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Les 50 ans de la nouvelle messe : saint Pie X et le mouvement liturgique (2)  Voir?

Le premier article portait sur l’intervention de saint Pie X dans le domaine de la musique liturgique, qui lui permit de poser la pierre angulaire du Mouvement liturgique : redonner à la liturgie son plein éclat, et par ce moyen faire refleurir le véritable esprit chrétien. 

La liturgie se développe dans les sacrements 

Une autre intervention de saint Pie X concerne la liturgie considérée en son cœur : la pratique des sacrements. En effet la liturgie, selon la belle définition qu’en donnera Pie XII dans l’encyclique Mediator Dei (1947), est « le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme Chef de l’Eglise ; c’est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son chef et, par lui, au Père éternel ; c’est, en un mot, le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire du Chef et de ses membres ». 

Or le culte s’accomplit essentiellement par les sacrements. Chaque sacrement est une partie de la liturgie de l’Eglise, même lorsque le prêtre est seul avec le fidèle au confessionnal pour donner le sacrement de pénitence. 

Mais c’est dans la sainte messe que le culte trouve toute son amplitude et son plein développement : la messe donne en effet Jésus-Christ lui-même, elle consiste en un sacrifice offert au Père par le Fils auquel tous s’unissent, et la sainte eucharistie est le plus grand des sacrements. C’est dans le divin sacrifice que le culte atteint sa perfection. 

Avec toute la tradition, le pape Pie XII explique que le sacrifice est extérieur et intérieur. Bien sûr, l’aspect intérieur est le plus important : il faut adhérer de tout son cœur à la sacrée liturgie, c’est-à-dire s’unir au Christ qui en est le grand Prêtre. A la messe, nous nous unissons au Christ à travers les cérémonies de l’Eglise, et particulièrement lors de la sainte communion. 

La pratique de la communion au cours de l’histoire 

Cette pratique a varié au cours des siècles. Si les témoignages explicites quant à la fréquence de la communion font défaut pour les deux premiers siècles de notre ère, du IIIe au Ve siècle en revanche, la pratique de la communion fréquente voire quotidienne est certainement approuvée par l’Eglise. Elle est ainsi recommandée par certains Pères comme saint Cyprien ou saint Basile. 

Du Ve au XIIe siècle, malgré une décadence dans la pratique de la communion fréquente, due surtout au relâchement et à la négligence du clergé, l’enseignement des auteurs reste le plus souvent favorable à la communion fréquente. Les conciles imposent la communion à certaines fêtes. 

Du XIIIe siècle au concile de Trente, malgré un refroidissement général, surtout chez les laïcs, l’enseignement théologique est à peu près unanime à louer, au moins en principe, la communion fréquente ou quotidienne. Mais même les saints ne communient pas chaque jour. Les habitudes pastorales héritées de la période précédente en sont la cause. 

Le concile de Trente demande que « tous et chacun de ceux qui portent le nom de chrétiens » « croient et vénèrent les saints mystères de son Corps et de son Sang avec une foi si constante et ferme, avec un cœur si dévot, avec une piété et un respect tels qu’ils puissent recevoir fréquemment ce pain supersubstantiel (Mt 6, 11) ». De même : « Le saint concile souhaiterait, certes, que les fidèles assistant à chaque messe ne communient pas seulement par un désir spirituel, mais aussi par la réception sacramentelle de l’eucharistie, par quoi ils recueilleraient un fruit plus abondant de ce très saint sacrifice » (décret sur le sacrement de l’eucharistie, session 13, 11 octobre 1551, Dz 1649 et 1747). 

Les théologiens et prédicateurs encouragent de même cette pratique, tels saint Vincent de Paul, saint Charles Borromée, saint François de Sales, saint Alphonse. 

Le 12 février 1679, Innocent XI, déclare qu’il appartient au jugement du confesseur de discerner ce qui doit être permis à chacun. Il insiste sur les bonnes dispositions et la piété requises à la communion quotidienne, tout en réprouvant ceux qui avancent que la communion quotidienne est de droit divin (décret sur la communion fréquente et quotidienne, Dz 2090 sq.). 

Le 7 décembre 1690, Alexandre VIII fait condamner deux propositions des Jansénistes qui visaient à éloigner les fidèles de la sainte table : « Il faut considérer comme impies ceux qui prétendent avoir droit à la communion avant d’avoir fait une pénitence proportionnée à leurs péchés. De même il faut éloigner de la sainte communion ceux que n’habite pas encore un amour de Dieu très pur et sans mélange. » (décret du Saint-Office, Dz 2322 sq.). 

Le XIXe siècle 

Malgré les encouragements à la communion fréquente, celle-ci était de moins en moins pratiquée depuis le XVIIIe siècle. La faute incombe au jansénisme qui en était un adversaire déterminé. De plus, la tiédeur, fruit des mouvements révolutionnaires qui agitèrent les esprits partout en Europe, l’abaissement de l’Eglise, les opinions impies et sacrilèges contribuent à tenir de nombreuses âmes éloignées du sacrement de l’eucharistie. C’est pourquoi les saints de cette époque, tels le saint curé d’Ars ou saint Jean Bosco, sont des apôtres zélés de la communion fréquente. 

Enfin, le pape Léon XIII s’oppose vigoureusement à « cette erreur si répandue et pernicieuse de ceux qui pensent que l’usage de l’eucharistie doit être presque exclusivement réservé » à ceux qui mènent une vie plus religieuse (encyclique Miræ caritatis, 28 mai 1902, Dz 3361). 

Les décrets de saint Pie X 

Il revenait à saint Pie X de raviver cette piété endormie et de réprimer les fausses idées qui s’y opposaient. Entre le 30 mai 1905 et le 14 juillet 1907, le saint pape intervient pas moins de douze fois sur cette question. Mais les deux principales interventions portent sur la communion fréquente et l’âge de la première communion. 

Décret sur la communion fréquente 

Le 16 décembre 1905, par le décret Sacra Tridentina Synodus, saint Pie X exhorte à la communion fréquente, et même quotidienne, du peuple chrétien, « en sorte que nul, s’il est en état de grâce et s’il s’approche de la sainte table avec une intention droite, ne puisse en être écarté ». 

Il précise ce dernier point : « L’intention droite consiste à s’approcher de la sainte table, non pas par habitude ou par vanité, ou pour des raisons humaines, mais pour satisfaire à la volonté de Dieu, s’unir à lui plus intimement par la charité et, grâce à ce remède divin, combattre ses défauts et ses infirmités ». 

La raison profonde qui est donnée est nette : « Jésus-Christ et l’Eglise désirent que les fidèles s’approchent chaque jour du banquet sacré ». Il en va de leur sanctification : « C’est surtout, afin qu’étant unis à Dieu par ce sacrement, ils en reçoivent la force de réprimer les passions, qu’ils s’y purifient des fautes légères qui peuvent se présenter chaque jour, et qu’ils puissent éviter les fautes graves auxquelles est exposée la fragilité humaine : ce n’est donc pas principalement pour rendre gloire à Dieu, ni comme une sorte de faveur et de récompense pour les vertus de ceux qui s’en approchent… » (Dz 3375). 

Décret sur l’âge de la première communion 

A la suite de cette décision, les pasteurs interrogèrent Rome sur le cas des enfants. En effet, l’habitude avait été prise au cours du XIXe siècle de retarder la première communion jusqu’à 10, voire 12 ou 14 ans et plus tard encore, au grand détriment de la piété. 

Une première réponse est donnée le 14 février 1906 par la Congrégation du concile : « il est nécessaire que les enfants soient nourris par le Christ avant qu’ils ne soient dominés par les passions, pour qu’ils puissent repousser avec plus de courage les attaques du démon, de la chair et des autres ennemis du dehors et du dedans ». 

Afin de lever les doutes et les oppositions, saint Pie X est conduit à définir l’âge de la première communion. Le décret Quam singulari sur la communion et la confession chez les enfants (8 août 1910), déclare que « l’âge de discrétion pour la confession aussi bien que pour la sainte communion est celui où l’enfant commence à raisonner, c’est-à-dire vers sept ans… ». Il précise : « Ceux qui ont la charge des enfants doivent mettre tout leur soin à les faire approcher fréquemment de la sainte table après leur première communion et, s’il est possible, même tous les jours, comme le désirent le Christ Jésus et notre Mère l’Eglise » (Dz 3530 et 3534). 

