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FSSPX News


Nigéria : neuf prêtres enlevés en moins d’un an à Enugu  Voir?

Que se passe-t-il à Enugu ? Depuis le début de l’année 2019, neuf prêtres ont été enlevés dans cet Etat du Sud-Est du Nigéria. Le dernier en date est le père Malachie Asadu, prêtre du diocèse de Nsukka, enlevé le 25 novembre alors qu'il revenait d'une réunion diocésaine dans la cathédrale Sainte-Thérèse, à Nsukka. Il a été relâché, sain et sauf, deux jours plus tard. 

Tous n’ont pas eu cette chance. Ainsi, le 20 mars dernier, le corps sans vie du père Clement Rapuluchukwu Ugwu, curé de l'église San Marco, fut retrouvé à Obinofia Ndiuno. 

Saisissant l’occasion, Mgr Calliste Onaga, évêque d’Enugu, avait exprimé des doutes sur l’action des forces de l’ordre : « nous ne pouvons pas continuer à prétendre que tout va bien et que rien n’est grave. Nous devons reconnaître que nous sommes dans une vague de violence où il n’y a aucun respect pour la vie. Peu après l’enlèvement du père Ugwu, je me suis rendu trois fois chez la police et on m’a dit qu’il y avait des pistes sur les kidnappeurs. Mais j’ai l’impression que rien n’a été fait », avait-il déploré. 

La situation du pays est en effet alarmante. Dans le Nord-Est, le groupe djihadiste Boko Haram démontre depuis l’été 2015 sa capacité de nuisance. Il faut ajouter la multiplication d’attaques perpétrées par son rival l’Iswap - une entité ayant fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) -, responsable de centaines de morts parmi les forces armées nigérianes, ce qui a entraîné une dégradation des conditions de sécurité. 

La « Middle Belt », région centrale du Nigéria, connait quant à elle une recrudescence des affrontements entre éleveurs et agriculteurs faisant de nombreuses victimes des deux côtés. Le delta du Niger, et un peu plus au Nord, l’Etat d’Enugu, riche en matières premières, dont le charbon et surtout le pétrole, attisent enfin l’avidité des bandes organisées et de la petite délinquance.  

Dans un tel contexte, le fait d’enlever un prêtre est devenu une façon comme une autre d’arrondir les fins de mois difficiles, avec en perspective la rançon versée parfois par les proches. 

Malgré tout, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fait vivre la Tradition catholique dans l’Etat d’Enugu : trois prêtres y exercent un apostolat fécond. Gardons-les dans nos prières, afin que Notre-Dame d’Afrique les protège. 

Les enlèvements de prêtres, religieux et religieuses se multiplient au Nigéria. Djihadisme sur fond de conflits ethniques, grand banditisme, petite délinquance… L’insécurité grandissante gagne l’ensemble du pays et inquiète l’Eglise catholique. 

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Nigéria : neuf prêtres enlevés en moins d’un an à Enugu  Voir?

Que se passe-t-il à Enugu ? Depuis le début de l’année 2019, neuf prêtres ont été enlevés dans cet Etat du Sud-Est du Nigéria. Le dernier en date est le père Malachie Asadu, prêtre du diocèse de Nsukka, enlevé le 25 novembre alors qu'il revenait d'une réunion diocésaine dans la cathédrale Sainte-Thérèse, à Nsukka. Il a été relâché, sain et sauf, deux jours plus tard. 

Tous n’ont pas eu cette chance. Ainsi, le 20 mars dernier, le corps sans vie du père Clement Rapuluchukwu Ugwu, curé de l'église San Marco, fut retrouvé à Obinofia Ndiuno. 

Saisissant l’occasion, Mgr Calliste Onaga, évêque d’Enugu, avait exprimé des doutes sur l’action des forces de l’ordre : « nous ne pouvons pas continuer à prétendre que tout va bien et que rien n’est grave. Nous devons reconnaître que nous sommes dans une vague de violence où il n’y a aucun respect pour la vie. Peu après l’enlèvement du père Ugwu, je me suis rendu trois fois chez la police et on m’a dit qu’il y avait des pistes sur les kidnappeurs. Mais j’ai l’impression que rien n’a été fait », avait-il déploré. 

La situation du pays est en effet alarmante. Dans le Nord-Est, le groupe djihadiste Boko Haram démontre depuis l’été 2015 sa capacité de nuisance. Il faut ajouter la multiplication d’attaques perpétrées par son rival l’Iswap - une entité ayant fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) -, responsable de centaines de morts parmi les forces armées nigérianes, ce qui a entraîné une dégradation des conditions de sécurité. 

La « Middle Belt », région centrale du Nigéria, connait quant à elle une recrudescence des affrontements entre éleveurs et agriculteurs faisant de nombreuses victimes des deux côtés. Le delta du Niger, et un peu plus au Nord, l’Etat d’Enugu, riche en matières premières, dont le charbon et surtout le pétrole, attisent enfin l’avidité des bandes organisées et de la petite délinquance.  

Dans un tel contexte, le fait d’enlever un prêtre est devenu une façon comme une autre d’arrondir les fins de mois difficiles, avec en perspective la rançon versée parfois par les proches. 

Malgré tout, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fait vivre la Tradition catholique dans l’Etat d’Enugu : trois prêtres y exercent un apostolat fécond. Gardons-les dans nos prières, afin que Notre-Dame d’Afrique les protège. 

Les enlèvements de prêtres, religieux et religieuses se multiplient au Nigéria. Djihadisme sur fond de conflits ethniques, grand banditisme, petite délinquance… L’insécurité grandissante gagne l’ensemble du pays et inquiète l’Eglise catholique. 

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(11/12/2019 09:55)

La basilique Saint-Marc menacée par la montée des eaux  Voir?

La marée, d’une intensité exceptionnelle, qui a touché la Sérénissime, a culminé à 1,87 mètre mardi 12 novembre 2019. Il s’agit de la deuxième plus haute « acqua alta» enregistrée à Venise depuis le début des relevés en 1923, juste après celle du 4 novembre 1966 (1,94 mètre). 

Au point de menacer l’existence même de l’édifice de style byzantin : « nous avons déjà vu les premiers morceaux du sol bouger », explique Pierpaolo Campostrini, membre du programme « Mose » - Moïse en italien - qui vise à sécuriser Venise par un nouveau système de digues flottantes. 

Pour l’heure, l’urgence est au nettoyage : « en ce moment - continue Pierpaolo Campostrini - nous nettoyons le narthex, avec autant d’eau douce que possible pour éliminer le sel (…). Nous savons que de nombreux dégâts seront constatés plus tard (…). Nous travaillons sur deux fronts. D'une part, nettoyer et surveiller chaque partie de la basilique, en attendant de voir les effets de ces dernières inondations. D'autre part, nous avons l'intention de travailler avec encore plus de conviction dans la conception et la construction d'ouvrages qui éloigneront les crues de la basilique : au moins 10 millions d’euros sont nécessaires ». 

Le projet Moïse consiste à installer 78 digues sous-marines qui se lèvent en cas de nécessité pour stopper la montée des eaux et protéger la lagune de la mer. Le dispositif, dont une partie a été testée récemment, a provoqué des vibrations inquiétantes et les ingénieurs ont découvert que des pièces étaient rouillées. 

« Soit nous avons besoin du Mose, et dans ce cas, il nous faut savoir dès maintenant s’il fonctionne, soit il faut nous tourner vers un autre projet », explique Carlo Alberto Tesserin, administrateur en chef de la basilique. 

