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Nouvelles du pays et RSS - Informations et analyses de la vie de l'Eglise

FSSPX News


La Commission pontificale Ecclesia Dei supprimée par le pape François  Voir?

Le 17 janvier 2019, le pape François a supprimé la Commission pontificale Ecclesia Dei qui avait été créée en 1988 par son prédécesseur, le pape Jean-Paul II.

La Lettre apostolique en forme de Motu proprio du pape a été publiée le 19 janvier à midi par la Salle de presse du Saint-Siège et insérée dans L'Osservatore Romano. Dorénavant, les compétences de la Commission sont entièrement attribuées à la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui reprendra ses activités au sein d’une section spéciale. Ce transfert, explique le Souverain Pontife, répond à une demande exprimée lors d’une réunion de ce dicastère le 15 novembre 2017, approuvée par lui-même le 24 novembre suivant et validée en session plénière en janvier 2018.

Le pape rappelle comment, il y a plus de trente ans, au lendemain des sacres épiscopaux de 1988, Jean-Paul II voulut favoriser la « pleine communion ecclésiale » des « prêtres, religieux et communautés liés à la Fraternité fondée par Mgr Marcel Lefebvre ». Le but était de les aider à rester « unis au Successeur de Pierre dans l'Eglise catholique en conservant leurs traditions, spirituelles et liturgiques ». Cette préservation des traditions spirituelles et liturgiques fut assurée en 2007 par le Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI.

Ce rappel historique que fait le pape François a le mérite de montrer comment cette Commission pontificale fut d’abord fondée sur la condamnation de Mgr Lefebvre et de son œuvre. En trente ans d’existence, elle s’est surtout cantonnée aux aspects liturgiques, en vue de répondre à la « sensibilité » des prêtres et des fidèles conservateurs, et de contrer les implantations de la Fraternité Saint-Pie X à travers le monde…

Mais après la levée des prétendues excommunications des évêques de la Tradition en 2009, Benoît XVI a estimé que les questions doctrinales en suspens motivaient le fait que la Commission pontificale Ecclesia Dei soit désormais rattachée à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le but étant d’entreprendre des discussions à caractère doctrinal avec la Fraternité Saint-Pie X.

Primat de la doctrine de la foi

Aujourd’hui, le pape François considère que les communautés religieuses qui font actuellement partie de la Commission pontificale ont acquis la stabilité : en nombre comme en activité, elles assurent la célébration de la messe selon la « forme extraordinaire ». Mais, observe-t-il, « les objectifs et questions traités par la Commission pontificale Ecclesia Dei ont un caractère essentiellement doctrinal ». Visiblement, ces objectifs et questions sont sans objet avec ces communautés. C’est bel et bien avec la Fraternité Saint-Pie X qu’ils se posent.

Tel fut déjà le constat dressé par les cardinaux le 15 novembre 2017 : « il a été demandé que le dialogue entre le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X soit conduit directement par la Congrégation [pour la doctrine de la foi], les questions traitées ayant un caractère doctrinal ».

Une conclusion s’impose : les communautés dites Ecclesia Dei conservant « leurs traditions spirituelles et liturgiques », elles ne comptent visiblement pas dans la discussion. Si elles demeurent rattachées à une section de la Congrégation pour la doctrine de la foi, c’est comme accidentel. Elles peuvent bien avoir la messe, les « traditions spirituelles et liturgiques », mais pas la doctrine qui va avec.

Tel est le grand reproche qu’a toujours fait la Fraternité Saint-Pie X à Dom Gérard et à tous ceux qui ont cru devoir briser l’unité de la Tradition pour négocier un accord purement pratique. La crise de l’Eglise ne se réduit pas à une question spirituelle ou liturgique. Elle est plus profonde car elle touche au cœur de la foi et à la doctrine de la révélation, au droit du Christ-Roi à régner ici-bas sur les hommes et sur les sociétés.

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La Commission pontificale Ecclesia Dei supprimée par le pape François  Voir?

Le 17 janvier 2019, le pape François a supprimé la Commission pontificale Ecclesia Dei qui avait été créée en 1988 par son prédécesseur, le pape Jean-Paul II.

La Lettre apostolique en forme de Motu proprio du pape a été publiée le 19 janvier à midi par la Salle de presse du Saint-Siège et insérée dans L'Osservatore Romano. Dorénavant, les compétences de la Commission sont entièrement attribuées à la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui reprendra ses activités au sein d’une section spéciale. Ce transfert, explique le Souverain Pontife, répond à une demande exprimée lors d’une réunion de ce dicastère le 15 novembre 2017, approuvée par lui-même le 24 novembre suivant et validée en session plénière en janvier 2018.

Le pape rappelle comment, il y a plus de trente ans, au lendemain des sacres épiscopaux de 1988, Jean-Paul II voulut favoriser la « pleine communion ecclésiale » des « prêtres, religieux et communautés liés à la Fraternité fondée par Mgr Marcel Lefebvre ». Le but était de les aider à rester « unis au Successeur de Pierre dans l'Eglise catholique en conservant leurs traditions, spirituelles et liturgiques ». Cette préservation des traditions spirituelles et liturgiques fut assurée en 2007 par le Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI.

Ce rappel historique que fait le pape François a le mérite de montrer comment cette Commission pontificale fut d’abord fondée sur la condamnation de Mgr Lefebvre et de son œuvre. En trente ans d’existence, elle s’est surtout cantonnée aux aspects liturgiques, en vue de répondre à la « sensibilité » des prêtres et des fidèles conservateurs, et de contrer les implantations de la Fraternité Saint-Pie X à travers le monde…

Mais après la levée des prétendues excommunications des évêques de la Tradition en 2009, Benoît XVI a estimé que les questions doctrinales en suspens motivaient le fait que la Commission pontificale Ecclesia Dei soit désormais rattachée à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le but étant d’entreprendre des discussions à caractère doctrinal avec la Fraternité Saint-Pie X.

Primat de la doctrine de la foi

Aujourd’hui, le pape François considère que les communautés religieuses qui font actuellement partie de la Commission pontificale ont acquis la stabilité : en nombre comme en activité, elles assurent la célébration de la messe selon la « forme extraordinaire ». Mais, observe-t-il, « les objectifs et questions traités par la Commission pontificale Ecclesia Dei ont un caractère essentiellement doctrinal ». Visiblement, ces objectifs et questions sont sans objet avec ces communautés. C’est bel et bien avec la Fraternité Saint-Pie X qu’ils se posent.

Tel fut déjà le constat dressé par les cardinaux le 15 novembre 2017 : « il a été demandé que le dialogue entre le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X soit conduit directement par la Congrégation [pour la doctrine de la foi], les questions traitées ayant un caractère doctrinal ».

Une conclusion s’impose : les communautés dites Ecclesia Dei conservant « leurs traditions spirituelles et liturgiques », elles ne comptent visiblement pas dans la discussion. Si elles demeurent rattachées à une section de la Congrégation pour la doctrine de la foi, c’est comme accidentel. Elles peuvent bien avoir la messe, les « traditions spirituelles et liturgiques », mais pas la doctrine qui va avec.