Ces deux décrets font date dans l’histoire du Mouvement liturgique. Ils ont puissamment contribué à un renouvellement de la dévotion eucharistique et à une participation plus intime au saint sacrifice de la Messe dans le monde catholique. S’ils furent reçus parfois avec réticence, ils ont montré, par leurs abondants fruits, l’admirable sagesse du saint pontife qui les avait promulgués, et sa profonde intelligence de la liturgie. 

Il y a un demi-siècle, le pape Paul VI imposait à toute l’Eglise une réforme liturgique au nom du Concile qui venait de s’achever. Ainsi naissait la messe de Vatican II. Elle fut aussitôt rejetée par deux cardinaux et, depuis, l’opposition à son encontre n’a pas faibli. Ce triste anniversaire est l’occasion de retracer son histoire. 

Après Dom Prosper Guéranger, qui l’a initié, le mouvement liturgique doit son élan et son épanouissement à saint Pie X, le pape qui lui a donné ses lettres de noblesse et le soutien de Rome, indispensable pour sa diffusion dans toute l’Eglise. 

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Les 50 ans de la nouvelle messe : saint Pie X et le mouvement liturgique (2)  Voir?

Le premier article portait sur l’intervention de saint Pie X dans le domaine de la musique liturgique, qui lui permit de poser la pierre angulaire du Mouvement liturgique : redonner à la liturgie son plein éclat, et par ce moyen faire refleurir le véritable esprit chrétien. 

La liturgie se développe dans les sacrements 

Une autre intervention de saint Pie X concerne la liturgie considérée en son cœur : la pratique des sacrements. En effet la liturgie, selon la belle définition qu’en donnera Pie XII dans l’encyclique Mediator Dei (1947), est « le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme Chef de l’Eglise ; c’est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son chef et, par lui, au Père éternel ; c’est, en un mot, le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire du Chef et de ses membres ». 

Or le culte s’accomplit essentiellement par les sacrements. Chaque sacrement est une partie de la liturgie de l’Eglise, même lorsque le prêtre est seul avec le fidèle au confessionnal pour donner le sacrement de pénitence. 

Mais c’est dans la sainte messe que le culte trouve toute son amplitude et son plein développement : la messe donne en effet Jésus-Christ lui-même, elle consiste en un sacrifice offert au Père par le Fils auquel tous s’unissent, et la sainte eucharistie est le plus grand des sacrements. C’est dans le divin sacrifice que le culte atteint sa perfection. 

Avec toute la tradition, le pape Pie XII explique que le sacrifice est extérieur et intérieur. Bien sûr, l’aspect intérieur est le plus important : il faut adhérer de tout son cœur à la sacrée liturgie, c’est-à-dire s’unir au Christ qui en est le grand Prêtre. A la messe, nous nous unissons au Christ à travers les cérémonies de l’Eglise, et particulièrement lors de la sainte communion. 

La pratique de la communion au cours de l’histoire 

Cette pratique a varié au cours des siècles. Si les témoignages explicites quant à la fréquence de la communion font défaut pour les deux premiers siècles de notre ère, du IIIe au Ve siècle en revanche, la pratique de la communion fréquente voire quotidienne est certainement approuvée par l’Eglise. Elle est ainsi recommandée par certains Pères comme saint Cyprien ou saint Basile. 

Du Ve au XIIe siècle, malgré une décadence dans la pratique de la communion fréquente, due surtout au relâchement et à la négligence du clergé, l’enseignement des auteurs reste le plus souvent favorable à la communion fréquente. Les conciles imposent la communion à certaines fêtes. 

Du XIIIe siècle au concile de Trente, malgré un refroidissement général, surtout chez les laïcs, l’enseignement théologique est à peu près unanime à louer, au moins en principe, la communion fréquente ou quotidienne. Mais même les saints ne communient pas chaque jour. Les habitudes pastorales héritées de la période précédente en sont la cause. 

Le concile de Trente demande que « tous et chacun de ceux qui portent le nom de chrétiens » « croient et vénèrent les saints mystères de son Corps et de son Sang avec une foi si constante et ferme, avec un cœur si dévot, avec une piété et un respect tels qu’ils puissent recevoir fréquemment ce pain supersubstantiel (Mt 6, 11) ». De même : « Le saint concile souhaiterait, certes, que les fidèles assistant à chaque messe ne communient pas seulement par un désir spirituel, mais aussi par la réception sacramentelle de l’eucharistie, par quoi ils recueilleraient un fruit plus abondant de ce très saint sacrifice » (décret sur le sacrement de l’eucharistie, session 13, 11 octobre 1551, Dz 1649 et 1747). 

Les théologiens et prédicateurs encouragent de même cette pratique, tels saint Vincent de Paul, saint Charles Borromée, saint François de Sales, saint Alphonse. 

Le 12 février 1679, Innocent XI, déclare qu’il appartient au jugement du confesseur de discerner ce qui doit être permis à chacun. Il insiste sur les bonnes dispositions et la piété requises à la communion quotidienne, tout en réprouvant ceux qui avancent que la communion quotidienne est de droit divin (décret sur la communion fréquente et quotidienne, Dz 2090 sq.). 

Le 7 décembre 1690, Alexandre VIII fait condamner deux propositions des Jansénistes qui visaient à éloigner les fidèles de la sainte table : « Il faut considérer comme impies ceux qui prétendent avoir droit à la communion avant d’avoir fait une pénitence proportionnée à leurs péchés. De même il faut éloigner de la sainte communion ceux que n’habite pas encore un amour de Dieu très pur et sans mélange. » (décret du Saint-Office, Dz 2322 sq.). 

Le XIXe siècle 

Malgré les encouragements à la communion fréquente, celle-ci était de moins en moins pratiquée depuis le XVIIIe siècle. La faute incombe au jansénisme qui en était un adversaire déterminé. De plus, la tiédeur, fruit des mouvements révolutionnaires qui agitèrent les esprits partout en Europe, l’abaissement de l’Eglise, les opinions impies et sacrilèges contribuent à tenir de nombreuses âmes éloignées du sacrement de l’eucharistie. C’est pourquoi les saints de cette époque, tels le saint curé d’Ars ou saint Jean Bosco, sont des apôtres zélés de la communion fréquente. 

Enfin, le pape Léon XIII s’oppose vigoureusement à « cette erreur si répandue et pernicieuse de ceux qui pensent que l’usage de l’eucharistie doit être presque exclusivement réservé » à ceux qui mènent une vie plus religieuse (encyclique Miræ caritatis, 28 mai 1902, Dz 3361). 

Les décrets de saint Pie X 

Il revenait à saint Pie X de raviver cette piété endormie et de réprimer les fausses idées qui s’y opposaient. Entre le 30 mai 1905 et le 14 juillet 1907, le saint pape intervient pas moins de douze fois sur cette question. Mais les deux principales interventions portent sur la communion fréquente et l’âge de la première communion. 

Décret sur la communion fréquente 

Le 16 décembre 1905, par le décret Sacra Tridentina Synodus, saint Pie X exhorte à la communion fréquente, et même quotidienne, du peuple chrétien, « en sorte que nul, s’il est en état de grâce et s’il s’approche de la sainte table avec une intention droite, ne puisse en être écarté ». 

Il précise ce dernier point : « L’intention droite consiste à s’approcher de la sainte table, non pas par habitude ou par vanité, ou pour des raisons humaines, mais pour satisfaire à la volonté de Dieu, s’unir à lui plus intimement par la charité et, grâce à ce remède divin, combattre ses défauts et ses infirmités ». 

La raison profonde qui est donnée est nette : « Jésus-Christ et l’Eglise désirent que les fidèles s’approchent chaque jour du banquet sacré ». Il en va de leur sanctification : « C’est surtout, afin qu’étant unis à Dieu par ce sacrement, ils en reçoivent la force de réprimer les passions, qu’ils s’y purifient des fautes légères qui peuvent se présenter chaque jour, et qu’ils puissent éviter les fautes graves auxquelles est exposée la fragilité humaine : ce n’est donc pas principalement pour rendre gloire à Dieu, ni comme une sorte de faveur et de récompense pour les vertus de ceux qui s’en approchent… » (Dz 3375). 

