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FSSPX News


Agatha Christie au Vatican  Voir?

Le 22 juin 1983, Emmanuela Orlandi, adolescente âgée d’une quinzaine d’années, disparaît mystérieusement à Rome, alors qu’elle se rend à son cours de musique. 

Parce qu’elle est la fille d’un employé de la préfecture de la Maison pontificale, et citoyenne du Saint-Siège, l’affaire prend un tour médiatique sans précédent, et passionne les Italiens qui échafaudent les thèses les plus folles, évoquant l’implication de la mafia et même de certains responsables du Vatican. 

En 2013, après son élection, le pape François rencontre brièvement Pietro Orlandi, le frère de la jeune fille disparue, à qui il déclare avec insistance, à deux reprises : « Emmanuela est au Ciel ». 

Cinq ans plus tard, à l’été 2018, le cas Orlandi prend la tournure digne d’un des meilleurs romans d’Agatha Christie, lorsqu’une lettre anonyme envoyée à la famille d’Emmanuela indique d’aller chercher les restes de la jeune fille dans le cimetière teutonique, « là où indique l’ange ». 

Or dans ce cimetière, deux tombes sont surmontées chacune d’un ange faisant un signe de la main, celles de deux princesses mortes au XIXe siècle. 

Sur ordre du Promoteur de Justice du Vatican, Gian Piero Milano, les deux tombes sont ouvertes le 11 juillet 2019, en présence d’un expert désigné par la famille Orlandi : mais elles sont vides. 

De nouvelles expertises doivent désormais être menées : quand et pourquoi les restes des deux princesses ont-ils été enlevés ? Pour quelle raison la lettre anonyme de l’été 2018 souhaitait que l’on ouvrît précisément les deux cénotaphes ? 

Le mystère de la disparition de la jeune fille demeure entier. 

 

La découverte de deux tombes vides dans le cimetière teutonique, à l’intérieur de l’enceinte du Vatican, fait rebondir une nouvelle fois l’enquête sur l’une des plus célèbres affaires criminelles impliquant la justice italienne et celle du Vatican. 

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Agatha Christie au Vatican  Voir?

Le 22 juin 1983, Emmanuela Orlandi, adolescente âgée d’une quinzaine d’années, disparaît mystérieusement à Rome, alors qu’elle se rend à son cours de musique. 

Parce qu’elle est la fille d’un employé de la préfecture de la Maison pontificale, et citoyenne du Saint-Siège, l’affaire prend un tour médiatique sans précédent, et passionne les Italiens qui échafaudent les thèses les plus folles, évoquant l’implication de la mafia et même de certains responsables du Vatican. 

En 2013, après son élection, le pape François rencontre brièvement Pietro Orlandi, le frère de la jeune fille disparue, à qui il déclare avec insistance, à deux reprises : « Emmanuela est au Ciel ». 

Cinq ans plus tard, à l’été 2018, le cas Orlandi prend la tournure digne d’un des meilleurs romans d’Agatha Christie, lorsqu’une lettre anonyme envoyée à la famille d’Emmanuela indique d’aller chercher les restes de la jeune fille dans le cimetière teutonique, « là où indique l’ange ». 

Or dans ce cimetière, deux tombes sont surmontées chacune d’un ange faisant un signe de la main, celles de deux princesses mortes au XIXe siècle. 

Sur ordre du Promoteur de Justice du Vatican, Gian Piero Milano, les deux tombes sont ouvertes le 11 juillet 2019, en présence d’un expert désigné par la famille Orlandi : mais elles sont vides. 

De nouvelles expertises doivent désormais être menées : quand et pourquoi les restes des deux princesses ont-ils été enlevés ? Pour quelle raison la lettre anonyme de l’été 2018 souhaitait que l’on ouvrît précisément les deux cénotaphes ? 

Le mystère de la disparition de la jeune fille demeure entier. 

 

La découverte de deux tombes vides dans le cimetière teutonique, à l’intérieur de l’enceinte du Vatican, fait rebondir une nouvelle fois l’enquête sur l’une des plus célèbres affaires criminelles impliquant la justice italienne et celle du Vatican. 

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(20/07/2019 11:25)

Marie et le Précieux Sang  Voir?

Un célèbre prêtre américain, qui s'est occupé pendant des décennies de jeunes gens dans différentes grandes villes des États-Unis, a dit : "Le péché est dans le sang", autrement dit dans les passions du cœur. Ce fait évident est complètement ignoré aujourd'hui. Pourtant, qui peut nier que lorsque vous êtes en colère, votre sang bouillonne, et lorsque vous avez peur, il gèle. Encore une fois, quand l'impureté attaque l'âme, elle attaque par le sang. Notre sang, dont les mouvements manifestent les passions intérieures, et nos pensées sont si intimement unis et réciproquement liés qu’on ne remarque presque pas la rapidité de l’influence que l’un exerce sur l’autre. Ce fait est si réel que Dieu nous a donné une vertu spéciale, la continence, pour résister aux assauts violents du sang.

Pour racheter l'homme foncièrement, pour le transformer intérieurement, il faut une refonte complète de la nature humaine dans ses composantes les plus profondes - dans son âme et son sang. Quel acte remarquable de miséricorde divine et quelle sagesse surnaturelle se trouve dans la vérité que nous sommes rachetés par le Sang du Christ ! Son Sang tel un torrent nous lave et purifie notre âme de la tache presque indélébile du péché. Parce que le sang et l'âme sont si intimement unis, Dieu peut faire du sang l'instrument de la grâce pour nous sauver, nous libérer, nous sanctifier et enfin nous glorifier.

Et ce qui est encore plus profond dans ce mystère : le Sang du Christ vient du sang de Marie. Or, le Sang le plus saint et le plus précieux ne peut pas avoir pour origine le sang de péché. On peut s’imaginer que Dieu se pose la question : "Dois-je nettoyer ce sang de la tache du péché originel ou dois-je le protéger complètement de cette tache ?" Le Père céleste, pour la "louange de sa gloire", a décidé de toute éternité de garder Marie totalement pure, de ne jamais permettre qu'elle soit pour un seul instant la propriété de Satan et de donner une mère parfaite pour son Fils Unique. Ainsi, depuis l'Incarnation, le sang immaculé de Marie, mélangé au Précieux Sang et à la Divinité du Fils de Dieu, devient le « prix de notre salut » et de celui du monde entier.