Tel est le grand reproche qu’a toujours fait la Fraternité Saint-Pie X à Dom Gérard et à tous ceux qui ont cru devoir briser l’unité de la Tradition pour négocier un accord purement pratique. La crise de l’Eglise ne se réduit pas à une question spirituelle ou liturgique. Elle est plus profonde car elle touche au cœur de la foi et à la doctrine de la révélation, au droit du Christ-Roi à régner ici-bas sur les hommes et sur les sociétés.

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(19/01/2019 18:46)

Sauver le sacerdoce : entretien avec l’abbé Benoît de Jorna au journal "Présent"  Voir?

Entretien avec M. l’abbé Benoît de Jorna, Supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pie X. Article publié par Anne Le Pape dans le journal Présent du 19 janvier 2019 et reproduit sur FSSPX.Actualités avec son aimable autorisation.

Le 24 janvier 2009, Benoît XVI lève les excommunications des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre. A l’occasion de cet anniversaire, l’abbé Benoît de Jorna, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X, replace ces événements dans leur contexte.

Présent : Le 1er juillet 1988, Rome a prononcé l’excommunication de Mgr Lefebvre et des quatre évêques qu’il avait sacrés sans sa permission en juin de la même année. Pouvez-vous nous rappeler le contexte ?

Mgr Lefebvre, en 1984, écrit Lettre aux catholiques perplexes, et termine en disant : « J’espère qu’un évêque se lèvera pour poursuivre l’œuvre que j’ai entreprise et sauver le sacerdoce pour le sacrifice de la messe. » En 1986 se tient la première réunion œcuménique d’Assise, qui scandalise, au sens strict, Mgr Lefebvre, et celui-ci réagit en disant : « Puisqu’aucun évêque n’a été capable de se lever devant ce scandale, je ne peux compter sur aucun. Je devrai donc me donner à moi-même les moyens de poursuivre l’œuvre que la Providence m’a confiée. » Il va alors nourrir le projet de sacrer des évêques.

Mgr Lefebvre ne s’est-il pas interrogé jusqu’au dernier moment ?

Jusqu’au dernier moment, il a toujours espéré que Rome concéderait ce sacre. Il y a eu entre-temps la visite canonique, à Ecône, du cardinal Gagnon et de Mgr Perl (qui est mort le 21 juillet de l’an passé).

Mgr Lefebvre a toujours cherché à ce que Rome donne la permission. Mais il a constaté un refus sans motif et a priori. Des tergiversations sans fin, qui laissaient penser qu’on attendait qu’il disparaisse.

La levée a eu lieu le 24 janvier 2009. Par quoi a été justifiée cette décision du pape Benoît XVI ?

Tout simplement parce que cette excommunication était sans valeur. On a enlevé ce qui n’était pas justifié. Quand quelqu’un est excommunié, il faut qu’il vienne à résipiscence pour que la sentence soit levée. Cela n’a pas été le cas, ce qui prouve l’inanité de cette sentence.

Les décisions du pape François vis-à-vis de la Fraternité (octroi du pouvoir de confesser et de marier) ne vont-elles pas dans le même sens : removens prohibens (enlever ce qui gêne) ?

Il est difficile de savoir ce que veut le pape François. Mais Rome voit sans doute cela comme une façon de montrer sa bienveillance à notre égard.

Il se dit que Mgr Huonder, l’évêque de Coire, en Suisse, ami de la Fraternité Saint-Pie X mais également proche du pape François, va se retirer au sein d’une école tenue par la Fraternité en Suisse, avec l’aval du pape. On peut donc officiellement prendre sa retraite au sein de la Fraternité, comme au sein de n’importe quelle autre congrégation ?

Effectivement, Mgr Huonder a bien manifesté ce projet. Mais il est encore à la tête de son diocèse. La réalisation est donc pour le futur et Dieu seul le connaît.

Vous avez été nommé à la tête du district de France à la rentrée dernière, après avoir occupé ce poste et l’avoir quitté pour 22 années passées à Ecône. Quels changements notez-vous, à la fois dans le district et dans le pays ?

Je remarque dans le pays une décadence galopante des mœurs sociologiques, politiques etc., et je le constate d’autant mieux que j’ai été absent durant toutes ces années. Les gens ne communiquent plus qu’avec eux-mêmes, on vit en quelque sorte dans un monde d’autistes.

En revanche, je vois une jouvence du district. L’écart se creuse entre le monde dans lequel nous sommes et duquel nous ne sommes pas, et les fidèles.

Plus de fidèles qu’il y a 22 ans ?

Plus de fidèles, plus d’enfants dans les écoles, une grande extension, qui m’a heureusement surpris. 180 prêtres, le maximum que nous ayons jamais eu (nous en avions 100 il y a 25 ans).

La Fraternité a-t-elle beaucoup de prêtres missionnaires, hors de France ?

Trop ! Au moins une soixantaine. Je les préférerais bien sûr en France. Les écoles manquent cruellement de prêtres. La nécessité est encore plus grande que pour le ministère.

Supérieur du séminaire à Ecône, vous avez formé la plupart des prêtres aujourd’hui en poste en France. Cela vous facilite-t-il la tâche ou, au contraire, la complique-t-elle ?

Cela me facilite énormément la tâche. La connaissance que j’ai eue de tous les prêtres comme séminaristes m’aide beaucoup. Celle qu’ils ont de moi joue aussi. La communication est excellente.

Quel est pour vous le rôle de la Fraternité aujourd’hui ?

Un rôle d’éperon dans la conquête du Christ Roi, c’est-à-dire du Royaume de la grâce. La Fraternité reste une sorte de navire-amiral, avec de petits navires parallèles qui, de temps en temps, voudraient la déborder sur sa droite ou sur sa gauche. Je parle là des communautés amies. Il n’empêche que la Fraternité garde son rôle d’éperon, ce à quoi sont attentives des communautés Ecclesia Dei et même des évêques français, même s’ils ne le disent pas. Je pense à certains qui restent attentifs, et même avec bienveillance. J’en ai rencontré quelques-uns et je vais encore en rencontrer. Ils nous reçoivent avec amabilité, l’un ou l’autre n’étant pas sans être intéressé par le fait que, dans certaines conditions, nous pouvons représenter une solution pour occuper des églises du diocèse, par exemple. Les maires, qui en ont la responsabilité, n’ont pas toujours envie d’entretenir des bâtiments vides. Mais les évêques ne veulent pas nécessairement les désaffecter. Nous pouvons alors représenter une solution. Certains l’envisagent, et c’est pour nous une perspective d’avenir.

Par quel biais ces évêques prennent-ils connaissance de ce que vous faites ? Le site La Porte latine ? La Lettre à nos frères prêtres ?