Depuis la crue de novembre, les dons affluent du monde entier : « la fragilité de la basilique a enfin été comprise à l’étranger », se réjouit Pierpaolo Campostrini. En espérant qu’il est encore temps de sauver l’un des rares joyaux intacts du style byzantin en Occident. 

 

La basilique Saint-Marc a été édifiée en 828 afin d’accueillir les reliques de l’évangéliste saint Marc, dérobées l’année précédente aux coptes d’Alexandrie puis cachées dans des tonneaux de viande de porc séchée afin de quitter la ville au nez et à la barbe de l’occupant musulman. Aujourd’hui, l’édifice souffre des inondations à répétition qui menacent jusqu’à son existence même. 

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La basilique Saint-Marc menacée par la montée des eaux  Voir?

La marée, d’une intensité exceptionnelle, qui a touché la Sérénissime, a culminé à 1,87 mètre mardi 12 novembre 2019. Il s’agit de la deuxième plus haute « acqua alta» enregistrée à Venise depuis le début des relevés en 1923, juste après celle du 4 novembre 1966 (1,94 mètre). 

Au point de menacer l’existence même de l’édifice de style byzantin : « nous avons déjà vu les premiers morceaux du sol bouger », explique Pierpaolo Campostrini, membre du programme « Mose » - Moïse en italien - qui vise à sécuriser Venise par un nouveau système de digues flottantes. 

Pour l’heure, l’urgence est au nettoyage : « en ce moment - continue Pierpaolo Campostrini - nous nettoyons le narthex, avec autant d’eau douce que possible pour éliminer le sel (…). Nous savons que de nombreux dégâts seront constatés plus tard (…). Nous travaillons sur deux fronts. D'une part, nettoyer et surveiller chaque partie de la basilique, en attendant de voir les effets de ces dernières inondations. D'autre part, nous avons l'intention de travailler avec encore plus de conviction dans la conception et la construction d'ouvrages qui éloigneront les crues de la basilique : au moins 10 millions d’euros sont nécessaires ». 

Le projet Moïse consiste à installer 78 digues sous-marines qui se lèvent en cas de nécessité pour stopper la montée des eaux et protéger la lagune de la mer. Le dispositif, dont une partie a été testée récemment, a provoqué des vibrations inquiétantes et les ingénieurs ont découvert que des pièces étaient rouillées. 

« Soit nous avons besoin du Mose, et dans ce cas, il nous faut savoir dès maintenant s’il fonctionne, soit il faut nous tourner vers un autre projet », explique Carlo Alberto Tesserin, administrateur en chef de la basilique. 

Depuis la crue de novembre, les dons affluent du monde entier : « la fragilité de la basilique a enfin été comprise à l’étranger », se réjouit Pierpaolo Campostrini. En espérant qu’il est encore temps de sauver l’un des rares joyaux intacts du style byzantin en Occident. 

 

La basilique Saint-Marc a été édifiée en 828 afin d’accueillir les reliques de l’évangéliste saint Marc, dérobées l’année précédente aux coptes d’Alexandrie puis cachées dans des tonneaux de viande de porc séchée afin de quitter la ville au nez et à la barbe de l’occupant musulman. Aujourd’hui, l’édifice souffre des inondations à répétition qui menacent jusqu’à son existence même. 

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(11/12/2019 09:44)

Une année mariale en Argentine  Voir?

C’est le 27 novembre 2019 que les évêques d’Argentine ont annoncé officiellement le lancement de l’année jubilaire qui doit se clore le 8 décembre 2020. 

« Cinq siècles d’un côté et quatre siècles de l’autre, si distants et si différents dans leurs contextes et leurs réalités », déclarent les prélats argentins, pour qui « les deux événements, désormais commémorés ensemble, continuent à évoquer et à convoquer la vérité sur ce que nous sommes et sur ce en quoi nous croyons, en tant que catholiques, en cette bien-aimée Argentine, souffrante et pleine d’espérance ». 

Un congrès marial à portée nationale est d’ores et déjà prévu du 23 au 26 avril 2020 à Catamarca, l’endroit même où est vénérée depuis le XVIIe siècle, la statue miraculeuse de la Vierge de la Vallée, chère au saint pape Pie X, qui, le 5 février 1910, avait érigé le diocèse de Catamarca en son honneur. 

L’année mariale coïncide avec la célébration de la première messe sur le sol argentin. C’est en effet le 1er avril 1520, dimanche des Rameaux, que l’expédition dirigée par Magellan atteint le rio de San Julian ; c’est à cet endroit que furent déversées pour la première fois les grâces du saint sacrifice de la Messe. 

Depuis le 8 décembre 2019, une année mariale s’est ouverte en Argentine, 400 ans après l’arrivée de l’image de la Vierge de la Vallée. Les fidèles commémoreront aussi le 500e anniversaire de la première messe célébrée dans le pays. 

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Une année mariale en Argentine  Voir?

C’est le 27 novembre 2019 que les évêques d’Argentine ont annoncé officiellement le lancement de l’année jubilaire qui doit se clore le 8 décembre 2020. 

« Cinq siècles d’un côté et quatre siècles de l’autre, si distants et si différents dans leurs contextes et leurs réalités », déclarent les prélats argentins, pour qui « les deux événements, désormais commémorés ensemble, continuent à évoquer et à convoquer la vérité sur ce que nous sommes et sur ce en quoi nous croyons, en tant que catholiques, en cette bien-aimée Argentine, souffrante et pleine d’espérance ». 

Un congrès marial à portée nationale est d’ores et déjà prévu du 23 au 26 avril 2020 à Catamarca, l’endroit même où est vénérée depuis le XVIIe siècle, la statue miraculeuse de la Vierge de la Vallée, chère au saint pape Pie X, qui, le 5 février 1910, avait érigé le diocèse de Catamarca en son honneur. 

L’année mariale coïncide avec la célébration de la première messe sur le sol argentin. C’est en effet le 1er avril 1520, dimanche des Rameaux, que l’expédition dirigée par Magellan atteint le rio de San Julian ; c’est à cet endroit que furent déversées pour la première fois les grâces du saint sacrifice de la Messe. 

Depuis le 8 décembre 2019, une année mariale s’est ouverte en Argentine, 400 ans après l’arrivée de l’image de la Vierge de la Vallée. Les fidèles commémoreront aussi le 500e anniversaire de la première messe célébrée dans le pays. 

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(11/12/2019 09:32)

Translation de la Sainte Maison de Lorette (10 décembre)  Voir?