Notre vie doit imiter la vie de Marie aussi profondément que possible. Le Sang du Christ doit purifier nos âmes dans le Baptême et la Confession, et ensuite il doit couler en nous par la Sainte Eucharistie. Comme il s’est écoulé en Marie pendant 9 mois, ainsi il coule en nous pendant quelques minutes après la Sainte Communion. Et comme l'union spirituelle de Marie avec le Christ a duré et s'est approfondie chaque jour, ainsi elle doit être en nous.

Mais comment ? Une véritable union spirituelle avec le Christ doit imprégner toutes nos facultés, depuis l'Esprit jusqu’à nos instincts et à nos émotions. Mais cela ne peut se faire que par une discipline mariale continue. Nous le faisons surtout quand nous imitons Son désir pour la Gloire et le Royaume de Dieu dans tout ce que nous faisons et disons : "Mon âme exalte le Seigneur". Deuxièmement, nous le faisons en pratiquant son humilité : "Il a considéré l'humilité de sa servante." Enfin, nous devons faire usage de sa « toute-puissance suppliante » et l'implorer pour que le Sang du Christ nous pénètre, nous purifie, nous sanctifie et nous glorifie enfin pour la gloire de Dieu et l’honneur de l’Immaculée.

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Marie et le Précieux Sang  Voir?

Un célèbre prêtre américain, qui s'est occupé pendant des décennies de jeunes gens dans différentes grandes villes des États-Unis, a dit : "Le péché est dans le sang", autrement dit dans les passions du cœur. Ce fait évident est complètement ignoré aujourd'hui. Pourtant, qui peut nier que lorsque vous êtes en colère, votre sang bouillonne, et lorsque vous avez peur, il gèle. Encore une fois, quand l'impureté attaque l'âme, elle attaque par le sang. Notre sang, dont les mouvements manifestent les passions intérieures, et nos pensées sont si intimement unis et réciproquement liés qu’on ne remarque presque pas la rapidité de l’influence que l’un exerce sur l’autre. Ce fait est si réel que Dieu nous a donné une vertu spéciale, la continence, pour résister aux assauts violents du sang.

Pour racheter l'homme foncièrement, pour le transformer intérieurement, il faut une refonte complète de la nature humaine dans ses composantes les plus profondes - dans son âme et son sang. Quel acte remarquable de miséricorde divine et quelle sagesse surnaturelle se trouve dans la vérité que nous sommes rachetés par le Sang du Christ ! Son Sang tel un torrent nous lave et purifie notre âme de la tache presque indélébile du péché. Parce que le sang et l'âme sont si intimement unis, Dieu peut faire du sang l'instrument de la grâce pour nous sauver, nous libérer, nous sanctifier et enfin nous glorifier.

Et ce qui est encore plus profond dans ce mystère : le Sang du Christ vient du sang de Marie. Or, le Sang le plus saint et le plus précieux ne peut pas avoir pour origine le sang de péché. On peut s’imaginer que Dieu se pose la question : "Dois-je nettoyer ce sang de la tache du péché originel ou dois-je le protéger complètement de cette tache ?" Le Père céleste, pour la "louange de sa gloire", a décidé de toute éternité de garder Marie totalement pure, de ne jamais permettre qu'elle soit pour un seul instant la propriété de Satan et de donner une mère parfaite pour son Fils Unique. Ainsi, depuis l'Incarnation, le sang immaculé de Marie, mélangé au Précieux Sang et à la Divinité du Fils de Dieu, devient le « prix de notre salut » et de celui du monde entier.

Notre vie doit imiter la vie de Marie aussi profondément que possible. Le Sang du Christ doit purifier nos âmes dans le Baptême et la Confession, et ensuite il doit couler en nous par la Sainte Eucharistie. Comme il s’est écoulé en Marie pendant 9 mois, ainsi il coule en nous pendant quelques minutes après la Sainte Communion. Et comme l'union spirituelle de Marie avec le Christ a duré et s'est approfondie chaque jour, ainsi elle doit être en nous.

Mais comment ? Une véritable union spirituelle avec le Christ doit imprégner toutes nos facultés, depuis l'Esprit jusqu’à nos instincts et à nos émotions. Mais cela ne peut se faire que par une discipline mariale continue. Nous le faisons surtout quand nous imitons Son désir pour la Gloire et le Royaume de Dieu dans tout ce que nous faisons et disons : "Mon âme exalte le Seigneur". Deuxièmement, nous le faisons en pratiquant son humilité : "Il a considéré l'humilité de sa servante." Enfin, nous devons faire usage de sa « toute-puissance suppliante » et l'implorer pour que le Sang du Christ nous pénètre, nous purifie, nous sanctifie et nous glorifie enfin pour la gloire de Dieu et l’honneur de l’Immaculée.

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(20/07/2019 09:43)

La Fraternité Saint-Pie X ne sait-elle que critiquer ?  Voir?

Un lecteur désigné par ses initiales, le père R. H., écrit : « [La critique] est plus qu’une habitude chez la Fraternité Saint-Pie X, c’est la structure même de votre identité, sa façon de se légitimer qui en dépend (…). Le jour où vous ne trouverez plus rien à critiquer, il semble que vous n’aurez plus de raison d’exister. Peut-être pourriez-vous vous chercher une autre raison d’être ? ». 

La Lettre à nos frères prêtres lui répond : « Il s’agit là d’une réflexion facile, mais qui pourtant ne correspond aucunement à la réalité. (…)
La réalité est que : « la Fraternité Saint-Pie X est constituée de 650 prêtres, de 130 frères (religieux), de 80 oblates (religieuses), et elle est assistée par les 200 religieuses de la congrégation féminine associée, les “Sœurs de la Fraternité Saint-Pie X”. Tous ceux-là missionnent chaque jour auprès de centaines de milliers de fidèles à travers le monde, à partir des 180 maisons de la Fraternité, en exerçant cet apostolat dans soixante pays du monde. 
« On peut dire que 99% du temps des membres de la Fraternité Saint-Pie X est consacré aux œuvres de l’apostolat sacerdotal, comme prêcher et enseigner la foi (sermons, catéchismes), célébrer la liturgie et les sacrements, visiter les malades et les pauvres, aider les familles dans l’éducation de leurs enfants à travers un réseau d’écoles catholiques, et surtout (mission première de la congrégation) susciter les vocations et les former dans des séminaires (la Fraternité Saint-Pie X y accueille actuellement 200 séminaristes). 