Plutôt par La Porte latine, qui reste une excellente source d’informations pratiques. Ceux que j’ai rencontrés connaissent les chapelles locales, celles que nous avons dans leur diocèse. Les rapports avec nos prêtres ont d’ailleurs beaucoup changé. Il y a 25 ans, nos prêtres ne pouvaient avoir de contact avec l’évêque du diocèse dans lequel ils avaient une chapelle. Aujourd’hui, ils sont reçus quand ils le demandent, comme tout un chacun. Et fort aimablement. Mais les évêques considèrent toujours que nous ne sommes pas « en pleine communion », et nous le disent.

Quels sont vos objectifs en tant que supérieur du district de France ?

Manifester davantage notre cohérence doctrinale et pratique, en relançant notamment une revue doctrinale, qui pourrait intéresser les prêtres, les fidèles mais aussi les universitaires. Affaire à suivre !

Propos recueillis par Anne Le Pape. Journal Présent du samedi 19 janvier 2019

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Sauver le sacerdoce : entretien avec l’abbé Benoît de Jorna au journal "Présent"  Voir?

Entretien avec M. l’abbé Benoît de Jorna, Supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pie X. Article publié par Anne Le Pape dans le journal Présent du 19 janvier 2019 et reproduit sur FSSPX.Actualités avec son aimable autorisation.

Le 24 janvier 2009, Benoît XVI lève les excommunications des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre. A l’occasion de cet anniversaire, l’abbé Benoît de Jorna, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X, replace ces événements dans leur contexte.

Présent : Le 1er juillet 1988, Rome a prononcé l’excommunication de Mgr Lefebvre et des quatre évêques qu’il avait sacrés sans sa permission en juin de la même année. Pouvez-vous nous rappeler le contexte ?

Mgr Lefebvre, en 1984, écrit Lettre aux catholiques perplexes, et termine en disant : « J’espère qu’un évêque se lèvera pour poursuivre l’œuvre que j’ai entreprise et sauver le sacerdoce pour le sacrifice de la messe. » En 1986 se tient la première réunion œcuménique d’Assise, qui scandalise, au sens strict, Mgr Lefebvre, et celui-ci réagit en disant : « Puisqu’aucun évêque n’a été capable de se lever devant ce scandale, je ne peux compter sur aucun. Je devrai donc me donner à moi-même les moyens de poursuivre l’œuvre que la Providence m’a confiée. » Il va alors nourrir le projet de sacrer des évêques.

Mgr Lefebvre ne s’est-il pas interrogé jusqu’au dernier moment ?

Jusqu’au dernier moment, il a toujours espéré que Rome concéderait ce sacre. Il y a eu entre-temps la visite canonique, à Ecône, du cardinal Gagnon et de Mgr Perl (qui est mort le 21 juillet de l’an passé).

Mgr Lefebvre a toujours cherché à ce que Rome donne la permission. Mais il a constaté un refus sans motif et a priori. Des tergiversations sans fin, qui laissaient penser qu’on attendait qu’il disparaisse.

La levée a eu lieu le 24 janvier 2009. Par quoi a été justifiée cette décision du pape Benoît XVI ?

Tout simplement parce que cette excommunication était sans valeur. On a enlevé ce qui n’était pas justifié. Quand quelqu’un est excommunié, il faut qu’il vienne à résipiscence pour que la sentence soit levée. Cela n’a pas été le cas, ce qui prouve l’inanité de cette sentence.

Les décisions du pape François vis-à-vis de la Fraternité (octroi du pouvoir de confesser et de marier) ne vont-elles pas dans le même sens : removens prohibens (enlever ce qui gêne) ?

Il est difficile de savoir ce que veut le pape François. Mais Rome voit sans doute cela comme une façon de montrer sa bienveillance à notre égard.

Il se dit que Mgr Huonder, l’évêque de Coire, en Suisse, ami de la Fraternité Saint-Pie X mais également proche du pape François, va se retirer au sein d’une école tenue par la Fraternité en Suisse, avec l’aval du pape. On peut donc officiellement prendre sa retraite au sein de la Fraternité, comme au sein de n’importe quelle autre congrégation ?

Effectivement, Mgr Huonder a bien manifesté ce projet. Mais il est encore à la tête de son diocèse. La réalisation est donc pour le futur et Dieu seul le connaît.

Vous avez été nommé à la tête du district de France à la rentrée dernière, après avoir occupé ce poste et l’avoir quitté pour 22 années passées à Ecône. Quels changements notez-vous, à la fois dans le district et dans le pays ?

Je remarque dans le pays une décadence galopante des mœurs sociologiques, politiques etc., et je le constate d’autant mieux que j’ai été absent durant toutes ces années. Les gens ne communiquent plus qu’avec eux-mêmes, on vit en quelque sorte dans un monde d’autistes.

En revanche, je vois une jouvence du district. L’écart se creuse entre le monde dans lequel nous sommes et duquel nous ne sommes pas, et les fidèles.

Plus de fidèles qu’il y a 22 ans ?

Plus de fidèles, plus d’enfants dans les écoles, une grande extension, qui m’a heureusement surpris. 180 prêtres, le maximum que nous ayons jamais eu (nous en avions 100 il y a 25 ans).

La Fraternité a-t-elle beaucoup de prêtres missionnaires, hors de France ?

Trop ! Au moins une soixantaine. Je les préférerais bien sûr en France. Les écoles manquent cruellement de prêtres. La nécessité est encore plus grande que pour le ministère.

Supérieur du séminaire à Ecône, vous avez formé la plupart des prêtres aujourd’hui en poste en France. Cela vous facilite-t-il la tâche ou, au contraire, la complique-t-elle ?

Cela me facilite énormément la tâche. La connaissance que j’ai eue de tous les prêtres comme séminaristes m’aide beaucoup. Celle qu’ils ont de moi joue aussi. La communication est excellente.

Quel est pour vous le rôle de la Fraternité aujourd’hui ?

Un rôle d’éperon dans la conquête du Christ Roi, c’est-à-dire du Royaume de la grâce. La Fraternité reste une sorte de navire-amiral, avec de petits navires parallèles qui, de temps en temps, voudraient la déborder sur sa droite ou sur sa gauche. Je parle là des communautés amies. Il n’empêche que la Fraternité garde son rôle d’éperon, ce à quoi sont attentives des communautés Ecclesia Dei et même des évêques français, même s’ils ne le disent pas. Je pense à certains qui restent attentifs, et même avec bienveillance. J’en ai rencontré quelques-uns et je vais encore en rencontrer. Ils nous reçoivent avec amabilité, l’un ou l’autre n’étant pas sans être intéressé par le fait que, dans certaines conditions, nous pouvons représenter une solution pour occuper des églises du diocèse, par exemple. Les maires, qui en ont la responsabilité, n’ont pas toujours envie d’entretenir des bâtiments vides. Mais les évêques ne veulent pas nécessairement les désaffecter. Nous pouvons alors représenter une solution. Certains l’envisagent, et c’est pour nous une perspective d’avenir.

Par quel biais ces évêques prennent-ils connaissance de ce que vous faites ? Le site La Porte latine ? La Lettre à nos frères prêtres ?