Elle a pour but de remercier Dieu du grand bienfait dont il daigna gratifier la chrétienté occidentale, lorsque, pour compenser la perte du Saint-Sépulcre, il fit transporter miraculeusement en terre catholique l’humble et auguste maison dans laquelle la Vierge Marie reçut le message de l’Ange, et où, par le consentement de cette divine Mère de Dieu, le Verbe se fît chair et commença d’habiter avec nous. Tel est le résultat du triste rationalisme auquel la piété française avait été asservie durant plus d’un siècle, qu’il n’est pas rare de rencontrer des personnes sincèrement dévouées à la foi catholique, et pour lesquelles un si grand événement est presque comme s’il n’était pas. Pour venir à leur secours, au cas que ce livre leur tombât entre les mains, nous avons cru devoir placer ici le récit exact et succinct du prodige qui fait l’objet de la Fête d’aujourd’hui ; et afin d’accomplir cette tâche d’une manière qui puisse satisfaire toutes les susceptibilités, nous emprunterons la narration qu’a publiée de cet événement merveilleux le savant et judicieux auteur de la Vie de M. Olier, dans les notes du premier livre de cette excellente biographie :

« Ce fut sous le Pontificat de Célestin V, en 1291, et lorsque les Chrétiens avaient entièrement perdu les Saints-Lieux de la Palestine, que la petite maison où s’est opéré le mystère de l’Incarnation dans le sein de Marie, fut transportée par les Anges, de Nazareth dans la Dalmatie ou l’Esclavonie, sur un petit mont appelé Tersato. Les miracles qui s’opéraient tous les jours dans cette sainte maison, l’enquête juridique que des députés du pays allèrent faire à Nazareth même, pour constater sa translation en Dalmatie, enfin la persuasion universelle des peuples qui venaient la vénérer de toutes parts, semblaient être des preuves incontestables de la vérité du prodige. Dieu voulut néanmoins en donner une nouvelle, qui eût en quelque sorte l’Italie et la Dalmatie pour témoins.

« Après trois ans et sept mois, en 1294, la sainte maison fut transportée à travers la mer Adriatique au territoire de Recanati, dans une forêt appartenant à une Dame appelée Lorette ; et cet événement jeta les peuples de la Dalmatie dans une telle désolation, qu’ils semblaient ne pouvoir y survivre. Pour se consoler, ils bâtirent, sur le même terrain, une église consacrée à la Mère de Dieu, qui fut desservie depuis par des Franciscains, et sur la porte de laquelle on mit cette inscription : Hic est locus in quo fuit sacra Domus Nazarena quae nunc in Recineti partibus colitur. Il y eut même beaucoup d’habitants de la Dalmatie qui vinrent en Italie fixer leur demeure auprès de la sainte Maison, et qui y établirent la Compagnie du Corpus Domini, appelée pour cela des Esclavons, jusqu’au pontificat de Paul III.

« Cette nouvelle translation fit tant de bruit dans la Chrétienté, qu’il vint de presque toute l’Europe une multitude innombrable de pèlerins à Recanati, afin d’honorer la Maison dite depuis de Lorette. Pour constater de plus en plus la vérité de cet événement, les habitants de la province envoyèrent d’abord en Dalmatie, et ensuite à Nazareth, seize personnes des plus qualifiées, qui firent sur les lieux de nouvelles enquêtes. Mais Dieu daigna en montrer lui-même la certitude en renouvelant, deux fois coup sur coup, le prodige de la translation dans le territoire même de Recanati. Car, au bout de huit mois, la forêt de Lorette se trouvant infestée d’assassins qui arrêtaient les pèlerins, la Maison fut transportée à un mille plus avant, et se plaça sur une petite hauteur qui appartenait à deux frères de la famille des Antici ; et enfin ceux-ci ayant pris les armes l’un contre l’autre pour partager les offrandes des pèlerins, la Maison fut transférée, en 1295, dans un endroit peu éloigné, et au milieu du chemin public où elle est restée, et où a été bâtie, depuis, la ville appelée Lorette. »

Sous le point de vue de simple critique, ce prodige est attesté non seulement par les annalistes de l’Eglise, et par les historiens particuliers de Lorette, tels que Tursellini et Martorelli, mais par des savants de premier ordre, entre lesquels nous citerons Papebrock, Noël Alexandre, Benoît XIV, Trombelli, etc. Quel homme grave et impartial oserait avouer de vaines répugnances, en présence de ces oracles de la science critique, dont l’autorité est admise comme souveraine en toute autre matière ?

Au point de vue de la piété catholique, on ne peut nier que ceux-là se rendraient coupables d’une insigne témérité, qui ne tiendraient aucun compte des prodiges sans nombre opérés dans la sainte Maison de Lorette ; comme si Dieu pouvait accréditer par des miracles ce qui ne serait que la plus grossière et la plus immorale des supercheries. Ils ne mériteraient pas moins cette note, pour le mépris qu’ils feraient de l’autorité du Siège Apostolique qui s’est employé avec tant de zèle, depuis plus de cinq siècles, à reconnaître ce prodige, et à le proposer aux fidèles comme un puissant moyen de rendre gloire au Verbe incarné et à sa très sainte Mère. Nous citerons, comme actes explicites du Saint-Siège sur le miracle de Lorette, les bulles de Paul II, de Léon X, de Paul III, de Paul IV et de Sixte V ; le décret d’Urbain VIII, en 1632, pour en établir la fête dans la Marche d’Ancône ; celui d’Innocent XII, en 1699, pour approuver l’Office ; enfin les indults de Benoît XIII et de ses successeurs, pour étendre cette fête à un grand nombre de provinces de la catholicité.

Pour entrer dans l’esprit du Siège Apostolique, qui encourage avec tant de zèle la pieuse confiance des fidèles en la Sainte Maison de Nazareth, devenue, par la miséricorde divine, la Maison de Lorette, nous emprunterons quelque chose à l’Office de sa miraculeuse Translation.

Dom Prosper Guéranger

 

ANTIENNE

C’est ici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il a habité avec eux ; et ils seront son peuple, et le Dieu qui est avec eux sera leur Dieu.

V/. Nous entrerons dans son tabernacle. R/. Nous adorerons au lieu où se sont reposés ses pieds.

ORAISON

O Dieu, qui avez consacré dans votre miséricorde la Maison de la bienheureuse Vierge Marie par le mystère du Verbe incarné, et qui l’avez placée merveilleusement au sein de votre Eglise : faites que, séparés des demeures des pécheurs, nous devenions dignes d’être les habitants de votre Sainte Maison. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Cette fête n’est pas inscrite sur le calendrier universel et obligatoire ; mais elle se célèbre en ce jour, à Rome et dans tout l’Etat pontifical, dans la Toscane, et le royaume de Naples, l’Espagne, la Belgique, dans de nombreux diocèses de la chrétienté, et aussi dans la plupart des ordres religieux.

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Translation de la Sainte Maison de Lorette (10 décembre)  Voir?

Elle a pour but de remercier Dieu du grand bienfait dont il daigna gratifier la chrétienté occidentale, lorsque, pour compenser la perte du Saint-Sépulcre, il fit transporter miraculeusement en terre catholique l’humble et auguste maison dans laquelle la Vierge Marie reçut le message de l’Ange, et où, par le consentement de cette divine Mère de Dieu, le Verbe se fît chair et commença d’habiter avec nous. Tel est le résultat du triste rationalisme auquel la piété française avait été asservie durant plus d’un siècle, qu’il n’est pas rare de rencontrer des personnes sincèrement dévouées à la foi catholique, et pour lesquelles un si grand événement est presque comme s’il n’était pas. Pour venir à leur secours, au cas que ce livre leur tombât entre les mains, nous avons cru devoir placer ici le récit exact et succinct du prodige qui fait l’objet de la Fête d’aujourd’hui ; et afin d’accomplir cette tâche d’une manière qui puisse satisfaire toutes les susceptibilités, nous emprunterons la narration qu’a publiée de cet événement merveilleux le savant et judicieux auteur de la Vie de M. Olier, dans les notes du premier livre de cette excellente biographie :

« Ce fut sous le Pontificat de Célestin V, en 1291, et lorsque les Chrétiens avaient entièrement perdu les Saints-Lieux de la Palestine, que la petite maison où s’est opéré le mystère de l’Incarnation dans le sein de Marie, fut transportée par les Anges, de Nazareth dans la Dalmatie ou l’Esclavonie, sur un petit mont appelé Tersato. Les miracles qui s’opéraient tous les jours dans cette sainte maison, l’enquête juridique que des députés du pays allèrent faire à Nazareth même, pour constater sa translation en Dalmatie, enfin la persuasion universelle des peuples qui venaient la vénérer de toutes parts, semblaient être des preuves incontestables de la vérité du prodige. Dieu voulut néanmoins en donner une nouvelle, qui eût en quelque sorte l’Italie et la Dalmatie pour témoins.