« Que, lorsque la nécessité s’en présente, la Fraternité Saint-Pie X confesse publiquement la foi catholique à propos d’un texte ou d’un événement qui met cette foi en cause, comme y obligent le saint baptême et la confirmation, cela constitue certes une activité de la Fraternité Saint-Pie X, mais certainement pas son essence exclusive. »
Suivent deux arguments que nous reproduisons intégralement : 

- L’existence de la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à la critique 

A ce propos, dans le numéro 74 de la Lettre à nos Frères prêtres (juin 2017) qui présentait succinctement la Fraternité Saint-Pie X, il était dit explicitement : « Il faut noter dès l’abord que les Statuts de la Fraternité Saint-Pie X ne font pas spécialement référence à une crise doctrinale ou liturgique, et ne contiennent pas de critique directe des erreurs contemporaines ou des pratiques déviantes. Chaque ligne des Statuts est orientée vers la sanctification des membres et, en conséquence, vers le rayonnement de leur apostolat ». 

Autrement dit, même si la crise dans l’Eglise cessait subitement, la Fraternité Saint-Pie X continuerait sans aucune difficulté son apostolat fondé sur ses Statuts. 
Sans vouloir nous comparer à ces prestigieuses congrégations, il est évident historiquement que les Dominicains ont été fondés pour lutter contre l’hérésie cathare, comme les Jésuites pour lutter contre l’hérésie protestante : cela ne les empêche pas, des siècles plus tard et dans un tout autre contexte, de continuer leur apostolat dans l’Eglise, car la critique du catharisme ou du protestantisme ne constitue nullement et exclusivement leur identité. 
De même, à son très modeste niveau, la Fraternité Saint-Pie X possède une identité de « société de vie apostolique » tout à fait indépendante de la crise actuelle dans l’Eglise. 

- La Fraternité Saint-Pie X seule à critiquer aujourd’hui ? 

Par ailleurs, le père R. H. omet de signaler, ce qui fait tout de même partie de l’état de la question, que la Fraternité Saint-Pie X est fort loin d’être la seule aujourd’hui, parmi les catholiques, qui émette des critiques sur les orientations actuelles de l’Eglise. Des laïcs, des prêtres, des groupes notables de théologiens et d’universitaires, des évêques, des cardinaux ont multiplié ces derniers temps des documents publics sur divers points importants de dogme et de morale. 
Signalons, parmi d’autres (tous ces documents peuvent facilement être trouvés sur internet) : 

- la demande par Mgr Schneider, alors évêque auxiliaire de Karaganda, lors d’une conférence théologique à Rome en décembre 2010, d’un nouveau Syllabus qui clarifierait certains passages ambigus du concile Vatican II et corrigerait des interprétations hétérodoxes qui en sont issues ; 
- la publication, le 29 août 2016, de la « Déclaration de fidélité à l’enseignement immuable et à la discipline ininterrompue de l’Eglise sur le mariage », signée notamment par les cardinaux Jānis Pujats, Carlo Caffarra, Raymond Leo Burke, par les évêques Athanasius Schneider, Andreas Laün, Juan Rodolfo Laise, Taras Senkiv, et par de nombreux ecclésiastiques et théologiens ; 
- les « Dubia » concernant Amoris lætitia remis au souverain pontife le 19 septembre 2016 par les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner ; 
- la lettre au pape des mêmes cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner du 25 avril 2017 ; 
- la « Correctio filialis » adressée au pape François le 11 août 2017 et signée par plus de 250 ecclésiastiques, universitaires et théologiens ; 
- la publication, le 31 décembre 2017, de la « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel » par Mgr Tomash Peta, archevêque métropolite de l’archidiocèse de Sainte-Marie en Astana, Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque-évêque de Karaganda et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie en Astana, rejoints ensuite par le cardinal Jānis Pujats, archevêque émérite de Riga, Mgr Viganò, archevêque titulaire d’Ulpiana, Mgr Luigi Negri, ancien évêque de Ferrara, Mgr Andreas Laun, ancien évêque auxiliaire de Salzbourg, Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire, Mgr René Gracida, évêque émérite de Corpus Christi et Mgr Elmar Fischer, évêque émérite de Feldkirch ; 
- la lettre publique de Mgr Carlo Maria Viganò, ancien nonce à Washington, datée du 26 août 2018, suivie d’une deuxième lettre datée du 29 septembre 2018 ; 
- le « Manifeste pour la foi » publié par le cardinal Ludwig Müller le 8 février 2019 ; 
- l’ouvrage du cardinal Robert Sarah, Le soir approche et déjà le jour baisse, publié chez Fayard le 20 mars 2019, lequel cardinal affirme dans un entretien du 5 avril à l’agence Imedia : « Il est vrai qu’actuellement la crise se situe au niveau de la tête [de l’Eglise]. Si nous ne sommes plus capables d’enseigner la doctrine, la morale, ou de donner l’exemple et d’être des modèles, alors la crise s’avère gravissime ». 
- la « Lettre ouverte aux évêques de l’Eglise catholique » signée par vingt universitaires et théologiens, et publiée le 29 avril 2019. Etc. 

Que tant de personnes différentes, qui ne sont nullement liées à la Fraternité Saint-Pie X, expriment aussi publiquement leurs critiques sur la situation doctrinale et morale actuelle de l’Eglise, cela ne constitue-t-il pas un de ces « signes des temps » dont on parlait volontiers dans les années 60 ? Et, comme le disait le concile Vatican II dans Gaudium et Spes 4, n’existe-t-il pas un « devoir, à tout instant, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile » ? – Ce dernier argument est ad hominem… cum grano salis. (NDLR de DICI)

Il serait donc utile, sans du tout s’arrêter aux quelques critiques émises par la Fraternité Saint-Pie X, de s’interroger sur la signification de cette rafale de critiques venant de l’intérieur même de la structure ecclésiastique. Et de le faire honnêtement et courageusement, sans se transformer en autruche, ni répéter sur tous les tons que tout va pour le mieux aujourd’hui dans une Eglise en pleine expansion. 


Lettre à nos frères prêtres

Abonnement annuel (quatre numéros) : 10 €, prêtres : 5 €, le numéro : 3 €, - chèque à l’ordre de « Lettre à nos frères prêtres » : 11 rue Cluseret, F-92280 Suresnes Cedex 

 

Le dernier numéro de la Lettre à nos frères prêtres (n°82, juin 2019) que la Fraternité Saint-Pie X adresse trimestriellement au clergé de France, contient une réponse intéressante à une objection fréquente. En voici les extraits les plus significatifs.