Plutôt par La Porte latine, qui reste une excellente source d’informations pratiques. Ceux que j’ai rencontrés connaissent les chapelles locales, celles que nous avons dans leur diocèse. Les rapports avec nos prêtres ont d’ailleurs beaucoup changé. Il y a 25 ans, nos prêtres ne pouvaient avoir de contact avec l’évêque du diocèse dans lequel ils avaient une chapelle. Aujourd’hui, ils sont reçus quand ils le demandent, comme tout un chacun. Et fort aimablement. Mais les évêques considèrent toujours que nous ne sommes pas « en pleine communion », et nous le disent.

Quels sont vos objectifs en tant que supérieur du district de France ?

Manifester davantage notre cohérence doctrinale et pratique, en relançant notamment une revue doctrinale, qui pourrait intéresser les prêtres, les fidèles mais aussi les universitaires. Affaire à suivre !

Propos recueillis par Anne Le Pape. Journal Présent du samedi 19 janvier 2019

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(19/01/2019 11:13)

L’Egypte commémore la Sainte Famille  Voir?

La fuite de la Sainte Famille en Egypte et son séjour sur la terre des Pharaons constitue le sujet d’une collection de douze médailles frappées par le ministère égyptien des Finances, avec la coopération du ministère des Antiquités. 

Chaque médaille, frappée dans un alliage contenant 90% d’argent pur, montre sur son revers, l’un des 25 sites visités par la Sainte Famille au témoignage de la tradition copte. 

Sur l’avers, chaque médaille comprend une représentation de saint Joseph et de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus, ainsi que le verset messianique tiré des prophéties d’Isaïe : « Bénie soit l’Egypte, mon peuple ». (Isaïe 19, 25) 

Le journal égyptien Al-Ahram évoque cet événement numismatique le 9 janvier 2019 en rappelant que la Sainte Famille « a quitté Bethléem pour l’Egypte, où elle a commencé son voyage depuis le nord du Sinaï ». 

Pour le retour vers la Palestine, poursuit l’hebdomadaire, la Sainte Famille « a emprunté pratiquement le même parcours, après trois ans passés en Egypte ». 

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L’Egypte commémore la Sainte Famille  Voir?

La fuite de la Sainte Famille en Egypte et son séjour sur la terre des Pharaons constitue le sujet d’une collection de douze médailles frappées par le ministère égyptien des Finances, avec la coopération du ministère des Antiquités. 

Chaque médaille, frappée dans un alliage contenant 90% d’argent pur, montre sur son revers, l’un des 25 sites visités par la Sainte Famille au témoignage de la tradition copte. 

Sur l’avers, chaque médaille comprend une représentation de saint Joseph et de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus, ainsi que le verset messianique tiré des prophéties d’Isaïe : « Bénie soit l’Egypte, mon peuple ». (Isaïe 19, 25) 

Le journal égyptien Al-Ahram évoque cet événement numismatique le 9 janvier 2019 en rappelant que la Sainte Famille « a quitté Bethléem pour l’Egypte, où elle a commencé son voyage depuis le nord du Sinaï ». 

Pour le retour vers la Palestine, poursuit l’hebdomadaire, la Sainte Famille « a emprunté pratiquement le même parcours, après trois ans passés en Egypte ». 

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(19/01/2019 08:48)

Dédicace de la plus grande église du Kérala  Voir?

Après dix ans de travaux, la plus grande église du Kerala (Inde) a été solennellement consacrée le dimanche 13 janvier 2019 par le cardinal Georges Alencherry, archevêque majeur catholique de l’Eglise syro-malabare. 

Placé sous le patronage de saint Augustin, l’édifice de près de 7000 m2 a une capacité d’accueil de 5.000 fidèles et comprend, outre le sanctuaire, un musée, une bibliothèque et des locaux paroissiaux. 

« L’église Saint-Augustin a été conçue en combinant différents types d’architecture : grecque, portugaise, allemande et byzantine. Des bas-reliefs représentant le baptême de Jésus et de la Vierge Marie ornent le chœur », précise George Njarakkunnel, vicaire du sanctuaire. 

L’ancienne église, vieille de plusieurs siècles et qui a été conservée à côté de la nouvelle, était devenue trop petite. La communauté catholique de rit syro-malabare connaît un beau développement : « le besoin d’un sanctuaire plus vaste s’est fait jour, et notre église devrait être érigée au rang de basilique dans quelques années », explique encore le Père Njarakkunnel. 

Le Kérala est l’Etat indien où les chrétiens sont les plus nombreux : ils représentent environ 20% de la population, contre 2% en moyenne au niveau national. Les catholiques représentent les trois-quarts des chrétiens de l’Etat.

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Dédicace de la plus grande église du Kérala  Voir?

Après dix ans de travaux, la plus grande église du Kerala (Inde) a été solennellement consacrée le dimanche 13 janvier 2019 par le cardinal Georges Alencherry, archevêque majeur catholique de l’Eglise syro-malabare. 

Placé sous le patronage de saint Augustin, l’édifice de près de 7000 m2 a une capacité d’accueil de 5.000 fidèles et comprend, outre le sanctuaire, un musée, une bibliothèque et des locaux paroissiaux. 

« L’église Saint-Augustin a été conçue en combinant différents types d’architecture : grecque, portugaise, allemande et byzantine. Des bas-reliefs représentant le baptême de Jésus et de la Vierge Marie ornent le chœur », précise George Njarakkunnel, vicaire du sanctuaire. 

L’ancienne église, vieille de plusieurs siècles et qui a été conservée à côté de la nouvelle, était devenue trop petite. La communauté catholique de rit syro-malabare connaît un beau développement : « le besoin d’un sanctuaire plus vaste s’est fait jour, et notre église devrait être érigée au rang de basilique dans quelques années », explique encore le Père Njarakkunnel. 

Le Kérala est l’Etat indien où les chrétiens sont les plus nombreux : ils représentent environ 20% de la population, contre 2% en moyenne au niveau national. Les catholiques représentent les trois-quarts des chrétiens de l’Etat.

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(19/01/2019 08:43)

L’Autriche renoue avec son passé catholique et impérial  Voir?

Le 11 janvier 2019, l’Eglise catholique d’Autriche a lancé une année de commémorations en l’honneur du fondateur de l’empire catholique des Habsbourg, Maximilien Ier, afin de marquer le 500e anniversaire de sa mort.  

Alors que pendant de nombreuses décennies, l’Autriche s’efforçait de maintenir une attitude distante avec son passé catholique et impérial, la décision de lancer l’année Maximilien, en l’honneur du fondateur de la dynastie des Habsbourg, mort un 12 janvier 1519, n’est pas anodine. 

Le diocèse autrichien aux armées a débuté les célébrations par une messe pontificale de requiem le 12 janvier à la cathédrale Saint-Georges de Wiener-Neustadt - l’académie militaire thérésienne - à l’endroit même où l’empereur avait été baptisé et où il repose désormais. 

L’année Maximilien est organisée de façon concertée entre la chancellerie autrichienne et la hiérarchie catholique : selon le journal Tiroler Tagezeitung, outre les célébrations à caractère liturgique, des centaines d’événements - sons et lumières, concerts, etc. - vont être organisés à travers tout le pays. 