« Après trois ans et sept mois, en 1294, la sainte maison fut transportée à travers la mer Adriatique au territoire de Recanati, dans une forêt appartenant à une Dame appelée Lorette ; et cet événement jeta les peuples de la Dalmatie dans une telle désolation, qu’ils semblaient ne pouvoir y survivre. Pour se consoler, ils bâtirent, sur le même terrain, une église consacrée à la Mère de Dieu, qui fut desservie depuis par des Franciscains, et sur la porte de laquelle on mit cette inscription : Hic est locus in quo fuit sacra Domus Nazarena quae nunc in Recineti partibus colitur. Il y eut même beaucoup d’habitants de la Dalmatie qui vinrent en Italie fixer leur demeure auprès de la sainte Maison, et qui y établirent la Compagnie du Corpus Domini, appelée pour cela des Esclavons, jusqu’au pontificat de Paul III.

« Cette nouvelle translation fit tant de bruit dans la Chrétienté, qu’il vint de presque toute l’Europe une multitude innombrable de pèlerins à Recanati, afin d’honorer la Maison dite depuis de Lorette. Pour constater de plus en plus la vérité de cet événement, les habitants de la province envoyèrent d’abord en Dalmatie, et ensuite à Nazareth, seize personnes des plus qualifiées, qui firent sur les lieux de nouvelles enquêtes. Mais Dieu daigna en montrer lui-même la certitude en renouvelant, deux fois coup sur coup, le prodige de la translation dans le territoire même de Recanati. Car, au bout de huit mois, la forêt de Lorette se trouvant infestée d’assassins qui arrêtaient les pèlerins, la Maison fut transportée à un mille plus avant, et se plaça sur une petite hauteur qui appartenait à deux frères de la famille des Antici ; et enfin ceux-ci ayant pris les armes l’un contre l’autre pour partager les offrandes des pèlerins, la Maison fut transférée, en 1295, dans un endroit peu éloigné, et au milieu du chemin public où elle est restée, et où a été bâtie, depuis, la ville appelée Lorette. »

Sous le point de vue de simple critique, ce prodige est attesté non seulement par les annalistes de l’Eglise, et par les historiens particuliers de Lorette, tels que Tursellini et Martorelli, mais par des savants de premier ordre, entre lesquels nous citerons Papebrock, Noël Alexandre, Benoît XIV, Trombelli, etc. Quel homme grave et impartial oserait avouer de vaines répugnances, en présence de ces oracles de la science critique, dont l’autorité est admise comme souveraine en toute autre matière ?

Au point de vue de la piété catholique, on ne peut nier que ceux-là se rendraient coupables d’une insigne témérité, qui ne tiendraient aucun compte des prodiges sans nombre opérés dans la sainte Maison de Lorette ; comme si Dieu pouvait accréditer par des miracles ce qui ne serait que la plus grossière et la plus immorale des supercheries. Ils ne mériteraient pas moins cette note, pour le mépris qu’ils feraient de l’autorité du Siège Apostolique qui s’est employé avec tant de zèle, depuis plus de cinq siècles, à reconnaître ce prodige, et à le proposer aux fidèles comme un puissant moyen de rendre gloire au Verbe incarné et à sa très sainte Mère. Nous citerons, comme actes explicites du Saint-Siège sur le miracle de Lorette, les bulles de Paul II, de Léon X, de Paul III, de Paul IV et de Sixte V ; le décret d’Urbain VIII, en 1632, pour en établir la fête dans la Marche d’Ancône ; celui d’Innocent XII, en 1699, pour approuver l’Office ; enfin les indults de Benoît XIII et de ses successeurs, pour étendre cette fête à un grand nombre de provinces de la catholicité.

Pour entrer dans l’esprit du Siège Apostolique, qui encourage avec tant de zèle la pieuse confiance des fidèles en la Sainte Maison de Nazareth, devenue, par la miséricorde divine, la Maison de Lorette, nous emprunterons quelque chose à l’Office de sa miraculeuse Translation.

Dom Prosper Guéranger

 

ANTIENNE

C’est ici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il a habité avec eux ; et ils seront son peuple, et le Dieu qui est avec eux sera leur Dieu.

V/. Nous entrerons dans son tabernacle. R/. Nous adorerons au lieu où se sont reposés ses pieds.

ORAISON

O Dieu, qui avez consacré dans votre miséricorde la Maison de la bienheureuse Vierge Marie par le mystère du Verbe incarné, et qui l’avez placée merveilleusement au sein de votre Eglise : faites que, séparés des demeures des pécheurs, nous devenions dignes d’être les habitants de votre Sainte Maison. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Cette fête n’est pas inscrite sur le calendrier universel et obligatoire ; mais elle se célèbre en ce jour, à Rome et dans tout l’Etat pontifical, dans la Toscane, et le royaume de Naples, l’Espagne, la Belgique, dans de nombreux diocèses de la chrétienté, et aussi dans la plupart des ordres religieux.

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(10/12/2019 20:17)

Une historienne juive découvre la figure du cardinal Stepinac  Voir?

« Croatie : Mgr Stepinac, martyr et collabo », n’hésitait pas à titrer le journal Libération en 1998, au moment de la béatification du cardinal Aloysius Stepinac (1898-1960), l’ancien archevêque de Zagreb (Croatie), mort à la suite des mauvais traitements qu’il avait subis durant près de 15 années de détention. 

Les travaux d’Esther Gitman, une historienne bosniaque d’origine juive vivant aux Etats-Unis, ont été mis en lumière au mois de novembre 2019 par plusieurs sites d’informations, dont The Boston Pilot et Catholic News Agency (CNA). 

Les recherches effectuées par l’historienne l’ont conduite à lire des milliers de pages de documents, dont 5000 spécifiquement liées aux opérations de sauvetage de Juifs durant la guerre. Elle a pu également interroger 67 survivants croates ayant sauvé de nombreuses vies durant cette période troublée. Au fil des différents témoignages, un nom apparaît fréquemment : celui d’Aloysius Stepinac. 

« Quand j’ai commencé à entendre le nom de Stepinac, j’ai pensé, avec mes préjugés, qu’il ne se pouvait pas qu’un prêtre et encore moins archevêque, ait sauvé des Juifs », avoue la chercheuse, avant de se rendre à l’évidence : « j'ai vu tout ce que cet homme a fait d’extraordinaire ; il a sauvé directement et indirectement plus de 6000 Juifs ». L’étonnement de cette femme vient de ce qu’elle était victime de la propagande communiste qui voulut salir la figure de l’archevêque de Zagreb en l’accusant de collusion avec le “fascisme hitlérien”, et sans doute du préjugé de ses coreligionnaires. 