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La Fraternité Saint-Pie X ne sait-elle que critiquer ?  Voir?

Un lecteur désigné par ses initiales, le père R. H., écrit : « [La critique] est plus qu’une habitude chez la Fraternité Saint-Pie X, c’est la structure même de votre identité, sa façon de se légitimer qui en dépend (…). Le jour où vous ne trouverez plus rien à critiquer, il semble que vous n’aurez plus de raison d’exister. Peut-être pourriez-vous vous chercher une autre raison d’être ? ». 

La Lettre à nos frères prêtres lui répond : « Il s’agit là d’une réflexion facile, mais qui pourtant ne correspond aucunement à la réalité. (…)
La réalité est que : « la Fraternité Saint-Pie X est constituée de 650 prêtres, de 130 frères (religieux), de 80 oblates (religieuses), et elle est assistée par les 200 religieuses de la congrégation féminine associée, les “Sœurs de la Fraternité Saint-Pie X”. Tous ceux-là missionnent chaque jour auprès de centaines de milliers de fidèles à travers le monde, à partir des 180 maisons de la Fraternité, en exerçant cet apostolat dans soixante pays du monde. 
« On peut dire que 99% du temps des membres de la Fraternité Saint-Pie X est consacré aux œuvres de l’apostolat sacerdotal, comme prêcher et enseigner la foi (sermons, catéchismes), célébrer la liturgie et les sacrements, visiter les malades et les pauvres, aider les familles dans l’éducation de leurs enfants à travers un réseau d’écoles catholiques, et surtout (mission première de la congrégation) susciter les vocations et les former dans des séminaires (la Fraternité Saint-Pie X y accueille actuellement 200 séminaristes). 

« Que, lorsque la nécessité s’en présente, la Fraternité Saint-Pie X confesse publiquement la foi catholique à propos d’un texte ou d’un événement qui met cette foi en cause, comme y obligent le saint baptême et la confirmation, cela constitue certes une activité de la Fraternité Saint-Pie X, mais certainement pas son essence exclusive. »
Suivent deux arguments que nous reproduisons intégralement : 

- L’existence de la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à la critique 

A ce propos, dans le numéro 74 de la Lettre à nos Frères prêtres (juin 2017) qui présentait succinctement la Fraternité Saint-Pie X, il était dit explicitement : « Il faut noter dès l’abord que les Statuts de la Fraternité Saint-Pie X ne font pas spécialement référence à une crise doctrinale ou liturgique, et ne contiennent pas de critique directe des erreurs contemporaines ou des pratiques déviantes. Chaque ligne des Statuts est orientée vers la sanctification des membres et, en conséquence, vers le rayonnement de leur apostolat ». 

Autrement dit, même si la crise dans l’Eglise cessait subitement, la Fraternité Saint-Pie X continuerait sans aucune difficulté son apostolat fondé sur ses Statuts. 
Sans vouloir nous comparer à ces prestigieuses congrégations, il est évident historiquement que les Dominicains ont été fondés pour lutter contre l’hérésie cathare, comme les Jésuites pour lutter contre l’hérésie protestante : cela ne les empêche pas, des siècles plus tard et dans un tout autre contexte, de continuer leur apostolat dans l’Eglise, car la critique du catharisme ou du protestantisme ne constitue nullement et exclusivement leur identité. 
De même, à son très modeste niveau, la Fraternité Saint-Pie X possède une identité de « société de vie apostolique » tout à fait indépendante de la crise actuelle dans l’Eglise. 

- La Fraternité Saint-Pie X seule à critiquer aujourd’hui ? 

Par ailleurs, le père R. H. omet de signaler, ce qui fait tout de même partie de l’état de la question, que la Fraternité Saint-Pie X est fort loin d’être la seule aujourd’hui, parmi les catholiques, qui émette des critiques sur les orientations actuelles de l’Eglise. Des laïcs, des prêtres, des groupes notables de théologiens et d’universitaires, des évêques, des cardinaux ont multiplié ces derniers temps des documents publics sur divers points importants de dogme et de morale. 
Signalons, parmi d’autres (tous ces documents peuvent facilement être trouvés sur internet) : 

- la demande par Mgr Schneider, alors évêque auxiliaire de Karaganda, lors d’une conférence théologique à Rome en décembre 2010, d’un nouveau Syllabus qui clarifierait certains passages ambigus du concile Vatican II et corrigerait des interprétations hétérodoxes qui en sont issues ; 
- la publication, le 29 août 2016, de la « Déclaration de fidélité à l’enseignement immuable et à la discipline ininterrompue de l’Eglise sur le mariage », signée notamment par les cardinaux Jānis Pujats, Carlo Caffarra, Raymond Leo Burke, par les évêques Athanasius Schneider, Andreas Laün, Juan Rodolfo Laise, Taras Senkiv, et par de nombreux ecclésiastiques et théologiens ; 
- les « Dubia » concernant Amoris lætitia remis au souverain pontife le 19 septembre 2016 par les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner ; 
- la lettre au pape des mêmes cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner du 25 avril 2017 ; 
- la « Correctio filialis » adressée au pape François le 11 août 2017 et signée par plus de 250 ecclésiastiques, universitaires et théologiens ; 
- la publication, le 31 décembre 2017, de la « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel » par Mgr Tomash Peta, archevêque métropolite de l’archidiocèse de Sainte-Marie en Astana, Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque-évêque de Karaganda et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie en Astana, rejoints ensuite par le cardinal Jānis Pujats, archevêque émérite de Riga, Mgr Viganò, archevêque titulaire d’Ulpiana, Mgr Luigi Negri, ancien évêque de Ferrara, Mgr Andreas Laun, ancien évêque auxiliaire de Salzbourg, Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire, Mgr René Gracida, évêque émérite de Corpus Christi et Mgr Elmar Fischer, évêque émérite de Feldkirch ; 
- la lettre publique de Mgr Carlo Maria Viganò, ancien nonce à Washington, datée du 26 août 2018, suivie d’une deuxième lettre datée du 29 septembre 2018 ; 
- le « Manifeste pour la foi » publié par le cardinal Ludwig Müller le 8 février 2019 ; 
- l’ouvrage du cardinal Robert Sarah, Le soir approche et déjà le jour baisse, publié chez Fayard le 20 mars 2019, lequel cardinal affirme dans un entretien du 5 avril à l’agence Imedia : « Il est vrai qu’actuellement la crise se situe au niveau de la tête [de l’Eglise]. Si nous ne sommes plus capables d’enseigner la doctrine, la morale, ou de donner l’exemple et d’être des modèles, alors la crise s’avère gravissime ». 
- la « Lettre ouverte aux évêques de l’Eglise catholique » signée par vingt universitaires et théologiens, et publiée le 29 avril 2019. Etc. 