Il y a un siècle, l’empire austro-hongrois, alors dernier grand Etat catholique d’Europe, était dissous au nom d’un prétendu « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », qui masquait habilement le projet non-avoué d’en finir avec les derniers vestiges d’une Europe chrétienne. 

Cent ans plus tard, après la lente agonie des idéologies totalitaires et le choc récent des vagues migratoires, les Autrichiens semblent regarder à nouveau vers leur glorieux passé. Puissent-ils retrouver la même foi catholique et le zèle authentique qui l’inspirèrent. 

 

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L’Autriche renoue avec son passé catholique et impérial  Voir?

Le 11 janvier 2019, l’Eglise catholique d’Autriche a lancé une année de commémorations en l’honneur du fondateur de l’empire catholique des Habsbourg, Maximilien Ier, afin de marquer le 500e anniversaire de sa mort.  

Alors que pendant de nombreuses décennies, l’Autriche s’efforçait de maintenir une attitude distante avec son passé catholique et impérial, la décision de lancer l’année Maximilien, en l’honneur du fondateur de la dynastie des Habsbourg, mort un 12 janvier 1519, n’est pas anodine. 

Le diocèse autrichien aux armées a débuté les célébrations par une messe pontificale de requiem le 12 janvier à la cathédrale Saint-Georges de Wiener-Neustadt - l’académie militaire thérésienne - à l’endroit même où l’empereur avait été baptisé et où il repose désormais. 

L’année Maximilien est organisée de façon concertée entre la chancellerie autrichienne et la hiérarchie catholique : selon le journal Tiroler Tagezeitung, outre les célébrations à caractère liturgique, des centaines d’événements - sons et lumières, concerts, etc. - vont être organisés à travers tout le pays. 

Il y a un siècle, l’empire austro-hongrois, alors dernier grand Etat catholique d’Europe, était dissous au nom d’un prétendu « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », qui masquait habilement le projet non-avoué d’en finir avec les derniers vestiges d’une Europe chrétienne. 

Cent ans plus tard, après la lente agonie des idéologies totalitaires et le choc récent des vagues migratoires, les Autrichiens semblent regarder à nouveau vers leur glorieux passé. Puissent-ils retrouver la même foi catholique et le zèle authentique qui l’inspirèrent. 

 

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(19/01/2019 08:26)

Autriche : l’interdiction de la burqa n’empêche pas le tourisme des pays arabes  Voir?

L’interdiction du voile intégral, entrée en vigueur en Autriche en octobre 2017, ne dissuade pas pour autant les touristes arabes de visiter le pays. D’après des statistiques officielles relayées par le quotidien Aargauer Zeitung du 3 janvier 2019, le nombre de touristes en provenance des Emirats arabes unis, du Koweit et d’Arabie saoudite a même augmenté de 12% durant la période estivale 2018 en Autriche. Fait étonnant, cette proportion a crû de 45% à Zell am See, la très prisée station en altitude située dans la région de Salzbourg. 

D’après le quotidien Salzburger Nachrichten, plus de 200 porteuses de voiles ont été interpellées dans cette petite ville des Alpes autrichiennes. Mais les autorités locales ont annoncé vouloir miser sur la prévention plutôt que sur la répression : « Nous essayons de faire preuve d’autant de tact et de sens de la mesure que possible », a déclaré à l’AFP Kurt Möschl, le chef de la police locale. La « plupart des femmes » acceptent d’enlever le voile après que les agents leur aient rappelé la loi et remis une brochure d’information. Seules celles qui s’obstinent sont sanctionnées d’une amende de 30 euros.

A la demande du gouvernement, les diplomates autrichiens dans les pays arabes ont été chargés de faire passer le message. Et l’ambassadeur d’Arabie saoudite a été convié à Zell. A force de pédagogie, le commandant Möschl veut croire que la nouvelle législation entrera dans les mœurs : « Je pense que dans quelques années, tout cela ne sera plus un problème ». 

 

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Autriche : l’interdiction de la burqa n’empêche pas le tourisme des pays arabes  Voir?

L’interdiction du voile intégral, entrée en vigueur en Autriche en octobre 2017, ne dissuade pas pour autant les touristes arabes de visiter le pays. D’après des statistiques officielles relayées par le quotidien Aargauer Zeitung du 3 janvier 2019, le nombre de touristes en provenance des Emirats arabes unis, du Koweit et d’Arabie saoudite a même augmenté de 12% durant la période estivale 2018 en Autriche. Fait étonnant, cette proportion a crû de 45% à Zell am See, la très prisée station en altitude située dans la région de Salzbourg. 

D’après le quotidien Salzburger Nachrichten, plus de 200 porteuses de voiles ont été interpellées dans cette petite ville des Alpes autrichiennes. Mais les autorités locales ont annoncé vouloir miser sur la prévention plutôt que sur la répression : « Nous essayons de faire preuve d’autant de tact et de sens de la mesure que possible », a déclaré à l’AFP Kurt Möschl, le chef de la police locale. La « plupart des femmes » acceptent d’enlever le voile après que les agents leur aient rappelé la loi et remis une brochure d’information. Seules celles qui s’obstinent sont sanctionnées d’une amende de 30 euros.

A la demande du gouvernement, les diplomates autrichiens dans les pays arabes ont été chargés de faire passer le message. Et l’ambassadeur d’Arabie saoudite a été convié à Zell. A force de pédagogie, le commandant Möschl veut croire que la nouvelle législation entrera dans les mœurs : « Je pense que dans quelques années, tout cela ne sera plus un problème ». 

 

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(18/01/2019 08:50)

Brésil : avec Bolsonaro, les évangéliques prennent le pouvoir  Voir?

Le 1er janvier 2019, Jair Messias Bolsonaro a été intronisé nouveau président du Brésil après avoir remporté les élections avec 55% des suffrages contre 44% pour Fernando Haddad, son adversaire du Parti des travailleurs (PT). 

L’ancien capitaine de l’armée, dont le slogan de campagne a été « Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous », est un catholique de naissance qui a épousé une évangélique. Il s’est fait symboliquement « rebaptiser » en 2016 dans le Jourdain, en Israël, par un pasteur protestant. Si l’on en croit les médias brésiliens, il fréquente non pas l’église mais le temple. Selon les instituts de sondage, il a récolté 20 millions de votes évangéliques sur les 42 millions d’électeurs qui se disent « évangéliques ». Son concurrent, Fernando Haddad en a recueilli 10 millions.

L’immense majorité des chefs des sectes pentecôtistes a clairement appelé les fidèles à voter pour Jair Bolsonaro. « Sa pensée est chrétienne : il défend la famille traditionnelle, est contre l’avortement et la théorie du genre. Il est honnête. Après toute la corruption de ces dernières années, c’est un facteur de poids », a témoigné le responsable d’une communauté évangélique à l’AFP au moment des élections. 