Décret sur l’âge de la première communion 

A la suite de cette décision, les pasteurs interrogèrent Rome sur le cas des enfants. En effet, l’habitude avait été prise au cours du XIXe siècle de retarder la première communion jusqu’à 10, voire 12 ou 14 ans et plus tard encore, au grand détriment de la piété. 

Une première réponse est donnée le 14 février 1906 par la Congrégation du concile : « il est nécessaire que les enfants soient nourris par le Christ avant qu’ils ne soient dominés par les passions, pour qu’ils puissent repousser avec plus de courage les attaques du démon, de la chair et des autres ennemis du dehors et du dedans ». 

Afin de lever les doutes et les oppositions, saint Pie X est conduit à définir l’âge de la première communion. Le décret Quam singulari sur la communion et la confession chez les enfants (8 août 1910), déclare que « l’âge de discrétion pour la confession aussi bien que pour la sainte communion est celui où l’enfant commence à raisonner, c’est-à-dire vers sept ans… ». Il précise : « Ceux qui ont la charge des enfants doivent mettre tout leur soin à les faire approcher fréquemment de la sainte table après leur première communion et, s’il est possible, même tous les jours, comme le désirent le Christ Jésus et notre Mère l’Eglise » (Dz 3530 et 3534). 

Ces deux décrets font date dans l’histoire du Mouvement liturgique. Ils ont puissamment contribué à un renouvellement de la dévotion eucharistique et à une participation plus intime au saint sacrifice de la Messe dans le monde catholique. S’ils furent reçus parfois avec réticence, ils ont montré, par leurs abondants fruits, l’admirable sagesse du saint pontife qui les avait promulgués, et sa profonde intelligence de la liturgie. 

Il y a un demi-siècle, le pape Paul VI imposait à toute l’Eglise une réforme liturgique au nom du Concile qui venait de s’achever. Ainsi naissait la messe de Vatican II. Elle fut aussitôt rejetée par deux cardinaux et, depuis, l’opposition à son encontre n’a pas faibli. Ce triste anniversaire est l’occasion de retracer son histoire. 

Après Dom Prosper Guéranger, qui l’a initié, le mouvement liturgique doit son élan et son épanouissement à saint Pie X, le pape qui lui a donné ses lettres de noblesse et le soutien de Rome, indispensable pour sa diffusion dans toute l’Eglise. 

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(18/01/2020 12:54)

Comment puis-je aimer Marie le plus possible ?  Voir?

Nous regardons avec admiration et peut-être un peu d'envie la dévotion des grands saints qui ont tant fait et souffert pour Marie, et on aimerait devenir au moins une miniature d'un saint Bernard, d'un Grignion de Montfort, ou d'un Maximilien Kolbe.

Il est difficile d'imaginer qu'il puisse y avoir une autre manière d'aimer Marie encore plus.

Cependant, nous savons que personne n'aimait Marie plus que son propre Fils. Il l'aimait avec toute la perfection de sa nature humaine et divine. Il a fait plus pour elle que pour toutes les autres créatures réunies, ainsi que le montrent les privilèges extraordinaires que Dieu n'ait jamais accordés à une créature : la Conception Immaculée, la plénitude des grâces, la virginité perpétuelle, la maternité divine, la maternité spirituelle en tant que Corédemptrice et Médiatrice de toutes grâces, et enfin l'Assomption au ciel corps et âme. Non, personne n'a plus aimé Marie que Jésus lui-même.

Voici donc le moyen d'aimer Marie, plus que les autres saints. En effet, nous avons reçu la grâce incommensurable d'être entièrement unis au Christ par la grâce sanctifiante, tout comme les membres du corps sont unis à la tête et forment un seul tout avec lui. Ainsi, notre vie et la Vie du Christ ne font qu'une. La plénitude de cette vie est dans la tête, dans le Christ, et de ce Christ, elle s'écoule en nous, en chacun des membres, par l'action du Saint-Esprit, âme de ce corps mystique.

Cette vie surnaturelle qui est nôtre, est la vie du Christ lui-même, comme les branches participent à la vie de la vigne, comme les membres participent à la vie du Corps entier. Ainsi, lorsque nous souffrons, prions, travaillons, aimons, etc., unis à la vie du Christ, alors c'est le Christ qui continue sa souffrance, sa prière, son travail, son propre amour, etc. en nous.

Ainsi, notre amour pour Marie est bien plus qu'une lointaine imitation de l'amour filial de Jésus envers sa Mère céleste. Tout comme notre vie surnaturelle est une participation, une continuation et, dans un certain sens, le prolongement de la vie du Christ, de même notre amour pour Marie est une participation, une continuation et un prolongement de l'amour du Christ pour Marie. Donc, si nous aimons Marie, ce n'est pas tant nous qui l'aimons, mais le Christ, "notre vie", qui aime Marie en nous, à travers nous, et avec nous !

C'est l'amour et la dévotion la plus élevée possible à Marie, qui contient en elle-même toute la dévotion des anges et des saints.

Ainsi, quand le Christ nous dit qu'il nous a donné un exemple et nous a demandé de faire comme lui, alors nous devons non seulement l’imiter, mais nous devons honorer, glorifier et aimer Marie unie à lui.

Quelle joie incommensurable pour un enfant marial de pouvoir "tant aimer Marie" et de lui donner ainsi la plus grande joie ! Aimer Marie avec l'Amour de Jésus.

Pour cette seule raison, le "Mihi vivere Christus est" doit être la grande réalité de notre vie !

Celui qui a reconnu et contemplé profondément l'amour indicible de Marie envers soi-même, veut répondre à cet amour par le plus grand amour filial possible.

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Comment puis-je aimer Marie le plus possible ?  Voir?

Nous regardons avec admiration et peut-être un peu d'envie la dévotion des grands saints qui ont tant fait et souffert pour Marie, et on aimerait devenir au moins une miniature d'un saint Bernard, d'un Grignion de Montfort, ou d'un Maximilien Kolbe.

Il est difficile d'imaginer qu'il puisse y avoir une autre manière d'aimer Marie encore plus.

Cependant, nous savons que personne n'aimait Marie plus que son propre Fils. Il l'aimait avec toute la perfection de sa nature humaine et divine. Il a fait plus pour elle que pour toutes les autres créatures réunies, ainsi que le montrent les privilèges extraordinaires que Dieu n'ait jamais accordés à une créature : la Conception Immaculée, la plénitude des grâces, la virginité perpétuelle, la maternité divine, la maternité spirituelle en tant que Corédemptrice et Médiatrice de toutes grâces, et enfin l'Assomption au ciel corps et âme. Non, personne n'a plus aimé Marie que Jésus lui-même.

Voici donc le moyen d'aimer Marie, plus que les autres saints. En effet, nous avons reçu la grâce incommensurable d'être entièrement unis au Christ par la grâce sanctifiante, tout comme les membres du corps sont unis à la tête et forment un seul tout avec lui. Ainsi, notre vie et la Vie du Christ ne font qu'une. La plénitude de cette vie est dans la tête, dans le Christ, et de ce Christ, elle s'écoule en nous, en chacun des membres, par l'action du Saint-Esprit, âme de ce corps mystique.

Cette vie surnaturelle qui est nôtre, est la vie du Christ lui-même, comme les branches participent à la vie de la vigne, comme les membres participent à la vie du Corps entier. Ainsi, lorsque nous souffrons, prions, travaillons, aimons, etc., unis à la vie du Christ, alors c'est le Christ qui continue sa souffrance, sa prière, son travail, son propre amour, etc. en nous.

Ainsi, notre amour pour Marie est bien plus qu'une lointaine imitation de l'amour filial de Jésus envers sa Mère céleste. Tout comme notre vie surnaturelle est une participation, une continuation et, dans un certain sens, le prolongement de la vie du Christ, de même notre amour pour Marie est une participation, une continuation et un prolongement de l'amour du Christ pour Marie. Donc, si nous aimons Marie, ce n'est pas tant nous qui l'aimons, mais le Christ, "notre vie", qui aime Marie en nous, à travers nous, et avec nous !