Que tant de personnes différentes, qui ne sont nullement liées à la Fraternité Saint-Pie X, expriment aussi publiquement leurs critiques sur la situation doctrinale et morale actuelle de l’Eglise, cela ne constitue-t-il pas un de ces « signes des temps » dont on parlait volontiers dans les années 60 ? Et, comme le disait le concile Vatican II dans Gaudium et Spes 4, n’existe-t-il pas un « devoir, à tout instant, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile » ? – Ce dernier argument est ad hominem… cum grano salis. (NDLR de DICI)

Il serait donc utile, sans du tout s’arrêter aux quelques critiques émises par la Fraternité Saint-Pie X, de s’interroger sur la signification de cette rafale de critiques venant de l’intérieur même de la structure ecclésiastique. Et de le faire honnêtement et courageusement, sans se transformer en autruche, ni répéter sur tous les tons que tout va pour le mieux aujourd’hui dans une Eglise en pleine expansion. 


Lettre à nos frères prêtres

Abonnement annuel (quatre numéros) : 10 €, prêtres : 5 €, le numéro : 3 €, - chèque à l’ordre de « Lettre à nos frères prêtres » : 11 rue Cluseret, F-92280 Suresnes Cedex 

 

Le dernier numéro de la Lettre à nos frères prêtres (n°82, juin 2019) que la Fraternité Saint-Pie X adresse trimestriellement au clergé de France, contient une réponse intéressante à une objection fréquente. En voici les extraits les plus significatifs.

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(20/07/2019 07:50)

Programme des conférences de l’université d’été 2019  Voir?

Voici le programme détaillé des dix conférences : 

1. Plan de l’UDT 2019 : Entre cathophobie et repentance, quelle place pour la fierté ? – Abbé Alain Lorans
2. Peut-on être médecin et catholique ? – Dr Vincent Wojciesko
3. Table ronde : Comment rendre un catholique de Tradition fier de son héritage ? - Abbé Michel de Sivry, Sophie Magerand, Me Benoît de Lapasse
4. Notre héritage doctrinal : le réalisme thomiste face à l’utopie - Abbé Foucauld le Roux
5. Notre héritage moral : la loi naturelle et chrétienne face à la démesure prométhéenne – Abbé Bernard de Lacoste
6. Notre héritage politique : la cité catholique face à la dissociété libérale – Abbé Alain Lorans
7. Comment développer une autorité et exercer une influence au service de la foi ? - Baudouin Bévillard
8. Découvrir et faire découvrir le trésor catholique – Pr Stéphane Mercier
9. Pie XII, un éclairage catholique des sciences modernes à (re)découvrir – Dr Gérald Le Bartz
10. Fierté et responsabilité – Abbé Benoît de Jorna

Université d’été de la Fraternité Saint-Pie X du 14 au 18 août 2019 à Montréal-de-l’Aude (11)
Renseignements pratiques et inscriptions sur le site de l’UDT : http://udt-fsspx.fr  
Courriel : udtfsspx@gmail.com – Téléphone : 06 49 85 85 46 - Adresse postale : UDT de la FSSPX, 20 rue Gerbert, F-75015 Paris. 
Tarif plein : 120 € ; tarif étudiant : 80 € ; tarif pour une journée : 25 €. 



   
 

La XIVe université d’été de la Fraternité Saint-Pie X se tiendra du 14 au 18 août 2019, à Montréal-de-l’Aude, près de Carcassonne, sur le thème « Catholiques de Tradition, êtes-vous fiers de votre Foi ? ». 

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Programme des conférences de l’université d’été 2019  Voir?

Voici le programme détaillé des dix conférences : 

1. Plan de l’UDT 2019 : Entre cathophobie et repentance, quelle place pour la fierté ? – Abbé Alain Lorans
2. Peut-on être médecin et catholique ? – Dr Vincent Wojciesko
3. Table ronde : Comment rendre un catholique de Tradition fier de son héritage ? - Abbé Michel de Sivry, Sophie Magerand, Me Benoît de Lapasse
4. Notre héritage doctrinal : le réalisme thomiste face à l’utopie - Abbé Foucauld le Roux
5. Notre héritage moral : la loi naturelle et chrétienne face à la démesure prométhéenne – Abbé Bernard de Lacoste
6. Notre héritage politique : la cité catholique face à la dissociété libérale – Abbé Alain Lorans
7. Comment développer une autorité et exercer une influence au service de la foi ? - Baudouin Bévillard
8. Découvrir et faire découvrir le trésor catholique – Pr Stéphane Mercier
9. Pie XII, un éclairage catholique des sciences modernes à (re)découvrir – Dr Gérald Le Bartz
10. Fierté et responsabilité – Abbé Benoît de Jorna

Université d’été de la Fraternité Saint-Pie X du 14 au 18 août 2019 à Montréal-de-l’Aude (11)
Renseignements pratiques et inscriptions sur le site de l’UDT : http://udt-fsspx.fr  
Courriel : udtfsspx@gmail.com – Téléphone : 06 49 85 85 46 - Adresse postale : UDT de la FSSPX, 20 rue Gerbert, F-75015 Paris. 
Tarif plein : 120 € ; tarif étudiant : 80 € ; tarif pour une journée : 25 €. 



   
 

La XIVe université d’été de la Fraternité Saint-Pie X se tiendra du 14 au 18 août 2019, à Montréal-de-l’Aude, près de Carcassonne, sur le thème « Catholiques de Tradition, êtes-vous fiers de votre Foi ? ». 

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(19/07/2019 10:05)

Réédition de la vie de saint Jean Bosco par le P. Auffray  Voir?