Comme à son habitude, l’Eglise catholique a été avare en prises de position à l’exception de Mgr Orani João Tempesta, archevêque de Rio de Janeiro qui a soutenu publiquement le candidat de la droite. La Conférence nationale des évêques du Brésil, la CNBB, s’est montrée beaucoup plus prudente. Mgr Leonardo Steiner, son secrétaire général, a déclaré avant le scrutin « ne pas appeler les électeurs catholiques à voter pour tel ou tel candidat. Mais nous les enjoignons à choisir un candidat qui aide à préserver et non à détruire les systèmes démocratiques ». Un discours frileux qui reflète aussi l’engagement « à gauche » d’un certain clergé que les partisans de Bolsonaro ont dénoncé le 19 octobre 2018. Quelques jours seulement avant le deuxième tour des élections présidentielles, une quinzaine de personnes affichant leur soutien au candidat conservateur ont ainsi fait irruption au siège de la CNBB, à Brasilia, la capitale. Ils ont brandi des drapeaux du Brésil et une banderole : « Dehors les communistes »…

Le vote décisif des évangéliques

Selon les observateurs, les 20 millions de votes évangéliques, sur les 58 millions obtenus au total par Bolsonaro, ont donc été fondamentaux dans la victoire finale de celui que les médias ont surnommé le « Trump tropical ».

« La campagne présidentielle, comme celle qui a permis l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, a vu la participation active de nombreuses communautés protestantes, qui ont appuyé en grande partie le candidat de la droite », souligne Ricardo Mariano, sociologue brésilien cité par l’agence cath.ch. Selon lui, les « évangéliques de mission » (luthériens, presbytériens, méthodistes, baptistes, adventistes, etc.) n’ont « jamais influencé de manière décisive la vie politique du pays ». Ce qui n’est pas le cas des évangéliques d’origine pentecôtiste qui affichent un taux de croissance exponentiel de fidèles ». 

Le maire de Rio, Marcelo Crivella, lui-même pasteur de l’« Eglise universelle du royaume de Dieu », fut élu en 2016 sur une base « mi-politique, mi-religieuse ». Les évangéliques disposent aujourd’hui au Brésil de partis politiques, notamment l’influent Parti républicain brésilien (PRB) dont Crivella est membre, et de nombreux relais médiatiques, en particulier avec le groupe Record.

Interrogé par Le Figaro, Lamia Oualalou, journaliste ayant vécu 10 ans au Brésil, rappelle que « le succès des évangéliques en politique tient surtout à la manière dont ils ont su utiliser l’appareil médiatique comme les catholiques n’ont jamais su le faire, de la télévision aux réseaux sociaux. Ils ont leurs chanteurs, leurs maisons de disques, leurs télénovelas aux messages moralisateurs, et tout est articulé : le chanteur, connu, devient député. On assiste à la mise en place d’une véritable culture évangélique ». 

Le Brésil est désormais le deuxième pays évangélique au monde après les Etats-Unis. Et l’effondrement des fidèles catholiques est spectaculaire : en 1990, 92% des Brésiliens étaient catholiques. En 2010, ils n’étaient plus que 64%. Les démographes prédisent que les deux religions seront au coude à coude d’ici 2030. 

 

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Brésil : avec Bolsonaro, les évangéliques prennent le pouvoir  Voir?

Le 1er janvier 2019, Jair Messias Bolsonaro a été intronisé nouveau président du Brésil après avoir remporté les élections avec 55% des suffrages contre 44% pour Fernando Haddad, son adversaire du Parti des travailleurs (PT). 

L’ancien capitaine de l’armée, dont le slogan de campagne a été « Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous », est un catholique de naissance qui a épousé une évangélique. Il s’est fait symboliquement « rebaptiser » en 2016 dans le Jourdain, en Israël, par un pasteur protestant. Si l’on en croit les médias brésiliens, il fréquente non pas l’église mais le temple. Selon les instituts de sondage, il a récolté 20 millions de votes évangéliques sur les 42 millions d’électeurs qui se disent « évangéliques ». Son concurrent, Fernando Haddad en a recueilli 10 millions.

L’immense majorité des chefs des sectes pentecôtistes a clairement appelé les fidèles à voter pour Jair Bolsonaro. « Sa pensée est chrétienne : il défend la famille traditionnelle, est contre l’avortement et la théorie du genre. Il est honnête. Après toute la corruption de ces dernières années, c’est un facteur de poids », a témoigné le responsable d’une communauté évangélique à l’AFP au moment des élections. 

Comme à son habitude, l’Eglise catholique a été avare en prises de position à l’exception de Mgr Orani João Tempesta, archevêque de Rio de Janeiro qui a soutenu publiquement le candidat de la droite. La Conférence nationale des évêques du Brésil, la CNBB, s’est montrée beaucoup plus prudente. Mgr Leonardo Steiner, son secrétaire général, a déclaré avant le scrutin « ne pas appeler les électeurs catholiques à voter pour tel ou tel candidat. Mais nous les enjoignons à choisir un candidat qui aide à préserver et non à détruire les systèmes démocratiques ». Un discours frileux qui reflète aussi l’engagement « à gauche » d’un certain clergé que les partisans de Bolsonaro ont dénoncé le 19 octobre 2018. Quelques jours seulement avant le deuxième tour des élections présidentielles, une quinzaine de personnes affichant leur soutien au candidat conservateur ont ainsi fait irruption au siège de la CNBB, à Brasilia, la capitale. Ils ont brandi des drapeaux du Brésil et une banderole : « Dehors les communistes »…

Le vote décisif des évangéliques

Selon les observateurs, les 20 millions de votes évangéliques, sur les 58 millions obtenus au total par Bolsonaro, ont donc été fondamentaux dans la victoire finale de celui que les médias ont surnommé le « Trump tropical ».

« La campagne présidentielle, comme celle qui a permis l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, a vu la participation active de nombreuses communautés protestantes, qui ont appuyé en grande partie le candidat de la droite », souligne Ricardo Mariano, sociologue brésilien cité par l’agence cath.ch. Selon lui, les « évangéliques de mission » (luthériens, presbytériens, méthodistes, baptistes, adventistes, etc.) n’ont « jamais influencé de manière décisive la vie politique du pays ». Ce qui n’est pas le cas des évangéliques d’origine pentecôtiste qui affichent un taux de croissance exponentiel de fidèles ». 

Le maire de Rio, Marcelo Crivella, lui-même pasteur de l’« Eglise universelle du royaume de Dieu », fut élu en 2016 sur une base « mi-politique, mi-religieuse ». Les évangéliques disposent aujourd’hui au Brésil de partis politiques, notamment l’influent Parti républicain brésilien (PRB) dont Crivella est membre, et de nombreux relais médiatiques, en particulier avec le groupe Record.

Interrogé par Le Figaro, Lamia Oualalou, journaliste ayant vécu 10 ans au Brésil, rappelle que « le succès des évangéliques en politique tient surtout à la manière dont ils ont su utiliser l’appareil médiatique comme les catholiques n’ont jamais su le faire, de la télévision aux réseaux sociaux. Ils ont leurs chanteurs, leurs maisons de disques, leurs télénovelas aux messages moralisateurs, et tout est articulé : le chanteur, connu, devient député. On assiste à la mise en place d’une véritable culture évangélique ». 