Un homme d’Eglise persécuté par le communisme intrinsèquement pervers 

En prenant le pouvoir en 1945, le maréchal Tito impose le communisme dans toute la Yougoslavie. Nouvel homme fort du pays, il tente d'établir une église catholique nationale à sa botte, indépendante de Rome. Mgr Stepinac, anticommuniste dans l’âme, s’y oppose et n’hésite pas à dénoncer ouvertement les arrestations de prêtres et les confiscations de biens de l’Eglise. 

En septembre 1946, il est inculpé et condamné à 16 ans de travaux forcés, au terme d’un simulacre de procès. Il est accusé d'une prétendue collaboration avec les oustachis et le régime national-socialiste allemand, qu’il avait pourtant également dénoncé, sans crainte des représailles. 

En décembre 1951, sa peine fut commuée en assignation à résidence. Deux ans plus tard, Pie XII le créait cardinal. Mgr Stepinac est décédé en 1960 à la suite des mauvais traitements qu’il avait subis en prison. 

Les travaux d’Esther Gitman font apparaître, une fois encore, le rôle primordial joué par l’Eglise - et notamment par le pape Pie XII - durant la Seconde Guerre mondiale, luttant sans relâche contre les totalitarismes communiste et national-socialiste, afin de sauver un maximum de vies innocentes et de faire entendre la voix de la vraie civilisation. 

Une historienne bosniaque d’origine juive voulait en savoir plus sur la façon dont sa famille avait eu la vie sauve pendant la Seconde Guerre mondiale, un sujet tabou dans l’ancienne Yougoslavie communiste. La conclusion de son enquête a permis de déconstruire la légende noire bâtie autour de la figure du cardinal Aloysius Stepinac, longtemps accusé à tort d’avoir collaboré avec le régime national-socialiste. 

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Une historienne juive découvre la figure du cardinal Stepinac  Voir?

« Croatie : Mgr Stepinac, martyr et collabo », n’hésitait pas à titrer le journal Libération en 1998, au moment de la béatification du cardinal Aloysius Stepinac (1898-1960), l’ancien archevêque de Zagreb (Croatie), mort à la suite des mauvais traitements qu’il avait subis durant près de 15 années de détention. 

Les travaux d’Esther Gitman, une historienne bosniaque d’origine juive vivant aux Etats-Unis, ont été mis en lumière au mois de novembre 2019 par plusieurs sites d’informations, dont The Boston Pilot et Catholic News Agency (CNA). 

Les recherches effectuées par l’historienne l’ont conduite à lire des milliers de pages de documents, dont 5000 spécifiquement liées aux opérations de sauvetage de Juifs durant la guerre. Elle a pu également interroger 67 survivants croates ayant sauvé de nombreuses vies durant cette période troublée. Au fil des différents témoignages, un nom apparaît fréquemment : celui d’Aloysius Stepinac. 

« Quand j’ai commencé à entendre le nom de Stepinac, j’ai pensé, avec mes préjugés, qu’il ne se pouvait pas qu’un prêtre et encore moins archevêque, ait sauvé des Juifs », avoue la chercheuse, avant de se rendre à l’évidence : « j'ai vu tout ce que cet homme a fait d’extraordinaire ; il a sauvé directement et indirectement plus de 6000 Juifs ». L’étonnement de cette femme vient de ce qu’elle était victime de la propagande communiste qui voulut salir la figure de l’archevêque de Zagreb en l’accusant de collusion avec le “fascisme hitlérien”, et sans doute du préjugé de ses coreligionnaires. 

Un homme d’Eglise persécuté par le communisme intrinsèquement pervers 

En prenant le pouvoir en 1945, le maréchal Tito impose le communisme dans toute la Yougoslavie. Nouvel homme fort du pays, il tente d'établir une église catholique nationale à sa botte, indépendante de Rome. Mgr Stepinac, anticommuniste dans l’âme, s’y oppose et n’hésite pas à dénoncer ouvertement les arrestations de prêtres et les confiscations de biens de l’Eglise. 

En septembre 1946, il est inculpé et condamné à 16 ans de travaux forcés, au terme d’un simulacre de procès. Il est accusé d'une prétendue collaboration avec les oustachis et le régime national-socialiste allemand, qu’il avait pourtant également dénoncé, sans crainte des représailles. 

En décembre 1951, sa peine fut commuée en assignation à résidence. Deux ans plus tard, Pie XII le créait cardinal. Mgr Stepinac est décédé en 1960 à la suite des mauvais traitements qu’il avait subis en prison. 

Les travaux d’Esther Gitman font apparaître, une fois encore, le rôle primordial joué par l’Eglise - et notamment par le pape Pie XII - durant la Seconde Guerre mondiale, luttant sans relâche contre les totalitarismes communiste et national-socialiste, afin de sauver un maximum de vies innocentes et de faire entendre la voix de la vraie civilisation. 

Une historienne bosniaque d’origine juive voulait en savoir plus sur la façon dont sa famille avait eu la vie sauve pendant la Seconde Guerre mondiale, un sujet tabou dans l’ancienne Yougoslavie communiste. La conclusion de son enquête a permis de déconstruire la légende noire bâtie autour de la figure du cardinal Aloysius Stepinac, longtemps accusé à tort d’avoir collaboré avec le régime national-socialiste. 

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(10/12/2019 15:39)

Inde : silence, on persécute  Voir?

Les chiffres relayés par l’agence Fides le 25 novembre 2019 ont été communiqués par l’Alliance pour la défense de la liberté (ADF) et l’United Christian Forum (UCF). 

Sur les 275 actes de violence signalés sur les dix premiers mois de l’année 2019, 192 consistent en diverses formes d’intimidation et de menaces sur la vie des chrétiens, proférées le plus souvent par des groupes religieux hindous. En moyenne, ce sont 27 cas de menaces qui sont signalés par mois, contre 20 pour l’année 2018. 

Selon les données reçues par Fides, 145 femmes et 106 enfants ont été battus et blessés en raison de leur baptême au cours d’émeutes. 

Parmi les épisodes les plus récents, citons l’irruption de fanatiques le 24 octobre 2019, dans un village d'Orissa, pénétrant par effraction dans les maisons de neuf familles chrétiennes, brûlant bibles et objets religieux devant la statue d'une divinité hindoue. 

Le 20 octobre, un groupe de quatre ou cinq extrémistes a menacé et exigé la fermeture d’une église à Coimbatore, dans le Tamil Nadu.  

Le 18 octobre 2019, une foule de membres du « Bajrang Dal », une association de jeunesse proche du pouvoir, a interrompu la messe et a profané le Saint-Sacrement, brûlant bibles et objets religieux à Nehru Nagar, dans le Madhya Pradesh.  

Dans la plupart des cas, personne n’ose porter plainte. Ainsi, parmi les 275 recensés au cours des trois premiers trimestres de l’année, seuls 32 ont abouti à un dépôt de plainte. Selon l’UCF, c’est le signe évident qu’il existe une « entente tacite entre les auteurs d'actes de violence et la police, tous jouissant de la protection des dirigeants politiques locaux ». 

Depuis 2014, les attaques contre les chrétiens sont en augmentation régulière : 147 en 2014, 177 en 2015, 208 en 2016, 240 en 2017 et 292 en 2018, soit une multiplication par deux en 4 ans. 

Le tout dans le silence assourdissant des grands médias occidentaux. 

