début, c'était très différent car il y avait l'ouverture politique, tant d'optimisme dans l'air entre les deux pays. Puis les choses ont changé, surtout dans notre pays, les Etats-Unis", avec l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Ce dernier a adopté une position dure face au gouvernement cubain et multiplié les sanctions à son encontre, pour le "punir" de son soutien au Venezuela de Nicolas Maduro.

Alors que l'idée de l'orchestre était aussi de faire venir des musiciens cubains pour poursuivre l'échange aux Etats-Unis, cela n'a pu se faire qu'une fois, en 2017. Depuis la section consulaire américaine a fermé à La Havane et les Cubains peinent à obtenir des visas.

Rena ne s'est pas découragée : "Cela a renforcé notre détermination de laisser un pied en travers de la porte, entre les Etats-Unis et Cuba, pour qu'elle ne se ferme pas".

En face, elle a trouvé des Cubains tout aussi enthousiastes qu'elle, comme Dayana Garcia, directrice de l'orchestre de chambre de La Havane.

Ce n'est pas la première fois que musiciens cubains et américains jouent ensemble, mais "cette fois, cette union a une saveur très spéciale : nous traversons des moments très tendus entre les gouvernements des Etats-Unis et de Cuba", souligne Dayana.

"Cela me semble très courageux, beau et opportun de choisir des moments comme celui-ci pour défendre le fait que nous pouvons rester unis".

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(25/05/2019 12:14)

Dernière mise à jour : 25/05/2019 13:07

 
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