Le Brésil est désormais le deuxième pays évangélique au monde après les Etats-Unis. Et l’effondrement des fidèles catholiques est spectaculaire : en 1990, 92% des Brésiliens étaient catholiques. En 2010, ils n’étaient plus que 64%. Les démographes prédisent que les deux religions seront au coude à coude d’ici 2030. 

 

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(18/01/2019 08:43)

L’Irlande catholique résiste  Voir?

Si la société irlandaise s’est largement sécularisée, comme le montrent les résultats du récent référendum menant à la légalisation de l’avortement, une minorité active et fière de ses racines chrétiennes, semble s’être désormais levée. 

C’est l’avis de Kim Bielenberg qui est revenu le 12 janvier 2019, dans les colonnes de The Independant, sur deux manifestations ayant eu lieu à Drogheda, petite ville portuaire et industrielle du comté de Louth, sur la côte est de l'Irlande, à 56 km au nord de Dublin. 

Le lundi 7 janvier, des catholiques étaient venus par centaines afin de protester contre une décision émanant de la direction de l’hôpital de la ville, souhaitant substituer au nom actuel de l’établissement - Notre-Dame-de-Lourdes - une dénomination sans référence à la religion catholique. 

« Nous sommes balayés par une vague qui érode et méprise la chrétienté », déplorait l’un des manifestants, Charles Byrne. Pour ce professeur de musique qui estime qu’il y a un plan précis cherchant à effacer le passé catholique de l’Irlande, pas question de rester sans rien faire : quelques jours plus tard, Charles Byrne retournait à l’hôpital pour manifester cette fois contre le premier avortement légal du pays qui devait y être commis. 

Ces dernières années, remarque Kim Bielenberg, la marche en avant vers une Irlande libérale et plus laïque pouvait sembler implacable : mais si l'Irlande libérale a remporté toutes les grandes batailles contre l'Eglise, il existe désormais un ferment de résistance. 

Pour nombre de catholiques, la légalisation de l’avortement a joué le rôle d’un électrochoc. 

Si le Taoiseach – terme désignant le Premier ministre en gaëlique - Leo Varadkar a cru que la bataille de l'avortement était gagné depuis la victoire du oui au référendum, celui-ci pourrait s’être lourdement trompé : face aux manifestations à répétition, le gouvernement doit  désormais présenter en urgence un projet de loi sur les zones d’accès proches des avortoirs où toute protestation serait interdite. 

« Ce n’est pas nous qui avons déclenché la guerre », répond de son côté Charles Byrne, bien décidé à ne rien lâcher, afin de « mettre fin à l’avortement et à la laïcisation rampante de l’Irlande ».

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L’Irlande catholique résiste  Voir?

Si la société irlandaise s’est largement sécularisée, comme le montrent les résultats du récent référendum menant à la légalisation de l’avortement, une minorité active et fière de ses racines chrétiennes, semble s’être désormais levée. 

C’est l’avis de Kim Bielenberg qui est revenu le 12 janvier 2019, dans les colonnes de The Independant, sur deux manifestations ayant eu lieu à Drogheda, petite ville portuaire et industrielle du comté de Louth, sur la côte est de l'Irlande, à 56 km au nord de Dublin. 

Le lundi 7 janvier, des catholiques étaient venus par centaines afin de protester contre une décision émanant de la direction de l’hôpital de la ville, souhaitant substituer au nom actuel de l’établissement - Notre-Dame-de-Lourdes - une dénomination sans référence à la religion catholique. 

« Nous sommes balayés par une vague qui érode et méprise la chrétienté », déplorait l’un des manifestants, Charles Byrne. Pour ce professeur de musique qui estime qu’il y a un plan précis cherchant à effacer le passé catholique de l’Irlande, pas question de rester sans rien faire : quelques jours plus tard, Charles Byrne retournait à l’hôpital pour manifester cette fois contre le premier avortement légal du pays qui devait y être commis. 

Ces dernières années, remarque Kim Bielenberg, la marche en avant vers une Irlande libérale et plus laïque pouvait sembler implacable : mais si l'Irlande libérale a remporté toutes les grandes batailles contre l'Eglise, il existe désormais un ferment de résistance. 

Pour nombre de catholiques, la légalisation de l’avortement a joué le rôle d’un électrochoc. 

Si le Taoiseach – terme désignant le Premier ministre en gaëlique - Leo Varadkar a cru que la bataille de l'avortement était gagné depuis la victoire du oui au référendum, celui-ci pourrait s’être lourdement trompé : face aux manifestations à répétition, le gouvernement doit  désormais présenter en urgence un projet de loi sur les zones d’accès proches des avortoirs où toute protestation serait interdite. 

« Ce n’est pas nous qui avons déclenché la guerre », répond de son côté Charles Byrne, bien décidé à ne rien lâcher, afin de « mettre fin à l’avortement et à la laïcisation rampante de l’Irlande ».

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(18/01/2019 07:33)

Le baptême (6) : une nouvelle naissance  Voir?

Le nouveau baptisé reçoit la foi qui procure la vie éternelle. Il est revêtu d’un vêtement blanc pour exprimer la nouvelle naissance à la vie de la grâce et de la vertu, maintenant qu’il est libéré du péché. Désormais, son âme ne porte plus la tâche du péché originel hérité d’Adam, le premier homme, ni de ses fautes passées, mais elle est pure et comme neuve, purifiée par l’eau baptismale. 

Le baptisé reçoit aussi le nom d’un saint, de sorte qu’il a en lui un protecteur particulier en même temps qu’un modèle de vie à imiter. Le droit de l’Eglise en fait une obligation : le baptisé doit recevoir un nom chrétien, qui au besoin peut être ajouté au prénom usuel. 

Puisse chaque baptisé être trouvé fidèle à la grâce de son baptême, en accomplissant chaque jour la sainte volonté de Dieu, jusqu’à la pleine possession du bonheur éternel en Paradis ! 

 

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Le baptême (6) : une nouvelle naissance  Voir?

Le nouveau baptisé reçoit la foi qui procure la vie éternelle. Il est revêtu d’un vêtement blanc pour exprimer la nouvelle naissance à la vie de la grâce et de la vertu, maintenant qu’il est libéré du péché. Désormais, son âme ne porte plus la tâche du péché originel hérité d’Adam, le premier homme, ni de ses fautes passées, mais elle est pure et comme neuve, purifiée par l’eau baptismale. 

Le baptisé reçoit aussi le nom d’un saint, de sorte qu’il a en lui un protecteur particulier en même temps qu’un modèle de vie à imiter. Le droit de l’Eglise en fait une obligation : le baptisé doit recevoir un nom chrétien, qui au besoin peut être ajouté au prénom usuel. 

Puisse chaque baptisé être trouvé fidèle à la grâce de son baptême, en accomplissant chaque jour la sainte volonté de Dieu, jusqu’à la pleine possession du bonheur éternel en Paradis ! 