275 actes de violence ont été perpétrés à l’encontre des chrétiens en Inde, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2019. En constante augmentation depuis l’arrivée de Narendra Modi au pouvoir, la persécution anti-chrétienne témoigne du programme systématique - nommé « Hindutva » - d’éradication de toute religion non hindoue en Inde. 

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Inde : silence, on persécute  Voir?

Les chiffres relayés par l’agence Fides le 25 novembre 2019 ont été communiqués par l’Alliance pour la défense de la liberté (ADF) et l’United Christian Forum (UCF). 

Sur les 275 actes de violence signalés sur les dix premiers mois de l’année 2019, 192 consistent en diverses formes d’intimidation et de menaces sur la vie des chrétiens, proférées le plus souvent par des groupes religieux hindous. En moyenne, ce sont 27 cas de menaces qui sont signalés par mois, contre 20 pour l’année 2018. 

Selon les données reçues par Fides, 145 femmes et 106 enfants ont été battus et blessés en raison de leur baptême au cours d’émeutes. 

Parmi les épisodes les plus récents, citons l’irruption de fanatiques le 24 octobre 2019, dans un village d'Orissa, pénétrant par effraction dans les maisons de neuf familles chrétiennes, brûlant bibles et objets religieux devant la statue d'une divinité hindoue. 

Le 20 octobre, un groupe de quatre ou cinq extrémistes a menacé et exigé la fermeture d’une église à Coimbatore, dans le Tamil Nadu.  

Le 18 octobre 2019, une foule de membres du « Bajrang Dal », une association de jeunesse proche du pouvoir, a interrompu la messe et a profané le Saint-Sacrement, brûlant bibles et objets religieux à Nehru Nagar, dans le Madhya Pradesh.  

Dans la plupart des cas, personne n’ose porter plainte. Ainsi, parmi les 275 recensés au cours des trois premiers trimestres de l’année, seuls 32 ont abouti à un dépôt de plainte. Selon l’UCF, c’est le signe évident qu’il existe une « entente tacite entre les auteurs d'actes de violence et la police, tous jouissant de la protection des dirigeants politiques locaux ». 

Depuis 2014, les attaques contre les chrétiens sont en augmentation régulière : 147 en 2014, 177 en 2015, 208 en 2016, 240 en 2017 et 292 en 2018, soit une multiplication par deux en 4 ans. 

Le tout dans le silence assourdissant des grands médias occidentaux. 

275 actes de violence ont été perpétrés à l’encontre des chrétiens en Inde, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2019. En constante augmentation depuis l’arrivée de Narendra Modi au pouvoir, la persécution anti-chrétienne témoigne du programme systématique - nommé « Hindutva » - d’éradication de toute religion non hindoue en Inde. 

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(10/12/2019 15:33)

Le culte de Xi Jinping et Mao s’invite dans plusieurs églises de Chine  Voir?

Le journal Bitter Winter, relayé le 29 novembre 2019 par l’agence Gaudium Press, a révélé les faits qui se sont produits à Ji’an, au début de l’automne : « fin septembre 2019, des responsables locaux ont ordonné à la paroisse d’ôter le nom de l’église figurant sur le panneau d’entrée, et d’y peindre à la place le slogan ‘Suivez le parti, obéissez-lui, soyez-lui reconnaissants’ ». 

Mais les autorités locales ne se sont pas simplement contentées d’intervenir à l'extérieur du lieu de culte. « Ce qui a le plus blessé les congrégations - rapporte Bitter Winter - c'est le retrait du tableau de la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus dans ses bras, qui a ensuite été jeté dans un recoin sombre de l'église. A sa place, trône désormais un portrait du président Xi Jinping flanqué de slogans de propagande ». Enfin, les clés du bâtiment ont été saisies, afin décourager les fidèles souhaitant malgré tout prier dans l’église qu’ils avaient bâtie au prix de nombreux sacrifices. 

Un cas similaire a été recensé, toujours en septembre 2019, dans un lieu de réunion utilisé par les catholiques souterrains de la région de Poyang, dans la même province. Les autorités locales ont procédé au retrait d'une croix, d'une image de la Sainte Vierge et de banderoles religieuses ; installant de même des portraits du maître de Pékin et de Mao Zedong. 

Pour les fidèles du Jiangxi privés de leur église, et victimes d’une persécution aussi larvée que silencieuse, la situation est claire : « mieux vaut adorer Dieu chez soi plutôt que de rejoindre une communauté de fidèles sous le contrôle des autorités ». 

De plus, l’Etat intervient désormais directement dans les habitations privées : l’administration chinoise se rend dans les foyers pour enlever les croix et les images des saints, ordonnant de les remplacer par la seule divinité autorisée en Chine, le président Xi Jinping. En cas de résistance ou de refus, le bras séculier menace les récalcitrants de supprimer leurs allocations pour ménages pauvres ou les pensions de retraite, avec une rhétorique bien huilée : « Puisque vous recevez le soutien de Xi Jinping, vous devez accrochez son portrait. Il est numéro un en Chine ». 

L’accord passé entre la Chine et le Saint-Siège en septembre 2018 apparaît de plus en plus comme un marché de dupes : si tous les évêques sont désormais relevés de leurs censures et soumis en théorie à l’autorité du Saint-Père, la « sinisation » du christianisme s’accélère de façon dramatique, et la persécution prend une nouvelle ampleur. 

 

L’église de Ji'an, dans la province du Jiangxi (Chine), est emblématique de la mainmise du pouvoir communiste sur les catholiques chinois. De construction récente, grâce aux dons des fidèles, l’édifice a été profané pour devenir un lieu voué désormais, au culte des maîtres de Pékin. 

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Le culte de Xi Jinping et Mao s’invite dans plusieurs églises de Chine  Voir?

Le journal Bitter Winter, relayé le 29 novembre 2019 par l’agence Gaudium Press, a révélé les faits qui se sont produits à Ji’an, au début de l’automne : « fin septembre 2019, des responsables locaux ont ordonné à la paroisse d’ôter le nom de l’église figurant sur le panneau d’entrée, et d’y peindre à la place le slogan ‘Suivez le parti, obéissez-lui, soyez-lui reconnaissants’ ». 

Mais les autorités locales ne se sont pas simplement contentées d’intervenir à l'extérieur du lieu de culte. « Ce qui a le plus blessé les congrégations - rapporte Bitter Winter - c'est le retrait du tableau de la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus dans ses bras, qui a ensuite été jeté dans un recoin sombre de l'église. A sa place, trône désormais un portrait du président Xi Jinping flanqué de slogans de propagande ». Enfin, les clés du bâtiment ont été saisies, afin décourager les fidèles souhaitant malgré tout prier dans l’église qu’ils avaient bâtie au prix de nombreux sacrifices. 

Un cas similaire a été recensé, toujours en septembre 2019, dans un lieu de réunion utilisé par les catholiques souterrains de la région de Poyang, dans la même province. Les autorités locales ont procédé au retrait d'une croix, d'une image de la Sainte Vierge et de banderoles religieuses ; installant de même des portraits du maître de Pékin et de Mao Zedong. 

Pour les fidèles du Jiangxi privés de leur église, et victimes d’une persécution aussi larvée que silencieuse, la situation est claire : « mieux vaut adorer Dieu chez soi plutôt que de rejoindre une communauté de fidèles sous le contrôle des autorités ». 