Le directeur de l’école de Marlieux, l’abbé Ludovic Girod, écrit très justement en quatrième page de couverture : « Saint Jean Bosco fonde sa méthode éducative sur la bonté, la joie, une piété solide et l’accomplissement du devoir d’état. Une relation de confiance solide s’établit entre l’adolescent et son éducateur. Lui-même dirige et conduit vers la sainteté de nombreux enfants dont le plus célèbre est saint Dominique Savio. 

« Cette sainteté à tambour battant n’en est pas moins authentique. Saint Jean Bosco sait que l’œuvre essentielle s’accomplit dans le secret de l’âme par la prière, les sacrements, la pénitence. » 

Dans sa préface de la troisième édition (1934), le père Auffray faisait un aveu : « La lecture de ce livre a décidé, nous le savons, plus d’une volonté de jeune homme ou de jeune fille, hésitant au premier carrefour de la vie, à mettre ses pas dans les pas du grand apôtre. Nous avions travaillé pour cela, surtout pour cela, nous ne le cachons pas : mais nous n’avions pas tant espéré ! Le Ciel en soit béni ! »

On ne peut que souhaiter que cette vie enthousiasmante montre à tous, une fois de plus, l’actualité de la sainteté. La seule qui ne s’use pas.

Père Augustin Auffray, Un grand éducateur, saint Jean Bosco, Editions Saint Pierre-Julien Eymard, 546 pages, 20 €, disponible à l’Ecole Saint-Jean-Bosco allée des Platanes F-01240 Marlieux (frais de port : 5 €)

L’école Saint-Jean-Bosco de Marlieux a eu l’excellente idée de rééditer Un grand éducateur, saint Jean Bosco du père Augustin Auffray, qui est sans conteste la meilleure biographie de ce saint dans la vie duquel, selon Pie XI, « le surnaturel était devenu presque naturel, et l’extraordinaire, ordinaire ». 

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Réédition de la vie de saint Jean Bosco par le P. Auffray  Voir?

Le directeur de l’école de Marlieux, l’abbé Ludovic Girod, écrit très justement en quatrième page de couverture : « Saint Jean Bosco fonde sa méthode éducative sur la bonté, la joie, une piété solide et l’accomplissement du devoir d’état. Une relation de confiance solide s’établit entre l’adolescent et son éducateur. Lui-même dirige et conduit vers la sainteté de nombreux enfants dont le plus célèbre est saint Dominique Savio. 

« Cette sainteté à tambour battant n’en est pas moins authentique. Saint Jean Bosco sait que l’œuvre essentielle s’accomplit dans le secret de l’âme par la prière, les sacrements, la pénitence. » 

Dans sa préface de la troisième édition (1934), le père Auffray faisait un aveu : « La lecture de ce livre a décidé, nous le savons, plus d’une volonté de jeune homme ou de jeune fille, hésitant au premier carrefour de la vie, à mettre ses pas dans les pas du grand apôtre. Nous avions travaillé pour cela, surtout pour cela, nous ne le cachons pas : mais nous n’avions pas tant espéré ! Le Ciel en soit béni ! »

On ne peut que souhaiter que cette vie enthousiasmante montre à tous, une fois de plus, l’actualité de la sainteté. La seule qui ne s’use pas.

Père Augustin Auffray, Un grand éducateur, saint Jean Bosco, Editions Saint Pierre-Julien Eymard, 546 pages, 20 €, disponible à l’Ecole Saint-Jean-Bosco allée des Platanes F-01240 Marlieux (frais de port : 5 €)

L’école Saint-Jean-Bosco de Marlieux a eu l’excellente idée de rééditer Un grand éducateur, saint Jean Bosco du père Augustin Auffray, qui est sans conteste la meilleure biographie de ce saint dans la vie duquel, selon Pie XI, « le surnaturel était devenu presque naturel, et l’extraordinaire, ordinaire ». 

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(19/07/2019 09:08)

Pollué par le Rhin, l’Amazone se jettera-t-il dans le Tibre ?  Voir?

Ralph Wiltgen nous avait appris qu’au concile Vatican II le Rhin s’était jeté dans le Tibre, autrement dit que le modernisme allemand avait pollué la théologie romaine. La récente parution du document de travail (Instrumentum laboris) du Synode des évêques sur l’Amazonie, qui se tiendra à Rome du 6 au 27 octobre 2019, donne à penser que le Rhin polluera l’Amazone, avant de se jeter à nouveau dans le Tibre. 

Il s’agit, selon le cardinal Pedro Barreto, archevêque de Huancayo (Pérou), « d’amazoniser l’Eglise, de laudatosiser la société », en référence à l’encyclique du pape François Laudato si’ (2013). Et l’on peut lire au n°25 de ce document de travail : « La vie de la communauté amazonienne n’a pas encore été influencée par la civilisation occidentale. Cela se reflète dans les croyances et les rites concernant l’action des esprits (sic) et de la divinité (re-sic) – nommés de différentes manières – avec et sur le territoire, avec et en relation avec la nature. Cette cosmovision est reprise dans le “mantra” (re-re-sic) de François : “tout est lié” (cf. Laudato si’, nn. 16, 91, 117, 138, 240) ».

Le thème du Synode est « Amazonie : de nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie intégrale ». Après la publication de ce document, il faut affirmer : 
1. Si l’Amazonie doit renouveler l’Eglise grâce aux « croyances et rites concernant l’action des esprits et de la divinité », il ne s’agit pas de « nouveaux chemins » mais d’une vieille impasse, celle de l’animisme païen. 
2. Si l’Eglise doit être rénovée par le paganisme, il ne s’agit pas d’« écologie intégrale » mais de désintégration du message évangélique. 

Derrière ce New Age réchauffé, on voit sans peine le vieux modernisme de prélats comme Fritz Lobinger (90 ans), Claudio Hummes (84 ans), Erwin Kräutler (80 ans), Walter Kasper (86 ans), tous immergés dans la théologie des bords du Rhin, et rêvant de prêtres mariés – vraisemblablement à des Amazones –, avec ce regard trouble que les vieillards portent sur Suzanne, au chapitre 13 du Livre de Daniel.

En octobre prochain, aucun évêque participant au Synode ne doit se rendre à Rome, sans avoir été préalablement interrogé : est-ce là l’Eglise que vous voulez ? Si ce n’est pas le cas, dites-le haut et fort ! Car il y a des silences qui valent des aveux.

Abbé Alain Lorans

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Pollué par le Rhin, l’Amazone se jettera-t-il dans le Tibre ?  Voir?