C'est l'amour et la dévotion la plus élevée possible à Marie, qui contient en elle-même toute la dévotion des anges et des saints.

Ainsi, quand le Christ nous dit qu'il nous a donné un exemple et nous a demandé de faire comme lui, alors nous devons non seulement l’imiter, mais nous devons honorer, glorifier et aimer Marie unie à lui.

Quelle joie incommensurable pour un enfant marial de pouvoir "tant aimer Marie" et de lui donner ainsi la plus grande joie ! Aimer Marie avec l'Amour de Jésus.

Pour cette seule raison, le "Mihi vivere Christus est" doit être la grande réalité de notre vie !

Celui qui a reconnu et contemplé profondément l'amour indicible de Marie envers soi-même, veut répondre à cet amour par le plus grand amour filial possible.

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(18/01/2020 07:33)

En Espagne, la présence d’aumôniers dans les hôpitaux publics remise en cause  Voir?

Pour parvenir à former un gouvernement, Pedro Sanchez a dû faire alliance avec des formations politiques hétéroclites, opportunisme oblige. L’un des responsables du groupe « Compromis », une alliance de la gauche radicale rassemblant des nationalistes de Valence et des écologistes, qui est partie prenante de la nouvelle coalition gouvernementale, a interpellé le gouvernement au Sénat, le 9 janvier 2020. La question porte sur l’existence même de la fonction d’aumônier, qu’exercent des prêtres catholiques au sein d’établissements de soins. 

« L’assistance religieuse ne fait partie à ma connaissance d’aucune branche reconnue par la médecine moderne », a ainsi ironisé Carles Mulet. A ses yeux, la présence de prêtres officiellement reconnus dans leur fonction d’aumôniers au sein des hôpitaux publics, irait « contre le statut non confessionnel de l’Etat dans les centres de santé » et serait « discriminant » par rapport aux non catholiques. 

D’une façon plus générale le porte-parole de « Compromis » au Sénat de Madrid résume sans beaucoup de nuances sa pensée : il faudrait, selon lui, « empêcher toute religion de se mêler des centres de santé », afin « d’éviter les interférences religieuses, mythologiques, magiques ou pseudo-scientifiques dans les hôpitaux publics ». 

Lorsqu’il évoque la présence des prêtres dans l’espace public, Carles Mulet enrage et s’étrangle : « on se croirait encore au Moyen Age ! » ; et d’expliquer en des termes particulièrement insultants la raison pour laquelle il souhaite que cette présence soit limitée aux seuls établissements privés : « après tout, quand on a un vice, on se le paye soi-même, et pas avec des deniers publics ». 

Les 68,4 % de la population espagnole qui se revendiquent catholiques apprécieront sûrement ce méchant trait “d’esprit”, dans la plus pure tradition anarcho-marxiste, et se mordront peut-être un jour les doigts d’avoir laissé parvenir de tels hommes au pouvoir. De Dieu on ne se moque pas. 

L’un des porte-parole de la coalition arrivée au pouvoir en Espagne demande au nouveau gouvernement de Pedro Sanchez de garantir la neutralité religieuse prévue par la constitution, en supprimant la fonction d’aumônier catholique au sein des hôpitaux publics. 

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En Espagne, la présence d’aumôniers dans les hôpitaux publics remise en cause  Voir?

Pour parvenir à former un gouvernement, Pedro Sanchez a dû faire alliance avec des formations politiques hétéroclites, opportunisme oblige. L’un des responsables du groupe « Compromis », une alliance de la gauche radicale rassemblant des nationalistes de Valence et des écologistes, qui est partie prenante de la nouvelle coalition gouvernementale, a interpellé le gouvernement au Sénat, le 9 janvier 2020. La question porte sur l’existence même de la fonction d’aumônier, qu’exercent des prêtres catholiques au sein d’établissements de soins. 

« L’assistance religieuse ne fait partie à ma connaissance d’aucune branche reconnue par la médecine moderne », a ainsi ironisé Carles Mulet. A ses yeux, la présence de prêtres officiellement reconnus dans leur fonction d’aumôniers au sein des hôpitaux publics, irait « contre le statut non confessionnel de l’Etat dans les centres de santé » et serait « discriminant » par rapport aux non catholiques. 

D’une façon plus générale le porte-parole de « Compromis » au Sénat de Madrid résume sans beaucoup de nuances sa pensée : il faudrait, selon lui, « empêcher toute religion de se mêler des centres de santé », afin « d’éviter les interférences religieuses, mythologiques, magiques ou pseudo-scientifiques dans les hôpitaux publics ». 

Lorsqu’il évoque la présence des prêtres dans l’espace public, Carles Mulet enrage et s’étrangle : « on se croirait encore au Moyen Age ! » ; et d’expliquer en des termes particulièrement insultants la raison pour laquelle il souhaite que cette présence soit limitée aux seuls établissements privés : « après tout, quand on a un vice, on se le paye soi-même, et pas avec des deniers publics ». 

Les 68,4 % de la population espagnole qui se revendiquent catholiques apprécieront sûrement ce méchant trait “d’esprit”, dans la plus pure tradition anarcho-marxiste, et se mordront peut-être un jour les doigts d’avoir laissé parvenir de tels hommes au pouvoir. De Dieu on ne se moque pas. 

L’un des porte-parole de la coalition arrivée au pouvoir en Espagne demande au nouveau gouvernement de Pedro Sanchez de garantir la neutralité religieuse prévue par la constitution, en supprimant la fonction d’aumônier catholique au sein des hôpitaux publics. 

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(17/01/2020 08:57)

Vatican I : retour sur un concile inachevé (2)  Voir?

Nous sommes à la fin de l’année 1869, le concile Vatican I vient de s’ouvrir le 8 décembre. Après deux semaines au cours desquelles apparaît au grand jour le clivage entre partisans et opposants d’une définition solennelle de l’infaillibilité pontificale, l’examen du premier projet de constitution dogmatique est abordé le 28 décembre 1869. 

Le schéma, qui vise à condamner les multiples erreurs dérivant du rationalisme moderne, avait été rédigé par les Pères Schrader et Franzelin, deux jésuites reconnus pour la qualité de leurs travaux sur l’ecclésiologie. 

Néanmoins, le projet distribué aux Pères conciliaires est fort mal accueilli dans un premier temps : on lui reproche de développer une pensée peu claire et d’employer un ton agressif. Il est jugé trop affirmatif sur des points qui demeurent librement controversés. 

« Il faut enterrer ce schéma avec honneur », déclare ainsi Mgr Thomas Louis Connoly, religieux capucin devenu évêque d’Halifax (Canada), par ailleurs fervent défenseur de la cause des écoles catholiques dans son pays. 

Mais les critiques émanent également, et le fait mérite d’être relevé, de plusieurs évêques italiens connus pour leur adhésion aux doctrines romaines. En tout cas, la liberté de ton et la qualité des débats sont de nature à rassurer ceux qui prédisaient que les évêques n’auraient guère leur mot à dire, et que les définitions dogmatiques se feraient par acclamation... 

En revanche, du côté des organisateurs du Concile, le sentiment est différent. Le pape Pie IX, tout en faisant savoir que « la physionomie des premiers débats lui causait quelque émotion », ne veut rien faire qui pourrait laisser penser que les délibérations ne sont pas entièrement libres. 

Le cardinal Filippo De Angelis, camerlingue et président délégué du Concile, déplore à qui veut l’entendre : « Le Concile ne semble se composer que d’une gauche ! ». 

Le 10 janvier 1870, après six séances, les présidents annoncent que le schéma sera renvoyé à la députation de la foi pour être refondu. Entre-temps devront être traités les schémas sur la discipline ecclésiastique. Peut-être trouverait-on là un terrain d’accord permettant de souffler un peu et de refaire l’unité, avant de reprendre les débats sur les questions plus disputées… 

A suivre... 