 

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(17/01/2019 09:29)

Le grand bond génétique en avant  Voir?

Le magazine américain Science a décerné le titre de « Découverte de l’année 2018 » aux nouvelles technologies révélant la façon dont l'ADN envoie un signal à chacune des cellules afin que ces dernières exécutent leur activité propre et se développent à travers le temps. 

Selon les scientifiques, les avancées dues aux nouvelles technologies seraient en mesure de transformer la science au cours des prochaines décennies, en permettant de dresser un tableau de plus en plus précis des processus de vieillissement, de développement et de guérison des maladies, précise l’AFP le 20 décembre 2018, jour où Science a décerné son traditionnel titre de « Découverte de l’année ». 

« Tout comme une partition musicale indique quand les cordes, les cuivres, les percussions et les instruments à vent doivent jouer pour créer une symphonie, une association de plusieurs nouvelles technologies a révélé le moment précis où les gènes de chaque cellule s'activent pour donner à ces mêmes cellules le signal de jouer chacune son rôle particulier », explique le magazine scientifique. 

Les savants travaillent désormais sur la façon d'utiliser ces techniques sur des cellules humaines : afin d’étudier la façon dont elles vieillissent et se régénèrent, mais aussi pour comprendre enfin les altérations causant cancer, diabète ou autres malformations physiques. 

« La révolution unicellulaire ne fait que commencer », conclut l'article publié par l'Association américaine pour l'avancement de la science, l’une des plus importantes fédérations d’organisations scientifiques, éditrice de la revue Science. 

Place de la science 

Approfondir la connaissance du génome humain est en soi une bonne chose, mais le progrès scientifique, considéré comme un absolu et laissé à lui-même, sans règle ni fin, n’est pas moralement indifférent. Surtout lorsqu'il est mis au service d’un transhumanisme à la recherche de l’abolition utopique de la vieillesse, de la maladie et de la mort. 

Un récent colloque organisé par l’Institut universitaire Saint-Pie X a mis en lumière comment l’idéologie du progrès, en matière scientifique, conduit l’homme à déconnecter la raison humaine de la raison divine à l’œuvre dans la nature. Toute puissante et créatrice, sans finalité véritable ni béatitude éternelle à conquérir, la raison humaine se livre au progrès comme à une indétermination stérile en transformant le monde indéfiniment. 

A la lumière de la foi qui la régule de manière indirecte – elle a son objet propre – la science ne saurait jouer aux apprentis-sorciers et, sous prétexte de liberté de recherche et d’expérimentation, attenter à la nature humaine. 

L’homme en effet a été créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26). Saint Basile de Césarée, commentant ce passage de la Bible, explique que l’homme a comme été introduit dans « l’atelier » de Dieu, lui donnant le pouvoir de connaître les merveilles de sa création. 

Mais ce pouvoir donné à l’homme ne saurait être aveugle, explique saint Basile : « en nous donnant la puissance de ressembler à Dieu, il a permis que nous soyons les artisans de la ressemblance à Dieu, afin que nous revienne la récompense de notre travail, afin que nous ne soyons pas comme ces portraits sortis de la main d’un peintre, des objets inertes, afin que le résultat de notre ressemblance ne tourne pas à la louange d’un autre ». 

Puissent les scientifiques du génome humain méditer ces sages paroles afin de tirer le meilleur des talents dont ils ont été gratifiés. En particulier, en reconnaissant que la destruction d’un embryon porteur d’un ADN qui programme une vie humaine, ne peut être la suppression d'un simple “amas de cellules”.

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Le grand bond génétique en avant  Voir?

Le magazine américain Science a décerné le titre de « Découverte de l’année 2018 » aux nouvelles technologies révélant la façon dont l'ADN envoie un signal à chacune des cellules afin que ces dernières exécutent leur activité propre et se développent à travers le temps. 

Selon les scientifiques, les avancées dues aux nouvelles technologies seraient en mesure de transformer la science au cours des prochaines décennies, en permettant de dresser un tableau de plus en plus précis des processus de vieillissement, de développement et de guérison des maladies, précise l’AFP le 20 décembre 2018, jour où Science a décerné son traditionnel titre de « Découverte de l’année ». 

« Tout comme une partition musicale indique quand les cordes, les cuivres, les percussions et les instruments à vent doivent jouer pour créer une symphonie, une association de plusieurs nouvelles technologies a révélé le moment précis où les gènes de chaque cellule s'activent pour donner à ces mêmes cellules le signal de jouer chacune son rôle particulier », explique le magazine scientifique. 

Les savants travaillent désormais sur la façon d'utiliser ces techniques sur des cellules humaines : afin d’étudier la façon dont elles vieillissent et se régénèrent, mais aussi pour comprendre enfin les altérations causant cancer, diabète ou autres malformations physiques. 

« La révolution unicellulaire ne fait que commencer », conclut l'article publié par l'Association américaine pour l'avancement de la science, l’une des plus importantes fédérations d’organisations scientifiques, éditrice de la revue Science. 

Place de la science 

Approfondir la connaissance du génome humain est en soi une bonne chose, mais le progrès scientifique, considéré comme un absolu et laissé à lui-même, sans règle ni fin, n’est pas moralement indifférent. Surtout lorsqu'il est mis au service d’un transhumanisme à la recherche de l’abolition utopique de la vieillesse, de la maladie et de la mort. 

Un récent colloque organisé par l’Institut universitaire Saint-Pie X a mis en lumière comment l’idéologie du progrès, en matière scientifique, conduit l’homme à déconnecter la raison humaine de la raison divine à l’œuvre dans la nature. Toute puissante et créatrice, sans finalité véritable ni béatitude éternelle à conquérir, la raison humaine se livre au progrès comme à une indétermination stérile en transformant le monde indéfiniment. 

A la lumière de la foi qui la régule de manière indirecte – elle a son objet propre – la science ne saurait jouer aux apprentis-sorciers et, sous prétexte de liberté de recherche et d’expérimentation, attenter à la nature humaine. 

L’homme en effet a été créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26). Saint Basile de Césarée, commentant ce passage de la Bible, explique que l’homme a comme été introduit dans « l’atelier » de Dieu, lui donnant le pouvoir de connaître les merveilles de sa création. 

Mais ce pouvoir donné à l’homme ne saurait être aveugle, explique saint Basile : « en nous donnant la puissance de ressembler à Dieu, il a permis que nous soyons les artisans de la ressemblance à Dieu, afin que nous revienne la récompense de notre travail, afin que nous ne soyons pas comme ces portraits sortis de la main d’un peintre, des objets inertes, afin que le résultat de notre ressemblance ne tourne pas à la louange d’un autre ». 

Puissent les scientifiques du génome humain méditer ces sages paroles afin de tirer le meilleur des talents dont ils ont été gratifiés. En particulier, en reconnaissant que la destruction d’un embryon porteur d’un ADN qui programme une vie humaine, ne peut être la suppression d'un simple “amas de cellules”.

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(17/01/2019 08:45)

Dernière mise à jour : 20/01/2019 09:03

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