Ralph Wiltgen nous avait appris qu’au concile Vatican II le Rhin s’était jeté dans le Tibre, autrement dit que le modernisme allemand avait pollué la théologie romaine. La récente parution du document de travail (Instrumentum laboris) du Synode des évêques sur l’Amazonie, qui se tiendra à Rome du 6 au 27 octobre 2019, donne à penser que le Rhin polluera l’Amazone, avant de se jeter à nouveau dans le Tibre. 

Il s’agit, selon le cardinal Pedro Barreto, archevêque de Huancayo (Pérou), « d’amazoniser l’Eglise, de laudatosiser la société », en référence à l’encyclique du pape François Laudato si’ (2013). Et l’on peut lire au n°25 de ce document de travail : « La vie de la communauté amazonienne n’a pas encore été influencée par la civilisation occidentale. Cela se reflète dans les croyances et les rites concernant l’action des esprits (sic) et de la divinité (re-sic) – nommés de différentes manières – avec et sur le territoire, avec et en relation avec la nature. Cette cosmovision est reprise dans le “mantra” (re-re-sic) de François : “tout est lié” (cf. Laudato si’, nn. 16, 91, 117, 138, 240) ».

Le thème du Synode est « Amazonie : de nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie intégrale ». Après la publication de ce document, il faut affirmer : 
1. Si l’Amazonie doit renouveler l’Eglise grâce aux « croyances et rites concernant l’action des esprits et de la divinité », il ne s’agit pas de « nouveaux chemins » mais d’une vieille impasse, celle de l’animisme païen. 
2. Si l’Eglise doit être rénovée par le paganisme, il ne s’agit pas d’« écologie intégrale » mais de désintégration du message évangélique. 

Derrière ce New Age réchauffé, on voit sans peine le vieux modernisme de prélats comme Fritz Lobinger (90 ans), Claudio Hummes (84 ans), Erwin Kräutler (80 ans), Walter Kasper (86 ans), tous immergés dans la théologie des bords du Rhin, et rêvant de prêtres mariés – vraisemblablement à des Amazones –, avec ce regard trouble que les vieillards portent sur Suzanne, au chapitre 13 du Livre de Daniel.

En octobre prochain, aucun évêque participant au Synode ne doit se rendre à Rome, sans avoir été préalablement interrogé : est-ce là l’Eglise que vous voulez ? Si ce n’est pas le cas, dites-le haut et fort ! Car il y a des silences qui valent des aveux.

Abbé Alain Lorans

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(19/07/2019 07:38)

Sang du Christ, âme de toute prédication, sauvez-nous  Voir?

Le Précieux Sang s'est rendu presque présent partout afin de pouvoir embrasser toutes les âmes.  

La prédication du prêtre, vraie, simple, évangélique, ce n'est que la voix du Précieux Sang qui s’élève afin de mieux se faire entendre. 

Permettez-moi de vous raconter ce trait si connu de l'histoire de la bienheureuse Angèle de Foligno. Elle voyait, dans une vision, Notre Seigneur embrasser un certain nombre de religieux franciscains et les presser avec une vive tendresse contre son côté ouvert. 

Et il les serrait si étroitement contre lui-même, que leurs lèvres étaient teintes de son sang, les uns légèrement, les autres d'une manière très remarquable, quelques-uns même en avaient la bouche toute vermeille, tant il les avait étroitement pressés contre la plaie.  

Notre Seigneur dit à la bienheureuse que ces religieux étaient destinés à aller prêcher ses mystères aux hommes, et il ajouta que la parole de l'Evangile n'arrive avec puissance à l'âme que lorsqu'elle a passé par les lèvres teintes du Précieux Sang. Hélas ! pauvres prédicateurs que nous sommes ! Ce récit doit nous faire baisser la tête ; mais, cependant, il devra encourager notre humilité, si notre humilité veut se montrer ferme et généreuse. 

 

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Sang du Christ, âme de toute prédication, sauvez-nous  Voir?

Le Précieux Sang s'est rendu presque présent partout afin de pouvoir embrasser toutes les âmes.  

La prédication du prêtre, vraie, simple, évangélique, ce n'est que la voix du Précieux Sang qui s’élève afin de mieux se faire entendre. 

Permettez-moi de vous raconter ce trait si connu de l'histoire de la bienheureuse Angèle de Foligno. Elle voyait, dans une vision, Notre Seigneur embrasser un certain nombre de religieux franciscains et les presser avec une vive tendresse contre son côté ouvert. 

Et il les serrait si étroitement contre lui-même, que leurs lèvres étaient teintes de son sang, les uns légèrement, les autres d'une manière très remarquable, quelques-uns même en avaient la bouche toute vermeille, tant il les avait étroitement pressés contre la plaie.  

Notre Seigneur dit à la bienheureuse que ces religieux étaient destinés à aller prêcher ses mystères aux hommes, et il ajouta que la parole de l'Evangile n'arrive avec puissance à l'âme que lorsqu'elle a passé par les lèvres teintes du Précieux Sang. Hélas ! pauvres prédicateurs que nous sommes ! Ce récit doit nous faire baisser la tête ; mais, cependant, il devra encourager notre humilité, si notre humilité veut se montrer ferme et généreuse. 

 

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(19/07/2019 07:16)

Messe de requiem pour Vincent Lambert  Voir?

Une messe de requiem pour Vincent Lambert sera célébrée à l'église Notre-Dame de France de Reims, au 8 rue Edmé Moreau, ce vendredi 19 juillet à 18h30. 

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Une messe de requiem pour Vincent Lambert sera célébrée à l'église Notre-Dame de France de Reims, au 8 rue Edmé Moreau, ce vendredi 19 juillet à 18h30. 

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(18/07/2019 09:40)

Les Dominicains se mobilisent contre l’idéologie du genre  Voir?

Les manifestants demandaient le retrait du décret 33-2019, promulgué le 22 mai 2019, qui stipule qu’une « politique basée sur l’égalité des sexes doit être mise en œuvre en priorité dans l’enseignement primaire et secondaire ». 

Le collectif à l’origine de la manifestation voit dans ces nouvelles mesures une tentative de « pénétration systématique et organisée de l’idéologie du genre en République dominicaine ». 

Quelques semaines plus tôt, le 28 mai 2019, la Conférence des évêques du pays avait pris la parole, afin de rappeler que « l'idéologie du genre, au mépris des études scientifiques menées en la matière, voue la nature humaine à la destruction ». 