Il y a cent cinquante ans, s’ouvrait le premier concile du Vatican, sous la houlette du pape Pie IX : FSSPX.Actualités revient sur l’histoire passionnante d’un concile qui fut le théâtre de l’opposition entre libéraux et ultramontains, et au terme duquel fut proclamé le dogme de l’infaillibilité pontificale. 

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Vatican I : retour sur un concile inachevé (2)  Voir?

Nous sommes à la fin de l’année 1869, le concile Vatican I vient de s’ouvrir le 8 décembre. Après deux semaines au cours desquelles apparaît au grand jour le clivage entre partisans et opposants d’une définition solennelle de l’infaillibilité pontificale, l’examen du premier projet de constitution dogmatique est abordé le 28 décembre 1869. 

Le schéma, qui vise à condamner les multiples erreurs dérivant du rationalisme moderne, avait été rédigé par les Pères Schrader et Franzelin, deux jésuites reconnus pour la qualité de leurs travaux sur l’ecclésiologie. 

Néanmoins, le projet distribué aux Pères conciliaires est fort mal accueilli dans un premier temps : on lui reproche de développer une pensée peu claire et d’employer un ton agressif. Il est jugé trop affirmatif sur des points qui demeurent librement controversés. 

« Il faut enterrer ce schéma avec honneur », déclare ainsi Mgr Thomas Louis Connoly, religieux capucin devenu évêque d’Halifax (Canada), par ailleurs fervent défenseur de la cause des écoles catholiques dans son pays. 

Mais les critiques émanent également, et le fait mérite d’être relevé, de plusieurs évêques italiens connus pour leur adhésion aux doctrines romaines. En tout cas, la liberté de ton et la qualité des débats sont de nature à rassurer ceux qui prédisaient que les évêques n’auraient guère leur mot à dire, et que les définitions dogmatiques se feraient par acclamation... 

En revanche, du côté des organisateurs du Concile, le sentiment est différent. Le pape Pie IX, tout en faisant savoir que « la physionomie des premiers débats lui causait quelque émotion », ne veut rien faire qui pourrait laisser penser que les délibérations ne sont pas entièrement libres. 

Le cardinal Filippo De Angelis, camerlingue et président délégué du Concile, déplore à qui veut l’entendre : « Le Concile ne semble se composer que d’une gauche ! ». 

Le 10 janvier 1870, après six séances, les présidents annoncent que le schéma sera renvoyé à la députation de la foi pour être refondu. Entre-temps devront être traités les schémas sur la discipline ecclésiastique. Peut-être trouverait-on là un terrain d’accord permettant de souffler un peu et de refaire l’unité, avant de reprendre les débats sur les questions plus disputées… 

A suivre... 

Il y a cent cinquante ans, s’ouvrait le premier concile du Vatican, sous la houlette du pape Pie IX : FSSPX.Actualités revient sur l’histoire passionnante d’un concile qui fut le théâtre de l’opposition entre libéraux et ultramontains, et au terme duquel fut proclamé le dogme de l’infaillibilité pontificale. 

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(17/01/2020 08:08)

(16/01/2020 14:51)

L’exhortation post-synodale pan-amazonienne bientôt publiée  Voir?

Le cardinal Hummes, âgé de 85 ans, a été le rapporteur général du synode sur l’Amazonie et préside le REPAM (Réseau ecclésial Panamazonien). Dans une lettre réservée aux évêques ordinaires du monde entier mais qui a rapidement fuitée sur Internet, le cardinal annonce la parution prochaine de l’exhortation post-synodale du pape François. Cette exhortation, explique-t-il, présente « les Nouveaux Chemins pour l’Eglise et pour une Ecologie Intégrale élaborés sous la conduite de l’Esprit Saint lors du synode pour l’Amazonie ». Il précise que « le pape François espère la promulguer d’ici la fin de ce mois ou au début de février ».

Il annonce encore que le texte sera envoyé en avance aux destinataires de cette lettre et sous embargo, afin qu’ils puissent le présenter à la presse et le commenter. Pour ce faire, une certaine préparation est nécessaire. Plusieurs lectures sont conseillées : il s’agit, dans un premier temps, des textes du synode et de l’incontournable encyclique Laudato si’. Le cardinal Hummes, qui est franciscain mais aurait pu être jésuite, croit utile d’ajouter : « Le but n’est pas de faire de la publicité ou d’attirer l’attention. Il s’agit plutôt de la soutenir discrètement, en tant qu’Ordinaire, en communion avec le Pape François, de se préparer à recevoir l’Exhortation et à la transmettre au peuple de Dieu dans sa juridiction ».

La suite ressemble pourtant bien à un « plan média » : « Vous pouvez commencer à planifier une conférence de presse ou un autre événement dès que possible après la promulgation de l’Exhortation. Par exemple il pourrait être approprié de présenter l’Exhortation avec un représentant indigène, si cela est possible dans votre région, un responsable pastoral expérimenté (ordonnée ou religieux, ou un laïc, homme ou femme), un expert des questions écologiques et un jeune impliqué dans la pastorale des jeunes. »

La plus grande discrétion est demandée : « Veuillez garder cette lettre confidentielle et ne la partager qu’avec les personnes directement impliquées dans la préparation diocésaine de la publication de l’Exhortation, et non avec d’autres personnes ou les médias… »

Un plan de communication pour évêques analphabètes ?

Il est parfaitement compréhensible que la parution d’un texte pontifical doive être préparée en amont, et que le document puisse être accueilli par les évêques afin qu’ils le présentent à leurs diocésains. Toutefois la lettre du cardinal Hummes, dont l’authenticité ne semble guère contestable, soulève bien des questions.

Un évêque a-t-il besoin de se faire aider à ce point pour présenter un texte du souverain pontife ? N’est-ce pas le traiter comme un enfant, à qui il faut tout expliquer ? A moins que le contenu ne soit une pilule si difficile à avaler, qu’il faille d’ores et déjà prévenir le patient ? Afin de se préparer aux réactions prévisibles du « Peuple de Dieu » ?

Faut-il donc désormais se munir d’un « expert de questions écologiques » pour présenter un texte du pape ? Un document qui doit normalement traiter de la gloire de Dieu, du salut des âmes, du ciel et de la grâce… du moins pourrait-on le supposer.

L’évêque doit de plus se faire aider d’un « responsable pastoral expérimenté », lui qui est pourtant le seul vrai pasteur du diocèse ! Ce n’est plus de l’infantilisation, mais un rabaissement de sa mission, diluée dans un démocratisme que l’on revêt du nom de synodalité.

Quant au « représentant indigène », c’est sans doute pour émouvoir le fidèle et fournir quelques clichés exotiques aux médias. Il n’est malheureusement pas précisé dans quelle tenue il doit se présenter…

Cette « préparation d’artillerie » ne présage rien de bon. Il annonce la même « pastorale de la chatière » que celle qui avait été mise en œuvre après le synode sur la famille : un rappel théorique de la doctrine et de la discipline traditionnelle, assaisonné d’une ou deux lignes calamiteuses au nom de la pastorale, à moins que ce ne soit une note de bas de page.

Dans sa lettre, le cardinal Hummes conclut en demandant des prières pour le pape François et tous les évêques « pour la promulgation de l’exhortation et pour disposer le Peuple de Dieu en Amazonie et dans le monde entier » à la recevoir.

Certes, il n’est jamais trop tard pour prier et demander à Dieu qu’il protège son Eglise.

Une lettre du cardinal Claudio Hummes, datée du 13 janvier 2020 et envoyée à tous les cardinaux et évêques, circule d’ores et déjà sur Internet. Cette lettre, qui n’était pas destinée à la publication, a été révélée par une fuite dont l’origine est ignorée.

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L’exhortation post-synodale pan-amazonienne bientôt publiée  Voir?

Le cardinal Hummes, âgé de 85 ans, a été le rapporteur général du synode sur l’Amazonie et préside le REPAM (Réseau ecclésial Panamazonien). Dans une lettre réservée aux évêques ordinaires du monde entier mais qui a rapidement fuitée sur Internet, le cardinal annonce la parution prochaine de l’exhortation post-synodale du pape François. Cette exhortation, explique-t-il, présente « les Nouveaux Chemins pour l’Eglise et pour une Ecologie Intégrale élaborés sous la conduite de l’Esprit Saint lors du synode pour l’Amazonie ». Il précise que « le pape François espère la promulguer d’ici la fin de ce mois ou au début de février ».