De plus, l’Etat intervient désormais directement dans les habitations privées : l’administration chinoise se rend dans les foyers pour enlever les croix et les images des saints, ordonnant de les remplacer par la seule divinité autorisée en Chine, le président Xi Jinping. En cas de résistance ou de refus, le bras séculier menace les récalcitrants de supprimer leurs allocations pour ménages pauvres ou les pensions de retraite, avec une rhétorique bien huilée : « Puisque vous recevez le soutien de Xi Jinping, vous devez accrochez son portrait. Il est numéro un en Chine ». 

L’accord passé entre la Chine et le Saint-Siège en septembre 2018 apparaît de plus en plus comme un marché de dupes : si tous les évêques sont désormais relevés de leurs censures et soumis en théorie à l’autorité du Saint-Père, la « sinisation » du christianisme s’accélère de façon dramatique, et la persécution prend une nouvelle ampleur. 

 

L’église de Ji'an, dans la province du Jiangxi (Chine), est emblématique de la mainmise du pouvoir communiste sur les catholiques chinois. De construction récente, grâce aux dons des fidèles, l’édifice a été profané pour devenir un lieu voué désormais, au culte des maîtres de Pékin. 

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(10/12/2019 15:29)

Au Costa Rica, les évêques soutiennent le Front national pour la vie  Voir?

Pour comprendre l’origine de cette protestation il faut savoir que l’article 21 de la Constitution costaricienne stipule que « la vie humaine est inviolable ». Interrogé par le Comité des droits de l’homme de l’ONU, le délégué du Costa Rica précisait en 2007 : « le Costa Rica reste convaincu que la vie commence dès la conception ». 

Cependant, depuis 1970, l’article 121 du Code pénal autorise exceptionnellement l’interruption volontaire de grossesse si la vie ou la santé de la mère est en danger, à trois conditions : l’avortement doit être pratiqué avec le consentement de la femme, par un médecin ou une sage-femme autorisée, et quand le risque pour la vie ou la santé ne peut être écarté par d’autres moyens. Par ailleurs l’article 93 permet au juge de gracier une personne condamnée pour avoir commis un avortement dans deux cas : si la grossesse constituait une atteinte à l’honneur ou si elle était le résultat d’un viol. 

Faute de décret d’application, cette dépénalisation n’était pas appliquée. Deux femmes ont porté plainte devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme en 2013 et en 2015. Le nouveau gouvernement a préparé une ordonnance, dont les termes sont encore tenus secrets, en vue d’appliquer cet article 121. Il s’agirait donc de dépénaliser l’avortement dans les circonstances prévues par cet article, une première étape avant d’autres mesures progressistes. 

Cette atteinte à la vie humaine a provoqué une forte mobilisation pour s’opposer à la décision du gouvernement, avec le soutien des évêques du pays. 

« En tant que pasteurs de l'Eglise costaricienne, nous souhaitons une fois de plus nous joindre à toutes les initiatives des citoyennes qui œuvrent avec zèle pour la défense de la vie humaine, en particulier la vie à naître », a déclaré la Conférence épiscopale du Costa Rica, dans un communiqué publié le13 novembre 2019. 

Les évêques réaffirment que « la vie humaine est sacrée et inviolable » et que le droit à la vie « ne saurait être soumis à aucun facteur d’ordre économique ou idéologique ». En conséquence, ils affichent leur « opposition la plus forte à toute attaque directe contre la vie », rappelant que dans la doctrine de l’Eglise, « l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables ». La marche du 1er décembre a été une réussite selon les organisateurs. 

Le président de centre gauche, Carlos Alvarado Quesada, s’est fait élire en 2018 sur un programme visant à dépénaliser l’avortement et à légaliser les unions civiles contre-nature. Mais la voix de l’Eglise catholique compte encore au Costa Rica : l’article 75 de la constitution stipule que « la religion catholique, apostolique, romaine, est celle de l’Etat, qui contribue à son maintien ». 85% des cinq millions de Costariciens sont catholiques, pour 13% de protestants. 

Les évêques du Costa Rica ont encouragé les fidèles à prendre part à la marche qui s’est tenue le 1er décembre 2019. Cette manifestation, organisée par le « Front national pour la vie » entend obtenir du président de la République Carlos Alvarado, qu’il ne signe pas une ordonnance pour l’application de l’avortement dans certains cas. 

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Au Costa Rica, les évêques soutiennent le Front national pour la vie  Voir?

Pour comprendre l’origine de cette protestation il faut savoir que l’article 21 de la Constitution costaricienne stipule que « la vie humaine est inviolable ». Interrogé par le Comité des droits de l’homme de l’ONU, le délégué du Costa Rica précisait en 2007 : « le Costa Rica reste convaincu que la vie commence dès la conception ». 

Cependant, depuis 1970, l’article 121 du Code pénal autorise exceptionnellement l’interruption volontaire de grossesse si la vie ou la santé de la mère est en danger, à trois conditions : l’avortement doit être pratiqué avec le consentement de la femme, par un médecin ou une sage-femme autorisée, et quand le risque pour la vie ou la santé ne peut être écarté par d’autres moyens. Par ailleurs l’article 93 permet au juge de gracier une personne condamnée pour avoir commis un avortement dans deux cas : si la grossesse constituait une atteinte à l’honneur ou si elle était le résultat d’un viol. 

Faute de décret d’application, cette dépénalisation n’était pas appliquée. Deux femmes ont porté plainte devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme en 2013 et en 2015. Le nouveau gouvernement a préparé une ordonnance, dont les termes sont encore tenus secrets, en vue d’appliquer cet article 121. Il s’agirait donc de dépénaliser l’avortement dans les circonstances prévues par cet article, une première étape avant d’autres mesures progressistes. 

Cette atteinte à la vie humaine a provoqué une forte mobilisation pour s’opposer à la décision du gouvernement, avec le soutien des évêques du pays. 

« En tant que pasteurs de l'Eglise costaricienne, nous souhaitons une fois de plus nous joindre à toutes les initiatives des citoyennes qui œuvrent avec zèle pour la défense de la vie humaine, en particulier la vie à naître », a déclaré la Conférence épiscopale du Costa Rica, dans un communiqué publié le13 novembre 2019. 

Les évêques réaffirment que « la vie humaine est sacrée et inviolable » et que le droit à la vie « ne saurait être soumis à aucun facteur d’ordre économique ou idéologique ». En conséquence, ils affichent leur « opposition la plus forte à toute attaque directe contre la vie », rappelant que dans la doctrine de l’Eglise, « l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables ». La marche du 1er décembre a été une réussite selon les organisateurs. 

Le président de centre gauche, Carlos Alvarado Quesada, s’est fait élire en 2018 sur un programme visant à dépénaliser l’avortement et à légaliser les unions civiles contre-nature. Mais la voix de l’Eglise catholique compte encore au Costa Rica : l’article 75 de la constitution stipule que « la religion catholique, apostolique, romaine, est celle de l’Etat, qui contribue à son maintien ». 85% des cinq millions de Costariciens sont catholiques, pour 13% de protestants. 

Les évêques du Costa Rica ont encouragé les fidèles à prendre part à la marche qui s’est tenue le 1er décembre 2019. Cette manifestation, organisée par le « Front national pour la vie » entend obtenir du président de la République Carlos Alvarado, qu’il ne signe pas une ordonnance pour l’application de l’avortement dans certains cas. 

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(09/12/2019 10:53)

Le pape François a de nouveau distillé un « magistère volant »  Voir?