Du côté de l’exécutif, l’heure est à la pacification des esprits : « jamais l’idéologie du genre ne rentrera dans un programme d’éducation publique », jure pour sa part le chef de cabinet du ministre de l’Education, Henry Santos. 

Les catholiques dominicains, peu confiants dans les assurances lénifiantes de leur gouvernement, entendent demeurer plus que jamais vigilants. 

En République dominicaine, plusieurs milliers de familles ont pris part, le 4 juillet 2019, à une manifestation nationale, afin de demander le retrait de mesures éducatives qu’elles estiment fondées sur l'idéologie du genre. 

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Les Dominicains se mobilisent contre l’idéologie du genre  Voir?

Les manifestants demandaient le retrait du décret 33-2019, promulgué le 22 mai 2019, qui stipule qu’une « politique basée sur l’égalité des sexes doit être mise en œuvre en priorité dans l’enseignement primaire et secondaire ». 

Le collectif à l’origine de la manifestation voit dans ces nouvelles mesures une tentative de « pénétration systématique et organisée de l’idéologie du genre en République dominicaine ». 

Quelques semaines plus tôt, le 28 mai 2019, la Conférence des évêques du pays avait pris la parole, afin de rappeler que « l'idéologie du genre, au mépris des études scientifiques menées en la matière, voue la nature humaine à la destruction ». 

Du côté de l’exécutif, l’heure est à la pacification des esprits : « jamais l’idéologie du genre ne rentrera dans un programme d’éducation publique », jure pour sa part le chef de cabinet du ministre de l’Education, Henry Santos. 

Les catholiques dominicains, peu confiants dans les assurances lénifiantes de leur gouvernement, entendent demeurer plus que jamais vigilants. 

En République dominicaine, plusieurs milliers de familles ont pris part, le 4 juillet 2019, à une manifestation nationale, afin de demander le retrait de mesures éducatives qu’elles estiment fondées sur l'idéologie du genre. 

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(18/07/2019 09:24)

Sang du Christ, de la royauté de qui procède l’Eglise, sauvez-nous  Voir?

L'Eglise est un royaume, non pas une littérature ; une vie, et non pas un assemblage de doctrine ; elle est une règle, une souveraineté, et une royauté qui fait partie de la royauté du Précieux Sang. 

Nourrissons donc, avec un soin jaloux, une fervente dévotion envers l'Eglise. L'amour de l'Eglise a eu une place, et une grande place dans le Sacré-Cœur de Jésus. Les jansénistes, qui faisaient si peu de cas de l'autorité maternelle de l'Eglise, se sont détournés, avec un dégoût instinctif, de la dévotion au Sacré-Cœur. 

Nous devons habituellement regarder l'Eglise comme la seule arche dans le déluge du monde, la seule maîtresse du salut. N'oublions pas que la loi générale qu'il a posée, c'est qu'en dehors de l'Eglise romaine, il ne peut y avoir de salut, et il a établi encore comme règle ordinaire, qu'il n'y aurait pas de croyances si exactes, pas de sympathies si légitimes, pas de vues si généreuses, pas de proximité si grande, pas de dévotions si sensibles, pas de grâces actuelles si senties, qui puissent rendre un homme membre vivant de Jésus Christ en dehors de la communion avec le Saint-Siège. 

Nous devons être jaloux de la simplicité et de la sûreté de cette ancienne doctrine. Nous devons nous défier de toutes les belles paroles, des théories spécieuses, et des ingénieux retranchements que l'esprit du jour voudrait suggérer. 

Nous ne devons nous laisser égarer en aucun cas, ni par les circonstances de temps et de lieu, ni par la supériorité de l'hérésie, ni par les arguments tirés de conséquences qui sont l'affaire du gouvernement de Dieu dans le monde, et non pas la nôtre. 

Les péchés des hommes ne peuvent pas changer la vérité de Dieu. Les hommes sont à sa merci, et ce n'est pas lui qui est à leur disposition. Aux jours de l'Antéchrist, lorsque les deux tiers même des fidèles s'éloigneront de l'Eglise, leur apostasie ne fera pas qu'elle soit moins pour cela maîtresse exclusive du salut.

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Sang du Christ, de la royauté de qui procède l’Eglise, sauvez-nous  Voir?

L'Eglise est un royaume, non pas une littérature ; une vie, et non pas un assemblage de doctrine ; elle est une règle, une souveraineté, et une royauté qui fait partie de la royauté du Précieux Sang. 

Nourrissons donc, avec un soin jaloux, une fervente dévotion envers l'Eglise. L'amour de l'Eglise a eu une place, et une grande place dans le Sacré-Cœur de Jésus. Les jansénistes, qui faisaient si peu de cas de l'autorité maternelle de l'Eglise, se sont détournés, avec un dégoût instinctif, de la dévotion au Sacré-Cœur. 

Nous devons habituellement regarder l'Eglise comme la seule arche dans le déluge du monde, la seule maîtresse du salut. N'oublions pas que la loi générale qu'il a posée, c'est qu'en dehors de l'Eglise romaine, il ne peut y avoir de salut, et il a établi encore comme règle ordinaire, qu'il n'y aurait pas de croyances si exactes, pas de sympathies si légitimes, pas de vues si généreuses, pas de proximité si grande, pas de dévotions si sensibles, pas de grâces actuelles si senties, qui puissent rendre un homme membre vivant de Jésus Christ en dehors de la communion avec le Saint-Siège. 

Nous devons être jaloux de la simplicité et de la sûreté de cette ancienne doctrine. Nous devons nous défier de toutes les belles paroles, des théories spécieuses, et des ingénieux retranchements que l'esprit du jour voudrait suggérer. 

Nous ne devons nous laisser égarer en aucun cas, ni par les circonstances de temps et de lieu, ni par la supériorité de l'hérésie, ni par les arguments tirés de conséquences qui sont l'affaire du gouvernement de Dieu dans le monde, et non pas la nôtre. 

Les péchés des hommes ne peuvent pas changer la vérité de Dieu. Les hommes sont à sa merci, et ce n'est pas lui qui est à leur disposition. Aux jours de l'Antéchrist, lorsque les deux tiers même des fidèles s'éloigneront de l'Eglise, leur apostasie ne fera pas qu'elle soit moins pour cela maîtresse exclusive du salut.

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(18/07/2019 07:08)

Dernière mise à jour : 19/07/2019 23:33

 
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