Il annonce encore que le texte sera envoyé en avance aux destinataires de cette lettre et sous embargo, afin qu’ils puissent le présenter à la presse et le commenter. Pour ce faire, une certaine préparation est nécessaire. Plusieurs lectures sont conseillées : il s’agit, dans un premier temps, des textes du synode et de l’incontournable encyclique Laudato si’. Le cardinal Hummes, qui est franciscain mais aurait pu être jésuite, croit utile d’ajouter : « Le but n’est pas de faire de la publicité ou d’attirer l’attention. Il s’agit plutôt de la soutenir discrètement, en tant qu’Ordinaire, en communion avec le Pape François, de se préparer à recevoir l’Exhortation et à la transmettre au peuple de Dieu dans sa juridiction ».

La suite ressemble pourtant bien à un « plan média » : « Vous pouvez commencer à planifier une conférence de presse ou un autre événement dès que possible après la promulgation de l’Exhortation. Par exemple il pourrait être approprié de présenter l’Exhortation avec un représentant indigène, si cela est possible dans votre région, un responsable pastoral expérimenté (ordonnée ou religieux, ou un laïc, homme ou femme), un expert des questions écologiques et un jeune impliqué dans la pastorale des jeunes. »

La plus grande discrétion est demandée : « Veuillez garder cette lettre confidentielle et ne la partager qu’avec les personnes directement impliquées dans la préparation diocésaine de la publication de l’Exhortation, et non avec d’autres personnes ou les médias… »

Un plan de communication pour évêques analphabètes ?

Il est parfaitement compréhensible que la parution d’un texte pontifical doive être préparée en amont, et que le document puisse être accueilli par les évêques afin qu’ils le présentent à leurs diocésains. Toutefois la lettre du cardinal Hummes, dont l’authenticité ne semble guère contestable, soulève bien des questions.

Un évêque a-t-il besoin de se faire aider à ce point pour présenter un texte du souverain pontife ? N’est-ce pas le traiter comme un enfant, à qui il faut tout expliquer ? A moins que le contenu ne soit une pilule si difficile à avaler, qu’il faille d’ores et déjà prévenir le patient ? Afin de se préparer aux réactions prévisibles du « Peuple de Dieu » ?

Faut-il donc désormais se munir d’un « expert de questions écologiques » pour présenter un texte du pape ? Un document qui doit normalement traiter de la gloire de Dieu, du salut des âmes, du ciel et de la grâce… du moins pourrait-on le supposer.

L’évêque doit de plus se faire aider d’un « responsable pastoral expérimenté », lui qui est pourtant le seul vrai pasteur du diocèse ! Ce n’est plus de l’infantilisation, mais un rabaissement de sa mission, diluée dans un démocratisme que l’on revêt du nom de synodalité.

Quant au « représentant indigène », c’est sans doute pour émouvoir le fidèle et fournir quelques clichés exotiques aux médias. Il n’est malheureusement pas précisé dans quelle tenue il doit se présenter…

Cette « préparation d’artillerie » ne présage rien de bon. Il annonce la même « pastorale de la chatière » que celle qui avait été mise en œuvre après le synode sur la famille : un rappel théorique de la doctrine et de la discipline traditionnelle, assaisonné d’une ou deux lignes calamiteuses au nom de la pastorale, à moins que ce ne soit une note de bas de page.

Dans sa lettre, le cardinal Hummes conclut en demandant des prières pour le pape François et tous les évêques « pour la promulgation de l’exhortation et pour disposer le Peuple de Dieu en Amazonie et dans le monde entier » à la recevoir.

Certes, il n’est jamais trop tard pour prier et demander à Dieu qu’il protège son Eglise.

Une lettre du cardinal Claudio Hummes, datée du 13 janvier 2020 et envoyée à tous les cardinaux et évêques, circule d’ores et déjà sur Internet. Cette lettre, qui n’était pas destinée à la publication, a été révélée par une fuite dont l’origine est ignorée.

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(16/01/2020 13:37)

Notre-Dame de Paris : le projet de restauration toujours en débat  Voir?

La communication autour de la restauration de Notre-Dame de Paris n’a pas gagné en qualité en ce début d’année 2020. On se rappelle encore du fameux « qu’il ferme sa gueule ! » asséné en novembre 2019 par le général Jean-Louis Georgelin - missionné par le président Emmanuel Macron afin de conduire la reconstruction de la cathédrale - à l’encontre de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques, sur la question de la restauration, à l’authentique ou non, de la flèche de Viollet-le-Duc. 

Bis repetita placent. Le général, grand chancelier émérite de la Légion d’honneur, a démenti le dimanche 5 janvier 2020, l’information selon laquelle l’option du chêne aurait déjà été retenue pour la restauration de la charpente, estimant qu’un « lobbying » de la filière bois pouvait être à l’œuvre. De son côté, Eric Wirth, vice-président du Conseil national de l’ordre des architectes, a fermement défendu cette option devant la commission culture de l’Assemblée nationale, le 8 janvier. 

« Parler de lobbying sur un sujet comme celui-là, ce n'est pas à l'échelle et à l'honneur de cet édifice », a regretté Eric Wirth devant les représentants du Palais-Bourbon. 

Quant au choix de construire la voûte en métal, le spécialiste se veut très clair : « cela fait 800 ans qu'elle (la cathédrale) est là. Si l'ouvrage avait été en acier, il n'y aurait plus eu de cathédrale. Même avec toutes les protections, vu le brasier... Le fer tient une demi-heure, une heure, et après il se tord, il tire sur les parois et il fait tout écrouler ».

« Il faut se méfier, a poursuivi M. Wirth, des fausses bonnes solutions » qui préconisent des charpentes métalliques ou en béton parce qu'elles seraient « beaucoup plus légères ». « Ces cathédrales, elles tiennent structurellement, parce qu'il y a une masse sur une voûte (...), ça ne fonctionne que parce que c'est lourd. »

En plus, a-t-il argumenté, « on a la chance d'avoir toutes les informations, relevés photographiques, informatiques, numériques pour reconstruire à l'identique ».

Partisan de refaire la flèche disparue à l’identique, et prônant un « temps long » - qui n’est pas celui souhaité par l’exécutif - afin de rebâtir l’édifice emblématique de Paris, Eric Wirth a préconisé que « les savoir-faire exceptionnels d’il y a huit siècles » - tailleurs de pierre, etc. - fussent présentés au public sur le parvis de la cathédrale. Les vraies innovations, a-t-il encore ajouté, ne proviennent pas des "architectes bling-bling". 

Tandis que le président de l'établissement public chargé du chantier de Notre-Dame, le général Jean-Louis Georgelin, démentait le 5 janvier 2020 les informations selon lesquelles l'option du bois avait été retenue pour restaurer la charpente de la cathédrale, le vice-président du conseil national de l'ordre des architectes, M. Eric Wirth, affirmait trois jours plus tard, lors d’une audition à l’Assemblée nationale que c'est la meilleure solution. 

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Notre-Dame de Paris : le projet de restauration toujours en débat  Voir?

La communication autour de la restauration de Notre-Dame de Paris n’a pas gagné en qualité en ce début d’année 2020. On se rappelle encore du fameux « qu’il ferme sa gueule ! » asséné en novembre 2019 par le général Jean-Louis Georgelin - missionné par le président Emmanuel Macron afin de conduire la reconstruction de la cathédrale - à l’encontre de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques, sur la question de la restauration, à l’authentique ou non, de la flèche de Viollet-le-Duc. 

Bis repetita placent. Le général, grand chancelier émérite de la Légion d’honneur, a démenti le dimanche 5 janvier 2020, l’information selon laquelle l’option du chêne aurait déjà été retenue pour la restauration de la charpente, estimant qu’un « lobbying » de la filière bois pouvait être à l’œuvre. De son côté, Eric Wirth, vice-président du Conseil national de l’ordre des architectes, a fermement défendu cette option devant la commission culture de l’Assemblée nationale, le 8 janvier. 