Point de passage obligé, la conférence de presse papale à 10 000 mètres d'altitude s’est mue, au fil des années, en une sorte de magistère volant par lequel le souverain pontife évoque les thèmes d’actualités les plus brûlants. 

Le pape François a ainsi réaffirmé son opposition de principe à l’usage militaire de la technologie nucléaire : « l'usage des armes nucléaires est immoral, c'est pourquoi cela doit être inscrit dans le Catéchisme de l'Église catholique, et pas uniquement l'usage, mais aussi la possession, parce qu'un accident, ou la folie d'un dirigeant, la folie d'un seul peut détruire l’humanité ». 

En matière de nucléaire civil, le souverain pontife n’a pas caché ses réserves : « L’utilisation de l'énergie nucléaire est très ‘limite’ car nous n'avons pas encore atteint la sécurité totale (…) C'est une opinion personnelle, je n'utiliserai pas l'énergie nucléaire tant qu'il n'y aura pas de sécurité totale dans son utilisation ». 

Sur la question des finances du Vatican, et de la gestion du Denier de Saint-Pierre, le pape est revenu, sans le nommer, sur l’achat présumé frauduleux - pour plusieurs centaines de millions d’euros - d’une propriété au cœur de Londres : « Il s'est passé ce qu'il s'est passé, un scandale : ils ont fait des choses qui ne semblent pas propres ». Sans nier la gravité de l’affaire, François a ajouté : « il y a des capitaux qui ne sont pas bien administrés. (…) C'est une mauvaise chose, ce n'est pas beau que ça arrive au Vatican. Mais cela a été clarifié par les mécanismes internes qui commencent à fonctionner et que le pape Benoît XVI avait commencé à mettre en place ».  

Sur l’Amérique du Sud, le pape argentin - justement peut-être en raison de son origine - n’a pas souhaité émettre de commentaires : « Je n'ai toujours pas trouvé d'analyse bien documentée sur la situation en Amérique latine ». 

Quant à la situation à Hong Kong, le successeur de Pierre a tenu à ménager le régime de Pékin, tenu responsable d’une situation explosive, en écartant le sujet : « quand on y pense, il n'y a pas seulement Hong Kong. Pensez au Chili, pensez à la France, la France démocratique : une année de gilets jaunes. (…) Il convient de relativiser et d’appeler au dialogue, à la paix, pour que les problèmes puissent être résolus. Et enfin : j'aimerais aller à Pékin, j'aime la Chine », a-t-il affirmé. 

Le cardinal Zen a récemment déclaré à ce sujet : « Le Vatican n’a rien dit, jusqu’ici, de la crise de Hong Kong. Le pape François, qui parle de tant de sujets en lien avec l’actualité, qui parle contre les Etats-Unis, contre la maffia, contre tant de choses, n’a rien dit sur Hong Kong. Rien de rien ! Il ne veut pas contrarier le gouvernement de Pékin. Il espère pouvoir faire un voyage en Chine, et sous l’influence du cardinal Parolin, son secrétaire d’Etat, il se montre trop diplomate, et trop politique ». 

 

Dans l’avion le ramenant de son voyage apostolique en Extrême-Orient, le pape François a répondu à plusieurs questions des journalistes accrédités, évoquant les thèmes du nucléaire, des finances du Vatican, et de la géopolitique mondiale. 

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Le pape François a de nouveau distillé un « magistère volant »  Voir?

Point de passage obligé, la conférence de presse papale à 10 000 mètres d'altitude s’est mue, au fil des années, en une sorte de magistère volant par lequel le souverain pontife évoque les thèmes d’actualités les plus brûlants. 

Le pape François a ainsi réaffirmé son opposition de principe à l’usage militaire de la technologie nucléaire : « l'usage des armes nucléaires est immoral, c'est pourquoi cela doit être inscrit dans le Catéchisme de l'Église catholique, et pas uniquement l'usage, mais aussi la possession, parce qu'un accident, ou la folie d'un dirigeant, la folie d'un seul peut détruire l’humanité ». 

En matière de nucléaire civil, le souverain pontife n’a pas caché ses réserves : « L’utilisation de l'énergie nucléaire est très ‘limite’ car nous n'avons pas encore atteint la sécurité totale (…) C'est une opinion personnelle, je n'utiliserai pas l'énergie nucléaire tant qu'il n'y aura pas de sécurité totale dans son utilisation ». 

Sur la question des finances du Vatican, et de la gestion du Denier de Saint-Pierre, le pape est revenu, sans le nommer, sur l’achat présumé frauduleux - pour plusieurs centaines de millions d’euros - d’une propriété au cœur de Londres : « Il s'est passé ce qu'il s'est passé, un scandale : ils ont fait des choses qui ne semblent pas propres ». Sans nier la gravité de l’affaire, François a ajouté : « il y a des capitaux qui ne sont pas bien administrés. (…) C'est une mauvaise chose, ce n'est pas beau que ça arrive au Vatican. Mais cela a été clarifié par les mécanismes internes qui commencent à fonctionner et que le pape Benoît XVI avait commencé à mettre en place ».  

Sur l’Amérique du Sud, le pape argentin - justement peut-être en raison de son origine - n’a pas souhaité émettre de commentaires : « Je n'ai toujours pas trouvé d'analyse bien documentée sur la situation en Amérique latine ». 

Quant à la situation à Hong Kong, le successeur de Pierre a tenu à ménager le régime de Pékin, tenu responsable d’une situation explosive, en écartant le sujet : « quand on y pense, il n'y a pas seulement Hong Kong. Pensez au Chili, pensez à la France, la France démocratique : une année de gilets jaunes. (…) Il convient de relativiser et d’appeler au dialogue, à la paix, pour que les problèmes puissent être résolus. Et enfin : j'aimerais aller à Pékin, j'aime la Chine », a-t-il affirmé. 

Le cardinal Zen a récemment déclaré à ce sujet : « Le Vatican n’a rien dit, jusqu’ici, de la crise de Hong Kong. Le pape François, qui parle de tant de sujets en lien avec l’actualité, qui parle contre les Etats-Unis, contre la maffia, contre tant de choses, n’a rien dit sur Hong Kong. Rien de rien ! Il ne veut pas contrarier le gouvernement de Pékin. Il espère pouvoir faire un voyage en Chine, et sous l’influence du cardinal Parolin, son secrétaire d’Etat, il se montre trop diplomate, et trop politique ». 

 

Dans l’avion le ramenant de son voyage apostolique en Extrême-Orient, le pape François a répondu à plusieurs questions des journalistes accrédités, évoquant les thèmes du nucléaire, des finances du Vatican, et de la géopolitique mondiale. 

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(09/12/2019 08:47)

Vidéo : deuxième dimanche de l’Avent  Voir?

L’office du deuxième Dimanche de l’Avent est rempli tout entier des sentiments d’espérance et de joie que donne à l’âme fidèle l’heureuse nouvelle de la prochaine arrivée de celui qui est son Sauveur et son Epoux.

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Vidéo : deuxième dimanche de l’Avent  Voir?

L’office du deuxième Dimanche de l’Avent est rempli tout entier des sentiments d’espérance et de joie que donne à l’âme fidèle l’heureuse nouvelle de la prochaine arrivée de celui qui est son Sauveur et son Epoux.

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(09/12/2019 00:53)

Dernière mise à jour : 09/12/2019 14:03

 
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