« Parler de lobbying sur un sujet comme celui-là, ce n'est pas à l'échelle et à l'honneur de cet édifice », a regretté Eric Wirth devant les représentants du Palais-Bourbon. 

Quant au choix de construire la voûte en métal, le spécialiste se veut très clair : « cela fait 800 ans qu'elle (la cathédrale) est là. Si l'ouvrage avait été en acier, il n'y aurait plus eu de cathédrale. Même avec toutes les protections, vu le brasier... Le fer tient une demi-heure, une heure, et après il se tord, il tire sur les parois et il fait tout écrouler ».

« Il faut se méfier, a poursuivi M. Wirth, des fausses bonnes solutions » qui préconisent des charpentes métalliques ou en béton parce qu'elles seraient « beaucoup plus légères ». « Ces cathédrales, elles tiennent structurellement, parce qu'il y a une masse sur une voûte (...), ça ne fonctionne que parce que c'est lourd. »

En plus, a-t-il argumenté, « on a la chance d'avoir toutes les informations, relevés photographiques, informatiques, numériques pour reconstruire à l'identique ».

Partisan de refaire la flèche disparue à l’identique, et prônant un « temps long » - qui n’est pas celui souhaité par l’exécutif - afin de rebâtir l’édifice emblématique de Paris, Eric Wirth a préconisé que « les savoir-faire exceptionnels d’il y a huit siècles » - tailleurs de pierre, etc. - fussent présentés au public sur le parvis de la cathédrale. Les vraies innovations, a-t-il encore ajouté, ne proviennent pas des "architectes bling-bling". 

Tandis que le président de l'établissement public chargé du chantier de Notre-Dame, le général Jean-Louis Georgelin, démentait le 5 janvier 2020 les informations selon lesquelles l'option du bois avait été retenue pour restaurer la charpente de la cathédrale, le vice-président du conseil national de l'ordre des architectes, M. Eric Wirth, affirmait trois jours plus tard, lors d’une audition à l’Assemblée nationale que c'est la meilleure solution. 

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(16/01/2020 09:41)

Le Nazaréen noir rassemble plus de trois millions de Philippins  Voir?

Le 9 janvier 2020, quelque 3,3 millions de catholiques se sont postés le long du parcours de la procession, long de sept kilomètres. Certains étaient arrivés dès l’aube. A la tombée de la nuit, la statue du Christ, paré d’ornements chatoyants rouge et or, coiffé de la couronne d’épines et portant sa Croix, a fait son apparition. 

Les fidèles, pieds nus en signe de pénitence, se sont assemblés dans un grand concours de prière et de ferveur, n'hésitant pas à grimper les uns sur les autres dans l'espoir de toucher le Nazaréen. Certains - les plus habiles - renouvelant le geste de sainte Véronique, ont pu essuyer avec une serviette le visage noir-ébène du Christ, tandis que d'autres effleuraient de la main les cordes servant à tracter le char qui le portait. 

La statue avait à l'origine un teint clair. Elle a pris une couleur sombre en 1606, lors de l’incendie qui se déclara à bord du navire qui l’acheminait du Mexique aux Philippines. La statue arriva à bon port, sans avoir été consumée. Tel fut le premier miracle réalisé par le Nazaréen noir, auquel le peuple philippin accorde de grands pouvoirs de guérison. « Nous pensons que si nous le touchons, le Seigneur soignera toutes nos maladies », a expliqué à l'Agence France-Presse Boyet Lara, un vendeur de 50 ans, car « rien n'est impossible si nous croyons ». 

A l’issue d’une procession à l’assistance record selon les autorités policières, on ne dénombrait que deux-cents blessés légers, nonobstant une indescriptible cohue. Ce n’est peut-être pas le moindre miracle du Nazaréen noir ! 

Des millions de fidèles pour une procession religieuse : ce qui en ferait rêver plus d’un en Europe est une réalité qui se renouvelle chaque année à Manille (Philippines), particulièrement pour l’édition 2020 de la procession du Nazaréen noir. 

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Le Nazaréen noir rassemble plus de trois millions de Philippins  Voir?

Le 9 janvier 2020, quelque 3,3 millions de catholiques se sont postés le long du parcours de la procession, long de sept kilomètres. Certains étaient arrivés dès l’aube. A la tombée de la nuit, la statue du Christ, paré d’ornements chatoyants rouge et or, coiffé de la couronne d’épines et portant sa Croix, a fait son apparition. 

Les fidèles, pieds nus en signe de pénitence, se sont assemblés dans un grand concours de prière et de ferveur, n'hésitant pas à grimper les uns sur les autres dans l'espoir de toucher le Nazaréen. Certains - les plus habiles - renouvelant le geste de sainte Véronique, ont pu essuyer avec une serviette le visage noir-ébène du Christ, tandis que d'autres effleuraient de la main les cordes servant à tracter le char qui le portait. 

La statue avait à l'origine un teint clair. Elle a pris une couleur sombre en 1606, lors de l’incendie qui se déclara à bord du navire qui l’acheminait du Mexique aux Philippines. La statue arriva à bon port, sans avoir été consumée. Tel fut le premier miracle réalisé par le Nazaréen noir, auquel le peuple philippin accorde de grands pouvoirs de guérison. « Nous pensons que si nous le touchons, le Seigneur soignera toutes nos maladies », a expliqué à l'Agence France-Presse Boyet Lara, un vendeur de 50 ans, car « rien n'est impossible si nous croyons ». 

A l’issue d’une procession à l’assistance record selon les autorités policières, on ne dénombrait que deux-cents blessés légers, nonobstant une indescriptible cohue. Ce n’est peut-être pas le moindre miracle du Nazaréen noir ! 

Des millions de fidèles pour une procession religieuse : ce qui en ferait rêver plus d’un en Europe est une réalité qui se renouvelle chaque année à Manille (Philippines), particulièrement pour l’édition 2020 de la procession du Nazaréen noir. 

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(16/01/2020 08:49)

Gestation pour autrui et fécondation in vitro : ce que dit l’Eglise  Voir?

« La pratique de cette fécondation artificielle, dès lors qu'il s'agit de l'homme, ne peut être considérée ni exclusivement, ni même principalement, du point de vue biologique et médical, en laissant de côté celui de la morale et du droit. 

« La fécondation artificielle, hors du mariage, est à condamner purement et simplement comme immorale. Telle est en effet la loi naturelle et la loi divine positive, que la procréation d'une nouvelle vie ne peut être le fruit que du mariage. Le mariage seul sauvegarde la dignité des époux (principalement de la femme dans le cas présent), leur bien personnel. De soi, seul il pourvoit au bien et à l'éducation de l'enfant. Par conséquent, sur la condamnation d'une fécondation artificielle hors de l'union conjugale, aucune divergence d'opinions n'est possible entre catholiques. L'enfant conçu dans ces conditions serait, par le fait même, illégitime. 

« La fécondation artificielle dans le mariage, mais produite par l'élément actif d'un tiers, est également immorale et, comme telle, à réprouver sans appel. Seuls les époux ont un droit réciproque sur leur corps pour engendrer une vie nouvelle, droit exclusif, incessible, inaliénable. Et cela doit être en considération aussi de l'enfant. À quiconque donne la vie à un petit être, la nature impose, en vertu même de ce lien, la charge de sa conservation et de son éducation. Mais entre l'époux légitime et l'enfant, fruit de l'élément actif d'un tiers (l'époux fût-il consentant), il n'existe aucun lien d'origine, aucun lien moral et juridique de procréation conjugale. 

« Quant à la licéité de la fécondation artificielle dans le mariage, qu'il Nous suffise, pour l'instant, de rappeler ces principes de droit naturel : le simple fait que le résultat auquel on vise est atteint par cette voie, ne justifie pas l'emploi du moyen lui-même ; ni le désir, en soi très légitime chez les époux, d'avoir un enfant, ne suffit à prouver la légitimité du recours à la fécondation artificielle, qui réaliserait ce désir. 

« Qu'on ne l'oublie pas : seule la procréation d'une nouvelle vie selon la volonté et le plan du Créateur porte avec elle, à un degré étonnant de perfection, la réalisation des buts poursuivis. Elle est, à la fois, conforme à la nature corporelle et spirituelle et à la dignité des époux, au développement normal et heureux de l’enfant. » 

Discours du pape Pie XII aux médecins catholiques réunis à Rome pour leur 4e congrès international, 29 septembre 1949, Acta Apostolicae Sedis 49 

La fécondation in vitro est explicitement condamnée par Pie XII dans le discours du 19 mai 1956 

Les menaces législatives qui planent tant à New York que sur la France en matière de gestation pour autrui (GPA), invitent à relire les paroles lumineuses que Pie XII prononçait il y a 70 ans sur ce sujet. Il ne s’agissait alors « que » de la fécondation artificielle, mais la solution donnée par le Pasteur angélique condamne à la racine la GPA et la fécondation in vitro. 

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Gestation pour autrui et fécondation in vitro : ce que dit l’Eglise  Voir?

« La pratique de cette fécondation artificielle, dès lors qu'il s'agit de l'homme, ne peut être considérée ni exclusivement, ni même principalement, du point de vue biologique et médical, en laissant de côté celui de la morale et du droit. 

« La fécondation artificielle, hors du mariage, est à condamner purement et simplement comme immorale. Telle est en effet la loi naturelle et la loi divine positive, que la procréation d'une nouvelle vie ne peut être le fruit que du mariage. Le mariage seul sauvegarde la dignité des époux (principalement de la femme dans le cas présent), leur bien personnel. De soi, seul il pourvoit au bien et à l'éducation de l'enfant. Par conséquent, sur la condamnation d'une fécondation artificielle hors de l'union conjugale, aucune divergence d'opinions n'est possible entre catholiques. L'enfant conçu dans ces conditions serait, par le fait même, illégitime. 

« La fécondation artificielle dans le mariage, mais produite par l'élément actif d'un tiers, est également immorale et, comme telle, à réprouver sans appel. Seuls les époux ont un droit réciproque sur leur corps pour engendrer une vie nouvelle, droit exclusif, incessible, inaliénable. Et cela doit être en considération aussi de l'enfant. À quiconque donne la vie à un petit être, la nature impose, en vertu même de ce lien, la charge de sa conservation et de son éducation. Mais entre l'époux légitime et l'enfant, fruit de l'élément actif d'un tiers (l'époux fût-il consentant), il n'existe aucun lien d'origine, aucun lien moral et juridique de procréation conjugale. 

« Quant à la licéité de la fécondation artificielle dans le mariage, qu'il Nous suffise, pour l'instant, de rappeler ces principes de droit naturel : le simple fait que le résultat auquel on vise est atteint par cette voie, ne justifie pas l'emploi du moyen lui-même ; ni le désir, en soi très légitime chez les époux, d'avoir un enfant, ne suffit à prouver la légitimité du recours à la fécondation artificielle, qui réaliserait ce désir. 

« Qu'on ne l'oublie pas : seule la procréation d'une nouvelle vie selon la volonté et le plan du Créateur porte avec elle, à un degré étonnant de perfection, la réalisation des buts poursuivis. Elle est, à la fois, conforme à la nature corporelle et spirituelle et à la dignité des époux, au développement normal et heureux de l’enfant. » 

Discours du pape Pie XII aux médecins catholiques réunis à Rome pour leur 4e congrès international, 29 septembre 1949, Acta Apostolicae Sedis 49 

La fécondation in vitro est explicitement condamnée par Pie XII dans le discours du 19 mai 1956 

Les menaces législatives qui planent tant à New York que sur la France en matière de gestation pour autrui (GPA), invitent à relire les paroles lumineuses que Pie XII prononçait il y a 70 ans sur ce sujet. Il ne s’agissait alors « que » de la fécondation artificielle, mais la solution donnée par le Pasteur angélique condamne à la racine la GPA et la fécondation in vitro. 

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(15/01/2020 11:39)

Le gouverneur de l’Etat de New York promet la GPA pour 2020  Voir?

Aux Etats-Unis, la GPA porte un nom qui n’a rien à envier au novlangue décrit dans 1984 par George Orwell, puisqu’on y parle de « maternité de substitution gestationnelle ». 

Cette pratique est définie par ses promoteurs outre-Atlantique comme « une entente selon laquelle une femme accepte de se soumettre à une grossesse et à un accouchement, pour un autre futur parent », explique le California Center for Reproductive Médecine (CCRM). 

Et comme ce mode de maternité est suffisamment contre nature pour détruire la future mère, le CCRM ajoute qu’il s’agit là d’un « processus complexe qui implique l’aide de professionnels dans le domaine médical, psychologique et juridique de façon à ce que la procédure se déroule avec succès pour les futurs parents et la mère porteuse » : en bref, gare aux dégâts ! 

La GPA à l’américaine a le soutien du gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo. Ce catholique progressiste a déjà réussi à faire voter un projet de légalisation devant le Sénat de l’Etat en 2019. Il ne reste plus qu’à faire examiner ce projet devant l’Assemblée de l’Etat pour que celui-ci ait force de loi. Ce sera fait pour 2020, a-t-il même promis le 30 décembre dernier. 

La Conférence des évêques de l’Etat de New York a réagi le 8 janvier 2020, dénonçant une « politique dangereuse qui conduira à l'exploitation des femmes pauvres et vulnérables, et qui ne prévoit presqu’aucune garantie pour les enfants nés dans un tel cadre ». 

Qu’on ne se berce pas d’illusions néanmoins, Andrew Cuomo ne prend pas un grand risque politique en promettant pour 2020 la légalisation de la maternité de substitution : que ce soit au Sénat ou à l’Assemblée - les deux chambres qui composent la législature d’Etat - le parti démocrate dont le gouverneur est issu, dispose d’une majorité suffisante pour aller jusqu’au bout de son projet néfaste. 

 

La Conférence des évêques de l’Etat de New York (Etats-Unis) a réagi au projet de l’exécutif de légaliser la gestation pour autrui (GPA) en 2020. 

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Le gouverneur de l’Etat de New York promet la GPA pour 2020  Voir?

Aux Etats-Unis, la GPA porte un nom qui n’a rien à envier au novlangue décrit dans 1984 par George Orwell, puisqu’on y parle de « maternité de substitution gestationnelle ». 

Cette pratique est définie par ses promoteurs outre-Atlantique comme « une entente selon laquelle une femme accepte de se soumettre à une grossesse et à un accouchement, pour un autre futur parent », explique le California Center for Reproductive Médecine (CCRM). 

Et comme ce mode de maternité est suffisamment contre nature pour détruire la future mère, le CCRM ajoute qu’il s’agit là d’un « processus complexe qui implique l’aide de professionnels dans le domaine médical, psychologique et juridique de façon à ce que la procédure se déroule avec succès pour les futurs parents et la mère porteuse » : en bref, gare aux dégâts ! 

La GPA à l’américaine a le soutien du gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo. Ce catholique progressiste a déjà réussi à faire voter un projet de légalisation devant le Sénat de l’Etat en 2019. Il ne reste plus qu’à faire examiner ce projet devant l’Assemblée de l’Etat pour que celui-ci ait force de loi. Ce sera fait pour 2020, a-t-il même promis le 30 décembre dernier. 

La Conférence des évêques de l’Etat de New York a réagi le 8 janvier 2020, dénonçant une « politique dangereuse qui conduira à l'exploitation des femmes pauvres et vulnérables, et qui ne prévoit presqu’aucune garantie pour les enfants nés dans un tel cadre ». 

Qu’on ne se berce pas d’illusions néanmoins, Andrew Cuomo ne prend pas un grand risque politique en promettant pour 2020 la légalisation de la maternité de substitution : que ce soit au Sénat ou à l’Assemblée - les deux chambres qui composent la législature d’Etat - le parti démocrate dont le gouverneur est issu, dispose d’une majorité suffisante pour aller jusqu’au bout de son projet néfaste. 

 

La Conférence des évêques de l’Etat de New York (Etats-Unis) a réagi au projet de l’exécutif de légaliser la gestation pour autrui (GPA) en 2020. 

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(15/01/2020 09:21)

Dernière mise à jour : 18/01/2020 21:01

 
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